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  3. // PSG-Nancy (1-0)

Guedes, artisan, pas encore artiste

Pour sa première titularisation sous les couleurs parisiennes, Gonçalo Guedes a donné la mesure de ses qualités : il n'a pas la majesté de Zlatan, la magie de Pastore, ni même la technique de Ben Arfa ou l'instinct de buteur de Cavani. Mais il court, défend, presse, et joue là où l'équipe a besoin de lui. En clair, il sait se rendre utile et a rendu une copie encourageante contre Nancy.

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Hatem Ben Arfa a du souci à se faire. Que l'ancien Niçois passe après Lucas, Di María, Draxler ou encore Pastore dans la hiérarchie des milieux offensifs du PSG, ce n'est pas nouveau. Qu'il soit clairement derrière Gonçalo Guedes, c'était une vraie probabilité qu'Unai Emery a officialisée en titularisant le jeune Portugais comme milieu offensif gauche face à Nancy. Avec un message subliminal clair dans la prestation du transfuge de Benfica : pour être dans les petits papiers d'Emery, il faut placer les intérêts de l'équipe avant les siens. En clair, courir pour elle, se rendre disponible pour ses partenaires, et ne pas hésiter à se muer en défenseur latéral pour compenser les élans offensifs de Layvin Kurzawa. Ce samedi au Parc, Gonçalo Guedes a fait tout cela. Il a beaucoup bougé, sur tout le flanc de l'attaque, mais aussi souvent sur toute la longueur du terrain. Mobile donc, et perpétuellement dans la logique de faire des appels pour que son binôme de l'aile gauche ou Javier Pastore aient des solutions de passes.


Le Portugais a beaucoup couru, quitte à le faire dans le vide, mais a aussi beaucoup défendu, montrant qu'Edinson Cavani n'était plus le seul joueur offensif du PSG prompt à faire du pressing. Sur un contre lorrain en milieu de premier acte (21e), c'est ainsi lui qui était en position d'arrière gauche quand Kurzawa était encore devant. Sur la plupart des coups francs et corners offensifs parisiens, c'est lui qui était en retrait avec Marco Verratti. Une manière comme une autre d'affirmer son allégeance à l'équipe, de montrer que lui, l'attaquant polyvalent, est surtout à disposition du onze parisien pour combler là où il y a des trous. Et donc laisser la priorité à Javier Pastore pour toute la gestuelle artistique et les dribbles spectaculaires.

Petit pont, double poteau nancéien et applaudissements nourris


Guedes, lui, s'est le plus souvent contenté de jouer simple, en une touche de balle, et surtout en première intention, comme lors de sa toute première remise en talonnade pour le meneur de jeu argentin sur son premier ballon du match (2e). Quitte à paraître très timide en début de match, à se faire parfois bouger par Joffrey Cuffaut, avant de progressivement monter en puissance et de montrer qu'à l'occasion, il pouvait lui aussi régaler le Parc avec une technique très propre à défaut d'être ostentatoire. Youssef Aït-Bennasser l'a senti passer en se prenant un petit pont en fin de première période (41e), quand les tribunes Boulogne et Auteuil ont failli exploser à l'heure de jeu à la suite d'une percée du jeune Lusitanien conclue avec un centre mal exploité par Cavani (53e). Pour Guedes, le PSG n'a pas claqué 25 millions sur un Zlatan ou un Pastore bis. Pas de l'art, plutôt de l'artisanat : du geste simple, de la discipline, un sens collectif, et une répétition des efforts. Sans jamais témoigner la moindre lassitude ou le moindre agacement.


Alors on pourra pardonner à l'ancien Benfiquiste quelques défauts de jeunesse : il ne sent pas l'action de Lucas et se retrouve trop loin de la surface pour profiter de la percée du Brésilien (8e), il manque de lucidité et trouve le petit filet sur une passe au cordeau de Cavani (40e), ou rate une seconde occasion d'ouvrir le score en tirant sur un défenseur alors qu'il était en position de frappe aux six mètres (63e). Souvent bien placé donc, mais jamais suffisamment tueur. Des défauts facilement pardonnables pour un jeune homme de seulement vingt ans qui a encore besoin de progresser et qui pourrait le faire très vite à Paris. D'ailleurs, à sa sortie à un quart d'heure de la fin, c'est sous des applaudissements nourris qu'il a cédé sa place à Hatem Ben Arfa. Il faut dire que quelques minutes plus tôt, sur l'action la plus chaude de Nancy, conclue par un double poteau, c'est lui, le milieu offensif, qui était en défense pour empêcher que le navire parisien ne coule. C'est donc aussi un peu grâce à lui que le penalty d'Edinson Cavani pesait trois points et non un au coup de sifflet final.

Par Nicolas Jucha, au Parc des Princes
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