Guidolin, un type humble

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On connaît déjà les melons d'Ibrahimovic et de Cassano. Mais en Italie, il y a aussi l'antithèse. Et celle-ci se nomme Francesco Guidolin, le coach d'une Udinese qui détruit tout sur son passage.



Son équipe réalise un début d'année 2011 exceptionnelle, avec 9 victoires et 4 nuls en championnat, la faisant bondir de la 10ème à la 4ème place. Néanmoins, le coach garde les pieds sur terre, et sait que son équipe carbure même un brin au-dessus de son véritable rendement. « Nous sommes en train de vivre un moment magique qui est même apprécié en dehors de l'Italie, cela nous rend très fiers. Mais on ne pourra pas toujours continuer ainsi, c'est une chose impossible à répéter. Nous allons toutefois essayer de continuer pendant deux mois pour retrouver l'Europe. Je n'ai pas peur de nos incroyables statistiques actuelles, nous devons vivre le présent, et si c'est possible, nous améliorer encore » a-t-il commenté aux micros de Radio Anch'io lo Sport.



Quatrième pour la première fois de la saison, les Frioulans savent également qu'ils bénéficient d'un calendrier plutôt favorable. Avant la fin de la saison, ils devront encore rencontrer la Roma, la Lazio et le Milan AC, tous à domicile, et le Napoli, à l'extérieur.



Il est peut-être là, le renouveau du football italien.



EM
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Guidolin, même s'il n'est pas frioulan, fait énormément penser au regretté Enzo Bearzot. Même modestie, même attitude paternelle avec ses joueurs, même niveau d'exigences (il fallait le voir s'énerver, donner des consignes, rappeler à la concentration à 4-0 pour son équipe dimanche).
Bien sûr, il a hérité du gros boulot effectué par son prédécesseur Pasquale Marino (autre grand bonhomme modeste) les saisons précédentes en vue de construire cette machine offensive ultra-rapide qu'est l'Udinese, mais il a manifestement apporté une dimension collective, un esprit joueur qui manquait encore un peu et qui se voit dans la célébration de chaque but.

Au passage, merci à SoFoot de parler régulièrement et excellemment de l'Udinese que les médias sportifs italiens snobent depuis toujours.
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