Groupe H - Suisse/Honduras (0-0)

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A première vue, ce match entre Suisses et Honduriens n'avait rien d'excitant. Bah on ne s'était pas trompés. Quelle purge !

Le début du match est conforme à ce qu'on attendait. Les deux équipes souffrent d'un manque impressionnant de technique et ont pour unique objectif de ne pas prendre de but. Curieux pour deux équipes dans l'obligation de gagner (surtout pour le Honduras) pour se qualifier. Les Suisses peuvent se contenter d'un match nul mais ce serait jouer avec le feu. Le round d'observation s'éternise et la rencontre devient de plus en plus soporifique. Seules véritables actions à signaler, une percée suisse dans l'axe de la défense hondurienne qui se termine par une frappe à côté de Gokan Inler. Les centres de Lichtsteiner s'enchainent, tout comme les occasions pour Nkufo qui fait preuve d'une maladresse rare à ce niveau là. Comme un symbole c'est le latéral droit helvète qui s'est montré le plus dangereux lors d'une première période au cours de laquelle le Honduras ne s'est procuré aucune occasion franche. À la pause, la Nati n'est pas qualifiée mais ne doit plus marquer qu'un but pour accéder aux huitièmes puisque l'Espagne corrige le Chili, 2 à 0.

Le génial Ottmar Hitzfeld a certainement dû donner des consignes un peu plus offensives à la mi-temps. L'entrée d'Hakan Yakin à la place de Gelson Fernandes laisse en tout cas présager d'une Nati plus offensive. Derdiyok passant à droite, Barnetta se décalant à gauche et Yakin se plaçant juste derrière Nkufo. Séduisant sur le papier, mais pas dans les faits. Ce sont même les Honduriens par l'intermédiaire de Suazo qui se crée la meilleure action du match. À la 53ème minute, l'attaquant du Genoa reprend à bout portant un centre d'Alvarez. On se dit alors que la solution ne pourra venir que via les coups de pieds arrêtés. Encore faudrait-il les tirer correctement. N'est pas Asiatique qui veut. Ce putain de Jabulani pose bien plus de problèmes aux joueurs de champ qu'aux gardiens. Yakin pourra en témoigner, lui qui n'a jamais su apporter le plus espéré. Et pourtant, la Suisse pouvait y croire, notamment grâce à son gardien, le fantasque Diego Benaglio, qui sauva son équipe face à Alvarez d'une énorme claquette alors que l'attaquant hondurien était seul face au but (70è). Le Honduras inscrit même un but en toute fin de match refusé pour une position de hors jeu, totalement imaginaire. Peu importe, ça ne change rien à l'affaire.

Les Suisses auront joué la montre toute la partie. Le succès face à l'Espagne lors du 1er match n'était donc qu'une illusion tant les Suisses ont été frileux lors de ce Mondial. Heureusement pour le spectacle, la Nati rentre au pays et Federer est toujours en course à Wimbledon.


Sylvain Michel
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