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Gourcuff, sociétaire du spectacle

Les actions d’éclat qui se répètent et Nasri qui sort du terrain sur une civière : la hype Gourcuff peut reprendre du service. Si la gestuelle et la forme du moment ne sont pas sans rappeler sa belle période girondine, il a aussi fallu en passer par la case désastre pour s’approcher du joueur que l’OL pensait avoir recruté : spectaculaire.

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On n’a pas attendu Gourcuff pour savoir que n’importe quel désastre pouvait devenir un jour éclatant. Prenez la rencontre entre le roi de la rock critic des 70’s, Lester Bangs, et Lou Reed du côté de Detroit en 1973. Bangs considère l’ex-leader du Velvet comme l’un de ses héros. Tellement qu’il en arrive à se bourrer la gueule au moment de le retrouver dans un Holiday Inn. Comme Lou Reed, en plus de ne pas être du genre à cracher dans le bourbon, est aussi l’une des rock stars les plus infectes du monde, l’interview vire au massacre. Lester Bangs y laisse pas mal d’amour propre et une caisse qu’il prend soin de bousiller à la sortie dans une station-service. Tout ça pour publier l’un de ses articles les plus barrés, Sourd-muet dans une cabine téléphonique : une journée parfaite avec Lou Reed.

Beautiful disaster

On imagine que l’OL a eu largement le temps de renifler ce genre de désastre avec Gourcuff. Jusqu’à entendre l’expression d’ « accident industriel » revenue d’on ne sait quelle confidence présidentielle. Une idée reprise par Lacombe en octobre dernier : « On ne peut pas dire que Gourcuff soit une réussite chez nous. Il est tout le temps blessé, c’est un gros, gros problème. » Comme Bangs après son rendez-vous manqué avec Lou Reed, voilà tout l’OL qui se ronge les sangs, à se demander tout haut qui du joueur ou du club incarne la part maudite de cette histoire qui n’a jamais su vraiment commencer. La faute aux blessures, à ce statut de « nouveau Zidane » dont on ne se relève pas, à cette solitude qui confine à la marginalité et fait dire que Gourcuff n’est peut-être pas fait pour ce monde-là. Ne manque plus que cette résignation qui finit par l’emporter à Tola Vologe quand on retrouve Yoyo cet été applaudissant Grenier, tout juste intronisé nouveau roi de la mène, en train de boucler les premières séances de la pré-saison sur une série de coups francs.

À se demander si le Breton n’attendait pas que ça pour poser les jalons d’un retour en grand que plus personne n’attendait. Car depuis fin 2013, les observateurs peuvent à nouveau se frotter les yeux devant la gestuelle irréelle du n°8 lyonnais. Une frappe de dingue contre Reims, un amour de râteau autour de sa jambe d’appui qui fait passe dé’ pour Grenier face à Lorient et une dernière frappe enroulée qui plante Cros samedi dernier. Si Gourcuff en est là, c’est d’abord parce que son corps le lui permet enfin. Ce que racontait déjà son père en 2010 : « Quand il retrouve de la force dans ses appuis, il retrouve de l’efficacité dans ses frappes. Tout est lié : technique, physique, confiance. » (So Foot) Reviennent alors en tête ces séances d’échauffement interminables passées à sonder son corps, comme pour y tenir la confirmation que rien ne lâchera cette fois. La cause de cet effroi ? Un jeu qui repose moins sur une technique spectaculaire que sur un volume du genre énorme. À force de se repasser en boucle ses buts du titre bordelais, on en aurait presque oublié que la hype girondine est aussi un joueur qui ne propose jamais une solution à moins de huit mètres du porteur du ballon.

Le bel E.T. de Yoann Gourcuff

En plus d’aimanter le jeu, Gourcuff peut à nouveau prendre cette lumière qui lui fut envoyée pleine face à son arrivée entre Saône et Rhône. Pour en arriver là, il a d’abord fallu un passage prolongé dans cette ombre réclamée par le premier intéressé : « Je veux qu’on me considère comme n’importe quel autre joueur. » Pour mieux se défaire du poids d’un transfert record (22 millions d’euros) et d’un salaire devenu pesant pour les finances d’un club à la rue (6,6 millions d’euros annuels). Paradoxalement, c’est aussi au moment où l’effectif du club lyonnais ne compte plus d’autre joueur de son rang qu’il parvient à retrouver la classe qui le fuyait. Une situation éprouvée en son temps par Sonny Anderson, arrivé avec un statut d’extra-terrestre dans un effectif semi-anonyme. Un peu à l’image du Brésilien des années d’avant-domination, Gourcuff semble enfin disposé à endosser le rôle du joueur chargé de faire les différences.

Pour que l’affaire dure un peu plus que les cinq derniers matchs, le club s’est chargé de lui déclarer sa confiance retrouvée. En faisant savoir haut et fort, du président au vestiaire, que l’OL pourrait bien être l’équipe de cette seconde moitié de saison. En maintenant surtout ce 4-4-2 losange, d’abord monté par Garde pour optimiser l’abondance du milieu lyonnais et cacher la misère autour – en attaque et en défense. Avant de se rappeler que ce dispositif trop exigeant pour tenir sur la durée reste encore celui dans lequel Gourcuff est le plus performant. Tant qu’à lui permettre de marcher sur l’eau et aux autres de le suivre, on range les préceptes du 4-3-3 à la lyonnaise et on prolonge l’expérience.

Les sirènes des Bleus

Ne manque plus que le dernier acte pour céder à l’idée du retour en grand : les sirènes de l’équipe de France. Lesquelles se sont mises à retentir quand Nasri a quitté le terrain sur une civière le week-end dernier. Une place de libre et c’est Yoyo qu’on rappelle. On veut bien, mais pour quoi faire ? Dans une sélection qui fait reculer le 10 à la place de Cabaye, on se doute bien que Deschamps a d’autres priorités que faire revenir un joueur comme Gourcuff au cœur de son milieu. Surtout quand c’est à Ribéry qu’il revient d’endosser le rôle du type qui fera les différences. Sans vouloir entrer dans la mécanique des mœurs de l’équipe de France, pas de quoi arranger la candidature Yoyo…

En vrai, si Gourcuff plaît tant en ce moment, c’est parce qu’il colle comme jamais aux ambitions de l’OL du moment. Où, dans l’attente du grand stade et des nouvelles ambitions qui vont avec, il faut patienter en privilégiant le spectacle aux résultats. Comme si l’Olympique lyonnais avait dû attendre de se retrouver dans la peau du club de milieu de tableau pour redonner un peu d’envergure à un milieu recruté pour frayer dans la catégorie des joueurs de classe internationale. Après tout, pourquoi pas : on n’a jamais trouvé Lou Reed aussi troublant qu’en sourd-muet dans une cabine téléphonique.

Par Serge Rezza, à Lyon
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AirForceOne Niveau : CFA2
Article vraiment pas terrible Yoyo n'a jamais et ne sera une hype. Des ses 17 ans avec la Gambardella de Rennes il était au dessus. Après il peut jouer au rôle de Cabaye car son père a dit qu'il était le meilleur au poste de Cabaye alors que tout le monde le kiffait en 10 a Bordeaux
Matos_de_blackos Niveau : DHR
Le tir de l'aigle, ca fait vraiment ca!:-)
WaiWaiFautVoir Niveau : DHR
La culture c'est comme la confiture...

C'est pas mal les analogies, des fois. Là c'est non.
C'est quoi, ce titre ? Attendez, la forme actuelle vous a fait renoncer à l'habituel et facile "intermittent du spectacle", du coup, vous avez voulu vous la ramener avec la comédie française et ses sociétaires, mais vous êtes tombés dans la marigot qui sépare les artistes des fonctionnaires, c'est ça ?
ToxikCheese Niveau : Loisir
Proverbe Finistero-Lyonnais :

"Article sur Gourcuff le matin, rupture des ligaments le lendemain."


Bon bah Nasri ira à la CDM !
Dans quelques semaines la presse va nous sortir"le successeur de zidane"...
Jack Facial Niveau : CFA
J'aime ce genre d'introduction digne de Philippe Manœuvre
Mehmet Scholl Niveau : CFA
Nan nan nan

Si Nasri n'est pas sélectionnable pour le mondial, c'est Griezman qui doit prendre la place vacante en tant que doublure de Lascarface à gauche.

Au milieu, y'a déjà ce qu'il faut
pierrot92 Niveau : CFA2
Quand on est le plus gros salaire du club, on peut pas prétendre à être un joueur comme les autres. Si on veut être comme les autres, on est payé comme les autres.
"quand Nasri a quitté le terrain sur une civière le week-end dernier. Une place de libre et c’est Yoyo qu’on rappelle".

Ouai enfin sinon il y a Thauvin et Griezmann avant lui!
Vortigern Niveau : CFA2
Message posté par ToxikCheese
Proverbe Finistero-Lyonnais :

"Article sur Gourcuff le matin, rupture des ligaments le lendemain."


Bon bah Nasri ira à la CDM !


Chérif sors de ce corp!
Message posté par AirForceOne
Article vraiment pas terrible Yoyo n'a jamais et ne sera une hype. Des ses 17 ans avec la Gambardella de Rennes il était au dessus. Après il peut jouer au rôle de Cabaye car son père a dit qu'il était le meilleur au poste de Cabaye alors que tout le monde le kiffait en 10 a Bordeaux


Moi je me souviens que son meilleure match en EDF c'était en Roumanie (2010 je crois), en infériorité numérique et donc dans une position assez basse de récupérateur.
Il avait été énorme, grattant un nombre incalculable de ballon et menant le jeu offensif.
Bref, il avait joué 6 et 10 en même temps
TsouinTsouin Niveau : Ligue 1
C'est sûr que Gourcuff peut jouer plus bas. Il a un abattage incroyable, un très bonne technique, tactiquement il est bon, belle vision du jeu, super frappe et assez rapide.
Je suis sûr qu'il ferait un excellent "box-to-box". Tu lui plantes la Toul' à côté, ça rigole plus là !

Bordel, Aulas, je te déteste de plus en plus !
Message posté par TsouinTsouin
C'est sûr que Gourcuff peut jouer plus bas. Il a un abattage incroyable, un très bonne technique, tactiquement il est bon, belle vision du jeu, super frappe et assez rapide.
Je suis sûr qu'il ferait un excellent "box-to-box". Tu lui plantes la Toul' à côté, ça rigole plus là !

Bordel, Aulas, je te déteste de plus en plus !



C'est une blague?
Message posté par ToxikCheese
Proverbe Finistero-Lyonnais :

"Article sur Gourcuff le matin, rupture des ligaments le lendemain."


Bon bah Nasri ira à la CDM !


Morbihanno-Lyonnais s'il te plait !
Non non sérieux, tout sauf l'EDF pour Gourcuff.

Il faut qu'il tire un trait dessus, à la Toul, et profite de cela pour mettre loin de lui une grande partie des problèmes qu'il a eu et se concentre sur son jeu. Qu'il soit un grand

J'adore ce joueur, enfin quand il est en forme bien entendu. Il est technique, précis, et intelligent dans le jeu. Et le reselectionner en EDF, ça serait le remettre face à ses anciens démons et pas idéal pour son moral. Ça ruinerait tout.
ToxikCheese Niveau : Loisir
Message posté par innerself


Morbihanno-Lyonnais s'il te plait !


au temps (de merde) pour moi !


et je valide avec Lorient, en compagnie de Rennes et Guingamp ! Putain de Karma quoi !
sandro l'obèse Niveau : Ligue 1
Note : 2
Je trouve l'article plutôt bon, mis à part l'entrée en matière droso-sodomite peu appropriée. Il n'est dit nulle part que c'est à Yohann de reprendre la place qui sera peut-être laissée vacante par Nasri (sa sélection à lui étant véritablement indiscutable ?), simplement une constatation que dès que Gourcuff reprend des couleurs, c'est beaucoup de la France qui se remet à espérer. A tort ou à raison, c'est en tout cas révélateur de la vision du football du spectateur tricolore, entre nostalgie des 10 à l'ancienne, sensation de vide intolérable à ce poste, et goût pour les taiseux un peu mystérieux en comparaison avec les melons sur pattes ralentisseurs du jeu.
Le problème de Gourcuff à l'OL est clairement son physique (et son salaire).

Il a toujours été bon dès qu'il a enchaîné 3 matchs. J'aimerais bien voir l'analogie entre les bons résultats de l'OL cette saison et la présence de Yoyo.

En tant que supp Lyonnais, j'ai toujours aimé Gourcuff mais le sentiment dominant c'est la déception. On sait que quand il partira, on se sera fait enfler financièrement et que Gourcuff n'aura pas été à son meilleur niveau à cause de ce foutu challenge Abou Diaby.

Après je crois régulièrement que "cette saison il ne se blessera plus", je dois être un romantique...
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