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Grégory Béranger : « Comment veux-tu que les gens s’en sortent ? »

En Espagne depuis plus de huit ans, Grégory Béranger est un inconnu en Hexagone. Aujourd’hui chez le promu Elche, ce Niçois d’origine a vu du pays. Alors que ses coéquipiers attendent le Real Madrid, lui, blessé depuis onze mois, nous raconte son aventure pas comme les autres.

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Cela fait trois ans que tu es au Elche CF. Peux-tu nous présenter cette ville ?
Elche est dans le Sud-Est de l’Espagne. C’est une ville située à 20 kilomètres d’Alicante. Ça fait donc de l’Hercules notre grand rival. La ville est surtout connue pour son aspect très touristique. Il se dit que les palmiers sont les plus grands du monde. Il y en a vraiment partout. Avec le soleil, c’est vraiment la spécificité d’Elche.

Racontes-nous un peu ton parcours.
Oula… Ça remonte à neuf ans. J’ai été formé à l’OGC Nice. J’y suis resté jusqu’à mes 20 ans où je suis parti à l’AS Cannes durant deux saisons. Ensuite, je suis parti en Espagne et ne suis plus reparti. Je suis arrivé au Racing de Ferrol en Galice. De là, je suis parti à Numancia avec qui je suis monté en Liga. Ensuite, j’ai atterri à l’Espanyol Barcelone. Après, direction Las Palmas aux Canaries, puis à Ténérife, l’autre île des Canaries. Et désormais, j’en suis à ma troisième saison à Elche.

Depuis le début de saison, comment vas-tu ?
Ça fait bientôt onze mois que je suis blessé… Je me suis fait péter le genou l’an dernier : le cartilage a sauté, j’ai eu une fracture du tibia. Bref, la totale, et je ne suis pas encore revenu. Le problème, c’est que je ne sais pas encore quand je pourrais revenir. Quand le cartilage est touché, il n’y a pas de date de retour. Sachant que chaque genou est différent, c’est la galère. Là, on envisage une nouvelle opération si l’on n’arrive toujours pas à m’enlever les douleurs. Pendant les journées, je travaille à part dans un gymnase.

« Aujourd’hui, la loi espagnole est une catastrophe  »


Bonne chance… Mais plus précisément, comment es-tu arrivé en Espagne ?
C’est un gros concours de circonstances. J’avais un ancien coéquipier de Cannes, Laurent de Palmas, qui a joué à Nîmes durant des années, qui était parti jouer en Espagne. Lui est déjà en Espagne et m’appelle alors qu’avec Cannes, nous n’avons pas réussi à monter de National en Ligue 2. Il me dit : « Mon club de Segunda Division recherche un latéral gauche et je leur ai montré des vidéos de toi, est-ce que ça te dirait de venir ? » Sachant que le championnat espagnol m’avait toujours attiré, j’ai saisi l’opportunité. Et finalement, neuf ans après, j’y suis toujours.

À travers les différents clubs que tu as connu en Espagne, lesquels restent dans tes meilleurs souvenirs ?
Les deux montées que j’ai faites avec Numancia et Elche, la saison où je joue 40 des 42 matchs comme titulaire restent les plus importantes. Quand tu montes et que l’année se passe bien, c’est parfait, c’est un truc de ouf ! Un autre super souvenir, c’est mon premier match en D1 avec l’Espanyol. Ensuite, j’ai eu la chance de jouer au Bernabéu et au Nou Camp, mais aussi à Old Trafford. Ce sont des souvenirs qui resteront gravés. Barcelone est une super ville. Mais j’aime beaucoup la vie à Elche. Là, j’ai des gamins, le plus âgé à 12 ans, et ils font leur scolarité et ont leurs amis ici.

Sachant que tu es arrivé en 2005 en Espagne, tu as assisté aux prémices de la crise. Comment l’Espagne que tu connais a changé ?
Rien ni personne n’a été épargné. Ça commence par les entreprises qui n’ont plus d’argent, la publicité qui ne rentre plus, les clubs qui ont moins d’argent, et donc les joueurs qui partent. Si tu regardes en arrière, il y a cinq ans, aucun joueur espagnol ne jouait à l’étranger. Aujourd’hui, ils sont combien ? Beaucoup.

Et au niveau de la vie en général ?
La première qui m’a marqué quand je suis arrivé, c’est au niveau de l’immobilier. En France, on a plus la culture de louer des appartements. Dès que je suis arrivé en Espagne, j’ai remarqué que n’importe quelle personne avait deux, trois maisons ou appartements. Il y avait une facilité énorme pour donner du crédit aux gens pour qu’ils achètent. C’était obligé qu’un jour, ça allait exploser. À l’heure d’aujourd’hui, la loi espagnole est une catastrophe : les banques te prennent ta maison quand tu ne peux plus rembourser ton crédit, mais tu dois toujours continuer à payer ta dette. Comment tu veux que les gens s’en sortent ? Maintenant, le gouvernement fait pas mal de lois. Mais au lieu d’aider les salariés, ils aident les sociétés. Et tu peux t’en rendre compte dans le football. Aujourd’hui, un club peut te mettre dehors comme il le souhaite.

Qu’est-ce qui a vraiment changé dans le football avec cette crise ?
Le niveau des salaires. En Espagne, il y avait déjà une grosse différence entre le Real, le Barça et les autres. Le FC Séville, Valence et quelques autres équipes pouvaient suivre. Aujourd’hui, les clubs misent sur la Cantera ou des joueurs plus moyens. Par exemple, actuellement, les salaires de D2 sont équivalents à ceux de cinquième division il y a trois ans.

« C’est le pays de l’enfant-roi »


Malgré ces graves problèmes économiques, le football espagnol n’a jamais paru aussi fort. Comment l’expliques-tu ?

C’est une illusion. Au bout du compte, quand on parle de foot espagnol à l’étranger, tu parles seulement du Barça et du Real. À l’heure d’aujourd’hui, ils sont les seuls à pouvoir se battre. Il y a aussi l’Atlético de Madrid, qui est un club à part. On va dire que c’est un peu leur Olympique de Marseille à eux. Ce club a une marque sociale énorme. Après, les autres sont difficilement capables de se battre sur le plan européen.

Pourtant, tu ne comptes pas revenir en France ?
Ça fait neuf ans qu’on est là avec ma femme et mes enfants. Il y en a deux qui n’ont vécu qu’ici. Et puis, on vit au rythme espagnol. Revenir en France serait un choc brutal déjà pour nous, alors pour les enfants… J’aime presque tout de la culture espagnole. C’est beaucoup plus cool, moins de stress. Au niveau de l’éducation des gamins, ici, c’est le pays de l’enfant roi. Tous les 200 mètres, il y a un parc pour enfants. Revenir à Nice, c’est bien pendant les vacances puisque tu revois la famille.

Tu as toujours un œil sur l’OGC Nice ?
Forcément. Dans chaque club où tu passes, tu gardes un contact. Et Nice est en plus un club un peu spécial : c’est ma ville, j’y ai été formé, jusqu’à peu il y avait encore des coéquipiers. S’il y a bien un club en France que je porte dans mon cœur, c’est l’OGC Nice.

Tu fais la pub du club niçois avec tes coéquipiers ?
Ouais, surtout que là, je fais un peu le malin avec le nouveau stade. Il a de la gueule !

Pour finir, tu t’attends à quoi face au Real Madrid que vous recevez ce mercredi ?
On est conscients que ce n’est pas celui-là, notre championnat. Face au Barça et à Madrid, il peut toujours se passer quelque chose, mais ça reste hyper compliqué. L’objectif, c’est de se battre jusqu’au bout, et si tu peux récupérer un point, ou alors mieux, si grâce à un miracle tu gagnes, tant mieux !

Propos recueillis par Robin Delorme, à Madrid
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