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Gomis : "On produit souvent du jeu"

Après une CAN difficile avec le Sénégal, Rémi Gomis a tranquillement retrouvé sa place de titulaire au milieu du terrain de Valenciennes. Satisfait de la forme actuelle des siens, il aborde le derby confiant, mais se méfie du réveil du voisin lillois.

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Rémi, le match du week-end dernier mis de coté, on peut dire que Valenciennes est plutôt en forme, non ?

C’est vrai qu’avant cette défaite contre Saint-Etienne, on était dans une très bonne période. Je crois que l’on avait enchaîné une série de cinq matchs sans défaite. Malheureusement, on s’incline face aux Stéphanois au terme d’un match lors duquel nous n’avons pas mal joué. On ouvre le score, mais on paye cash deux erreurs. Puis quand tu te retrouves à dix au bout de deux minutes de jeu, tu te dis que ça va être compliqué, que tu vas devoir défendre pendant tout le match. Au final, on a réussi à jouer au ballon et à proposer du jeu. Dans le même temps, Saint-Etienne prend un rouge, alors ça va. Après on mène, on a l’occasion de faire le break… La suite, tu la connais malheureusement.

Cette belle série donc, un classement plutôt honorable, même si vous êtes encore concernés par le maintien et un quart de finale de Coupe de France à disputer. Quel bilan tires-tu de cette saison valenciennoise ?

Ouais, c’est pas mal. Cela étant, je dirais quand même que c’est une saison en dents de scie, car on a eu beaucoup de mal à rentrer dedans. Honnêtement, on a eu du mal à se lancer par rapport à l’année dernière, notamment à domicile. L’an passé, nous étions très solides à Nungesser, là, nous avons dû prendre nos marques dans le nouveau stade, ce qui a débouché sur quelques résultats négatifs. Petit à petit, on s’est approprié le stade du Hainaut, et on a fait chuter pas mal d’équipes. En ce moment, c’est vrai qu’on est pas mal. Donc oui, pour conclure, je dirais que c’est une saison en dents de scie à cause de notre début poussif, et ce même si on est encore en lice en Coupe de France et que tout est possible.

Vous sortez souvent de bons matchs pourtant…

Je dressais un bilan mitigé parce que parfois, les résultats nous ont déçus, mais c’est vrai qu’il y a certains matchs où l’on à très bien joué. Le problème, c’est que parfois tu joues bien, mais tu ne prends pas de points. Cela fait maintenant deux ans et demi ou trois ans que l’on a une étiquette d’équipe plutôt joueuse, on peut s’appuyer sur cet aspect là de notre football. On produit souvent du jeu.

Lors du match aller face à Lille par exemple, vous auriez pu repartir avec les trois points…

Ouais voilà, par exemple. Ce soir là, on fait un match plein, on touche deux ou trois fois la barre… Malheureusement, au bout, on n’accroche pas la victoire. On était tous déçus, mais au final, un point, contre le champion sortant, ce n’est pas si mal.

Tu me parlais du nouveau stade, il a une bonne gueule !

Carrément ! C’est un très beau stade ! Par rapport à Nungesser, qui était très vétuste et très ancien, ça change. Ca permet d’accueillir nos supporteurs dans de meilleures conditions, et ça nous permets à nous, de prendre beaucoup de plaisir.

Personnellement, comment abordes-tu ce derby ?

On sait que c’est un match important. Ca se voit quand on rentre sur la pelouse. Le stade est rempli, on sent que l’ambiance est tendue et que c’est un vrai derby. Lille contre Valenciennes, c’est un peu la bourgeoisie contre les ouvriers. Et puis tu sais, ce sont deux villes qui sont situées à trente minutes l’une de l’autre.

Vous avez réalisé un gros match contre eux en championnat, puis les avez éliminés en Coupe de France, tu penses que l’avantage psychologique est de votre côté avant la rencontre de ce soir ?

Disons qu’ils savent qu’on est une équipe difficile à jouer. Mais on sait très bien que Lille sera favori. Ils jouent chez eux et nous savons qu’ils auront à cœur de gagner ce match. Ces derniers temps, ils ont concédé pas mal de mauvais résultats, donc on se doute que leur coach va leur demander une réaction. On s’attend à un match difficile, mais on va tout faire pour accrocher un résultat.

Il vous reste de grosses écuries au menu, d’ici là fin de saison. L’objectif est d’accrocher le maintien le plus vite possible ?

Ouais, c’est sûr. On sait qu’on sera concerné par le maintien jusqu’à la fin. Comme la saison dernier, ça va être serré jusqu’au bout… On a pu voir que des équipes que les gens voyaient mortes comme Ajaccio réussissent à se relever. Même Sochaux s’est repris à Evian. Le plus vite on prend des points, le mieux ce sera.

Le calendrier te réserve une opposition face à Caen, ton ancienne équipe, le soir de la dernière journée. La perspective de les couler ne te perturbe pas trop, comme Gouffran en 2009 avec Bordeaux ?

Ouais… Mais Yoann jouait le titre lui. Le pire, c’est qu’il a mis le but et qui nous a fait descendre. Mais après, si, je préfère évidemment sauver Valenciennes que Caen.

Vous êtes encore en lice en Coupe de France, c’est un simple bonus pour vous ?

L’objectif principal est le maintien. Mais on avait à cœur de faire un bon parcours en Coupe depuis le début de la saison. Aujourd’hui, on est en quart de finale, on a les cartes en main pour s’offrir quelque chose de beau, comme une finale, par exemple.


Propos recueillis par Swann Borsellino
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