1. //
  2. // 1/4 finale retour
  3. // Fiorentina/Dynamo Kiev

Gómez, c'est vraiment de la faute à pas de chance ?

Débarrassé de ses problèmes physiques depuis maintenant plusieurs mois, l'attaquant allemand n'arrive toujours pas à remettre la machine en route à la Fiorentina. Il pourrait d'ailleurs s'en aller cet été.

3 5
600 000 balles le but ! Il n'y a rien de plus traître que l'équation salaire ou prix d'achat/nombre de buts pour définir le rapport qualité/prix d'un avant-centre. Mais avouons que c'est plutôt efficace. Les 60 plaques se basent sur le salaire de Gómez : 4,2 millions d'euros à l'année, soit le 6e de la Serie A derrière De Rossi, Pogba, Higuaín, Tévez et Totti. Concernant le montant du transfert, 15,5 millions sans les bonus (avec lesquels le prix définitif peut atteindre les 20), on monte à plus d'un million le but. Peu importe le sens dans lequel on retourne le problème, ça fait cher, très cher et ça ressemble de plus en plus à une grosse carotte.

Énigme tactique


Jusqu'à quand l'alibi d'une blessure est-il valable ? Deux semaines, un mois, deux mois ? Guère plus en tout cas. Gómez a enfin réglé ses tracas physiques depuis novembre dernier et a donc eu près de six mois pour renaître. Son genou lui avait joué des tours pendant sa première saison, et il aurait été extrêmement sévère de tirer des conclusions au bout d'un an. Il n'avait pu disputer que 890 minutes de jeu en 15 matchs pour 4 buts. Son expérience florentine commençait vraiment l'été dernier après avoir vu ses potes être sacrés champions du monde au Brésil. Un coup dur, mais aussi l'occasion de se remobiliser pour reprendre son dû. D'ailleurs, Löw l'avait même rappelé et titularisé lors de la « revanche » de la finale à Düsseldorf début septembre. Une blessure à la cuisse plus tard et voilà SuperMario enfin disponible.

Problème, un mec de sa stature a besoin de temps pour entrer en forme. Mais du temps, il en a de moins en moins à disposition, surtout pour trouver sa place dans le dispositif tactique de Montella. S'il change régulièrement (3-5-2, 3-4-3, 4-3-3, 4-3-2-1), la philosophie reste la même. Toutes proportions gardées, on est sur un modèle barcelonais : possession du ballon, multiplication des passes, recherche des intervalles. À savoir justement si Gómez est le terminal offensif adapté. Lui a surtout besoin d'être servi dans les pieds, de préférence par les côtés, ou alors en l'air, pour faire parler son jeu de tête et sa grande carcasse, sans pour autant exceller dans la protection de balle à la manière d'un Luca Toni. Si Guardiola l'a dégagé à son arrivée au Bayern, c'est qu'il y avait une raison. Mario est un renard, mais un renard pataud.

Revente obligatoire ?


On en vient à se demander s'il n'est pas aligné juste pour essayer d'amortir le gros investissement et son salaire. Les mois passent, et les buts se font attendre. Seulement quatre en championnat qui ont ramené deux points, c'est autant qu'en Coupe d'Italie, compétition de seconde zone où il a flambé avec des doublés contre l'Atalanta et la Roma. Le style de jeu le pénalise ? Il croque aussi beaucoup. 5 buts sur 54 tentatives entre championnat et Ligue Europa (dont 42 dans la surface). La concurrence s'est aussi étoffée au cours des derniers mois. L'arrivée de Salah n'a fait qu'empirer les choses pour l'Allemand. L'Égyptien est une solution de jeu privilégiée, et Gómez est de plus en plus marginalisé. « Par chance » , Babacar s'est blessé une seconde fois, le Sénégalais est d'ores et déjà out jusqu'à la fin de la saison alors qu'il revenait bien. Voilà qui laisse le champ libre au torero, du moins en Ligue Europa, puisque Gilardino n'est pas dans la liste UEFA. En championnat, en revanche, il devra faire avec le violoniste.

Le dernier mois de la saison sera ainsi décisif pour déterminer l'avenir de l'ancien pensionnaire de Stuttgart. D'autant que sans une finale européenne, la saison de la Fiorentina risque d'être déficitaire et une mini-révolution pourrait avoir lieu cet été, surtout en vue de soulager les finances. Des améliorations sont également attendues d'un point de vue mental, le brassard ne lui ayant pas été confié pour rien. Montella ne l'avait pas loupé en janvier dernier lorsqu'il était allé s'excuser auprès des supporters, après une énième prestation décevante : « Ce serait mieux s'il s'énervait un peu plus » . Ses dirigeants espèrent une bonne fin de saison pour pouvoir éventuellement le revendre et éviter une moins-value (l'Inter serait intéressée en cas de départ d'Icardi). Le compte à rebours a commencé. Toutefois, plus le temps passe, plus le recrutement de Gómez ressemble à une belle erreur de casting.


Par Valentin Pauluzzi
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Slim Shady
qu'est ce qu'il était fort au bayern putain a l'epoque il prétendait a etre dans les meilleurs 9 du monde et ajd au fond du trou
Un retour au Bayern lui ferait le plus grand bien ! Le bougre marche tellement a la confiance que ça devient vite handicapant pour lui... Un vrai N°9 à l'ancienne comme on aime !
LeSolitaire Niveau : Loisir
Par contre c'est pas Guardiola qui l'a viré, c'est lui qui a demandé à partir à cause de son temps de jeu (qui n'aurait peut-être pas été plus important avec le catalan, certes).

Mais je dirais pas non à un retour, en doublure de Lewandowski il ferait du bien.
Un but bien degueulasse de sa part pour feter l'article ;)
Devine djetouf : il a claqué à la 43é
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
3 5