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Guingamp, le bon En Avant

Cinquième de Ligue 1, Guingamp a réussi sa première moitié de saison et parfaitement géré l’après-Gourvennec. Pour une triple raison : le plaisir de jouer, l’intelligente discipline imposée par Kombouaré et la complicité du groupe.

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Les supporters auront donc fini sur une image frustrante. Celle de leur équipe se faisant rejoindre à la dernière minute au stade Saint-Symphorien, l’empêchant ainsi d’égaler le meilleur bilan de mi-saison de son histoire. Mais parions que les habitués du Roudourou digéreront rapidement ces deux points envolés. Car eux-mêmes le savent pertinemment : depuis le mois d’août, l’En Avant de Guingamp leur a offert résultats et spectacle. Bien davantage que ce qu’ils avaient espéré. Un coup d’œil au classement et au calendrier passé vaut mieux qu’un grand discours : alors que la première moitié de la saison vient de s’achever, les Bretons sont cinquièmes de Ligue 1 avec trente points (soit une moyenne supérieure à 1,5 point par journée), avec la septième attaque de France (25 buts inscrits). Surtout, ils sont allés chercher des performances de prestige, comme les succès à Lyon (une fois en Coupe de la Ligue et une fois en championnat), contre le Paris Saint-Germain, Marseille ou le nul à Monaco, et n’auront été battus qu’à une seule reprise chez eux (par le leader niçois fin novembre sur le plus petit des scores). Pas mal pour l’avant-dernier budget de l’élite, non ?

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Le plus étonnant là-dedans, c’est que Guingamp ne dispose d’aucune recette secrète. Les joueurs prennent leur pied sur le terrain depuis déjà quelques années, et cela se ressent dans leurs prestations. « Le foot, avant d’être un métier, ça reste un kif, témoigne Jimmy Briand, capitaine et meilleur buteur des siens (six réalisations). On m’a souvent demandé pourquoi j’étais revenu en France et pourquoi j’avais choisi Guingamp. Bah tout simplement parce que je savais qu’avec cette équipe-là, je prendrais du plaisir, je m’amuserais chaque jour à l’entraînement et durant les matchs.  » Ces propos se calquent parfaitement sur la philosophie de jeu de Jocelyn Gourvennec, qui a réalisé un super boulot entre 2010 et 2016 à la tête de l’En Avant. Mais alors qu’on pouvait logiquement penser que le départ de l’ancien meneur de jeu serait un cap difficile à dépasser, Antoine Kombouaré a parfaitement géré la transition.

Kombouaré, le casque d'or


En se basant sur l’héritage de son prédécesseur, l’ancien du PSG y a apporté une discipline supplémentaire. Partisan d’un management plus « militaire » que Gourvennec, Kombouaré parvient pour l’instant à ressortir le meilleur de sa bande, dont il réclame un investissement collectif total et un comportement exemplaire. « Le coach n’est pas trop fan des réseaux sociaux, confie par exemple Lucas Deaux, qui a donc dû se calmer sur Twitter. Ça permet, d’une certaine manière, de se concentrer pleinement sur les objectifs du club. » À l’image de son technicien, l’EAG est un modèle d’abnégation et ne lâche jamais rien. En témoignent les matchs nuls arrachés dans les derniers instants à Caen, Dijon ou contre Bordeaux. Ou l'absence de défaite par plus d'un but d'écart.

« C’est une équipe qui se bat chaque seconde pour prouver sa valeur, pour montrer que sa place dans l’élite n’est pas usurpée et qu’elle mérite de se faire respecter  » , juge d’ailleurs Lucas Deaux. Pour ça, quoi de mieux que des partenaires unis ? Faut-il vraiment rappeler le caractère ultra-familial d’un club dont la ville ne compte que 7000 habitants ? «  C’est clair qu’on est une petite famille, confirme Deaux, arrivé cet été. Même quand tu ne fais pas partie du club, tu te rends bien compte que c’est un club familial. Puis il n’y a que des bons mecs dans le groupe. Tu es très bien accueilli et facilement intégré.  » Du coup, pas de temps d’adaptation nécessaire pour les recrues estivales qui ont pour nom Étienne Didot, Fernando Marçal ou Jordan Ikoko. Mais qui a dit que le ciel breton était rempli de nuages ?

Par Florian Cadu
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