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Graeme Shinnie : « On s'est retrouvés dans le même hôtel que les joueurs ! »

Jeudi dernier, un groupe de supporters d'Aberdeen a réalisé le plus long déplacement de l'histoire du football européen pour aller voir les Dons jouer contre le FC Kairat Almaty, au Kazakhstan. Graeme Shinnie faisait partie de ce voyage. Au programme : 16000 kilomètres aller retour, une défaite et beaucoup, beaucoup de souvenirs.

Combien de supporters ont fait cet incroyable voyage jusqu'au Kazakhstan ?
Pour ma part, j'ai voyagé avec deux personnes : ma copine et mon pote Greg. On ne fait pas partie d'un groupe de fans, mais on est quand même de fervents supporters ! Le soir du match, il y avait à peu près 80 supporters d'Aberdeen dans le stade. Je ne crois pas qu'il y avait de supporters d'Aberdeen qui habitaient au Kazakhstan. En revanche, nous avons rencontré des fans qui venaient du Kyrgyzstan, d'autres qui venaient de Baku, en Azerbaïdjan. Et j'ai même rencontré un fan des Dons qui avait fait le voyage depuis Bangkok ! Moi, je n'avais pas pris de banderoles, mais certains l'avaient fait. Nous, on avait nos maillots et nos écharpes !

Comment est-ce que l'idée d'un voyage si long a pu vous traverser l'esprit ?
Ma copine et moi, nous avions décidé de ne pas partir en vacances d'été cette année. Alors, pour compenser, on avait décidé de suivre l'équipe d'Aberdeen partout où elle irait en Europe. Ma copine est institutrice. Lors du premier tour des qualification, les Dons sont allés jouer en Macédoine. Malheureusement, à cette époque, les vacances scolaires n'avaient pas encore commencé. On n'avait donc pas pu y aller. Pour le deuxième tour, Aberdeen jouait contre Rijeka, en Croatie. Cette fois, on y est allé ! Et on s'est promis qu'en cas de qualification, on irait au tour suivant. On ne s'attendait pas vraiment à jouer contre une équipe de l'Asie centrale pour une compétition européenne ! Mais, on l'avait dit, alors on l'a fait !

Comment s'est passé le voyage ?
Le club n'a pas organisé le voyage, donc tout le monde a un peu voyagé de son côté. Nous, on a eu de la chance, parce que les billets les moins chers qu'on a pu trouver étaient ceux qui nous arrangeaient le mieux. On a pris un avion d'Aberdeen jusqu'à Londres, puis de Londres jusqu'à Baku. Comme nous n'avions pas de visas, nous n'avons pas pu sortir de l'aéroport pendant neuf heures. Dommage, parce que moi, j'aurais adoré voir la ville. Enfin, on a un pris un dernier avion de Baku jusqu'à Almaty. En tant que citoyens du Royaume-Uni, nous n'avons pas besoin de visas pour aller au Kazakhstan. Les joueurs et le staff ne voyageaient évidemment pas avec nous. Mais par chance, on s'est retrouvés dans le même hôtel que les joueurs ! Quand on est rentré à Londres, depuis Kiev, le vendredi matin, on n'a pas voulu attendre l'avion pour rentrer à Aberdeen. On a décidé de prendre le train. Et c'était génial ! On a croisé un fan d'Arsenal dans le train et il a fait en sorte qu'on nous donne des bières gratuites pendant toute la durée du voyage jusqu'à Aberdeen ! C'était top.


Et ça vous arrive souvent de voyager aussi loin pour voir votre équipe jouer ?
Je suis supporter du club depuis ma naissance, il y a 30 ans, alors j'ai Aberdeen dans le sang. Mais je ne suis jamais allé aussi loin !

Qu'est-ce qui vous a le plus marqué pendant cet incroyable voyage ?
Ce qui m'a vraiment surpris, c'était l'hospitalité des supporters kazakhs. Ils étaient vraiment très amicaux. Ils ont une vraie notion de l'hospitalité et de l'accueil, ils savent recevoir. La veille du match, on est allés dans le Sports Bar de la ville, à côté du stade. Et les fans d'Almaty ont passé la soirée à nous payer des verres ! Des verres de whisky, de la bière... Ils étaient absolument géniaux et très gentils. Si jamais quelques uns d'entre eux veulent venir voir le match retour à Aberdeen, je serais plus que content de les recevoir et de leur payer quelques bières de chez nous. Et puis, vu que le coup d'envoi était à 20h45, on a eu la journée de jeudi pour visiter et faire de la randonnée. On est monté au sommet d'une colline qui s'appelle Kok Tobe, ça veut dire colline verte en russe, je crois. Il y avait même un zoo là haut ! Je voudrais vraiment y retourner et y rester plus longtemps après cet accueil incroyable qu'on a eu.

« A l'hôtel, ma femme n'a jamais couru aussi vite que pour rattraper le manager avant qu'il aille se coucher. Je n'étais même pas jaloux. Après tout, le manager d'Aberdeen, il peut bien faire ce qu'il veut. »

Et le match, alors ?
Et bien, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre, je ne connais pas grand chose au football kazakh. Je pense que les Dons ont été trop frileux sur ce match. Les joueurs d'Almaty ont marqué deux buts assez tôt dans le match, et à ce moment là, j'avais peur qu'on s'en prenne cinq ou six. Mais heureusement, on est allé chercher ce but à l'extérieur. Ce n'est pas le pire résultat du monde. Il nous reste une chance. Jeudi, on a besoin que d'un petit but.

Et si l'équipe se qualifie, vous repartirez en voyage, qu'importe l'endroit ?
Bien évidemment que oui !

Comment expliquez-vous cet amour des supporters pour Aberdeen ?
Cela montre juste à quel point on est attachés à notre équipe. Bien sûr, Aberdeen a une petite histoire européenne, mais pas vraiment dans les dix dernières années. Pour beaucoup de fans, c'est une opportunité à ne pas laisser passer pour visiter tous ces pays européens. Pour les fans anglais, c'est plus simple de voyager, ils jouent plus souvent l'Europe.


Il s'est passé des choses amusantes là bas ?
Oui (rires) ! Ma copine pense que le manager d'Aberdeen est très beau. Quand on est rentrés du Sports Bar à l'hôtel, on est tombés sur l'équipe qui ne dormait pas encore. Les joueurs et le staff voulaient rester sur le fuseau horaire écossais autant que possible. Les joueurs se promenaient autour de l'hôtel. Le manager était en train de boire un verre au bar et il nous a fait signe. On s'est approchés, mais on ne voulait pas le déranger, alors on a décidé de boire dans notre coin. D'un coup, le manager a dit qu'il allait se coucher. Et là, ma copine s'est mise à courir à la vitesse de la lumière. Je ne l'avais jamais vu courir si vite ! Elle voulait une photo avec lui ! Je n'étais même pas jaloux. Après tout, c'est le manager d'Aberdeen, il peut bien faire ce qu'il veut (rires) !

Et la saison des Dandy Dons n'a pas trop mal commencé, n'est-ce pas ?
Dimanche, nous jouions contre Dundee United, nos plus grands rivaux. Ce n'est pas un match facile pour commencer la saison, surtout après un si long voyage. Bien sûr, on est allé les soutenir. On a gagné un but à zéro en jouant très très bien, ce qui est super quand on sait que nos cadres se reposaient en vue du match retour de jeudi. Je ne pense pas qu'on gagnera le championnat, mais on finira dans le haut du tableau. Comme l'an dernier, où nous avions terminés deuxièmes.

Et vous supportez également l'équipe nationale d'Écosse ?
Bien sûr ! Nous voyageons énormément pour cette équipe aussi. Le football coule dans les veines des Écossais. J'ai été de partout pour les supporter : au Japon, aux États-Unis, en France, en Espagne, en Serbie ! Au Japon, je crois même me souvenir qu'on était à peu près 600 fans à avoir fait le voyage...




Par Gabriel Cnudde
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