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  3. // Billet d'humeur

Guardiola au Bayern : la décadence du Barça

L’arrivée de Pep Guardiola au Bayern fait basculer Barcelone dans une nouvelle ère. À défaut d’être indépendante, la Catalogne peut inaugurer sa nouvelle capitale : Munich.

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Mercredi soir vers 21h40, Messi place Tello en orbite sur l’aile gauche du Barça. La passe est monstrueusement précise et déséquilibre toute la défense de Málaga. Le jeune ailier fait le taf et glisse un pase de la muerte au point de pénalty. Comme prévu, l’autre ailier surgit pour y placer un plat du pied. Cette action est le modèle du Barça de Guardiola. Alexis Sánchez n’a qu’à tendre la jambe, ouvrir son pied droit et caresser le cuir. Tout a l’air plus facile quand les ballons se jouent avec l’intérieur de la chaussure. Mais le ballon arrive trop fort, ou Alexis trop vite. Le cuir s’envole. Silence au Camp Nou. Ensuite, c’est Thiago qui perd un ballon idiot après une relance courte – une de celles que Pep exigeait – et offre le premier but à Málaga. Murmures au Camp Nou. Sanchez est trop pudique pour s’effondrer, Thiago est trop jeune pour ne pas se révolter. Mais les mines sont gênées et les esprits préoccupés. 2-2. Le Barça a un pied hors de la Coupe du Roi. C’est beaucoup trop de drames dans la même journée.

Barcelone est en Bavière

Pep Guardiola est responsable du malaise au Camp Nou. Il allait s’installer à Munich pour y vivre son aventure bavaroise. Cette nouvelle est beaucoup trop dure à entendre pour les Culés parce que Guardiola n’est pas un ancien joueur, un ex entraîneur ou un vieil idéologue barbu. Guardiola est une allégorie du Barça moderne. Un jour sans doute, il aura droit à ses fresques et ses sculptures à l’entrée du futur stade. Son mythe a commencé dès son époque comme joueur. Patron du milieu de terrain des années Cruyff, Robson et Van Gaal, Guardiola est le garant du vestiaire et du jeu. Amoureux de sa petite nation, apôtre du cruyffisme et passionné de théâtre, Guardiola est un chêne au milieu de la tempête des années 1990. En 2008, son retour au club et son arrivée en équipe première est une révélation identitaire. Quand il part en mai dernier, Tito Vilanova n’est plus qu’un gestionnaire de l’héritage du chef. « Je perdrai dans toutes les comparaisons avec Pep » , dit-il le jour de sa présentation. Cette semaine, l’annonce de l’arrivée du Lider Maximo en Bavière a suffi à déséquilibrer une équipe à des milliers de kilomètres de là : 2-2 contre Málaga. Et un effectif : Valdés annonce qu’il ne prolongera pas. Guardiola n’est plus le symbole du Barça, il en est le symptôme.

La révolution dans tous les pays ?

Ferran Soriano et Txiki Beguiristain à Manchester City et Guardiola au Bayern : la révolution du jeu et de la formation s’étend aux autres pays. Abramovitch a proposé 22 millions à Pep pour prendre en main Chelsea. Guardiola aurait eu le double s'il l’avait voulu. Milan aurait rêvé de tout transformer juste pour s’offrir l’homme qui a remporté 14 compétitions sur 19 disputées. Se payer Guardiola, c’est se payer le Barça. Pourtant le club a mis vingt ans avant d’atteindre la plénitude actuelle. Pep n’est que le fruit d’une évolution longue et d’un alignement astral. Valdano pose la question Guardiola : « Il a donné une clarté idéologique à toutes les intuitions de Cruyff mais le processus a été très long et a pris forme grâce à une conjonction de facteurs. D’abord un type génial (Cruyff, ndrl), ensuite une mise en forme idéologique et entre les deux, une génération de joueurs impossible à reproduire. C’est très rare dans l’histoire du football que dans la même maison des joueurs comme Messi, Xavi et Iniesta puissent apparaître en même temps » .

Exporter le Barça ?

Voir Guardiola dans une autre Église, c’est comme si le Pape devenait musulman en admettant en fait s’être trompé de religion. Le destin de Guardiola au Bayern est une sorte d’expérience scientifique. Si Guardiola échoue, le Barça triomphe. Si Guardiola réussit, le Barça s’affaisse. Les angoisses ont donc ressurgi : et si la réussite du Barça de Messi, Xavi, Iniesta, Tito Vilanova n’était en réalité que la conséquence des décisions d’un entraîneur visionnaire ? Et si les succès récents catalans n’étaient dus qu’au génie d’un seul homme ? Et si le jeu du Barça n’était que l’héritage d’influences propres à Guardiola ? Et si ce modèle identitaire n’était qu’une chimère ? Après tout, Rijkaard n’a pas laissé beaucoup de souvenirs à Barcelone et Guardiola n’y a régné que quatre ans (la moitié de Cruyff). Son influence est certes importante, mais est-elle suffisante pour tout justifier ? L’identité d’un club dépend-elle d’un seul homme ? Ces questions sont celles d’une nouvelle ère, celle de la fin de l’autosatisfaction. Les patriciens ont quitté l’Empire et sont passés à l’ennemi. Barcelone ne règne plus seule. C’est le temps de la décadence.

Par Thibaud Leplat
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Note : 4
Sinon, tu fumes quoi en ce moment, Thibaud?
Note : -1
Super, cet article. Le Barça est une machine qui explose toutes les équipes qu'elle croise depuis le début de la saison (OK sauf le Celtic) et elle fait 2-2 contre Malagà en Coupe du Roi et ça y'est, c'est la décadence? C'est quoi cette gigantesque blague? Que dire de Malagà (ou les joueurs ne sont plus payés) de Valence (au bord de la faillite), de Levante (n'en parlons pas...) et même du Real, ou Mourinho a visiblement envie d'entraîner tout le monde dans sa chute? ça me fait mal de l'admettre parce que je ne supporte pas le jeu du Barça actuel, mais je ne peux que m'incliner devant le fait qu'ils sont tout simplement intouchables en ce moment.

Et les résultats actuels du Barça ne font que confirmer que l'entraîneur a beaucoup moins d'incidence sur le jeu que les médias le prétendent : quelqu'un a vraiment vu du changement entre la méthode Pep et la méthode Tito? Attention, je reconnais volontiers beaucoup de mérite à ces deux-là, mais je pense que c'est inutile de les glorifier autant. Pep n'aurait jamais pu développer un tel jeu sans des joueurs qui se connaissaient depuis longtemps, sans une telle culture de jeu propre au barça. Il ne pourrait pas développer ce jeu dans une autre équipe. Un entraîneur fait avec les joueurs qu'il a: avec le Bayern, il obtiendra surement de bons résultats en adoptant une tactique et une "philosophie de jeu" propre au club. L'entraîneur n'est que l'huile du moteur. Comme le disait Platini, "un entraîneur n'a jamais fait gagner un match". Au mieux, il peut mettre les joueurs dans les meilleurs conditions, en leur prodiguant des conseils, en les forçant à une discipline forte, à les faire répéter des mouvements collectifs, en les mettant en confiance, en gérant les remplaçants.
Note : 5
Franchement ras le bol de ce centrisme Barcelonais, on a l'ancien coach du Barça, qui rejoint un top club avec une politique structurelle très bien en place... Le Bayern ne prend pas Guardiola pour devenir le Barça... Le Bayern est le Bayern!!!

Depuis le départ du génie Hitzfeld (sans doute l'un des plus grands coachs de ces 20 dernières années), l'arrivée et l'échec total de Klinsmann (avec leur claque contre le Barça (en 2009)) ils ont entamé un renouvellement de l'effectif et du jeu, Van Gaal malgré ces défauts, à apporter un jeu plus accès sur la possession de balle mais avec un gros déséquilibre défensif, puis Heynckes a poursuivi le travail de Van Gaal, en ajoutant un équilibre défense/attaque et une gestion des matchs impressionnantes...
Dans la même période Hoeness a quitté la direction sportive (après un dernier conflit avec Van Gaal qui voulait outrepasser les fonctions d'entraineurs et obtenir un pouvoir décisionnel qui est conféré au directeur sportif), pour laisser la place à un ancien Nerlinger, mais son coté mou dans les moments durs, a amené le recrutement de Sammer....
Donc depuis 2009, les dirigeants ont entamé un renouveau de la politique sportive (facilité par la prospérité grandissante) bien évidemment en évoquant à de nombreuses reprises la référence Barcelonnaise. en évoquant évidemment le Barça en modèle mais sans perdre leur propre identité...

Aujourd'hui le Bayern est peut être aussi fort que le Barça (moins tueur devant (il y a qu'un Messi on peut rien y faire), mais plus costaud derrière), Heynckes fait un travail formidable... et son départ à la retraite est à mon sens une perte tant il est bien avec l'effectif, même si c'est Guardiola qui arrive.

Cette théorie sur l'exportation du modèle Barcelonais au Bayern est donc fausse:

1. Guardiola n'est pas directeur sportif, c'est Sammer, l'une des personnes qui a contribué au renouveau du football Allemand, et un tout aussi grand connaisseur du football (ses interviews d'après match lorsqu'il était joueur étaient un régal).
De ce fait Guardiola ne va pas dicter toute la politique sportive du Bayern. Et d'ailleurs comme l'évoque la fin de l'article Guardiola n'a pas construit la politique du Barça, il a juste su en tirer tous les fruits.

2. Le Bayern a déjà un jeu proche du Barça, l'an passé je le maintiens c'est eux qui ont fait la plus belle LdC... et cela s'est joué à la seule opportunité de Chelsea en 90 minutes... c'est juste de l'aveuglement de ne pas s'en rendre compte (OK je suis pas forcément objectif, mais beaucoup de spécialistes du football Allemand estiment que l'équipe est monstrueuse, Hitzfeld va même à penser qu'ils sont les plus forts, car aujourd'hui l'effectif est plus fourni qu'à Barcelone).

3. Vu que c'est un point important la formation, la Säbener Strasse existe depuis mainte année, et a sortit ou finit la formation de beaucoup de grands joueurs présents dans l'effectif (Lahm, Schweini, Müller, Alaba, Badstuber actuellement) de plus il y a notamment en attente des Weiser, Can, Hodjbjerg (apparemment c'est une perle... à voir), Weirauch...

4. La Bundesliga a ses spécificités de jeu par rapport à la Liga (c'est un championnat ou beaucoup plus d'équipes jouent un football total).

Le Bayern recrute Guardiola, car le départ d'Heynckes est inéluctable (apparemment il ne s'oriente pas vers une retraite définitive), sinon il l'aurait gardé. Peut être que le Bayern a préféré miser sur Guardiola tant qu'il est dispo... Pourquoi Guardiola?
1. car c'est un coach qui a eut le petit plus pour faire gagner, qui a un palmarès une expérience.
2 même si c'est une nouvelle culture, les jeux des deux équipes ont des similitudes, donc il n'y aura pas de révolution majeur dans le jeu.
3. Guardiola a ce coté Gentleman qui sied bien à l'image du club familiale qu'est le bayern.
4. Guardiola place le Bayern un peu plus au centre des projecteurs .

Et sinon Non le Barça ne va pas être décadent simplement ils ont été un moment un peu seul au sommet (en partie parce que certains géants étaient en transition et eux au firmament)et depuis l'an passé ils ont un nouveau très grand rival: le Bayern...
Après le Barça a se foutu avantage d'avoir Messi, Xavi, Iniesta dans la même équipe... (même si cette année j'attends de voir défensivement dans certains matchs ce que ça donne).

Bref ramener la réussite d'un club à son seul coach c'est n'importe quoi, et croire qu'un coach arrive dans une institution tel que le Bayern avec carte blanche pour tout repenser c'est absurde...

Bref ça m'a énervé cet article, je partage tellement pas cette vision du football qui est pour moi une propagation des analyses minables des journaux espagnols...
A lire la presse et les forums depuis 3 jours ont a l'impression que certains se réveillent: à tiens mais oui c'est vrai que ça joue bien en Allemagne, c'est vrai que le Bayern c'est quand même solide...

Et je suis ouvert à la discussion, sur le sujet.
Pepèrearnaud Niveau : DHR
Et désolé pour mon illettrisme, :(.
Note : 3
Et merde mon commentaire est plus long que l'article...
Plutôt la décadence du bayern qui tombe dans le marketing
Je ne dénigre pas la révolution footballistique de Guardiola, loin de là!
Mais on sait bien qu'il n'a jamais brillé par ses talents de tacticien mais plutôt d'entraineur.
Un entraineur formé au club entrainant des joueurs formés au club.
J'ai bien peur que ça ne marche pas du tout avec le Bayern
Note : 4
Au bout de 30 secondes de lecture, j'ai compris qu'on avait affaire à notre cher M. Leplat. Un article vide, sans analyse, un ramassis de connerie comme d'habitude c'est d'une tristesse..
Note : 3
Au bout de 30 secondes de lecture, j'ai compris qu'on avait affaire à notre cher M. Leplat. Un article vide, sans analyse, un ramassis de connerie comme d'habitude c'est d'une tristesse..
"C’est très rare dans l’histoire du football que dans la même maison des joueurs comme Messi, Xavi et Iniesta puissent apparaître en même temps "

Ce qui est très rare c'est qu'un gros club donne les moyens à ses jeunes d'atteindre leur vrai potentiel. Il n'y a que les petits clubs qui donnent leur chance et le temps de jeu qui va avec aux rares jeunes qui peuvent exploser... et c'est comme ça que naissent la plupart des grands joueurs. Sauf que les plus gros potentiels sont les jeunes gâchés au sein des meilleurs centres de formation des grands clubs, bien plus nombreux que les perles rares des clubs petits et moyens, mais ils n'ont jamais leur chance.

En vérité c'est deux visions qui s'affrontent. Celle des millions qui achètent des joueurs monstrueux qui ont explosé dans d'autres clubs, et celle de la formation maison. Le Real et le Barça, Chelsea et Arsenal etc. Les millions contre la formation. La plupart des clubs cherchent l'équilibre entre les deux, mais quand arrivent des clubs qui réussissent en jouant à fond une de ces visions, tout les détracteurs se lâchent comme des fauves sur la supériorité de "leur" méthode.

Le problème c'est qu'il n'y a pas de mystères, dans les deux cas il faut juste accepter d'en payer le prix. Le Barça a mis 15 ans pour construire cette équipe (et ballon d'or ou pas c'est le Real et Chelsea, leur CONTRAIRE ABSOLU qui leur ont piqué les deux grosses compétitions où ils ont joué). L'Ajax n'a toujours pas réitéré depuis 15 ans et Arsenal n'a pas réussi a tenir et a échoué dans sa première tentative de génération dorée.

De leurs coté il suffit d'additionner le prix en transferts qu'on couté les C1 de Chelsea ou même du Real des "galactiques" pour comprendre, et les titres de Manchester City en Angleterre ou du Real en liga l'année dernière encore pire.

Biensur une seule de ces deux méthodes inclu aussi la notion de mérite. Le sacre d'Auxerre en L1 restera pour toujours largement plus "mérité" que les dix prochains titres du PSG, mais bon le mérite à notre époque, ça va finir par être retiré du dictionnaire.

Le truc c'est que c'est le club et pas l'entraineur qui décide de la stratégie. Du coup pour en revenir à Guardiola une chose est sure, y a une put1 de génération de jeunes au Bayern et leur donner à tous du temps de jeu tout en gardant le même niveau sera pratiquement impossible. C'est surement cette mission qui a été confiée à Guardiola. A ce jeu là Barcelone a réussi et Arsenal a échoué, mais la structure de leurs championnats respectifs explique peut-être tout.

Pour moi Guardiola va avoir beaucoup de mal.

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