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  3. // Olympique Lyonnais/US Quevilly (1-0)

Gonalons en large et en travers

Impressionnant dans l’entrejeu, Maxime Gonalons a fait ce qu’on demande à un milieu postmoderne : orienter le jeu de son équipe et commettre des fautes utiles, celles qui font mal. Unique buteur de la finale, Lisandro est l’autre grand bonhomme de cet OL-Quevilly.

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Lyon

Lloris (7) :
Vilain il y a deux semaines au Stade de France sur le but de Brandao, il a relevé la tête. Dévie sur sa barre un missile de Laup (66e) et termine le match en serrant les dents. Enfin les gencives.

Réveillère (4) :
Sûrement occupé à bouquiner ses cochonneries de tatouages floqués sur l’avant-bras, il a laissé filer Laup sur l’action haut-normande la plus chaude de la partie.

Cris (7) :
Le policier était de garde un samedi soir en Seine-Saint-Denis. Il a menotté les 190 centimètres de Joris Colinet dans le jeu aérien, ce qui n’était pas une mince affaire.

Lovren (non noté) :
Sorti à la 18ème minute en pleurant comme une chochotte. Genre une rupture du tendon d’Achille, c’est douloureux.
Remplacé par Koné (5), qui a la particularité d’avoir touché 100% de ses ballons de la tête.

Cissokho (5) :
Il n’a rien eu à faire et l’a plutôt bien fait.

Gonalons (8) :
MVP ! Distribue des semelles en veux-tu en voilà et le fais avec le torse bombé. Clairement candidat à une place en Pologne-Ukraine.

Källstrom (5) :
Sa plus belle frappe ? Un coup de latte dans le genou de Laup (73ème). Le Suédois ne porte pas de chemise à carreaux, ce qui ne l’empêche pas de jouer parfois comme un bûcheron.

Lacazette (6) :
Remuant, imprévisible et chiant à marquer en première période, il est devenu hésitant, moins disponible et fatalement quelconque après la pause. Vingt ans, l’âge où l’on fait tout et n’importe quoi.

Gourcuff (6) :
Malmené par le public, l’ancien Girondin aux cils soyeux s’est vengé sur le milieu de terrain quevillais. A l’aise ballon aux pieds, il s’est permis quelques skills de toute beauté. Avant de s’éteindre logiquement. Objectif Brésil-2014. Remplacé par Grenier (67e).

Lisandro (8) :
Son contrôle enchaîné d’un missile sur le poteau d’El-Kharroubi (13e) a égayé le premier quart d’heure. Et puis tout simplement, un homme qui pleure de joie après avoir battu le 14ème de National a forcément un grand cœur. Unique buteur du match (1-0, 28e), il a permis à l’OL d’appuyer sur la touche F5 de son palmarès.

Gomis (2) :
76 229 spectateurs au Stade de France. Bafé doit désormais croiser les doigts pour que Laurent Blanc n’en ait pas fait partie. Remplacé par Briand (82e).


Quevilly

El-Kharroubi (6) :
Hésitant sur le centre de Lacazette qui provoque le but de Lisandro, le Marocain prêté par Guingamp s’est largement racheté en se posant bien moins de questions devant Gomis (72e) puis en enterrant le moral de Briand en gagnant un face-à-face (85e).

Vardin (5) :
Un sauvetage dingue sur sa ligne suite à une frappe de Lisandro (50e) qui n’a pas suffi à camoufler ses lacunes techniques.

Weis (7) :
A mangé Gomis dans les duels et ne s’est pas limité à neutraliser l’ancienne panthère de l’ASSE. Le défenseur central a accessoirement sauvé un ballon bouillant sur sa ligne (12e). Forcément, à l’issue d’une telle saison, on est contraint de faire un tour à la casse. Dans quelques jours, Fred Weis ira réparer sa carrosserie et soigner la triple fracture pommette, mâchoire, plancher orbital qu’il s’est occasionnée le 6 avril dernier en championnat.

Beaugrard (4) :
Surveillant dans un lycée il y a encore deux ans, le capitaine de l’USQ avait à peu près le même job face à l’OL, où sa mission consistait à ne pas quitter Lisandro du regard. Problème, l’Argentin a prouvé qu’il pouvait être plus turbulent que trente ados réunis.

Vanoukia (5) :
A souffert face à Lacazette et sauvé son match en étant tranchant sur chaque contre-attaque. Pour ce qui est de son amitié avec Franck Ribéry, elle s’est traduite hier par le port d’une paire de chaussures rose fluo.

Z. Diarra (7) :
Un Z qui veut dire Zanké. Il a tenu la baraque au milieu, au même poste que son frangin. D’ailleurs, ces six derniers mois, Zanké a été meilleur qu’Alou. C’est peut-être l’enseignement le plus flippant à tirer pour le foot français. A cédé sa place à Ouahbi (77e).

Jouan (6) :
Il a allumé la première mèche (14e) puis donné un sens à sa réputation de quaterback de l’USQ. Ni costaud ni rapide, Jouan a un pied gauche d’amour. Il fait partie de la famille des Rothen et Monterrubio, ces gars à qui on a envie de proposer de vivre à cloche-pied.

Laup (6) :
Une mobylette bridée. L’ailier formé au HAC a des fourmis rouges dans les jambes. Contrepartie de cette explosivité : il conduit son ballon comme Olivier Panis le faisait avec sa « Gauloises Prost Peugeot » en 1998, autrement dit en priant pour limiter la casse.
Remplacé par Ayina (82e).

Valéro (3) :
Transparent et rapidement épuisé. La victime de l’impact physique des Rhodaniens lors des 50 premières minutes, c’est lui. Remplacé à la 55ème par Hérouat (6), moins cuit et pourtant plus saignant.

Capelle (4) :
Paraît qu’un tas de clubs de Ligue 2 suivent le garçon. On demande à voir car face à Lyon, il n’a pour ainsi dire jamais pesé offensivement.

Colinet (6) :
Facialement, il est à mi-chemin entre Fabrice Tiozzo et Castaldi (n’importe quel membre de la famille). L’avant-centre quevillais a sauvé sa finale grâce à sa technique, celle qu’il façonne dans le complexe de foot en salle qu’il a ouvert à Déville-lès-Rouen.

Brouard (10) :
La seule preuve sur cette Terre que les hommes peuvent être beaux avec les cheveux longs.

Par Matthieu Pécot
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