Gourcuff le lyonnais

Tout est allé très vite. En moins de 24 heures, Yoann Gourcuff est passé de passeur décisif bordelais au Parc des Princes à celui de nouvelle recrue lyonnaise.

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« L'Olympique Lyonnais annonce la signature d'un accord avec les Girondins de Bordeaux sur les modalités du transfert de l'international français Yoann GOURCUFF qui signera un contrat de longue durée avec l'OL après avoir passé une visite médicale à Lyon » . Laconique, sans folie, du factuel pur et dur, l'OL vient d'annoncer son plus gros coup depuis l'arrivée de Lloris il y a deux saisons. Yoann Gourcuff va quitter Bordeaux pour prendre la route de Lyon. Sur Mappy, c'est 5h35 et 589 kilomètres. En football, c'est 20 millions d'euros. Comme quoi, le monde est simple. On le sentait venir. Tout s'est même joué en une semaine. Sept jours durant lesquels l'ancien Milanais a d'abord démarché sa hiérarchie pour lui déclarer ses envies d'ailleurs.

La destination était évidente : Lyon. L'OL de ses deux potes Lloris et Toulalan. Une envie d'évasion qui n'a pas laissé Jean Tigana de marbre. Pour preuve, dimanche soir Yo' était sur le banc au Parc des Princes. « Il est allé voir le président pour lui demander de partir. Il devait jouer et il s'est retrouvé sur le banc. Un joueur qui désire partir c'est difficile la veille d'un match. Cette décision on peut la prendre un lundi et c'est plus simple pour tout le monde. Il a une clause de départ à 25 millions, il peut partir. Mais on ne dit pas ça la veille d'un match important comme Paris et après deux défaites. Ce n'est pas une sanction sinon je ne l'aurais pas fait rentrer avant la fin et pas pris dans le groupe. J'ai préféré mettre Jussié en pensant qu'il était plus motivé » s'était d'ailleurs justifié Jeannot sur RMC. Difficile de lui jeter la pierre.

L'homme du Président

Il faut dire que l'année 2010 du gendre idéal ressemblait plus à un chemin de croix qu'à une réussite sportive. Une fin d'année dégueulasse avec Bordeaux, une Coupe du monde à se prendre des gifles, des brimades et enfin, l'absence de Ligue des Champions à son menu de rentrée. Trop, c'est trop. Un programme moyennement jouissif l'attendait. D'autant que le Président Laurent Blanc s'est fait la malle pour prendre les Bleus. Lolo Blanc, l'homme qui l'a (re)lancé. Le genre de départ qui vous plombe le moral.

Et visiblement, Yoann fonctionne à l'affect. Le mental, ce n'est pas trop son truc. Quand ça ne va pas, le joueur se referme sur lui-même. A Lyon, il devrait trouver une équipe à son image : talentueuse et carrée. Mieux, il jouera avec ses proches. Encore mieux, il pourra de nouveau briller sur les prés de la C1 dès septembre à son poste de prédilection : milieu offensif. Un départ qui rassure le football français. Car Yoann aurait pu faire n'importe quoi. Partir à City par exemple. Il a choisi le Rhône, une aubaine pour la Ligue 1. Et comme par magie, via un versement échelonné en trois parties, Lyon se remet dans la course au titre. Juninho peut désormais dormir tranquille, Gerland a sans doute trouvé son successeur. Quant à Bordeaux, il perd son meilleur joueur mais allège considérablement sa masse salariale. Idéal pour recruter de moins gros salaires dans la foulée. Le choix numéro un sur la shopping list bordelaise s'appelle Yohan, mais Cabaye. Et tout le monde est content ?

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