Gordon Banks, l'homme devant qui Pelé perdit la tête

Mexique, Coupe du monde 1970. Dans un match anonyme de phase de groupes entre le Brésil et l'Angleterre, Jairzinho déborde. Au bout du bout de sa longue course, en pleine samba avec la ligne de corner, il centre pour le grand, l'immense Pelé. Le génie s'élève, claque un coup de tête piquée au ras du poteau gauche, crie « goal ! » … et Gordon Banks détourne le ballon. Le portier britannique vient de réaliser l'arrêt du siècle, mais ne le sait pas encore. Personne ne l'a prévenu non plus qu'il paumerait sa place en club après le tournoi. Ni qu'il devrait profiter de son œil droit, qu'il perdra quelques années plus tard.

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À part ça, tout va bien. Le visage est marqué par les rides de l'âge avançant, certes, mais les traits sont toujours souriants, le teint subtilement bronzé et les bajoues à peine bombées. Le cheveu est fin, mais la racine dense, comme une douce toison blanche que l'on coifferait du bout des doigts sur le côté au sortir de la douche. La tête, elle, suit à merveille. Quand il raconte l'histoire de l'arrêt qui l'a rendu célèbre face au coup de crâne du grand Pelé lors de la Coupe du monde 1970, le vieil homme agite les bras, mime, reconstitue. Il dessine la course de Jairzinho de ses mains, crayonne le placement de sa défense, fait marrer son auditoire et conclut toujours de la même manière, comme une maxime : « Je suis tombé au sol, j'ai tourné la tête et vu la balle rebondir derrière les buts. » Là, il marque une pause, élargit son sourire, jauge son public du regard. Ils sont accrochés : « Et là je me suis dit "Banksy, you lucky bastard !" » Applaudissements. Oui décidément, en dehors d'une incisive gauche déchaussée et d'un œil droit figé à la suite d'un accident de voiture qui lui coûta sa carrière, tout va bien pour Gordon Banks. Une situation d'autant plus appréciable à 77 ans que cela n'a pas toujours été le cas.

Maçon à 18 ans, champion du monde à 29


À l'aube de sa majorité, alors que son poil est encore brun et que sa tête ressemble plus que jamais à celle de Spock dans Star Trek, le gardien anglais est enrôlé comme gardien d'une entreprise d'exploitation de charbon près de Sheffield, sa cité natale. Recruté par le centre de formation de Chesterfield quelques mois plus tard, le bonhomme n'est encore qu'en troisième division anglaise, carcan qu'il quittera trois ans plus tard, en 1958, lorsqu'il part pour près de 10 000 euros actuels en direction de Leicester City. C'est ici, dans cette cité des Midlands de l'Est rendue célèbre pour son marché de bonneterie et ses chaussures, que le petit Banks endosse pour la première fois son habit de super gardien. En huit ans passés sur place, le portier construit ses gammes, perd deux finales de FA Cup puis gagne une Coupe de la Ligue anglaise en 1964. Appelé un an plus tôt en équipe nationale, il est la première pierre de l'armada en construction de Alf Ramsey, sélectionneur de l'époque, en vue de remporter le Mondial 66 à la maison.

Cette Coupe du monde 1966, Gordon Banks la gagnera dans les cages. Devant lui, Bobby Moore (West Ham) et Jack Charlton (Leeds), complètent un triptyque presque invincible : un seul but encaissé - sur un penalty d'Eusébio en demie - avant la finale, 442 minutes et sept matchs d'invincibilité… et l'unique sacre des Three Lions en récompense. Une victoire 4-2 dans la prolongation face à la RFA, où Banks fait montre d'une qualité de placement et de réflexes phénoménaux, bien au-dessus de la concurrence de l'époque. À l'issue du tournoi, l'Anglais volant obtient officiellement le surnom tout trouvé de « Banque d'Angleterre » , référence à son inviolabilité. Il ne le sait pas encore, mais la guigne est en route.

« Si Banks avait été dans les buts, mon tir n'aurait jamais franchi la ligne »


Poussé remplaçant à Leicester par le jeune Peter Shilton, 17 ans et très doué en négociations de contrat, Gordon Banks part pour Stoke City à 29 ans, trois ans avant son chef-d'œuvre face à Pelé. L'arrêt d'une vie. Celui qui le propulsa des dizaines d'années plus tard comme second meilleur gardien du XXe siècle élu par la Fédération internationale de l'histoire du football et des statistiques (IFFHS), derrière Lev Yachine, mais devant Dino Zoff, Sepp Maier et Ricardo Zamora. De cette parade mythique effectuée au Mexique en 1970, une phrase, devenue légende : « J'ai marqué un but, mais Banks l'a arrêté » lance Pelé dans les vestiaires. « J'ai gagné une Coupe du monde et pourtant, ce n'est pas pour ça que je suis resté dans les mémoires. Les gens se souviennent de mon arrêt. On m'en parle toujours » , s'amuse souvent l'intéressé. Un détournement des plus compliqués, mais vraiment « arrêt du siècle » ? L'expression est aujourd'hui remise en question. La Coupe du monde 1970, première diffusée en couleurs, a évidemment été un événement marquant dans l'histoire du football. Le match en lui-même, anonyme choc de groupe 3 et décrit comme particulièrement ennuyeux par les journaux de l'époque, a-t-il pu être victime d'une légère enflammade des commentateurs afin de le rendre plus attractif ? Pas de réponse. Toujours est-il que Banks, alors au sommet de son art, voit une nouvelle fois le train lui passer sous le nez.

À la veille du quart de finale des Anglais face à la RFA, Banks s'intoxique après avoir bu une bière, et est remplacé par Peter Bonetti : « C'est incroyable que ce soit tombé sur lui » , soupire Alf Ramsey, séparé de son extra-terrestre de gardien. L'Angleterre perd 3-2 après avoir mené de deux buts jusqu'à la 68e minute, une défaite que Franz Beckenbauer, buteur ce soir-là, résumera par ce simple aphorisme : « Si Banks avait été dans les buts, mon tir n'aurait jamais franchi la ligne. » Pas faux, sa frappe étant passée sous le ventre de Bonetti.

Youtube

Félin dans les cages, Gordon Banks se révèle cabot dans la vie. En voiture, le 22 octobre 1972, il est victime d'un accident qui lui coûte l'usage de son œil droit, et marque brutalement la fin de sa carrière, à 34 ans. Lorsqu'il quitte les terrains, c'est son borné de coéquipier Peter Shilton qui prend sa place dans les cages de Stoke, comme un symbole. Une confirmation : les pires frappes jamais encaissées par Banks auront finalement été tirées dans son dos. Pourtant, Flash Gordon renfile les gants cinq ans plus tard, en 1977, à l'occasion d'une pige de la dernière chance aux Fort Lauderdale Strickers, États-Unis. La Ligue américaine offre des parachutes dorés aux anciennes gloires du football international, parmis lesquelles Johan Cruijff, le Kaizer Franz Beckenbauer ou encore Pelé. Banks partage même la tunique de George Best et se voit attribuer en 1978 le titre de « Meilleur gardien du championnat » , avec un œil, donc.

« Quand je jouais contre Gordon, je me demandais comment j'allais arriver à le battre » dit un jour à son propos le grand avant-centre britannique Jimmy Greaves. « C'est peut-être même le meilleur défenseur de l'histoire du football » , renchérit son ami Pelé. Une histoire de superlatifs, de réflexes hors du commun, d'une claquette légendaire, d'œil vitreux et de dents cassées. Coïncidence ou non, son incisive gauche, amochée le jour de l'accident qui marqua sa fin de carrière, dévisse dans la même direction que l'arrêt qui le fit entrer dans la légende, vers la droite. Une triste ironie, peut-être, ou une question de chance, plus sûrement. De quoi conclure encore longtemps : « Banksy, you lucky bastard. »



Par Théo Denmat
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Excellent gardien, certes..mais parmi beaucoup d autres, rien de bien sensass au fond...

Le fort cabotin Pele a, tout au long de sa carriere, bien cité une centaine de joueurs à titre de ses égaux, supérieurs à lui, "plus grand..." etc...et Banks d avoir surtout bénéficié de la diplomatique faconde du brésilien.

Il ne fallait pas plus pour que s y engouffrent les complexes de l angleterre, ce besoin frénétique qu ont ses mass-médias et son establishment à entretenir les oripeaux de quelque poussiereux britania rules the world..et dont bénéficia la légende de Banks.

Si cependant d aucuns, snobs et inconscients de ce mécanisme, veulent encore y voir le plus grand, eh bien : nul ne peut rien pour eux.
Message posté par Bota67
Excellent gardien, certes..mais parmi beaucoup d autres, rien de bien sensass au fond...

Le fort cabotin Pele a, tout au long de sa carriere, bien cité une centaine de joueurs à titre de ses égaux, supérieurs à lui, "plus grand..." etc...et Banks d avoir surtout bénéficié de la diplomatique faconde du brésilien.

Il ne fallait pas plus pour que s y engouffrent les complexes de l angleterre, ce besoin frénétique qu ont ses mass-médias et son establishment à entretenir les oripeaux de quelque poussiereux britania rules the world..et dont bénéficia la légende de Banks.

Si cependant d aucuns, snobs et inconscients de ce mécanisme, veulent encore y voir le plus grand, eh bien : nul ne peut rien pour eux.


Ne m' invite jamais à boire une bière, merci.
Guy Formici Niveau : Loisir
"Il ne fallait pas plus pour que s y engouffrent les complexes de l angleterre, ce besoin frénétique qu ont ses mass-médias et son establishment à entretenir les oripeaux de quelque poussiereux britania rules the world..et dont bénéficia la légende de Banks."

Mais vraiment n'importe quoi ! le style ampoulé (qui dit de petites choses avec des grands mots) de votre diatribe ne prend pas en compte que vers 1978-80-82, Gordon Banks étaient déjà une légende du football et un gardien inoubliable alors que pourtant "l'establishement" et "mass-média" et notamment anglais, n'avait aucun complexes à avoir avec la domination des clubs anglais sur le toit de l'Europe et la trés grande qualité de deux de ses gardien de niveau mondial : Shilton et Clemence !
Sidney G'Ovule Niveau : Loisir
Message posté par Bota67
Excellent gardien, certes... mais parmi beaucoup d'autres, rien de bien sensass au fond...

Le fort cabotin Pele a, tout au long de sa carriere, bien cité une centaine de joueurs à titre de ses égaux, supérieurs à lui, "plus grand..." etc...et Banks d avoir surtout bénéficié de la diplomatique faconde du brésilien.

Il ne fallait pas plus pour que s y engouffrent les complexes de l angleterre, ce besoin frénétique qu ont ses mass-médias et son establishment à entretenir les oripeaux de quelque poussiereux britania rules the world..et dont bénéficia la légende de Banks.

Si cependant d aucuns, snobs et inconscients de ce mécanisme, veulent encore y voir le plus grand, eh bien: nul ne peut rien pour eux.


Si. Epicétou.

* goût pour le débat *
Désolé les amis je savais pas où la mettre celle là(J'ai attendu FL en vain):
https://twitter.com/GabonMaTerre/status … 3820946432

Sacré duel entre le combo T-shirt + Jeans de Messi et la pose "deux doigts" beaufs pré-ado des minitres
Sidney G'Ovule Niveau : Loisir
Message posté par King7
Désolé les amis je savais pas où la mettre celle là(J'ai attendu FL en vain):
https://twitter.com/GabonMaTerre/status … 3820946432

Sacré duel entre le combo T-shirt + Jeans de Messi et la pose "deux doigts" beaufs pré-ado des ministres


T'inquiète pas, ça va forcément finir par atterrir dans les brèves, et le petit gaucho pâlichon sera alors livré à notre vindicte impitoyable.
Message posté par Guy Formici
"Il ne fallait pas plus pour que s y engouffrent les complexes de l angleterre, ce besoin frénétique qu ont ses mass-médias et son establishment à entretenir les oripeaux de quelque poussiereux britania rules the world..et dont bénéficia la légende de Banks."

Mais vraiment n'importe quoi ! le style ampoulé (qui dit de petites choses avec des grands mots) de votre diatribe ne prend pas en compte que vers 1978-80-82, Gordon Banks étaient déjà une légende du football et un gardien inoubliable alors que pourtant "l'establishement" et "mass-média" et notamment anglais, n'avait aucun complexes à avoir avec la domination des clubs anglais sur le toit de l'Europe et la trés grande qualité de deux de ses gardien de niveau mondial : Shilton et Clemence !


Pas de bol : la légende de Banks est antérieure à la domination des clubs anglais en coupes d Europe... tu peux également essayer de trouver meilleurs arguments qu au style de tes interlocuteurs.

Jusqu à ce sacre hum-hum de 66, et depuis deux bonnes générations : l angleterre était l homme malade du football européen. Mythe de la suprématie anglaise, en disait-on. Mais mythe nécessaire à ce vieil empire en souffrance, dont en matière de football.

Y a un moment pour sortir des mantras, l ami. Ça ne t a par exemple jamais interpellé, que la plupart des "plus grands joueurs" domestiques officiellement identifiés par les mass-médias émargent comme par hasard aux années 60 et 70?

Cruijff, Rivera, pelé, Charlton, beckenhauer, van himst... grands joueurs, aucun doute. Non moins que produits médiatiques, durables et surtout, d années au cours desquelles s affirmaient déjà tous les vices d un football devenu pur produit de consommation...

L histoire est toujours une construction. En l espèce, il n en va guère autrement de la légende des précités ou d un Banks..

Mais libre à chacun de tenir pour arguments d autorité ce qui, alors, tenait surtout de matracages mass-médiatiques.
Message posté par Bota67
Excellent gardien, certes..mais parmi beaucoup d autres, rien de bien sensass au fond...

Le fort cabotin Pele a, tout au long de sa carriere, bien cité une centaine de joueurs à titre de ses égaux, supérieurs à lui, "plus grand..." etc...et Banks d avoir surtout bénéficié de la diplomatique faconde du brésilien.

Il ne fallait pas plus pour que s y engouffrent les complexes de l angleterre, ce besoin frénétique qu ont ses mass-médias et son establishment à entretenir les oripeaux de quelque poussiereux britania rules the world..et dont bénéficia la légende de Banks.

Si cependant d aucuns, snobs et inconscients de ce mécanisme, veulent encore y voir le plus grand, eh bien : nul ne peut rien pour eux.


La prochaine fois, tu pourrais pas parler en Alexandrin?
Avec deux/trois chiasmes ou litote... Je suis sûr que tu serais encore plus lisible!

P.S : non pas que je critique ton style hyper épuré, mais on mesure aussi l'intelligence sur la capacité de chacun à s'adapter aux gens avec qui on communique. Et ici, c'est le forum de sofoot, pas secrets d'histoire avec Stéphane Bern...
Message posté par Ericola


La prochaine fois, tu pourrais pas parler en Alexandrin?
Avec deux/trois chiasmes ou litote... Je suis sûr que tu serais encore plus lisible!

P.S : non pas que je critique ton style hyper épuré, mais on mesure aussi l'intelligence sur la capacité de chacun à s'adapter aux gens avec qui on communique. Et ici, c'est le forum de sofoot, pas secrets d'histoire avec Stéphane Bern...


En somme, tu m invites donc à m abaisser (au niveau de gens supposés moins intelligents?) pour te paraître "intelligent"?.. no comment!

Un schopenhauer (j aggrave sans doute mon cas) a certes proposé qu il était inutile d échanger avec des gens d un niveau supposé moindre (ce que je ne pense pas), mais chacun son truc.

Note que schopenhauer a aussi affirmé que les attaques sur le style étaient toujours un aveu de faiblesse. Ce en quoi je le rejoins plus volontiers.

Bref : perte de temps.
Sidney G'Ovule Niveau : Loisir
Message posté par Bota67


Pas de bol : la légende de Banks est antérieure à la domination des clubs anglais en coupes d Europe... tu peux également essayer de trouver meilleurs arguments qu au style de tes interlocuteurs.

Jusqu à ce sacre hum-hum de 66, et depuis deux bonnes générations : l angleterre était l homme malade du football européen. Mythe de la suprématie anglaise, en disait-on. Mais mythe nécessaire à ce vieil empire en souffrance, dont en matière de football.

Y a un moment pour sortir des mantras, l ami. Ça ne t a par exemple jamais interpellé, que la plupart des "plus grands joueurs" domestiques officiellement identifiés par les mass-médias émargent comme par hasard aux années 60 et 70?

Cruijff, Rivera, pelé, Charlton, beckenhauer, van himst... grands joueurs, aucun doute. Non moins que produits médiatiques, durables et surtout, d années au cours desquelles s affirmaient déjà tous les vices d un football devenu pur produit de consommation...

L histoire est toujours une construction. En l espèce, il n en va guère autrement de la légende des précités ou d un Banks..

Mais libre à chacun de tenir pour arguments d autorité ce qui, alors, tenait surtout de matracages mass-médiatiques.


Puisqu'il te dit qu'il en veut pas, de ta bière.
Message posté par Bota67


Note que schopenhauer a aussi affirmé que les attaques sur le style étaient toujours un aveu de faiblesse. Ce en quoi je le rejoins plus volontiers.


Certes, mais lui en avait, du style.
En lisant le titre de la breve je pensais la meme chose que bota67, un très bel arrêt dans la première coupe du monde en technicolor, face au "roi", dans un match a élimination.
Il n'en fallait pas moins pour écrire une légende d'un fait de match.
Que le style du sus nommé vous déplaises ou vous agaces j'en convient mais dans le fond, hormis sont passage sur l'empire il n'a pas tort(6/3 a wembley face aux hongrois en 53 y'a bien longtemps que le monde du foot savais que les anglais n'étais pas les cadors décris,sans compter le 7/1 au retour).
Les british raffole d'histoires racontées beurré au coin d'un comptoir dans un rade ben pérave.

C'est moins classe qu'Homère mais le but est le même.
Guy Formici Niveau : Loisir
[citer id="1798301" auteur="Bota67"]

Pas de bol : la légende de Banks est antérieure à la domination des clubs anglais en coupes d Europe... tu peux également essayer de trouver meilleurs arguments qu au style de tes interlocuteurs.

Vous n'avez pas compris grand chose à mon com. j'explique simplement que l'Angleterre n'a pas besoin de construire un mythe de toute pièce sur un gardien de but, qu'en ces années 78-80 ou je découvre dans la presse anglaise l'existence d'un ancien gardien nommé Gordon Banks, les clubs anglais trônent sur l'Europe entière sans discontinuer (de 77 à 85 c'est 7 coupes des champions) !
Et puis je persiste, votre style ampoulé cache très mal le vide intersidéral de vos prétentieux et laborieux pets littéraire.....Et pour finir le football n'a pas eu besoin des "mass média" (ca pue le néo-populisme de la théorie du complot ce terme)pour créer des vedettes populaire ou au contraire pour descendre médiatiquement des joueurs ou des équipes (voir les coupures de presse sur la prestation de l'EDF lors de la coupe du monde 54, mercenaires trop payés, pas assez l'amour du maillot, trop occupé à s'occuper de leur physique ou leur contrat au lieu de se concentrer sur le jeu)Et oui; rien ne change, juste une adaptation à l'évolution de la société (Télé couleur en 1974, internet de nos jours).....
[citer id="1798353" auteur="Guy Formici"][citer id="1798301" auteur="Bota67"]

Pas de bol : la légende de Banks est antérieure à la domination des clubs anglais en coupes d Europe... tu peux également essayer de trouver meilleurs arguments qu au style de tes interlocuteurs.

Vous n'avez pas compris grand chose à mon com. j'explique simplement que l'Angleterre n'a pas besoin de construire un mythe de toute pièce sur un gardien de but, qu'en ces années 78-80 ou je découvre dans la presse anglaise l'existence d'un ancien gardien nommé Gordon Banks, les clubs anglais trônent sur l'Europe entière sans discontinuer (de 77 à 85 c'est 7 coupes des champions) !
Et puis je persiste, votre style ampoulé cache très mal le vide intersidéral de vos prétentieux et laborieux pets littéraire.....Et pour finir le football n'a pas eu besoin des "mass média" (ca pue le néo-populisme de la théorie du complot ce terme)pour créer des vedettes populaire ou au contraire pour descendre médiatiquement des joueurs ou des équipes (voir les coupures de presse sur la prestation de l'EDF lors de la coupe du monde 54, mercenaires trop payés, pas assez l'amour du maillot, trop occupé à s'occuper de leur physique ou leur contrat au lieu de se concentrer sur le jeu)Et oui; rien ne change, juste une adaptation à l'évolution de la société (Télé couleur en 1974, internet de nos jours).....[/citer]

Il n y a tout bonnement rien à comprendre à ton commentaire, dès l instant où la presse anglaise avait DEJA entrepris de bâtir le mythe Banks à compter de la victoire de 66...soit dizaine d années avant la domination continentale de leur football de clubs!

Quand on ne sait pas...

Le style, je vais faire un effort d intégration s il ne te faut que ça..

Wait!, schopenhauer c était pas un boloss? Et Banks qu est-ce qu il puait le foot..

Ça te va? Heureuse?

(Quelle misere...)
Note : 8
Message posté par Bota67


Pas de bol : la légende de Banks est antérieure à la domination des clubs anglais en coupes d Europe... tu peux également essayer de trouver meilleurs arguments qu au style de tes interlocuteurs.

Jusqu à ce sacre hum-hum de 66, et depuis deux bonnes générations : l angleterre était l homme malade du football européen. Mythe de la suprématie anglaise, en disait-on. Mais mythe nécessaire à ce vieil empire en souffrance, dont en matière de football.

Y a un moment pour sortir des mantras, l ami. Ça ne t a par exemple jamais interpellé, que la plupart des "plus grands joueurs" domestiques officiellement identifiés par les mass-médias émargent comme par hasard aux années 60 et 70?

Cruijff, Rivera, pelé, Charlton, beckenhauer, van himst... grands joueurs, aucun doute. Non moins que produits médiatiques, durables et surtout, d années au cours desquelles s affirmaient déjà tous les vices d un football devenu pur produit de consommation...

L histoire est toujours une construction. En l espèce, il n en va guère autrement de la légende des précités ou d un Banks..

Mais libre à chacun de tenir pour arguments d autorité ce qui, alors, tenait surtout de matracages mass-médiatiques.


Des idees, oui, des ampoules, de quoi devenir electricien, de la mauvaise foi, aussi.

La memoire collective des fans de foot est faite de faits de jeu. On retiendra l attentat sur Battiston, Beckenbauer et son bras, les coups de boule de Zidane, la glissade de Gerrard, la gourmette de Madard, la main de Maradona, Lineker qui se chie dessus, etc... en soi que l arret de Banks, devant un tel public,face a Pele et qui debouche sur un titre de champion du monde (si y a but, le bresil gagne etc) devienne une des nombreuses traces qui structure la geste footballienne est absolument normal. C est meme le jeu, en plus, je me répète, vu les circonstances - c est pas un match de FA Cup en face a face contre MacMuffin- il n y a pas a ergote en soulignant le caractere construit de l Histoire ou ceci cela. ( d ailleurs si tout social est construit alors qu est ce qu on gagne a dire que qq chose est socialement construit ? rien, comme dire que le noir,c est noir).

Que le virage mediatique du foot se fasse dans les annees 60-70 oui, ca correspond a des evolutions techniques (tele) qui donnent l embryon du star-systeme actuel, mais pour un Cruyiff, combien de galeriens ? Encore plus qu aujourd hui. Le foot des annees 40 et 50 etait different mais c est normal, pas la peine d y projeter une aura de moralie- d amoralite parce qu on n aime pas le benzema se tape t il Rihanna ? d aujourd hui. Dans la musique aussi, les majors and co ca commence dans ces decennies la, c est un tout, pas propre au foot.

Banks est quand meme un gros cran en dessous de Beckenbauer and co au niveau produit durable- influence sur ce sport, mais ca n empeche pas que cette CDM la c est en grande partie la sienne, et que ce fait de jeu la merite d etre salue. Si les Anglois avaient gagne plus de CDM par la suite peut etre que Banks serait un peu mis de cote, mais comme nous autres, du moment que 98 reste la seule CDM gagnee, y aura toujours un truc "special" qui y sera rattache. C est pas une saloperie propre a Albion ou dieu sait quoi.
(y a une grosse connerie dans ce que je viens d ecrire mais le fond reste le meme, uh)
Message posté par groin


Des idees, oui, des ampoules, de quoi devenir electricien, de la mauvaise foi, aussi.

La memoire collective des fans de foot est faite de faits de jeu. On retiendra l attentat sur Battiston, Beckenbauer et son bras, les coups de boule de Zidane, la glissade de Gerrard, la gourmette de Madard, la main de Maradona, Lineker qui se chie dessus, etc... en soi que l arret de Banks, devant un tel public,face a Pele et qui debouche sur un titre de champion du monde (si y a but, le bresil gagne etc) devienne une des nombreuses traces qui structure la geste footballienne est absolument normal. C est meme le jeu, en plus, je me répète, vu les circonstances - c est pas un match de FA Cup en face a face contre MacMuffin- il n y a pas a ergote en soulignant le caractere construit de l Histoire ou ceci cela. ( d ailleurs si tout social est construit alors qu est ce qu on gagne a dire que qq chose est socialement construit ? rien, comme dire que le noir,c est noir).

Que le virage mediatique du foot se fasse dans les annees 60-70 oui, ca correspond a des evolutions techniques (tele) qui donnent l embryon du star-systeme actuel, mais pour un Cruyiff, combien de galeriens ? Encore plus qu aujourd hui. Le foot des annees 40 et 50 etait different mais c est normal, pas la peine d y projeter une aura de moralie- d amoralite parce qu on n aime pas le benzema se tape t il Rihanna ? d aujourd hui. Dans la musique aussi, les majors and co ca commence dans ces decennies la, c est un tout, pas propre au foot.

Banks est quand meme un gros cran en dessous de Beckenbauer and co au niveau produit durable- influence sur ce sport, mais ca n empeche pas que cette CDM la c est en grande partie la sienne, et que ce fait de jeu la merite d etre salue. Si les Anglois avaient gagne plus de CDM par la suite peut etre que Banks serait un peu mis de cote, mais comme nous autres, du moment que 98 reste la seule CDM gagnee, y aura toujours un truc "special" qui y sera rattache. C est pas une saloperie propre a Albion ou dieu sait quoi.

Cruijff et les galériens : je préfère ne pas relever... indiquer à la rigueur que, pour le même poste, il n arrivait en 1973 qu en 5ème position sur la short-list du real, club réputé pour son goût des artistes, et pour bien peu se lourder en matière de recrutement sous bernabeu...

Rayon technique ET créativité, même époque : les néerlandais qui ont connu cette epoque le situent sous moulijn, keizer, rensenbrink.. bref..

Tout de même ajouter que son apport pour la sélection néerlandaise est, là-bas, de plus en plus remis en question..

Mais cruijff étant precisement le pompon, registre joueur surclassé dans la mémoire collective, et ce en dépit de ce que de nombreux spécialistes trouvaient alors à lui reprocher (dont justement de tuer le jeu offensif, mais oui).. autant en rester là!

Moralité? Je n aborde cela nulle part... C est toi qui parles de mauvaise foi?

Je vais répondre un peu à tout le monde maintenant..

Que le vedettariat ait toujours existé : vrai!

Qu il ait subi à cette époque un emballement violent, et connoté : non moins indiscutable. Comme est un fait, assez inedit, que ses principaux bénéficiaires consisterent, à compter de ce tournant, toujours plus en des hommes de pouvoir et/ou d argent...

Important : l arrêt sur pele, en 1970, ne fera qu alimenter un storytelling affirmant depuis 1966 que Banks était "le plus grand etc". Source de ces enflammades : anglais en mal de résultats et d identité (car géopolitiquement dégradés depuis la seconde guerre mondiale).

Anglais alors largués sur pelouse, mais restés influents et écoutés (souvent pour le pire) en matière de discours, car pères du jeu.

Foot anglais et empire? Le pedigree de leurs dirigeants, à l époque (Rous, hardaker, Thompson. .), en dit plus qu assez long... tous impérialistes radicaux!
Fabrizio Salina Niveau : CFA2
Message posté par Ericola


La prochaine fois, tu pourrais pas parler en Alexandrin?
Avec deux/trois chiasmes ou litote... Je suis sûr que tu serais encore plus lisible!

P.S : non pas que je critique ton style hyper épuré, mais on mesure aussi l'intelligence sur la capacité de chacun à s'adapter aux gens avec qui on communique. Et ici, c'est le forum de sofoot, pas secrets d'histoire avec Stéphane Bern...


C'est trop beau : reprocher à quelqu'un de concevoir bien quelque chose et de s'exprimer avec brio.
Autre option : il continue à s'exprimer comme il le fait et tu apprends.
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