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Taccola, un destin tragique et 48 années de doute

Le 16 mars 1969, Giuliano Taccola, attaquant de la Roma, décède dans les vestiaires du stade Amsicora de Cagliari. Mais 48 ans après, de nombreuses zones d'ombre demeurent. Sa veuve, Marzia Nannipieri, continue de chercher la vérité, persuadée que la mort de son mari est liée à l'absorption de médicaments et de produits dopants, sur fond de problèmes cardiaques non soignés.

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Chaque 16 mars, Marzia Nannipieri vient déposer des fleurs sur la tombe de son mari, Giuliano. Elle répète inlassablement le même rituel depuis 48 ans, en contemplant une photo en noir et blanc de leur bonheur passé, qu'elle tient dans son portefeuille. Pendant ces 48 années, Marzia a continué, sans relâche, à chercher la vérité. La vérité sur les véritables circonstances de la mort de Giuliano Taccola, ancien attaquant de l'AS Roma, décédé le 16 mars 1969 dans les vestiaires du stade Amsicora de Cagliari. Un décès pratiquement tabou, jugé « accidentel » par le tribunal de Cagliari en 1971. La veuve Taccola n'a reçu l'expertise médico-légale qu'en 1995, avec vingt-six ans de retard. Elle reste persuadée que la mort de son mari est un homicide, et qu'il est lié au dopage alors administré sciemment par les médecins de l'AS Roma et surtout par l’entraîneur de l’époque, Helenio Herrera. Retour sur une affaire sombre dont la dernière page n'a toujours pas été écrite.

Taccola, Capello et Herrera


L'histoire de Giuliano Taccola est celle de nombreux jeunes footballeurs remplis d'envie et d'espoir. Sa famille, originaire de Toscane, est pauvre. Son père est vendeur ambulant, sa mère ne travaille pas, et l'échappatoire du petit Giuliano devient rapidement le ballon rond. Il joue dans l'équipe locale, la Uliveto, et se fait repérer par les observateurs du Genoa, qui lui proposent de venir rejoindre leur centre de formation. Giuliano n'hésite pas une seconde. Il n'a que quinze ans, mais il décide de se tirer de chez lui, avec trois sous en poche, et s'en va s'installer à Gênes. Là-bas, il souhaite oublier son enfance difficile et s'invente une nouvelle vie tournant entièrement autour du football. Chez Giuliano, tout va très vite. À dix-sept ans, il tombe amoureux de Marzia Nannipieri, et l'épouse deux ans plus tard, en 1962. De leur union naîtra deux enfants.


La même année, il est prêté par le Genoa à l'Alessandria, avec laquelle il fait ses débuts en pro lors de la saison 1962-63. Il fait ses armes entre Serie B et Serie C, à Varese, Entella et surtout Savona, avec lequel il obtient une belle montée en Serie B. Suffisant pour convaincre le Genoa de le rapatrier une bonne fois pour toutes à la maison mère. Il dispute donc la saison 1966-67 en Serie B avec le maillot rossoblù, inscrit quatre buts et est repéré par l'AS Roma, en pleine quête de renouveau.


De fait, le club romain peine à exister dans le panorama du football italien. Hormis un Scudetto remporté en pleine Guerre mondiale (1942) et une Coupe d'Italie glanée en 1964, les Giallorossi n'ont rien gagné. Il faut donc recruter des jeunes joueurs prometteurs et miser sur eux. C'est ce que va faire le coach, Oronzo Pugliese, qui, lors de l'été 1967, demande aux dirigeants de recruter deux jeunes promesses : Giuliano Taccola, vingt-quatre ans, en provenance du Genoa, et Fabio Capello, vingt et un ans, en provenance de la SPAL. La première saison romaine de Taccola est convaincante. Il plante dix buts pour son baptême en Serie A et ses capacités sautent aux yeux de tous. « Il était vraiment éveillé, fourbe, très rapide, avait un tir très puissant et savait parfaitement se démarquer, se souvient son ancien coéquipier à la Roma Franco Cordova, dans une interview pour l'émission Sfide. Il avait vraiment toutes les qualités d'un grand attaquant. »

Vidéo

La Roma termine la saison à une décevante dixième position, et les dirigeants décident de frapper un grand coup, en recrutant sur le banc Helenio Herrera, l'homme qui avait tout gagné avec l'Inter lors des années 60. « Il est arrivé à Rome avec un passé trop glorieux pour une petite dimension footballistique comme la Roma, rembobine Cordova. Cette toute-puissance, ce pouvoir absolu, il essayait de nous les transmettre, mais à côté de lui, on se sentait comme des pauvrets. »

Opération des amygdales


Entre Herrara et Taccola, le feeling est plutôt bon. Le «  Mago » compte sur son jeune attaquant, qui le lui rend bien en débutant la saison 1968-69 sur les chapeaux de roue, avec sept buts lors des douze premières journées. Mais son début de saison est mis à mal par des problèmes de santé. D'abord une fièvre. Puis un problème cardiaque. Des problèmes aux amygdales, une bronchite. Dans un entretien choc réalisé en 2013 pour Storie Di Calcio, Marzia Nannipieri se souvient de ce terrible début d'année 1969. « La Roma a fait une tournée en Espagne, et Giuliano est rentré en Italie malade. Il avait une forte fièvre. Deux ORL sont venus l’ausculter. Les deux ont dit qu'il fallait qu'il se fasse enlever les amygdales. C'est l'un de ces deux médecins, le professeur Filipo, qui a opéré Giuliano le 5 février à Villa Bianca. L'intervention a été lourde, Giuliano a perdu beaucoup de sang. À sa sortie de l'hôpital, le médecin lui a prescrit un mois de repos absolu, et lui a même dit que sa saison de foot était terminée. Pourtant, dès le lendemain, la Roma demande à ce qu'il revienne à l'entraînement. Il y va, il s'entraîne, et le soir, fièvre. Il faisait cinq kilos de moins que son poids habituel et était affaibli par les antibiotiques. Il ne tenait pas debout. À sa visite de contrôle, le professeur Filipo s'est énervé, il a dit qu'il devait s'arrêter. Mais quand Giuliano s'est à nouveau présenté face au médecin de la Roma, ce dernier a déchiré les certificats et lui a dit : "Maintenant, c'est moi qui décide." Giuliano a donc joué un match avec la réserve le 26 février. Il est tombé dans les pommes pendant le match. »


En réalité, ce sont les ordres de Helenio Herrera, qui veut impérativement que son attaquant revienne le plus vite possible. Quitte à faire passer sa santé au second plan. Le coach allait même jusqu'à s'embrouiller avec les médecins, mettant en doute leurs diagnostics et critiquant leurs soins. Capitaine de la Roma à l'époque, Giacomo Losi se souvient lui aussi de ces retours forcés. «  Il rechutait toujours dans ces crises de fièvre, parfois ça passait, puis ça revenait, détaille-t-il dans l’émission Sfide consacrée à Giuliano. Alors, les médecins du club ont commencé à lui donner des médicaments pour l'aider à aller mieux. » On y vient. Des médicaments. Mais quel genre de médicaments ? La veuve de Taccola se rappelle qu'au lendemain d'une crise de fièvre où son mari s'était senti vraiment mal, le médecin de la Roma et une infirmière étaient venus sonner chez eux pour proposer de lui faire une « injection prodigieuse » . Taccola les a envoyés bouler. Nous sommes alors le 9 mars 1969. Une semaine, tout juste, avant la mort du joueur.

Fin tragique en Sardaigne


Le 11 mars, malgré une blessure à la cheville contractée lors d'un match face à la Sampdoria, et des crises de fièvre toujours aussi imprévisibles, Giuliano retourne s'entraîner sous les ordres de Herrera. Deux jours plus tard, il est convoqué par le coach pour le déplacement sur la pelouse de Cagliari. Et même si ce dernier ne sait pas encore s'il le fera jouer ou non, il veut dans tous les cas qu'il s'entraîne avec ses coéquipiers, afin d'être prêt pour un match de Coupe d'Italie face à Brescia qui aura lieu trois jours plus tard.


La veille du match, Taccola téléphone à sa femme. « Il se sentait brisé, mais Herrera voulait le faire jouer au moins une mi-temps. Le soir, il a eu un nouvel accès de fièvre, mais le médecin de la Roma n'a pas jugé nécessaire de le faire hospitaliser. » Pour ce déplacement en Sardaigne, Taccola partage sa chambre avec Franco Cordova, suspendu pour le match. Il raconte : « Le matin du match, à 9h, le kiné vient nous réveiller. Il nous dit : "Herrera vous attend en bas pour l'entraînement." Giuliano me regarde et me lance : "Je ne pense pas que je vais y arriver, je me sens fatigué, patraque, et puis il y a du vent." Finalement, je lui dis : "Allez, viens, on descend, on s'entraîne 30 minutes et on remonte, comme ça le coach est content." Et on descend s'entraîner. » L'entraînement a lieu, mais au terme de celui-ci, Giuliano fait un malaise sous la douche. À contre-cœur, Herrera décide donc de ne pas le faire jouer et de l'envoyer en tribunes, en compagnie de Cordova. Les deux hommes se rendent ensemble au stade, et assistent ainsi au match nul entre le Cagliari de Gigi Riva et la Roma (0-0).

Au coup de sifflet final, Cordova et Taccola descendent ensemble dans les vestiaires pour aller féliciter leurs coéquipiers. Mais alors que Cordova est arrêté par des journalistes pour répondre à quelques questions, un brouhaha se fait entendre dans les vestiaires. « J'entends un bordel à l'intérieur, avec des cris, replace Cordova. Et je vois alors Sirena (Paolo, défenseur de la Roma, ndlr) qui sort comme une furie des vestiaires. Il hurlait, alors je lui demande ce qui se passe, et il me dit que Giuliano va très mal. Je rentre, et je trouve alors Ginulfi (Alberto, gardien de la Roma, ndlr) en train de faire du bouche-à-bouche et un massage cardiaque à Giuliano. Tout ça pendant que Sirena hurlait comme un fou à l'extérieur pour chercher des secours et une ambulance. » Sa femme Marzia donne à son tour sa version des faits. « À son arrivée dans les vestiaires, Giuliano boit un jus d'orange et quelques instants plus tard, il fait un malaise. Le médecin du club lui a alors administré trois injections de pénicilline. Puis, ils ont fermé le vestiaire, et au lieu d'appeler en urgence une ambulance, ils ont essayé de tout nettoyer pour ne laisser aucune trace de médicament. » Dans le coma entre la vie et la mort, Taccola est transporté à l’hôpital. Herrera, lui, indique à ses troupes qu'ils n'ont pas de temps à perdre, et qu'il faut vite rentrer à Rome. Mais à peine arrivé à l'aéroport, l'ex-entraîneur de l'Inter reçoit un coup de fil de l’hôpital. La dramatique nouvelle tombe : Giuliano Taccola est décédé.

Les injections de pénicilline responsables ?


Franco Cordova était, comme tous ses coéquipiers, à l’aéroport. Sous le choc. Il se souvient d'une scène surréaliste, que l'on a du mal, encore aujourd'hui, à imaginer. « On se retrouve tous dans une pièce de l'aéroport et Herrera nous dit, mot pour mot, ces paroles : "Les gars, la vie continue, malheureusement Taccola est mort, mais nous devons penser à la Coupe d'Italie. Nous devons rentrer à Rome et aller en mise au vert, parce que la Coupe d'Italie est importante, très importante." Voilà, ça, c'était l'homme qui avait été notre mythe pendant les années 60.  » Cordova, Sirena et les autres se rebellent alors contre leur entraîneur. « La Coupe d'Italie, vous n'avez qu'à aller la jouer vous-même » , lui balance Sirena. Les joueurs de la Roma repartent donc de l'aéroport et se rendent à l'hôpital, où les attendent déjà les joueurs de Cagliari. Tous s'unissent autour de la dépouille de leur compagnon tragiquement décédé. Tout cela pendant que Herrera, lui, rentre à Rome, et répond en toute simplicité aux journalistes : « C'était un super gars, toutes mes condoléances à sa femme, nous ne savons pas quoi dire.  » L'enterrement à Rome va rassembler de nombreux fans de l'AS Roma venus offrir un dernière hommage à leur bomber.


Lors des jours qui suivent, c’est évidemment l’interrogation : de quoi est véritablement mort Giuliano Taccola ? Le premier rapport d’autopsie parle d’une « insuffisance cardio-respiratoire aiguë  » . Mais Marzia Nannipieri est persuadée qu’il s’agit d’autre chose. « Ils ont dit, ils ont écrit, que cette tragédie était due à une malformation congénitale au cœur (il a par la suite été prouvé que Taccola avait véritablement des problèmes cardiaques, qui n'ont toutefois pas du tout été pris en compte par les médecins de la Roma ni par Helenio Herrera, ndlr). Ils ont également dit que c’est lui qui avait voulu revenir sur la pelouse le plus vite possible après son opération aux amygdales, parce qu’il ne voulait pas laisser filer les primes de match. Ils ont bafoué sa mémoire. Giuliano ne pensait pas à l’argent, il pensait à sa vie. » Pour le professeur Filipo, celui-là-même qui avait conseillé à Taccola d’arrêter de jouer après son opération, c’est une réaction allergique aux injections de pénicilline qui est à l’origine de la mort du joueur, déjà très affaibli par ses problèmes cardiaques non soignés. En réalité, aucun rapport médical n’a pu affirmer avec certitude de quoi était mort Giuliano Taccola. La bataille de sa femme ne fait alors que commencer.

Des convictions et des révélations


Le 4 janvier 1971, un peu moins de deux ans après sa mort, le juge d’instruction du tribunal de Cagliari rend un premier verdict : la mort de Giuliano Taccola est bien accidentelle. Marzia ne veut rien entendre. Elle est convaincue que c’est la surcharge de médicaments et de produits dopants, censés permettre à son mari de se remettre plus vite de son opération et de ses blessures, qui a provoqué ce drame. Mais elle a besoin de voix pour soutenir ses convictions. Des voix et des soutiens qui, malheureusement, n’arriveront pas. Ou du moins, pas tout de suite. Vingt-sept ans d’attente, très précisément, et l’ouverture à Turin d’une enquête sur la « première mort suspecte d’un joueur de football » . Car d’autres viendront s’ajouter à la liste : celle, notamment, de Bruno Beatrice, ancien de la Fiorentina, décédé en 1987 d’une leucémie visiblement causée et aggravée par le dopage (un non-lieu a été rendu en 2009, ndlr). C’est Carlo Petrini, ancien coéquipier de Taccola au Genoa, qui va parler le premier, en mentionnant les « injections régénérantes » faites par les médecins du club. Un coup d’épée dans l’eau. L’enquête n’avance pas, et Marzia Nannipieri vit un véritable enfer, puisque, en 2001, sans travail, elle se retrouve à la rue, obligée de dormir dans sa voiture. « En 1979, le président de la Roma, Dino Viola, a juré devant une photographie de mon mari qu’il me trouverait un emploi dans une filiale de la Banco di Roma à Pise. Il n’a jamais rien fait. Pareil avec le président Franco Sensi, qui avait promis en 1994 de me redonner un emploi en la mémoire de Giuliano. En trente ans, beaucoup de promesses et pas l’ombre d’un emploi » , déplore-t-elle.


En 2005, c’est au tour de Giacomo Losi de sortir du silence, confirmant l’existence de piqûres dopantes. « Giuliano avait été opéré des amygdales et après l’opération, après chaque entraînement, il avait une poussée de fièvre. Alors les médecins lui faisaient une piqûre et ça allait mieux. Le médecin qui l’avait opéré (le docteur Filipo, ndlr) lui avait interdit de prendre certaines de ces substances, notamment à cause de ses problèmes cardiaques.  » Mais l’enquête en est restée là, et ce, malgré les nouvelles révélations de Feruccio Mazzola, qui a affirmé, lui aussi en 2005, que Herrera donnait à ses joueurs « des pilules à mettre sous la langue » du temps de l’Inter, et que ces « expérimentations pharmaceutiques pour augmenter la résistance physique  » avaient pu avoir des incidences tragiques sur Taccola. Malgré cela, aucune nouvelle page concrète du dossier n’a été écrite depuis. Marzia Nannipieri continue de réclamer justice, et d’accuser ouvertement les dirigeants de l’AS Roma et de la Fédération italienne d’avoir voulu étouffer l’affaire. « Il y a des manques, des omissions, des inexactitudes » , assure-t-elle. Et le fait que la ville de Rome ait rebaptisé une rue « Via Taccola » à quelques centaines de mètres du centre d’entraînement de l’AS Roma ne suffira certainement pas à faire disparaître les fantômes.


Propos de Franco Cordova et Giacomo Losi tirés de l'émission Sfide, ceux de Marzia Nannipieri issus d'une interview à Storie Di Calcio.


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    Par Éric Maggiori
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    Dans cet article

    Ce commentaire a été modifié.
    Cafu crème Niveau : Ligue 2
    Note : 4
    Herrera était un grand fournisseur d'amphets pour ses joueurs, c'est connu. Le comportement de la Roma avec la veuve est tout sauf glorieux et n'honore pas les dirigeants qui tournent le dos à l'histoire.

    PS: très bel article comme souvent avec Eric Maggiori.
    Totti Chianti Niveau : Ligue 2
     //  09:04  //  Tifoso della AS Rome
    Note : 3
    Pas de quoi être fiers en effet.
    Les mecs sont complètement déconnectés de la réalité.
    Heureusement que le comportement des joueurs et des tifosi étaient d'un tout autre niveau.

    Ce n'est malheureusement pas le seul drame ayant touché le monde du foot, voici un site qui en parle bien mieux que moi :
    http://storiedicalcio.altervista.org/blog/drammi

    Une mine d'or pour ceux qui lisent et comprennent l'Italien puisqu'on y trouve beaucoup d'autres choses, pas seulement les drames.
    Cafu crème Niveau : Ligue 2
    Je ne connaissais pas celui là merci l'ami.
    Fred Astaire Niveau : Ligue 2
    Excellent site..pour qui comprend l'italien.
    Suis allé sur wiki mais la fiche de Miguel Ángel Montuori est très lapidaire. Pourrais-tu nous dire ce qui lui est arrivé ?
    Totti Chianti Niveau : Ligue 2
     //  14:12  //  Tifoso della AS Rome
    Note : 2
    Numéro 10 Légendaire de la Fiorentina du Scudetto de 1955-56 (et des 4 deuxièmes places consécutives qui suivirent), le premier de la Fiorentina, Michelangelo (pour son élégance et son brio) fut vraiment poursuivi par la malchance.
    Lors d'un match de début de saison en Serie A (1961), un défenseur adverse dégage violemment le ballon directement dans la tempe de Miguel Angel. Il tomba dans les pommes et resta pas mal de temps ainsi dans les vestiaires. À son réveil, on jugea qu'il n'était pas nécessaire de l'hospitaliser.
    Il rentra chez lui et dormit tranquillement.
    À son réveil, il voyait tout en double - diploplie!
    En guise de préparation à l'opération, il reste 3 mois alité. Les médecins sont formels, il doit abandonner le foot.
    L'opération ne se passe pas bien et il fait un choc cardiovasculaire et est sauvé in extremis.

    Retour à la vie normale ou presque. Il revoit nettement mais est en état de confusion total. Il n'est plus capable d'aller acheter le journal ou de terminer ses phrases.
    Il s'isola complètement refusant de sortir de chez lui.
    Il a alors 28 ans.

    En 1962, il semble aller mieux et commence à écrire pour un canard local.
    En 1963, la malchance encore. Anévrisme! Il est opéré à nouveau. Cela se passe bien mais en ressort marqué à vie.
    Il tente alors d'entraîner des équipes de jeunes (il a à peine 31 ans) mais abandonne rapidement suite à une hernie et un ulcère (!) mais aussi car incapable, selon lui, de transmettre totalement ses idées.

    Il décide alors de partir de Florence car cela devient difficile économiquement de joindre les deux bouts.
    Il retourne à Santiago avec femme et enfants et se met à entraîner encore des équipes de jeunes. La vente de l'appartement à Florence lui permet de vivre décemment mais il ne peut plus se permettre le voyage vers sa bien-aimée Florence.

    Heureusement, Florence, la Fiorentina et ses tifosi ne l'ont pas oublié et organise une fête des 10+ (dieci più), des plus grands 10 de l'histoire de la Viola, en Juin 1988. Le 29 Mai 1988, quelques jours avant le rassemblement, a lieu un repas des héros du premier Scudetto de la Fio. Ils décident alors de faire revenir "Michelangelo"! Ses anciens coéquipiers lui trouvèrent et achetèrent une maison et le maire un job. Il sera assistant bibliothécaire et il travailla aussi à la recherche de jeune talent. C'est lui qui repère Francesco Flachi par exemple.

    Il meurt en 1998, le 4 Juin exactement, des suites d'une malade incurable.
    Fred Astaire Niveau : Ligue 2
    Merci Totti pour cette belle évocation d'un grand joueur au destin tragique.
    Parmi les contributeurs de Sofoot, y a pas à dire, on a des pointures pour les football italien et sud-américain.
    Dans le blog cité, je vois qu'il y a Armando Picchi (libéro de l'Inter de Herrera, mort à 36 ans, 2 ans après la fin de sa carrière d'une tumeur sur sa 6e côte gauche), Renato Curi (joueur de Pérouse, mort à 24 ans sur le terrain d'un infarctus du myocarde), Nello Saltutti et l'équipe complètement dopée de la Fiorentina des années 70, c'est bien. J'espère qu'il parlera de Andrea Fortunato, joueur de la Juve mort en 1995 à seulement 23 ans de leucémie.

    Il y a un chapitre dans le bouquin de l'auteur John Foot qui s'intitule 'Winning at All Costs: A Scandalous History of Italian Soccer' qui explique le dopage des années 60 à aujourd'hui. Le Genoa à cette époque marchait aux amphétamines. 3 joueurs de l'équipe ont été suspendus en 1963 (Gigi Meroni, star de l'équipe et hippie, ne faisait aucun test, il mourra bizarrement dans un accident de voiture à 24 ans. Son équipier Giorgio Ferrini au Torino mourra d'un anévrisme à 37 ans). Il parle aussi du scandale de l'équipe de Bologne lors de la saison de leur titre 1964, l'équipe de Cesena des années 70 et la Nandrolone/EPO des années 90/2000 avec les suspensions de Stam, Davids, Fernando Couto, le fils Kadhafi à Pérouse etc.

    Beaucoup d'anciens joueurs de cette époque meurent avant les 50/55 ans (voire moins) de crises cardiaques, de leucémie, de cancer du foie ou des reins, il y a même une quarantaine de cas de syndrome Lou Gehrig dit aussi maladie de Charcot (paralysie des muscles, du tronc et la boîte crânienne). Beaucoup sont dans un état dépressif aussi (Di Bartolomei, Pruzzo, Roberto Baggio, Pessotto, Batistuta).
    8 réponses à ce commentaire.
    gaucherforever Niveau : CFA2
    Herrera est une sacrée ordure si les faits relatés sont la stricte vérité.
    Je pense qu on trouve ce trait de caractère chez nombre de grands entraîneurs malheureusement..Ce côté buté prêt à tout pour gagner.
    Comment un homme peut il etre autant déshumanisé tout en gérant de l humain?
    Ce commentaire a été modifié.
    Le Foot Business, ou Foot Entertainment, depuis les années 60 applique en club les méthodes de management de rentabilité d'une multinationale, car ces "clubs sportifs" sont des entreprises avant toute chose. Le football, sport qui faisait parti du domaine culturel est passé au rang de produit de consommation, et l'entraineur/manager est finalement un "cadre supérieur", qui baigne depuis tout jeune dans le milieu et ne va sûrement pas cracher dans la soupe puisque c'est ce même milieu qui l'a rendu millionnaire. Bref, la boucle est bouclée ...

    Et le plus malheureux dans tout ça, c'est que les sportifs professionnels, en plus d'être des "agents du système capitaliste" (et communistes à l'époque, quoique Chine, Corée du Nord ...) sont surtout des cobayes d'expériences de laboratoire pour la florissante industrie pharmaceutique mondiale.
    En fait, le dopage a toujours été présent mais sous différentes formes. Dans l'Antiquité, lors de leurs Jeux Olympiques, les athlètes grecs mangeaient de la viande de chèvre dite pour "mieux sauter", de la viande de taureau dite pour "mieux lancer" et buvaient même des potions fortifiantes. Au XIXeme siècle, parmi les athlètes d'endurance, la consommation de strychnine, de caféine, de cocaïne et d'alcool était répandue. Thomas Hicks a remporté le marathon de 1904 grâce à des injections de strychnine, de l'oeuf cru et du brandy consommés pendant la course.

    Le ponpon a été atteint lors de la guerre froide, où communistes et capitalistes vont s'affronter dans tous les domaines, y compris le sport. Ce qui va donner du dopage d'état complètement surréaliste, avec notamment les cas de "grossesses dopantes", des entraineurs mettaient enceintes des gymnastes pour que leur corps produise un surcroit d'oestrogènes, ce qui améliorait leurs performances, pour les faire avorter dès la compétition terminée. Un exemple de ce cas est la gymnaste soviétique Olga Karasyova.
    1 réponse à ce commentaire.
    Eric Maggiori, une suggestion amicale.
    Reprends la plume régulièrement, le niveau du français employé et celui des articles sur la Seria A s'en trouveraient largement améliorés.

    Merci, je ne connaissais pas cette histoire.
    PaganBishop Niveau : CFA2
    Il y a des petits soucis de traduction sur les décla en italien par contre : "furbo" c'est plus malin/rusé que "fourbe" + une autre que j'ai trouvé bizarre en lisant.

    Mais globalement, 1- le niveau d'écriture est top, 2- le sujet traité est original et passionnant, 3- c'est traité en profondeur (ce qui n'est vraiment pas toujours le cas dans les articles "de fond" sur le site)

    PS: Herrera a vraiment l'air d'être un gros caca humain
    1 réponse à ce commentaire.
    HS mais comment il s'appelle le joueur de la lazio qui s'est fait buté en mimant un hold-up?

    J'avais lu l'histoire dans le mag de SoFoot et ça m'avait marqué.
    Totti Chianti Niveau : Ligue 2
     //  09:35  //  Tifoso della AS Rome
    Note : 1
    Luciano Cecconi
    Ah merci, incroyable cette histoire.
    Totti Chianti Niveau : Ligue 2
     //  09:47  //  Tifoso della AS Rome
    Suite au coup de feu, Luciano Re Cecconi serait mort en disant "Era uno scherzo", "c'était une blague"...
    Terrible, un très grand de la Lazio.

    Même si, aujourd'hui, la thèse du "scherzo" a été remise en question.
    Y a des doutes sur ça aussi quoi!
    Encore un des mystères du Calcio...
    Cafu crème Niveau : Ligue 2
    Note : -1
    La mort totalement stupide du bon vieux Re est encore un motif pour se foutre de la Lazio de nos jours.

    Ce vestiaire de la Lazio devait être un truc d'un autre monde. Les causeries avec Chinaglia ça devait être du sport.
    4 réponses à ce commentaire.
    Si ce qui a été dit dans l'article (très bien écrit, au passage) est vrai... C'est révoltant, triste, ça avait beau être une autre époque ça n'en reste pas moins scandaleux aujourd'hui.

    Surtout la réaction de l'entraîneur, dans son ensemble, et à la mort du joueur "il faut penser à la coupe d'Italie". Sale ordure.

    J'espère que Tacolla repose en paix, je ne connaissais pas l'histoire en tout cas.
    Garrincha7 Niveau : CFA2
    Le fait de déchirer des avis médicaux, donc rédigés par des médecins, est assez incroyable. Comment ils peuvent s'en sortir sans soucis judiciaires?
    Si il arrive le même genre de chose aujourd'hui dans une grande entreprise, j'imagine même pas le montant des dommages et intérêts accordés.
    1 réponse à ce commentaire.
    ça envoyait déjà du lourd en terme de piquouses à l'époque.J'ose même pas imaginer ce que ça doit être aujourd'hui avec les 50-60 matchs par saison .M'enfin,du moment qu'on a du spectacle .....
    Ce commentaire a été modifié.
    Totti Chianti Niveau : Ligue 2
     //  11:42  //  Tifoso della AS Rome
    Note : 1
    Excellent...T'as oublié la vitamine C aussi .:)
    Totti Chianti Niveau : Ligue 2
     //  13:10  //  Tifoso della AS Rome
    Hum, j'aurais pourtant dû modifier quelque chose...
    "Si les symptômes persistent, ne consulter surtout pas votre médecin de club".
    Rien à voir évidemment ,mais je vais à Rome la semaine prochaine et je me ramène un maillot de la louve ,et si j'ai du bol qu'il y ait un match à l'Olimpico mon bonheur sera complet :))
    Totti Chianti Niveau : Ligue 2
     //  13:44  //  Tifoso della AS Rome
    On reçoit l'Empoli le 1er Avril... tu ne devrais pas avoir de problème pour trouver des places - de toute façon, ce n'est jamais un problème depuis le début de la grève des supporteurs!
    Merci pour l'info. Assurément dommage pour l'ambiance cette grève des tifos mais j'irai quand même ,en priant que ton avatar foule la pelouse même 5 mns.
    Totti Chianti Niveau : Ligue 2
     //  17:52  //  Tifoso della AS Rome
    Fort possible !
     //  13:04  //  Aficionado du Salvador
    d'autant qu'il y a moins de risques pour la santé des joueurs aujourd'hui...les médecins sont mieux au fait de la posologie à prescrire, mieux informés...sans parler des produits masquants

    mais bon on ouvrirait une sacrée boite de Pandore...
    8 réponses à ce commentaire.
    Fred Astaire Niveau : Ligue 2
    Merci Eric pour cet émouvant article. Si les faits de cet épouvantable drame sont avérés, Helenio Herrera va grandement baisser dans mon estime.
    Ce commentaire a été modifié 2 fois.
    Alain Proviste Niveau : Ligue 1
     //  15:51  //  Aficionado de l'Argentine
    Tout pareil, je ne connaissais pas les détails du comportement d'Helenio Herrera sur le cas Taccola, choquant...
    1 réponse à ce commentaire.
    C'est pour des articles de cette qualité que je viens sur So Foot.

    Sombre et surréaliste histoire, si un jour on arrive à sortir les cadavres des placards du foot, on risque de vomir pas mal.
    Je crois que tu pourras trouver ton bonheur ici : http://solavancosport.fr/

    La série "Dop Ajax" complète ce sujet.

    J'en profite pour remercier l'intervenant qui l'avait suggéré, les articles et commentaires y sont d'un sacré niveau.
    Purée, merci pour ce lien l'ami et pour pour le posteur originel donc.
    Alain Proviste Niveau : Ligue 1
     //  15:52  //  Aficionado de l'Argentine
    Oui c'est l'ami Bota67, je crois, qui avait posté ce lien dans les coms de l'article sur Bilardo : je ne connaissais pas non plus avant qu'il le poste, site très intéressant !
    Fred Astaire Niveau : Ligue 2
    Je viens de découvrir ce nouveau site: un peu dans l'esprit Sofoot.
    Mais eux sont en avance: ils sont en train de concocter un "100 ans de football belge en 50 noms" un peu décalé, mêlant joueurs, entraîneurs, dirigeants, commentateurs, etc. Paul van Himst n'est que 16ème. Imaginons le même classement dans un top Sofoot, bonjour les empoignades.
    J'ai lu cette série et je ne vois pas ce qu'elle a de décalé, c'est très sofoot de voir du décalé partout.

    J'ai vu Van Himst, live. Mais je n'ai rien à redire à l'appréciation qui y est faite, le joueur était magnifique, d'accord. Mais si on me demandait ce qu'il a apporté au football belge, bonjour l'embarras...
    Fred Astaire Niveau : Ligue 2
    Palmarès[modifier |
    Joueur[modifier |
    En club[modifier |
    Champion de Belgique en 1962, 1964, 1965, 1966, 1967, 1968, 1972 et en 1974 avec Anderlecht
    Vainqueur de la Coupe de Belgique en 1965, 1972, 1973 et en 1975 avec Anderlecht
    Vainqueur de la Coupes de la Ligue Pro en 1973 et en 1974 avec Anderlecht
    Finaliste de la Coupe des Villes de Foires en 1970 avec Anderlecht
    En Équipe de Belgique[modifier | modifier le code]
    81 sélections et 30 buts entre 1960 et 1974
    Participation à la Coupe du Monde en 1970 (Premier Tour)
    Participation au Championnat d'Europe des Nations en 1972 (1/2 finaliste)
    Entraîneur[modifier | modifier le code]
    Vainqueur de la Coupe de l'UEFA en 1983 avec Anderlecht
    Champion de Belgique en 1985 avec Anderlecht
    Finaliste de la Coupe de l'UEFA en 1984 avec Anderlecht
    Distinctions individuelles[modifier | modifier le code]
    Soulier d'Or en 1960, 1961, 1965 et en 1974
    Meilleur buteur du championnat de Belgique en 1964 (26 buts), 1966 (26 buts) et en 1968 (20 buts) avec Anderlecht
    Meilleur buteur de la Coupe d'Europe des Clubs Champions en 1967 (6 buts) avec Anderlecht
    4e du Ballon d'Or en 1965
    5e du Ballon d'Or en 1964
    Élu Entraîneur de l'année en 1983 avec Anderlecht
    Élu Meilleur joueur belge du siècle en 1995
    Élu Joueur en Or de l'UEFA en 2004
    Élu 60e Meilleur joueur mondial du siècle (IFFHS)
    Statistiques[modifier | modifier le code]
    478 matches professionnels, dont 457 avec Anderlecht, et marqué 234 buts.
    Livre[modifier | modifier le code]
    Voilà pour les chiffres, et? Car sur le plan culturel, du jeu? Je serais curieux d'avoir ton avis.

    Il est plus significatif que l'Anderlecht de Van Himst était aussi séduisant qu'inefficient hors-Belgique.
    Alain Proviste Niveau : Ligue 1
     //  04:29  //  Aficionado de l'Argentine
    @ vmarys, n'étant pas un grand spécialiste du foot belge, je te fais confiance dans la mesure où tu as vu jouer Van Himst mais petite question : Anderlecht réalise sa fameuse série de trois finales de C2 consécutives (dont deux victoires) à partir de la saison suivant le départ de Van Himst. Ne serait-ce pas un simple hasard et la continuité logique du travail entrepris par l'équipe précédente ? Ou alors penses-tu que le maestro belge pénalisait en quelque sorte l'équipe au niveau européen ?
    Il me semble que le meilleur joueur et la vraie star d'Anderlecht dans les 70's était plutôt Rensenbrinck mais son homologue belge devait quand même avoir un certain poids chez les Mauves.

    D'ailleurs, qui serait selon toi le plus grand joueur belge du XXe siècle ?
    Van Himst marqua et remporta beaucoup en Belgique. Mais c'était à Anderlecht, un club particulier. C'est tout de suite plus facile. Par contre il n'a jamais fait franchir un palier. Il y a des joueurs comme ça.
    Même question que Alain pour les belges:
    Scifo ou Van Himst (ou un autre)?
    Plus élégants que Scifo ou Van Himst, il n'a pas dû y en avoir beaucoup. Plus décisifs et plus importants, voilà par contre qui laisse beaucoup de choix, une douzaine de joueurs facilement, mais une époque n'est pas l'autre, et le football est si riche, quel intérêt.

    -1 pour mon commentaire plus haut, ce doit être un grand connaisseur. Polleke a cotoyé les meilleurs joueurs de l'histoire du club, et pour quel bilan européen? Je n'oublie pas sa coupe du monde, fantomatique est peu dire. Comme entraîneur, merci les enveloppes du président Vanden Stock. Mais le joueur était un esthète et l'homme est affable, c'est déjà très bien.
    Alain Proviste Niveau : Ligue 1
     //  20:32  //  Aficionado de l'Argentine
    Je t'ai mis un +1 pour contrebalancer ;)
    Merci, c'est gentil, mais je ne sais pas si je reviendrai commenter souvent, difficile de penser autrement que tout le monde ici.

    L'Anderlecht des années 1960, c'était un gardien et dix artistes, il n'y avait pas mieux esthétiquement. Après ce club a musclé son jeu. Comme à Ajax où avaient été améliorés les dopages italiens. Comme en équipe des Pays-Bas, Rensenbrink n'avait pas besoin de se doper, le physique ne l'intéressait pas, mais il fit pourtant toujours plus et mieux que tous ceux autour de lui, Anderlecht et les Pays-Bas ont eu beaucoup de chance de l'avoir.
    Ce commentaire a été modifié.
    Oui ces -1 sont d'autant plus pénibles que le point de vue est pertinent et argumenté.
    Que veux-tu, c'est devenu comme ça ici, le commentaire qui tranche au milieu de tous les autres totalement convenus, se fait descendre.
    En tout cas, merci pour le lien, j'ai cru y reconnaitre le style d'anciens contributeurs, qui comme toi déçus ont quitté ce site.
    14 réponses à ce commentaire.
    Jouer avec Heskey comporte des risques Niveau : District
    Cet histoire m'a arraché une larme, voire deux ou trois. Merde.
    luigidibiagio Niveau : DHR
    Pouah, c'était une belle enflure Herrera si les faits sont avérés. À croire que la Serie A est une ressource inépuisable de tragédies...
    C'est assez choquant le comportement d'HH.Pour avoir vu pas mal d'interviews de lui en français (archives INA) il avait vraiment l'air humble et sympathique.
    Là ça fait froid dans le dos
    Fred Astaire Niveau : Ligue 2
    Je viens de visionner sur INA.fr (faut être abonné) le reportage sur HH intitulé "Le sorcier du football" dans l'émission "Les coulisses de l'exploit" du 21/11/1962, avec une interview de Robert Chapatte.
    On le voit avec les joueurs de l'Inter (donc avant tous les titres) à la fois entraîneur et préparateur physique (en pleine forme pour ses 52 ans).
    Il a effectivement l'air affable, pas prétentieux et très sympa.
    Pour ceux qui en doutent, il le dit lui-même: je suis français, on parle français en famille, j'ai fait mon service militaire à Charleville.
    Mais on peut-être un tout autre homme dans les vestiaires.
    1 réponse à ce commentaire.
    Une bonne "piqûre" de rappel pour ceux qui s'imaginent que le football d'autrefois était quasiment un sport amateur et archaïque dont le niveau n'était pas sérieux.
    Lilliani
    S'ennuyer ce soir? Vous ne savez pas où trouver une fille pour la nuit? Bienvenue http://bit.ly/2nHsbHR
    Totti Chianti Niveau : Ligue 2
     //  20:32  //  Tifoso della AS Rome
    Lilliani, tu rames, là !
    1 réponse à ce commentaire.
    Superbe article, comme toujours avec Éric M.

    Merci
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