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Godín et la passerelle Villarreal

Aujourd’hui considéré comme l’un des tout meilleurs centraux du monde, Diego Godín a longtemps été un anonyme de son poste. Une discrétion qu’il quitte en 2007, lorsqu’il débarque de son Uruguay natal au Madrigal après un début de carrière entre natation et déception.

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Dans les arcanes du Madrigal, son nom évoque l’une des nombreuses bonnes pioches de la direction sportive de Fernando Roig. Sauf, peut-être, en ce 12 mai 2012, lorsque sur un pion de Radamel Falcao le Colchonero, Villarreal officialise, à la surprise générale, sa relégation en Segunda Division. Sitôt le coup de sifflet final acté, Diego Godín, titulaire dans l’axe de la défense rojiblanca, file dans le vestiaire des Amarillos pour y consoler ses anciens partenaires. Une initiative louable qui, exaspération et désespoir local obligent, se transforme en règlement de compte : après avoir imploré Godín, et l’Atlético, de ne pas les battre, les membres du sous-marin jaune le reçoivent en l’insultant et en le virant, manu militari, de leur vestiaire. « Lors de sa dernière rencontre avec nous, il était bourré la veille. C’est pour ça que nous ne l’avons pas célébré pour son départ. Ce soir, il était en train de discuter avec nos joueurs, et je lui ai demandé s’il était satisfait. Il m’a insulté et je lui ai répondu. S’il n’était pas passé par notre club, il serait encore à Montevideo » , lâche, désabusé, le vice-président de Villarreal de l'époque, José Manuel Llaneza.

Godín : « Je me rappelle juste que je suis sorti de l’eau »


Ce triste épisode, symbole des nerfs à vif des dirigeants et joueurs du Submarino amarillo, n’est pourtant pas fidèle aux années de Diego Godín dans la région de Castellon. Trois années durant, de 2007 à 2010, le natif de Rosario – l’uruguayenne, pas l’argentine – traîne sa carcasse, balance du tacle et envoie des coups de casque pour se faire un nom sur le Vieux Continent. Un changement de galaxie extrême, puisqu’avant son atterrissage sur la côte méditerranéenne, le jeune Diego est plus connu pour ses exploits aquatiques que ses talents footballistiques. De fait, à son quinzième anniversaire, il enchaîne pas moins de cinq records juniors en Uruguay et laisse présager un avenir dans les bassins. L’élément aquatique, pour ainsi dire, a pourtant failli lui coûter la vie lorsqu’à quatre ans, accompagné de sa sœur, il tombe à l’eau, mais « ne sait pas nager » : « Je ne me rappelle pas comment je suis sorti. J’étais en chaussures, en pantalon, et à contre-courant... Je me rappelle juste que je suis sorti. » Cette force de caractère, Diego Godín y fait appel durant toute sa vie ou presque, pour se sortir de la piscine et atterrir sur les rectangles verts.

Car s’il est actuellement considéré, à raison, comme l’un des tout meilleurs défenseurs centraux du monde, Diego Godín n’est pourtant qu’un anonyme attaquant de seconde zone lorsqu’il souffle ses quinze bougies. Attaquant ou meneur de jeu, il décide, un an plus tard, de délaisser la natation, quitte son Rosario natal et prend la direction de la capitale Montevideo et du club du Defensor Sporting. Un changement d’environnement qui provoque chez lui une légère saudade : « Le quotidien là-bas me semblait bizarre, j’étais habitué à la vie dans un petit village et j’ai eu beaucoup de mal à m’adapter. » Si bien que lors de sa première année, il ne joue presque jamais. Pour la seconde, les choses changent. « Il a changé dès le début de saison, rembobine Mauricio Rosa Noni, l’un de ses coéquipiers et ami intime, au Mundo. Mais une semaine avant que le championnat ne commence, l’entraîneur nous a réunis pour annoncer que l’effectif devait être réduit. Diego faisait partie des trois malheureux, je le vois encore rentrer aux vestiaires en train de pleurer, prendre ses affaires et s’en aller. Il nous avait dit qu’il ne rejouerait plus jamais au football. »

Du Cerro sans « jogging ni eau chaude » au strass de Liga


La décision ne dure que peu de temps. Il revient chez ses parents, et son oncle lui obtient un test au modeste Club Atlético Cerro, où il n’y avait « ni jogging ni eau chaude » , durant lequel Godín tape dans l’œil des recruteurs. Passé, contre son gré, de meneur de jeu à défenseur central, il réussit une ascension stratosphérique, passant en quelques mois de la cinquième division uruguayenne aux flashs de Primera. La suite l’est tout autant : une saison au Nacional et puis s’en va, direction l’Espagne et sa Liga. Un transfert vers Villarreal tout aussi surprenant que décisif dans la carrière de l’admirateur de Paolo Montero, qui s’opère en toute fin de mercato estival à la suite du refus in extremis de Roberto Ayala de s’engager pour le Submarino amarillo. Inconnu au bataillon, il doit lui-même se présenter aux journalistes – « Ma plus grande qualité est la vitesse, je suis bon de la tête et j’anticipe bien les situations. » –, mais se gagne rapidement une réputation de dur au mal qui, trois ans plus tard, lui ouvre les portes de l’Atlético de Madrid, club dont il est aujourd’hui l’étendard. Un statut qu’il doit autant à ses débuts atypiques qu’à la passerelle Villarreal.



Par Robin Delorme
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