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Gomez que un buteur

Le joueur dont le nom rimait souvent avec « arnaque » , « banane » ou encore « carotte » a réalisé une année complète, en scorant à peu près aussi fréquemment que Messi ou Ronaldo. Pourtant, beaucoup pensent encore que Mario Gomez a bénéficié d’une réussite maximale. C’est surtout que le buteur a su faire la paix avec lui-même, et en a fini avec ce fameux raté de 2008.

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«  Ecoutez-moi, un peu! Je vous dis que les Grecs vont nous faire la peau » . C’est à peu près en ces termes qu’aurait pu s’exprimer Cassandre, fille du roi Priam, dont personne ne croyait les prédictions. « Mais écoutez-moi donc, faites pas les imbéciles, faites pas rentrer ce cheval à l’intérieur de notre cité! » . Las. Ses compatriotes firent rentrer le cheval dans Troie, la ville fut mise à feu et à sang. Si les Troyens avaient cru la sœur d’Hector, peut-être que la cité d’Asie Mineure n’aurait pas été détruite.

Mario Gomez, c’est un peu la Cassandre d’aujourd’hui. «  Regardez-moi, je suis fort, quand même! – Ouais, ouais, c’est ça, Mario, arrête un peu tes bêtises, tu veux…  » . Le mec a beau enchaîner les pions de manière routinière depuis quelques saisons, un peu partout en Europe, c’est la même rengaine: le mec a énormément de chance, énormément de réussite. Un centre de Robben ou de Ribéry ? Il est là, il pousse la balle. Schweinsteiger frappe, le gardien la repousse ? Mario est là pour accompagner le cuir dans les filets. Müller embarque toute la défense avec lui, et glisse le ballon dans un trou de souris. Pour qui? Pour un type qui porte les initiales MG et qui mitraille (comme la Maschinengewehr) le portier à moins de 5,50 mètres. Mario Gomez, c’est ça, sa vie depuis quelques années. Et pourtant… Le Bayern et l’Allemagne a fortiori sont au buteur ce que Hélénos était à sa jumelle Cassandre: les seuls qui lui accordent un peu de crédit.

Le raté de 2008

Pourquoi tant de haine? Il faut sûrement remonter à 2008 pour comprendre cela. A l’Euro, plus précisément. Après une saison sympa à 19 buts en 25 matchs avec le VfB Stuttgart (2ème meilleur buteur de Bundesliga derrière Luca Toni), Gomez se retrouve titulaire à la pointe de la Mannschaft en compagnie de Miro Klose. Bien que l’Allemagne arrive en finale de la compèt austro-suisse, Mario Gomez, lui, n’existe pas dans ce tournoi. L’illustration parfaite: ce raté face à l’Autriche lors du dernier match de poules.

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L’Europe du football ne comprend pas. C’est une banane ce type ou quoi? C’est ça, le meilleur buteur allemand du moment? Forcément, cette même Europe est choquée de voir que le Gomez signe l’année suivante au Bayern Munich pour 30 millions d’euros, soit le plus gros transfert inter-Bundesliga jamais réalisé. Et Mario, qui n’est pas super, donne du grain à moudre à cette Europe, en ne plantant que 10 buts en 29 matchs, avec des trous de huit à neuf journées sans marquer. Pourtant, Mario Gomez n’est pas si dégueulasse que ça. Hormis la saison 05/06, son premier véritable exercice le natif de Riedlingen (Bade-Württemberg) a fait de jolies choses. Dès la saison suivante, ses 14 pions en 25 parties permettent au VfB Stuttgart de coiffer Schalke sur le fil et remporter un Meisterschale qui lui échappait depuis 1992. En 07/08, il finit meilleur buteur allemand, donc, et la saison d’après, juste avant de partir au Bayern, il fait une grosse dédicace au Mercedes-Benz-Arena en plantant 24 fois en 32 apparitions.

Un croqueur devenu tueur

Alors Mario Gomez s’énerve. De manière positive, s’entend. Plutôt que de faire sa victime comme Cassandre, il affronte ses problèmes de front. Il sait que tous les regards sont braqués sur lui depuis ce fameux jour de juin 2008: « Les gens ont en tête cette action ratée face à l’Autriche. Quand je rate une action, les gens se disent: bah voilà! Ça, c’est tout Gomez! Et quand je marque, ils disent que c’est normal, que je me devais de la mettre  » . Alors il travaille en conséquence. Et ça paye. Müller et Olic sont les principaux artisans en attaque du titre du Bayern en 09/10? Très bien. Müller va finir par s’asseoir sur le banc et Olic va se blesser, tiens. Toni et Klose? L’Italien est tricard, l’autre ne va pas tarder à le rejoindre dans son bled. Car Gomez persévère, Gomez devient plus stock, Gomez touche de moins en moins la balle, et c’est très bien comme ça. « Gomez, c’est un dieu  » , dira même Van Gaal. Le Pélican va peut-être un peu trop loin; mais si Mario est un dieu, c’est le dieu de la Mort, alors.

Si le Bayern a un coup de moins bien depuis son titre et sa finale de Ligue des Champions, paradoxalement, Mario Gomez va beaucoup mieux. Dortmund gagne peut-être le championnat la saison dernière, mais lui finit à 28 buts en 32 matchs. Il a enfin compris quel était son rôle. Peu importe qu’il joue bien ou mal. On exige de lui qu’il marque des buts? Il le fera. Et on s’en fout si c’est moche. Si ça fait Tor, c’est Tor. De la tête, du gauche, du droit de la poitrine, du genou, mais toujours de près. Gomez, c’est un robot, un renard 2.0. Plus le temps de blaguer. Du coup, finies, les célébrations de torero à la Raul. Son côté allemand l’a définitivement emporté sur son côté espagnol: quand Mario Gomez marque, il crie sa joie et fête avec ses coéquipiers. Cette année, son nom a été scandé cinquante fois après un but. Cinquante fois. Soit une moyenne de 0,84 but par match (toutes compétitions confondues). Messi et Cristiano Ronaldo font mieux? Pas si évident: les deux culminent à 0,85 de moyenne, tout comme Antonio Di Natale et Robin Van Persie. Alors, qu’on se foute de sa gueule alors qu’on idolâtrait un Pippo Inzaghi qui évoluait dans le même registre, ce n’est plus un problème pour lui. Mario Gomez et les défenses, c’est comme pour Cassandre: il ne pourra pas dire qu’il ne les a pas prévenues.


Par Ali Farhat
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