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  2. // 20e journée
  3. // Nuremberg/Bayern Munich

Götze, partout, tout le temps

Recrue-phare du mercato estival du Bayern, le Golden Boy 2011 a connu un début de saison compliqué, entre pression, blessures et concurrence exacerbée. D’autant plus que Pep n’a pas hésité à le balader de poste en poste. Qu’importe, depuis quelques matchs, Mario flambe.

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La polyvalence. Une qualité recherchée par les entraîneurs, bien souvent doublée d’un funeste adage, le fameux « bon partout et indispensable nulle part » . C’est longtemps ce qu’on s’est dit de Mario Götze au Bayern, bloqué par une concurrence monstrueuse. En effet, à la vue du XI munichois de l’année dernière, difficile de trouver un joueur strictement moins fort que lui. Sur les ailes, où il a débuté au BVB, le duo Robbery est intouchable. En 10, son poste lors de sa dernière saison jaune et noire, Müller et Kroos, formés au club, tiennent la baraque. À la relance, là où il a parfois dépanné, impossible de toucher à l’icône Bastian Schweinsteiger. Ne reste alors que la pointe de l’attaque, occupée par le « bien mais pas top  » Mario Mandžukić. Une hypothèse qui a du sens, surtout si l'on pense que Joachim Löw, quand il est privé de Klose et Gómez, l’aligne en faux 9, et que Pep Guardiola est l’homme derrière le repositionnement de Messi. De toute façon, le Catalan doit bien avoir un plan, autre que celui d’affaiblir la concurrence. Au moment de la présentation du joueur, Matthias Sammer avait d’ailleurs déclaré qu’ « il était très clair quel genre de joueur Guardiola voulait et le nom de Mario est venu très vite. Il pensait que c’était impossible de s’offrir un tel joueur. Quand nous lui avons expliqué que c’était une possibilité, il était très excité.  »

Les entrées de l’artiste

Sauf que Götze a déconné : il s’est blessé. De fait, il faut attendre la 3e journée de Bundesliga pour le voir évoluer sous ses nouvelles couleurs, face à la modeste équipe de Nuremberg. Aligné aux côtés de l’autre recrue Thiago dans l’axe du nouveau 4-1-4-1, il livre une prestation quelconque, et est remplacé à la 68e. La semaine suivante, rebelote contre Fribourg. Dans la foulée, re-blessure. La résurrection interviendra le 19 octobre, lors de la 9e journée. À la mi-temps, le Bayern est mené 1-0 par une équipe de Mayence dont le plan « on bétonne derrière et on prie pour marquer en contre » fonctionne à merveille. Alors Pep fait ce qu’il sait faire de mieux : oser. Il sort Rafinha et lance Götze. Un choix payant. Cinq minutes plus tard, le nouvel entrant met Robben en orbite pour l’égalisation. Plus tard, il permet à Mandžukić de faire le break. Au final, une victoire 4-1 et un match référence pour Götze. Enfin, est-on tenté de dire. Mais Guardiola a d’autres idées en tête, plus ou moins judicieuses, et doit faire avec les blessures. En trois matchs, Mario joue milieu, faux 9, ailier droit. Pas facile pour les repères. Il recommence à bafouiller son football, à faire les mauvais choix. Pour le choc contre Dortmund, son Dortmund, la sanction tombe : il est remplaçant. Et encore une fois, tel un phœnix, Mario va entrer et faire basculer le cours de la rencontre. Un but pour son premier ballon, pas de célébration, une confiance retrouvée. Il ne quittera plus jamais le onze de départ.

Bien sous tous rapports

Et pour cause. Depuis, sur ses six derniers matchs de Bundesliga, Mario a marqué quatre fois et fait trois passes décisives, auxquels il faut encore ajouter deux pions en championnat du monde des clubs et en Ligue des champions. Personne ne peut en dire autant. Des prouesses réalisées alors que son tour du monde des postes continue. Ce qui ne qui semble pas gêner le principal intéressé. Aligné en pointe contre Gladbach il y a deux semaines, il s’est confié sur le sujet à Spox : « Je me sens bien devant. Il n’y a pas vraiment de différence avec les autres postes où j’ai joué. Le coach m’aligne où il pense que c’est le mieux. Je me sens bien en tant qu’attaquant, mais aussi sur les ailes. Ce n’est pas vraiment un souci pour moi.  » En revanche, c’en est un pour Beckenbauer, pour qui « cela n’a aucun sens de faire de Götze un buteur » . Dans l’émission Sky90, le Kaiser a expliqué son point de vue : « Le Bayern gaspille son potentiel à ce poste. Bien sûr, il peut y jouer, mais vous n’obtenez pas le meilleur de lui-même. Je pense qu’il est meilleur derrière un buteur. Il est bien plus dangereux ainsi. » Comme la semaine dernière contre Francfort. Comme aujourd’hui à Nuremberg.

Par Charles Alf Lafon
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Il est bon, n'empeche c'est un traitre !
LincolnDeGalatasarayOnT'OubliePas Niveau : Loisir
Qu'il se fasse gangbanger par le père Fourass, la boule, Passe-partout et un maître du temps, avec foutrage facial en Optimus Prime time!
Arthur-FAFI Niveau : DHR
Une grande équipe doit doubler tous les postes (blessures, calendrier chargé, baisse de forme). La force du Bayern est d'avoir 2 équipes excellentes ce qui impose forcément la concurrence.Cette concurrence est admise et bien gérée, tout va bien de ce côté.

Pep est un très grand entraîneur et, à ce titre, il cherche perpétuellement, il ose et il innove. Le football est un sport complexe, il faut voir ce que donne les schémas de jeu, comment les joueurs les interprètent, comment les adversaires réagissent... Ce n'est pas une science exacte. C'est une science expérimentale.

A côté de cela, il y a les observateurs qui ont leur fonction. Ils jugent, analysent et critiquent. Ils sont dans leur rôle.

La vérité vient du terrain. Gagner des matchs et des titres pendant une longue période. C'est le palmarès des entraîneurs et des clubs qui parlent. Nous verrons...
Arthur-FAFI Niveau : DHR
donnent les schémas
palmarès qui parle
Note : 3
Message posté par Arthur-FAFI
Une grande équipe doit doubler tous les postes (blessures, calendrier chargé, baisse de forme).


Pure foutaise, l'histoire a déjà prouvé qu'on a pas besoin de 8 équipes compétitives pour tenir la route. Ça c'est seulement dans l'imaginaire des supporters du PSG ou du Real.
On connaissait déjà la variante "incompétence" de ce phénomène qui poussait les clubs très riches à recruter à gogo (façon Manchester City ou Real Madrid), maintenant on a la variante "cynique" du Bayern qui non content de seulement piller des petits clubs (ce qui est à la rigueur est un chemin normal) va directement se servir chez ses concurrents directs.

Bref, pour moi ce transfert est complètement con et fait simplement perdre de l’intérêt à la Bundesliga. Le BVB est en difficulté mais le Bayern, avec ou sans Gotze est au top.
Message posté par Arthur-FAFI
donnent les schémas
palmarès qui parle


C'est un haiku ?
je dois admettre que la première fois que je l'ai vu jouer avec le BVB, j'ai beaucoup fait attention à son physique, surtout son visage de joueur qui connaît ses capacités, croît en elle, est confiant en somme. http://www.koora.com/images/albumkoora/ … _gotze.jpg (cette photo n'est pas tendancieuse.)
Instinctivement, je l'ai vu au dessus des lois.

Loi judiciare ? Non. Loi du convenu ? Peut-être. Le transfert de Dortmund à Munich en dit quelquechose. Loi du terrain ? Exactement. C'est là que mon instinct n'est plus. Ou moins.

Tout ce que je peux dire à propos de ce garçon, c'est qu'il s'associera aux meilleurs pour enquiller les trophées. Il n'était pas prêt à mener la course pour la 1ère place chaque année en BL, dois-je parler de CL, avec le Borussia. Il est bon, il le sait, et à moins de pépins physiques importants, autant de titres qu'Ibrahimovic l'attende (une référence dans le domaine de la confiance en soi, de l'égo démesuré sans doute aussi). Je dirais même plus, car il est prêt à plus, en témoigne son non-attachement à un poste mais au seul fait d'être sur le terrain.
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