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Glen de champion

Glen Johnson fut l'une des seules bonnes nouvelles du premier match de l'équipe d'Angleterre dans ce Mondial 2010. Ashley Cole diminué et à court de rythme, l'apport offensif du latéral droit devrait se révéler crucial face à l'Algérie ce soir. Portrait.

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La boulette de Green, la lenteur de Carragher et de la défense centrale en général, un kick and rush stéréotypé : clairement, l'Angleterre a déçu et inquiété lors de son entrée en lice, face aux États-Unis. Mais attention à ne pas mettre tout le monde dans le même papier. La performance de Glen Johnson est à ranger au rang des satisfactions. Une surprise ? Pas vraiment, en fait. Ça fait plusieurs mois que le tressé est bien plus que le seul candidat crédible de la sélection anglaise au poste de latéral droit. RIP Gary Neville et autres Danny Mills. Le poste de numéro 2, c'est désormais un gros point fort des Three Lions. C'était pourtant loin d'être gagné.

Il s'en est fallu de peu pour que Glen Johnson ne soit cramé avant même d'avoir atteint la vingtaine. Formé, comme tout jeune Anglais avec un peu de talent, à West Ham, il rejoint Chelsea à l'orée de la saison 2003-2004, encore pubère. Inutile de préciser qu'alors âgé de 19 ans à peine, Johnson se brûle les ailes dans un club qui collectionne les divas (Veron, Mutu, Crespo etc), mais pas encore les titres. L'année suivante, Mourinho arrive à Londres et fait le tri. Le jeune Anglais se retrouve régulièrement sur le banc. A la décharge du Portugais, il faut dire que Johnson y met parfois du sien. Souvent blessé, le latéral n'est pas toujours irréprochable hors du pré. Avant un déplacement à Barcelone en Coupe d'Europe, il reste sur le tarmac de l'aéroport pour avoir égaré son passeport. En janvier 2007, il est arrêté en train de voler... une cuvette de chiottes dans un entrepôt. Au final, malgré quatre saisons passées chez les Blues, Johnson peine à dépasser la quarantaine de matchs sous le maillot londonien. Ce que les supporters retiendront de lui ? Qu'il fut à jamais le premier achat de l'ère Abramovitch, et pas vraiment le plus brillant. Une façon comme une autre de marquer l'histoire du club.

Comme beaucoup, il se refait une santé à Portsmouth, gagne une Cup, marque quelques pions spectaculaires, mais surtout, il trouve du temps de jeu. Sur la côte sud, sa cote grimpe de quelques millions. De quoi attirer l'œil de Liverpool l'été dernier. Là encore, son choix de carrière s'avère un peu douteux. Reste que dans la saison toute pourrie de la bande à Gerrard, ses montées ne furent pas loin d'être la seule raison de se déplacer à Anfield cette année. Il faut dire que l'apport offensif du latéral est une donnée que Johnson a plutôt bien assimilée. Si bien que son entente avec Lennon est à ce jour le point fort d'une sélection où le jeu, faute de vrai milieu gauche, penche irrémédiablement à droite. A 25 ans, Glen Johnson est à ranger dans la catégorie des bons footballeurs, ça ne fait aucun doute. Et des bons défenseurs ? C'est une autre histoire. Impeccable quand il s'agit d'attaquer, capable de délivrer quatre passes décisives dans un même match (Angleterre-Andorre, 6-0 en juin 2009), il semble un peu moins motivé quand il s'agit d'empêcher l'ailier gauche adverse de déborder. Le fameux courant d'air dans le couloir, il en est adepte. La rigueur, encore et toujours. Drivé par Capello, il se pourrait néanmoins que pour une fois, Glen Johnson ait sonné sans le vouloir à la bonne porte.

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