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Guardiola et Mourinho sur la case départ ?

Mourinho et Guardiola y sont pour beaucoup dans le miracle footballistique espagnol. Mais les diamants ne sont pas toujours éternels et ces deux-là pourraient bien disparaître en juin. ¿Porqué ?

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Voilà bien longtemps que le miracle économique espagnol s’est achevé. Fini la croissance à deux chiffres, les hôtels sans permis de construire, les politiques en yacht à Marbella, les autoroutes gratuites et les crédits pour se payer un Diesel (jean ou voiture, ou les deux). Mais pire que la fin du crédit à la consommation, ce qui étouffe les espagnols, c’est l’incertitude. Pep Guardiola et Jose Mourinho n’ont pas de problème de trésorerie, c’est pourtant leur indécision qui perturbe le plus de ce côté-ci des Pyrénées. Aucun des deux coachs n’a pris position. Les perspectives d’avenir s’obscurcissent à mesure que la saison avance. Les humains ont inventé l’économie pour survivre et le sport pour se dépenser. Dans les deux cas il est affaire de ressources et d’objectifs. Le terrain est un marché dans lequel le degré d’incertitude influe sur le résultat final. L’autosuggestion est donc plus efficace que le remède scientifique. C’est la confiance qui est le moteur. Or c’est le doute qui actuellement mine les espagnols. Guardiola et Mourinho pourraient quitter l’Espagne en juin. La voilà la vraie cure d’austérité.

C’est en février que la crise Guardiola a débuté. Le Barça s’enfonce à Getafe, à l’Espanyol, Villarreal et Osasuna. En même temps le Real de Mourinho s’envole et le Barça angoisse. Dans ce genre de cas, le club merengue a pour tradition de convoquer la remontada et parvient même à arracher des championnats dans les derniers soupirs. Remonter est une culture au Real. Au Barça c’est une calamité. A mesure que le doute grandit, la paroisse azulgrana se tourne vers son premier abbé. Celui-ci ne rassure pas et l’incertitude ne fait que grandir. Ces quatre dernières saisons, Pep avait pour habitude de renouveler son contrat en février. Là où tous les entraineurs du monde rêveraient d’un contrat de 10 ans, lui préfère renouveler chaque année et « maintenir la pression  » explique-t-il. Un mois après la date prévue, personne ne sait rien. L’affaire est tellement sérieuse que la question de la rénovation de Pep est devenue taboue. Plus aucun question ni demande d’interview n’est autorisée sur ce thème, «  pour permettre à Pep de prendre sa décision calmement » dit-on au club. Dieu a besoin de silence pour penser. Le mythe de Guardiola vient de dépasser l’homme. Et si c’était lui en vrai le Special One ?

La position du mercenaire

Mourinho a changé : «  mon image s’est transformée et ne correspond pas à la personne que je suis vraiment » balance-t-il vendredi. Voilà plusieurs semaines que les arbitres dorment plus tranquilles et que la colère divine s’est assagie. Avec 10 points d’avance sur le Barça, Mourinho fait silence. Et ce silence n’a qu’une seule conséquence: faire grandir la figure de son hyper coach. A force d’éliminer le bruit autour de lui, la matière journalistique se réduit à interpréter des attitudes et des déclarations toujours plus mystérieuses. Vendredi dernier: « le club me soutient à cent pour cent. Je sens de la confiance et du soutien. Nous avons un projet en commun » . Exactement comme avec Moratti à l’Inter ? « C’est vrai j’étais bien à l’Inter, mais le Real a su me convaincre de me venir » . Tottenham, City ou Chelsea s’engouffrent dans les ambiguïtés. Le football anglais, voilà le péché du Mou. On le sait bien ici. Il a beau déclarer sa flamme à Perez à chaque conférence, Mourinho déteste l’Espagne, son football, son public, sa presse. Mourinho au Real, c’est un mal pour un bien. Les socios le savent bien. Si le Real gagne la Liga et la Champions, le Portugais quittera le navire. C’est une évidence.


Viva la muerte

Pourtant l’Espagne plane au-dessus du football européen et la Premier League agonise. Alors pourquoi partir ? Pourquoi quitter le meilleur championnat du monde ? Comme il est venu sauver la flotte du Real du naufrage face au navire blaugrana, Mou a une idée derrière la tête: «  une équipe qui est quatrième de Liga va gagner à Old Trafford. Le football espagnol est d’une grande qualité. J’ai entre les mains une voiture puissante mais difficile » . Bielsa a fait danser Old Trafford en Europa League. À aucun moment, les leaders du championnat le plus cher du monde n’ont pu rivaliser face à l’équipe espagnole la plus jeune du moment. Herrera, De Marcos, Muniain ou Llorente : la nouvelle Invicible Armada espagnole a 23 ans de moyenne d’âge. Aller en Angleterre pour défaire ce qu’il a contribué à construire en Espagne, c’est la nouvelle mission du Francis Drake du foot. Guardiola, lui, n’en finit plus de faire souffler le vent de l’histoire. Son équipe est sans doute la plus admirée des temps modernes. Réussissant la synthèse entre l’individuel et le collectif, la formation et l’importation, le pressing et la possession, le Barça est le modèle absolu. L’idée que Pep puisse entrainer ailleurs est un sacrilège pour tous les culés. C’est justement cela qui le turlupine. Pep est entraineur, pas curé. Mourinho et Guardiola vont partir. Il est là, le vrai plan de rigueur en Espagne.

Thibaud Leplat, à Madrid
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