Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 0 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // Gonalons à Rome

Gonalons baby gone

Ce lundi, Maxime Gonalons a officiellement quitté l’OL pour s’engager avec l’AS Roma pour quatre saisons. Un départ presque en catimini du club où il sera resté pendant dix-sept ans. Une triste fin alors que tout avait si bien commencé. Quel dommage.

Modififié
« Ça va pas changer le monde. » En 1975, l’immense Joe Dassin résumait à la perfection la fin d’un chagrin d’amour et son absence d’impact sur les choses. Deux êtres se sont aimés, ils ne s’aiment plus. C’est terminé, n’en parlons plus. Et il avait raison ce génie de Joe, la fin d’une idylle ne change rien. Ou pas grand-chose. Mais ce ne n’est pas une raison pour la bâcler. Celle de Maxime Gonalons et l’Olympique lyonnais a pris fin officiellement hier, aux alentours de 17h. L’enfant du pays s’est envolé à mille bornes de chez lui pour parapher un contrat de quatre ans en faveur de l’AS Roma. Le tout dans l’indifférence générale, comme si le milieu défensif venait de finir un vulgaire prêt de six mois dans la cité des Gones. Pourtant, à Lyon, Gonalons pèse huit saisons en pro, 334 matchs (soit le dixième joueur le plus capé de l’histoire du club) et quatre ans et demi de capitanat. Une longue et belle histoire qu’on aurait presque pensée éternelle. Né à Vénissieux, en 1989, Max ne tarde pas à devenir un fervent supporter de l’OL. Avant d’en être un joueur, onze ans plus tard. Une fierté, forcément : « Honnêtement, à cette époque-là, je ne pensais pas encore devenir pro, je voulais surtout m’amuser, sans me prendre la tête. Mais c’est vrai que jouer à Lyon, dans le club dont j’étais déjà supporter, c’était important pour moi. »


Dans les rangs de l’OL, le jeune Gone franchit toutes les étapes et surmonte toutes les épreuves, même les plus graves comme ce staphylocoque contracté en juillet 2008 qui aurait pu précipiter la fin de sa carrière. Souvent capitaine dans les équipes de jeunes, Gonalons intègre le groupe professionnel à l’été 2009. Pour ne plus jamais en partir. Mieux, en janvier 2013, lorsque Lisandro décide de rendre le brassard, c’est lui, le minot de vingt-trois ans, qui en hérite. Pas forcément une évidence au début : « J’avais déjà été capitaine en CFA, mais pas très longtemps, ce n’était pas quelque chose que j’aimais spécialement au départ, peut-être parce que je n’avais pas le tempérament adéquat. Disons que je savais dire les choses, mais je n’étais pas non plus le type de joueur à se mettre en avant. » Une tâche délicate, donc, mais hautement valorisante : « Être capitaine du club de sa ville, c’est quelque chose de très fort, c’est sûr. C’est une vraie fierté pour tous mes proches et pour moi aussi, bien entendu. »

« On pourra redevenir la grande équipe de l’OL, j’en suis certain »


Bref, l’histoire entre Maxime Gonalons et son club de cœur est belle. Presque parfaite. Au point, d’ailleurs, que le capitaine rhodanien refuse de quitter le club en janvier 2014 alors que Naples vient de glisser un chèque de 17 millions d’euros sur la table de Jean-Michel Aulas pour engager son milieu défensif. Quelques mois plus tard, lors du mercato estival, rebelote, mais toujours la même réponse : Gonalons préfère rester. « En janvier, on était dans une situation difficile et je ne me voyais absolument pas quitter le navire à ce moment-là. Et même si derrière, Naples est revenu à la charge, je voulais rester au club, participer à ce nouveau cycle qui est en cours. Aujourd’hui, le club se donne de grandes ambitions, et si on est capable de garder les meilleurs jeunes, on pourra redevenir la grande équipe de l’OL, j’en suis certain. On veut arriver à écrire notre propre histoire, les anciens ont écrit la leur, à nous d’écrire la nôtre, maintenant. » Trois ans plus tard, les choses ont donc bien changé. La raison ? Des performances plutôt mitigées sur ces deux dernières saisons. C’est vrai, Gonalons a été en dessous à plusieurs reprises. Moins appliqué, plus maladroit, moins bien placé, avec, en apogée, ce bras levé au-dessus d’un corps statique alors que l’Ajax inscrivait un quatrième but en demi-finale aller de Ligue Europa.

On ne crache pas sur la main qu’on a baisée


Certes, depuis deux saisons, Max était moins régulier. Et alors ? Est-ce une raison suffisante pour reléguer aux oubliettes dix-sept années de relation ? De fidélité ? D’amour ? On ne salit pas une telle histoire. Les erreurs de chacun, les sentiments qui s’envolent, la passion qui s’étiole ne doivent en rien venir effacer les années de bonheur partagées. Ne pas faire oublier son but à Anfield, son tir au but à Istanbul, ses deux demi-finales de Coupe d'Europe. Bref, on ne crache pas sur la main qu’on a baisée. Et pourtant... Entre l’OL et Gonalons, le torchon aura définitivement brûlé à la veille de la demi-finale face à l’Ajax après une mise au point du joueur sur son avenir : « Il me faudra des garanties sur l’avenir. Il y aura des discussions. On se mettra autour d’une table comme on l’a toujours fait. Ce seront des négociations importantes. Je ne veux pas rester à Lyon si les ambitions sont à la baisse. Et on trouvera la meilleure solution. J’ai besoin d’avoir des ambitions en face de moi. » Des propos que Jean-Michel Aulas peine à avaler : « Ses déclarations m’ont déçu. Bien sûr que ça peut remettre en question son avenir au club. C’est sûr qu’il n’aura pas de prolongation cet été (son contrat expire en juin 2018). Si un certain nombre de joueurs ont l’impression que le club n’est pas assez grand pour eux, on ouvrira la porte. On trouvera des joueurs avec autant de talent, mais avec plus de mental. Car c’est ce qui a manqué cette saison. » La fin de l’idylle semble alors inéluctable. Et devient même actée au milieu du mois de juin lorsque l’on apprend que, quoi qu’il arrive, le milieu de terrain ne sera plus capitaine l’année prochaine. Aujourd’hui, l’issue est donc connue. Maxime Gonalons a filé du côté de Rome et a fait ses adieux sur un post Twitter. Une triste fin, loin des adieux en grande pompe qu’il aurait mérités. Mais bon, il pleuvra toujours sur Londres, alors la vie continue.

Par Gaspard Manet Propos de Maxime Gonalons recueillis par GM pour So Foot Club #9
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom Podcast Football Recall MAILLOTS FOOT VINTAGE Un autre t-shirt de foot est possible Tsugi
jeudi 19 juillet Quand Bryan Mélisse plante ses pieds dans un adversaire 25