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Godín, l'autorité suprême

Il aime la campagne, la solitude et l'ordre. Sa vie est une lutte permanente pour l'honneur et par instinct de la souffrance positive. Voilà maintenant six ans que Diego Godín est arrivé à Madrid, plus de deux qu'il a donné le titre à l'Atlético et cinq qu'il en est devenu le symbole humain. Ou comment devenir la référence de son poste dans le silence d'un monde qui ne voit souvent que par les chiffres.

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Gober sans réfléchir. Avaler des chiffres, juger en statistiques, établir des comptes. Le suiveur moderne ne serait donc plus que ça : un comptable qui compile dans des tableaux le moindre fait, les moindres gestes et qui s’émeut devant n’importe quel pourcentage. Cette équipe a réalisé tant de passes, elle a tenu le ballon pendant telle période et a massivement occupé cette zone. De fait, elle est forcément plus spectaculaire qu’une autre. Un dernier argument ? L’argent. L’argument financier, celui qui parle des riches et des pauvres. L’air du temps voudrait ça : les calculs expliqueraient la réussite. Les paroles, elles, ne serviraient alors qu’à mettre des mots sur telle donnée statistique et rien de plus. Comme si le football n’avait plus d’essence. Comme si le seul succès était synonyme de vérité, que la défaite parlait en toutes circonstances d’échec. Au fond, l’histoire a prouvé que seuls les vainqueurs méritaient les lauriers et qu’on ne se souvient que rarement des battus. Il y aurait la vérité et le mensonge. Le temps, lui, suffirait à apaiser la douleur. George Orwell aimait dire que si « tout peut s’oublier, les sourires et les pleurs, par-delà les années, tordent encore les fibres » du cœur.

Les heureux et décidés


La clé de la réussite de l’Atlético de Diego Simeone réside avant tout là-dedans : cette capacité à ne jamais oublier. C’est ce qu’il a disséminé dans les veines de ses joueurs depuis maintenant cinq ans. Dès le premier jour : « Au Calderón, c’est la passion qui compte. Celui qui ne comprend pas cela ne triomphera jamais ici. Ici, les gens vous en voudront pour votre nonchalance ou votre manque d’ambition. Jamais pour une défaite. » L’entraîneur argentin a utilisé la fibre historique et identitaire. L’Atlético est le club des pauvres, ceux qui souffrent sans se plaindre, sans jamais renoncer, et Simeone restera à jamais comme l’homme qui a rallumé ce sentiment d’appartenance à l’identité colchonera. Ce qu’il sait avant tout, c’est que l’ensemble qu’il a construit est probablement moins fort que ceux qu’il rencontre parfois. Mais, être joueur de l’Atlético, c’est autre chose. Ce n’est pas l’argent, c’est un état d’esprit. Ce n’est pas de la communication, c’est de la vérité. « Chez tous ces rivaux que nous allons affronter, il peut y avoir des joueurs meilleurs que les nôtres. Mais des joueurs plus heureux et décidés, très peu. » Simeone ne ment pas et il est chanté pour ça. Il ne triche pas. Alors pourquoi le trahir ?

Jusqu'à la mort


Le premier jour, Diego Godín était une promesse. Un bon défenseur, solide, rugueux, arrivé de Villarreal en août 2010 après une saison autoritaire et une Coupe du monde révélatrice. Diego Simeone, lui, savait où il pouvait l’emmener dans un partage de convictions évident. Parler de Godín a longtemps été discuter de coups, de découpages, mais aussi d’une forme de mauvaise foi. Le réduire à de telles images est cruel tant celui dont le visage est plus proche de celui d’un croque-mort que d’un gendre idéal est tout simplement devenu la référence à son poste. Il suffit de tendre l’oreille et écouter les rires de Simeone lorsqu’il y a quelques mois, la Premier League était venue tourner autour de son capitaine : « Vingt millions ? Pour Diego ? Ce doit être une erreur. » David Luiz serait donc un homme à cinquante millions d’euros, Mats Hummels tournerait autour de trente-cinq et lui ne serait qu’une affaire bradée. Dans la bouche de Godín, l’histoire s’est terminée ainsi : « Nous sommes avec Diego jusqu’à la mort. » Lui, peut-être un peu plus que les autres. Alors, les faits : depuis que Simeone est revenu à Madrid pour reprendre le vestiaire sans révolte de Manzano en décembre 2011, l’Atlético a affiché trois fois la meilleure défense du championnat, a remporté un titre de champion d’Espagne, une Coupe d’Espagne, et a été chercher deux finales de C1. Les chiffres ne sont qu’un indicateur du travail accompli. Simeone n’a rien à vendre, juste un honneur à défendre. Godín n’a plus rien à prouver, il veut simplement assumer sa responsabilité. Celle du défenseur, celui qui aime lutter avec l’envie de gagner pour l’honneur d’un peuple. Supporter l’Atlético a longtemps été un sujet de moquerie. C’est terminé.

Le sens des mots


Les années passent, Diego Godín, lui, n’a pas bougé malgré les changements à ses côtés. La raison est simple : l’Uruguayen a accepté de s’abandonner aux ordres de son guide, aux valeurs de l’Atlético. Et l’histoire lui a rendu les lauriers : sur ce but décisif contre le Barça en mai 2014, ses performances monstrueuses contre les mêmes Catalans l’an passé en C1 ou sur cette saleté affichée sur le visage en permanence. Combattre est dans le sang d’un Uruguayen, c’est devenu une raison de vivre pour Godín qui est aujourd’hui le nom que l’on avance pour parler de l’âme de l’Atlético, mais aussi pour évoquer ce que doit être un défenseur central moderne. Pas forcément un mec qui va vite, mais qui sait se placer. Diego Godín n’est pas le meilleur relanceur, mais il est le plus sécurisant, il n’est pas le plus imposant, mais est le plus puissant dans les airs. Car il aime souffrir et l’affirme souvent. S’il est aujourd’hui devenu intouchable, c’est qu’il a su devenir maître de ce qu’il appelle son « monde » , celui des derniers rideaux. Godín n’est pas poète, mais a le sens des mots. C’est aussi une certaine conception du football moderne : celle où le verbe a encore plus de sens que le chiffre. Celle d’une école où il est définitivement le meilleur à son poste. Sans lumière, mais avec la langue tirée dans un silence où il s’est habitué à combattre.

Par Maxime Brigand
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