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Guardiola, de l'eau dans le vain

Après un début de saison où le compromis était visiblement impossible pour lui, Pep Guardiola semble être devenu plus souple dans le choix de ses hommes. Comme s’il s’était remis en cause, sans toutefois revenir sur ses idées de jeu. Et les résultats suivent.

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Il est peut-être le plus calme des 22 joueurs présents sur la pelouse. Au cœur de cette confrontation folle entre un Monaco joueur et un Manchester City ultra offensif, Yaya Touré respire sereinement. Il ne propose pas une excellente prestation ? Peut-être. Mais lui n’a aucun mal à gérer ses poumons dans une dernière demi-heure de jeu qui voit ses concurrents du milieu, et notamment Tiémoué Bakayoko, tirer la langue. Tranquillement, il donne donc une passe décisive à John Stones pour le but du 4-3 et reste sur la pelouse jusqu’au coup de sifflet final, alors que Fernandinho, l’homme de base de Pep Guardiola, a rendu les armes depuis longtemps. Pendant ce temps, Claudio Bravo regarde Willy Caballero louper ses passes au sol, aller chercher le ballon dans ses filets et réaliser quelques sauvetages. Du banc où il est désormais solidement installé.

Yaya, le meilleur exemple


Ces deux histoires découlent des choix de Mister Guardiola. Et il convient de les mettre en avant. Car pour une fois, ces décisions proviennent d’une réelle remise en question de la part de l’entraîneur. Oh, il ne s’agit pas de revoir ses idées de jeu ou de repenser sa philosophie. Non, sûrement pas. Seulement de se rendre compte qu’il s’est trompé, de se l’avouer et de le reconnaître publiquement. Ce qui reste un défi personnel pour la personnalité ultra têtue du Catalan. C’est ainsi que Touré, pestiféré en début de saison (en raison des déclarations idiotes de son agent, mais aussi des doutes de son coach sur sa capacité à s’intégrer dans son schéma), est désormais un titulaire indiscutable du onze mancunien. Pas utilisé une seule minute avant le 19 novembre (hormis lors du play-off de C1 contre Bucarest), date de son retour dans le groupe, l’Ivoirien a depuis cumulé quinze titularisations. Ce 19 novembre, Yaya s’était offert un doublé et Guardiola avait plus ou moins admis sa faute en conférence de presse : « Je suis là pour prendre des décisions. Peut-être que je fais des erreurs, mais je dois prendre des décisions et je respecte ceux qui ne sont pas d'accord avec moi. Ça s'est produit. » Première surprise.

Bravo, repartir de zéro


Mais que dire du cas Bravo ? Réclamé à cor et à cri et imposé aux dirigeants citizens par le technicien, le portier de trente-trois ans devait être le dernier caprice (estimé à vingt millions d’euros) cédé à l’Espagnol, après l’arrivée des Stones, Nolito ou Leroy Sané. Sauf que le gardien n’a pas eu le rendement escompté. Comme on pouvait s’y attendre, Guardiola a défendu son poulain, estimant qu’il était loin d’être le principal responsable de la mauvaise période bleu ciel. « Notre position au classement n'est pas à cause de notre gardien de but. Ce serait facile pour moi si c'était le cas » , a-t-il indiqué en janvier, avant de remettre le couvert quelques jours plus tard : «  L'une de ses plus grandes qualités, c'est qu'il a une personnalité énorme. S'il ne l'avait pas, il n'aurait pas pu être capitaine du Chili. À Barcelone, la pression est mille fois plus élevée qu'ici et il a joué là-bas sans problème. C'est un grand professionnel. Ce n'est pas un jeune homme, il a beaucoup d'expérience.  » Jusque-là, impossible donc d’envisager un changement dans les buts de City. Surtout quand on sait que l’éventuel remplaçant s’appelle Caballero. C’est pourtant ce qu’a fait Pep, avouant clairement son pari raté. L’Argentin est donc systématiquement aligné depuis cinq rencontres (en omettant le 5e tour de FA Cup, où Caballero et Touré étaient au repos). Pour un résultat de cinq victoires. Signe que l’ancien du Barça et de Munich a raison de s’interroger sur ses propres certitudes et de revenir en arrière.

Le Kun de retour


Et quand ce n’est pas lui qui choisit de rétro-pédaler, le destin s’en charge. Gabriel Jesus blessé pour plusieurs semaines, Guardiola a dû réinviter Sergio Agüero dans le game. Le Kun avait perdu son statut d’indispensable en pointe malgré son nombre de buts impressionnant, et est revenu par la grande porte (encore deux pions hier). Peut-être parce que les yeux de Pep ne voyaient plus assez d’investissement en lui. « Beaucoup de joueurs pensent qu'ils n'ont plus rien à apprendre, n'aiment pas vraiment s'entraîner pour progresser. Guardiola n'aime pas du tout ça. Mais s'il voit que tu veux apprendre, il est à fond, il te parle tout le temps  » , fait remarquer Oier Olazabal, gardien de Grenade qui a connu l’ex-joueur à Barcelone en 2007, dans L'Équipe. Reste à savoir si les revenants de City ont modifié leur comportement ou si Guardiola s’est trompé sur leur compte dès le début. Dans les deux cas, la conclusion demeure la même : Pep est moins obtus.

Par Florian Cadu
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