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Grenade suffocante

Malgré un départ en trombe en Liga, le passage à l'hiver n'a pas vraiment réussi au FC Grenade. Aujourd'hui en difficulté pour obtenir le maintien, la récente victime du FC Barcelone va devoir bomber le torse pour sortir de sa spirale négative. Peine perdue ?

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En football, l'adage veut que les équipes qui perdent des points dans le money time atteignent rarement leurs objectifs de début de saison. Pensionnaire de Liga depuis quatre ans, la cinquième marche semble haute à franchir pour le FC Grenade. En témoigne ce match à six points où les Andalous ont perdu sur le terrain de Levante, un concurrent direct au maintien, la faute à un manque de sang-froid évident. Dès la treizième minute, Youssef El-Arabi inscrit un but sur penalty et met les siens dans une position favorable. En face, Levante sait aussi que ce duel peut permettre à l'éventuel vainqueur de revenir à un point d'Elche, premier non-relégable. Alors ? Alors Levante met la pression sur ses adversaires et sur l'arbitre. Adrian Colunga adresse un croche-patte à David Barral à vingt minutes du terme de la rencontre. Durant ce tiers temps, Grenade devra jouer en infériorité numérique. Un carton rouge sévère, qui va mettre le feu aux poudres dans cette rencontre. Les esprits s'échauffent, et dans la confusion, El-Arabi s'embrouille avec Ivan Ramis. Résultat des courses, deux nouveaux cartons rouges dans le match. À neuf contre dix, Levante détient toujours l'avantage numérique, et les espaces s'agrandissent. Grenade panique. Sur une longue touche, le gardien Oier Olazabal manque de communication sur sa sortie, et la balle arrive dans les pieds de Victor Camarasa. Sans gardien dans les cages, ça fait 1-1, il reste encore six minutes à jouer. Le temps pour David Barral de profiter d'un mauvais alignement défensif et d'offrir la victoire aux Granotes (94e). De Valence, Grenade repartira avec zéro point dans la poche et beaucoup de regrets. La recette des perdants.

La nostalgie Brahimi


Fort malheureusement pour eux, cette mauvaise passe ne date pas de lundi dernier. Avant la fin d'année 2014, Grenade reçoit un beau cadeau empoisonné pour Noël : passer les fêtes dans la zone de relégation. Depuis cet instant, les Filipinos sont incapables d'écarter le mauvais œil. Contre Barcelone la semaine dernière, les ouailles d'Abel Resino avaient le profil type du club en perdition. D'abord, chercher à influencer le corps arbitral comme sur ce pseudo penalty demandé par Foulquier en première mi-temps, puis une révolte avec le penalty de Fran Rico pour revenir à 2-1, pour au final voir Messi annihiler tout espoir et filer vers une défaite logique. Ce match, c'était aussi l'occasion de se souvenir que l'an passé, Grenade avait battu les Catalans grâce à un but de Yacine Brahimi. Aujourd'hui meneur du Celta Vigo, Nolito se rappelle au bon souvenir de son ancien camarade croisé il y a deux ans au club. « Brahimi est un excellent joueur, avec beaucoup de talent. J'ai pris beaucoup de plaisir à jouer avec ce mec pour trouver des combinaisons ensemble. Il aidait beaucoup Grenade la saison dernière. » Sans le meilleur joueur africain de la saison 2013/2014 en Liga, pas vraiment remplacé qualitativement, régaler son public ne semble plus dans les cordes de Grenade.

La loi du plus fort


Depuis le début de la saison, seuls six buts ont été inscrits à domicile par le club monté lors de la saison 2010-2011. Un mal que Nolito analyse de façon partiale : « Personnellement, j'aimerais bien les voir se sauver, avoue l'international espagnol. Le style de jeu est pointé du doigt, mais si le club obtient le maintien en fin de saison, on donnera raison à l'entraîneur. Marquer des buts c'est une chose, mais le plus important quand on est dans le bas de tableau, c'est de gagner des matchs. » À onze journées de la fin, Grenade accuse cinq points de retard sur Elche. Si aucune conclusion n'est encore possible, il faut bien admettre que la sonnette d'alarme doit être tirée. D'autant que la Liga prend de plus en plus l'allure d'une jungle tropicale où la place pour les faibles n'existe pas. Fin connaisseur du haut niveau depuis ses premiers pas au FC Barcelone, Nolito analyse cette mutation. « La Liga est devenue plus complète. Il y a beaucoup de similitudes de niveau entre la plupart des clubs du championnat. Si un jour, tu ne te sens pas bien, ton adversaire peut te battre à domicile comme à l'extérieur. » Contre Málaga ce week-end, Grenade va chercher à retrouver le goût de la victoire, oublié depuis un bon mois. Pour cela, il serait bienvenu de planter un septième pion à Los Cármenes. Sans en prendre trois, cette fois.

Par Antoine Donnarieix
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