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Grenier, combien de divisions ?

Condamné par le retour de Gourcuff, voire à plier les gaules pour céder la place à Corgnet, il n’a fallu que deux matchs à Clément Grenier pour s’affirmer comme le meneur le plus décisif du moment. Et si après avoir détrôné les héritiers de Juni, c’était lui le meilleur ? Pas si simple…

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Il y a encore quelques semaines, on ne donnait pas cher de sa saison. D’un côté, les premières apparitions de Gourcuff qui sentent le retour de flamme et promettent de le scotcher au banc pour les prochains mois. De l’autre, Aulas qui dégaine des noms en guise de monnaie d’échange au moment de boucler une fin de mercato serrée. Si bien que le sien finit par sortir dans le cadre du plus improbable des échanges : avec Jérémy Pied, Clément Grenier fait partie d’un lot destiné à l’OGC Nice pour pouvoir récupérer Fabian Monzon. Si l’affaire semble bien partie pour être bouclée fissa, personne n’a jamais pensé à demander son avis au premier intéressé. En moins de temps qu’il n’en faut pour faire dérailler un scénario bien établi, le jeune milieu lyonnais va reprendre son rôle préféré, celui du boy next door qui vient occuper la place qui était en train de lui échapper.

Ex big thing

Il a d’abord fallu un drôle de coup du destin, celui qui semble s’acharner sur Gourcuff, pour que Grenier gagne le droit de sauver la mise. Ne restait plus ensuite qu’à s’en remettre à son talent pour que le charme opère. A en croire ses lignes de stat’ alignées à chacune de ses apparitions, le garçon n’en manque pas : impliqué sur tous les buts de son équipe face à Troyes et à VA, il a même trouvé le moyen d’y aller du sien, de but, pour plier le match samedi dernier. Pour ceux qui suivent ses performances, le coup d’éclat a tout du prélude au triomphe annoncé. Car Grenier fait bien partie de ces quelques pépites formées au club dont il se dit, à intervalle régulier, qu’elles ont tout pour être "the next big thing". Si Benzema et Ben Arfa furent des sommets du genre, d’autres ont eu depuis toutes les peines du monde à confirmer les belles promesses – on pense à Tafer et Belfodil. Restait encore à savoir ce que le garçon pouvait bien avoir de plus que les autres pour s’imposer au plus haut niveau.

La question s’est d’autant plus posée pour Grenier lors de son passage chez les pros, à tout juste 17 ans. En 2008, Juninho doit tirer sa révérence et l’OL sortir près de 44 millions d’euros pour s’offrir la plus belle collection de meneurs de L1 : Pjanic, Ederson et Gourcuff. Pour les deux saisons à venir, la place de Genier se situe alors au mieux en tribunes, le reste du temps avec la Pro2 en CFA. Pile ce qu’il faut pour s’impatienter et se payer une réputation de sale môme un peu trop sûr de son talent. Le cas de l’apprenti-meneur commencer à diviser au sein du club. D’un côté, ceux qui s’agacent de ses mauvaises manières et de son intermittence. De l’autre, ses formateurs, parmi lesquels Robert Valette : « Dans le jeu, on ne peut pas dire qu’il soit facile techniquement, mais il a cette capacité d’analyse des grands joueurs. (…) Avec l’expérience et la maturation, il ira loin. J’ai vu Toulalan arriver de Nantes avec 150 matchs de L1 derrière lui. Clément, dans un ou deux ans, sera lui aussi incontournable. A Lyon ou ailleurs. » (France Football)

Passe d’accélération


De ce qu’on sait, c’est la même rengaine qui vient de se rejouer en ce début de saison : Aulas prêt à sacrifier Grenier en ralliant ceux qui voyaient davantage Corgnet dans le rôle de la doublure officielle de Gourcuff. Jusqu’à ce que Rémi Garde se fende d’une intervention du genre tranchante, liant la présence de Grenier à son projet pour l’équipe : « Clément est un joueur qui est non seulement identifié au club, mais également à la politique que l’on veut mettre en place. Je l’ai réaffirmé au président, et je n’ai pas eu besoin de la blessure de Yoann pour cela. » Avant de rejoindre les Espoirs, le jeune meneur a eu largement le temps de donner raison à son coach, dans un 4-2-3-1 qui fait la part belle à sa principale qualité : « Si certains sont capables d’éliminer sur un contrôle, moi, c’est la passe. J’essaie de jouer le plus simple possible pour donner de la fluidité au jeu. » (L’Équipe) Un genre d’accélérateur de particules comme le furent en d’autres temps Dhorasoo ou Carrière, l’impatience en plus peut-être qui l’amène à traverser les dix premières minutes face à Troyes comme un spectre, perdant une bonne partie de ses ballons à vouloir faire la différence sur le champ. La suite se passe encore sur courant alternatif, entre inspirations géniales et coups de pompe coupables au fil de la partie. Façon de dire qu’il y a encore de la place pour douter du niveau du joueur chez ses contempteurs. Et de nouvelles opportunités du côté de Grenier pour en venir à bout. Comme une déclinaison sans fin de l’art de la passe.



Par Serge Rezza
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