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  3. // Lyon-Guingamp (2-1)

Guingamp tombe dans la fosse au Lyon

Trois minutes, c'est en général la durée de la légère déconcentration perceptible après un but marqué. Il en aura fallu moins à Nabil Fekir pour permettre à Lyon de s'imposer à domicile face à de solides Guingampais, et remonter pour l'occasion sur le podium de Ligue 1.

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Olympique lyonnais 2-1 En Avant de Guingamp

Buts : Mariano (19e), Félir (73e) pour l'OL // Thuram (71e) pour Guingamp

Il a surgi comme la bête qu’il était, alors que l’OL avait encore la tête baissée. Bruno Génésio l’avait d'ailleurs annoncé en conférence, Nabil Fekir sera « encore plus fort qu’avant » . Est-ce une question de mental ? D’impact physique, le fameux coffre ? Sûrement un peu des deux. Car en surgissant devant Johnsson à vingt minutes de la fin, quelques secondes seulement après l’égalisation guingampaise, le milieu français a montré qu’il serait bien l’homme fort de Lyon cette saison. Qu’importe Depay, qu’importe Mariano, encore buteur ce soir. Et surtout qu’importe Kombouaré, qui avait encore bien préparé ses troupes au combat.

Atones d'abord, atomiques ensuite


Qui a dit que le monopole du spectacle politique était alloué aux États-Unis et à la Corée du Nord ? Dans le genre, Jean-Michel Aulas et Bertrand Desplat excellent également. Alors, après un bon repas d’anniversaire placé sous le signe de l’apaisement, place à un match qui ressemble fortement à une guerre de tranchées. D'entrée, le dispositif tactique d’Antoine Kombouaré annihile totalement la relance lyonnaise, obligée de confier les clés de l’arme nucléaire à Anthony Lopes qui multiplie les scuds en mer du Japon. Et pendant que l’OL peine à toucher les terres ennemies, les espions bretons enchaînent les tentatives d’infiltration. Marcus Thuram d’abord, fils de, qui envoie sa tête au-dessus des cages de Lopes (4e), puis Lucas Deaux qui perd son duel (7e), et l'agent Briand dont la frappe longe la frontière droite des cages lyonnaises (18e).

Génésio fait la tronche, et on le comprend. Mais dans l’action qui suit, la première pour Lyon en réalité, Mariano déboule. L’attaquant espagnol récupère le ballon au milieu de terrain, remonte, et déclenche une frappe enroulée aussi soudaine qu’un tweet de Donald Trump pour l’ouverture du score, contre le cours du jeu (1-0, 19e). Johnsson est battu, et Kombouaré, rouge de colère, beugle sur son banc à coups de « Covfefe » . Le pire, c’est que les frappes changent de sens : les Gones – Traoré mis à part, pas dans son match – reprennent le pouls des négociations et enchaînent les coups francs dangereux (23e, 37e). Deaux n’intercepte plus aucun ballon, et, au grand dam de Guesch Patti, Étienne, Étienne, Étienne Didot ne tient plus rien de bien. Mais attention, lors de ses deux dernières victoires dans la fosse au Lyon, l’EAG était aussi mené...

Super Nabil


Après la pluie vient le beau temps, énonce le dicton, vrai ? Eh bien si le poncif est habituellement applicable aux conflits armés, il n’a pas sa place dans la guerre nord-coréenne. Car après une nouvelle salve de tirs croisés en début de seconde période, notamment via Thuram, Lucas Deaux et Mariano, une timide intervention de l’ONU n’y change rien : Lyon pousse pour briser les lignes. En bon petit soldat qui veut servir son pays, Rafael fait même la tête après son remplacement, preuve que le résultat est encore loin d’être acquis. À vrai dire, les lions commencent à tirer la langue, et Marcus Thuram, né à Parme, en profite pour sortir la râpe à fromage. D’un bon coup de tête après un corner mal repoussé, le jeunot égalise et donne un coup de micro-ondes au suspense du match, aussi refroidi qu’un opposant politique russe (1-1, 71e).


Sur l’engagement, la réplique : Fekir récupère un ballon à l’entrée de la surface sur un bout du pied de Depay et fait danser la charnière bretonne, avant de conclure du gauche (2-1, 73e). Le danger reste présent autour des cages de Lopes, mais sans conclusion. C’est peut-être ça, finalement, une guerre de grandes gueules : beaucoup de paroles avant, quelques missiles d’intimidation, et le plus puissant qui s’impose finalement avec l’aide d’un héros encapé. Donald Trump a Superman, Génésio a Nabil Fekir. Les deux ont une vision laser, mais on sait désormais qui a la plus belle patte gauche.

Lyon (4-2-3-1) : Lopes - Rafael (Tete, 65e), Marcelo, Morel, Marçal - Tousart, Martins-Pereira (Ferri, 51e) - Traoré (Cornet, 88e), Fekir, Memphis - Mariano. Entraîneur : Bruno Génésio
Guingamp (4-3-3) : Johnsson - Rebocho (Eboa Eboa, 63e), Sorbon, Kerbrat, Ikoko - Didot (Blas, 78e), Diallo, Deaux - Thuram, Briand, Camara (Coco, 63e). Entraîneur : Antoine Kombouaré


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    Par Théo Denmat
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