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  2. // Le joueur de la 19e journée

Gourcuff, un Noël avant l’heure

Déjà à son aise le week-end dernier face à l’Olympique de Marseille, Yoann Gourcuff a confirmé son retour en forme. À l’occasion de la première rencontre de la saison face au Lorient de son coach de père, le milieu de terrain lyonnais a régalé Clément Grenier d’une passe décisive dont lui seul a le secret. Et si, pour un garçon à la santé aussi fragile, demain est toujours trop loin, force est de constater que son amour de la beauté du geste fait de lui un joueur d’instant que l’on aime aimer.

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« Ô temps, suspend ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours. Laissez-nous savourer les rapides délices des plus beaux de nos jours  » écrivait Alphonse de Lamartine. Au moment d’écrire Le Lac, le poète français ne jouissait pas encore du ballon rond et de ses ralentis. Ces ralentis dont on ne se lassera jamais et qui pourraient tourner en boucle comme un journal d’Infosport ou une chanson sur NRJ sans que cela ne dérange. Hier après-midi, sur le gazon synthétique détrempé du Moustoir, près de son Ploemeur natal, Yoann Gourcuff a gratifié la France du football d’un geste dont lui seul a le secret. Un amour de talonnade en guise de passe décisive pour un Clément Grenier qui n’en demandait pas temps pour envoyer une pomme d’Api dans les cages de Reynet. Pas encore de quoi dérouler le tapis tapis rouge à celui qui avait fait vibrer la Ligue 1 avec Bordeaux, mais suffisant pour qu’on se rappelle qu’en Bretagne, il y a un concurrent sérieux à un autre Alphonse célèbre : Brown. Oui, Gourcuff, c’est la puissance du port de Lorient.

Le nombre 23

Cette passe décisive, donc. Un ovni. Une fulgurance calculée, maîtrisée. Le coup d’un joueur d’instant. D’un joueur d’instinct. Parfois, le hasard se mêle de ce qui ne le regarde pas, mais pas là. Tout était prévu et c’est assez rare ces derniers temps dans la vie de Yoann Gourcuff, un homme en voie d’Abou Diabysation. Un joueur qui, comme le Gunner en son temps, a montré suffisamment pour susciter l’attente. Un homme qui, après une période bordelaise que personne n’oubliera, a réussi à faire sortir Jean-Michel Aulas de ses gonds. Ce qu’a surtout sorti JMA, c’est le chéquier. Un nombre, le 23, celui de Michael Jordan, est resté collé sur la tête de Gourcuff comme le 42 sur le derrière de Javier Pastore. Oui, Yoann Gourcuff a coûté la bagatelle de 23 millions d’euros à un Olympique lyonnais actuellement en pleine cure d’amaigrissement. « Pour 23 millions d’euros, Gourcuff peut mettre des beaux buts » racontait d’ailleurs Hubert Fournier, avec le sourire, au sortir de l’élimination du Stade de Reims à Gerland en huitième de finale de Coupe de la Ligue. Reims, une autre victime du regain de forme de l’ancien Milanais, qui enchaîne enfin les prestations convaincantes. « Il a d’ailleurs été assez phénoménal » poursuivait tranquillement un Fournier admiratif. Il faut dire que c’est souvent le cas depuis son retour à la compétition à la fin du mois de novembre.

Le flou artistique


C’est un petit miracle : Yoann Gourcuff vient d’enchaîner cinq titularisations en six matchs. Revenu à la compétition un soir de derby – 17 minutes, le temps d’envoyer une passe décisive à Jimmy Briand pour le but victorieux – le milieu de terrain n’est ressorti du onze de Rémi Garde qu’une fois, contre Toulouse, au soir de la 16e journée. Au vrai, si l’intéressé se sent plutôt bien, physiquement et dans le jeu, personne ne peut s’empêcher d’imaginer le pire, comme par exemple face à Marseille, où il a quitté les siens prématurément après un contact un peu rude. Il faut dire que depuis 2011-2012, Yoann enchaîne les galères. Au total, le classieux meneur de jeu a été absent près de huit mois. Beaucoup trop pour Jean-Michel Aulas et sa direction. Oui, le diner de Noël risque d’avoir des airs de Pôle Emploi de luxe chez les Gourcuff ce 24 décembre. Vendredi dernier, trois jours avant que Christian, le père, ne se retrouve en une du Télégramme qui titrait sobrement « une page se tourne » , Yoann, le fils, clamait son désir de ne pas prolonger son aventure entre Saône et Rhône. « Une prolongation n’est pas d’actualité. Je n’ai pas senti à certains moments une énorme confiance du club » lâchait l’intéressé en conférence de presse, pour répondre à l’offre de contrat avec salaire revu à la baisse de Jean-Michel Aulas. Un salaire annuel de six millions d’euros qui fait tache dans la masse salariale à la diet de l’OL. Un dilemme pour JMA et le board Lyonnais que même Lamartine ne pourrait pas résoudre. Hubert Fournier, lui, dirait sûrement qu’à 6 millions annuels, Yoann peut faire de belles passes décisives. Et il n’aurait pas vraiment tort.

Par Swann Borsellino
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