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Giroud élimine Paris

Montpellier gagne son ticket d'entrée pour le Stade de France sur une tête à la 120ème de Giroud alors que Paris attendait la séance de tirs au but, surtout après l'exclusion de Chantôme à la 88è.

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La composition d'équipe de René Girard prouve d'entrée que Paris ne va pas chômer à la Mosson. Marveaux et Estrada sont les seuls garde-fous d'un onze tourné vers l'attaque : Belhanda, Aït-Fana, Camara et Giroud en pointe axiale. Kombouaré aligne tout de même du solide avec les anciens Coupet, Makélélé, Giuly, et Chantôme, Nénê, Erding/Hoarau aux avants-postes. Défense de jeunots (sauf pour Jeunechamp) dans l'Hérault, défense habituée à l'événement côté parisien.



Nenê percute dès la première minute, mais est pris d'entrée par trois Montpelliérains. Le Brésilien n'aura aucun espace durant toute la rencontre et n'a pas attendu longtemps pour le savoir. Les Parisiens commencent pourtant bien, combinant bien dans les petits espaces. Nénê envoie un coup-franc dans le mur, Hoarau gagne un premier duel aérien sur Pionnier (5è). Montpellier est tout de même actif, en se projetant le plus rapidement possible vers l'avant par Belhanda et Marveaux notamment. Premier véritable fait de jeu à la neuvième minute : Hoarau tombe dans la surface au contact d'El Kaoutari. Penalty ou pas ? Tout se défend. Il en faut sans doute plus pour faire tomber Hoarau mais El Kaoutari accroche et retient bien l'international français. L'arbitre ne dit rien.



Belhanda remue Paris



La partie est plutôt équilibrée, les défenseurs centraux des deux camps sont intraitables avec du gros Sakho et un Yanga Mbiwa vraiment pas mal. La première période devra donc se jouer sur quelques exploits techniques. Aït-Fana tente le lob de vingt mètres sur Coupet (13è), Giroud ne cadre pas une tête plongeante (17è), Belhanda fait le boulot à coup de passements de jambes mais les Montpelliérains se feront des politesses dans la surface de Coupet (20è).

Belhanda va être l'homme de cette première période : volée de vingt-cinq mètres imprécise, une régalade technique devant Jallet pour servir Estrada aux vingt mètres qui déclenche l'horizontale de Coupet (32è). Giroud enfoncera Jallet deux minutes plus tard sur un duel aérien toujours sans cadrer. Mais Montpellier récupère désormais beaucoup plus haut le ballon et devient du coup beaucoup plus dangereux. Giroud remet une couche à l'entrée de la surface parisienne. Tir écrasé (36è). Aït-Fana cadre à vingt-mètres. Coupet plie les genoux et capte (38è). Sakho tacle in-extremis Belhanda dans la surface (40è). Paris répondra simplement par un Hoarau au pied un peu trop ouvert (41è). C'est en tout cas une piqûre rappelant aux Héraultais que Paris n'abdiquera pas si tôt dans le match.



Le début de seconde période sera d'ailleurs parisien. Le PSG prendra l'ascendant dans les vingt premières minutes, domination ponctuée par deux frappes non cadrées de Chantôme (55è) et Hoarau, bien décalé par Giuly dans l'axe (64è).

Passée cette heure de jeu, la discipline des deux équipes est forcément plus approximative, la fatigue agrandissant un peu plus les espaces qui manquaient quand même en première mi-temps. Paris et Montpellier se rendent coup pour coup. Aït-Fana, lancé par Giroud en profondeur, devance Coupet, s'excentre et redresse juste au-dessus de la transversale (74è). Hoarau utilisera lui aussi l'appel en profondeur pour semer El Kaoutari. Mais le Réunionnais met trois heures à se décider face à Pionnier et El Kaoutari revient glisser un tacle salvateur (78è). La fin du second acte sera bien plus délicate pour Paris. Chantôme est exclu à la 87è (deuxième avertissement) et le PSG se tourne donc tout naturellement vers la prolongation, mais en serrant les fesses. Hoarau est désormais tout seul devant.



Giroud délivre la Mosson



Aït-Fana joue le une-deux avec Giroud (92è) mais ouvre trop son intérieur du droit. Le même Aït-Fana essaie alors avec le gauche, même surface de pied. « Trop » cadré (95è).

La Mosson s'impatiente et frissonne trois fois de suite. Jeunechamp fait la boulette et laisse Jean-Eudes Maurice lober un Pionnier qui boxe bien (97è). Tiéné enverra un missile juste au-dessus (98è) mais ce sera surtout Hoarau qui frôlera à dix mètres le montant droit de Pionnier (100è). Montpellier manque toujours de précision (Marveaux à la 104è) et s'engage maintenant dans une fin de rencontre avec un PSG en mode blindage derrière, cherchant au moins les pénos et pourquoi pas une balle qui traîne en contre-attaque (frappe d'Hoarau détournée par Pionnier, 110è). Le blindage n'est pas loin de sauter sur deux situations chaudes dans la surface parisienne. Une frappe de Giroud est détournée par l'avant-bras de Sakho (113è) et Lacombe s'écroule au contact d'Armand (115è). Mais il explosera, tout comme la Mosson, à la 118è. Dernis enroule un énième centre aux neuf mètres que Giroud dévie de la tête. Petit filet, Coupet est médusé. Jean-Eudes Maurice touchera une dernière fois le poteau de Pionnier (120è). Montpellier tient sa première finale au Stade de France qui retrouvera Loulou dans ses loges. Sortez la charcut' !



Ronan BOSCHER

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Une pensée pour Georges. Pour toi. Pour niquer le 6ème arrondissement. Martine, tu as mal à l'anus n'est ce pas ? Trêve de métaphore anale, inutile d'aller chercher le sopalin bande de saligauds, on a niqué les élites parisiennes. Les pansements, on a pas les moyens. Alain Badiou, on a pas les moyens. Eh bien, on vous a niqué. Le samedi, on regarde Patrick Sébastien, on va pas voir des tapettes en tutu. Pour toi Georges.

Spiritus Dei a pour partenaire France Bleu. C'est du prosélytisme? Tout ça pour dire, qu'Emir, c'est le plus fort et que Giroud, il est plus beau que Hoarau.
C'est quoi cette bite amère qui crache un foutre caillé?
Le complexe d'infériorité du campagnard, c'est pas un peu cliché ?
Oh les méchantes attaques. Vous pouvez pas test les mecs. Tous les vieux du PSG claquaient la bise à Louis Nicollin et avec le sourire. Je n'ai jamais vu un joueur claquait la bise à Leproux après une défaite. Alors, complexe d'infériorité, en aucune façon. Concernant le "cliché", certes, mais c'est quand même nous les gentils. Vous mourrez avant nous en 2012, nous, on a Bugarach. La justice immanente. Bande de moules.
Faut laisser couler! Le gars, il doit commenter un article sur 2000, il est en pleine période de masturbation intellectuelle!! C'est vrai que Montpellier mérite sa qualification, mais ce qui est sûr, c'est que le PSG finira devant Montpellier en L1 en mai 2011 et que si le MHSC se qualifie en Ligue Europa, il va se faire sortir par un club genre Györ en tour préliminaire... lol
Gégé l'esquimau, tu m'as l'air sensé. Alors je vais te causer un peu mon gars. Moi, mon petit gars, je suis d'accord avec toi: Montpellier mérite sa qualification et je ne commente en effet que peu. Seulement quand Mapou fait saliver le cévenol.
Et si on laissait de coté les métaphores sexuelles pour se concentrer sur le contenu ? Parce que oui, sofoot nous a fait un beau résumé, mais n'a pas vraiment analysé le match. Pourtant il y avait des choses à dire : dans un match entre 2 bonnes equipes de L1, avec un ticket pour le stade de france en ligne de mire, il y a eu pas mal d'envie, beaucoup d'engagement (parfois limite du coté des montpelliérains), mais au final peu d'occasion nette pour un match de 120 minutes, un ennui qui vient crescendo et un arbitrage un peu à la ramasse. Mais le vrai constat que l'on peut retenir, c'est l'insuffisance technique assez affligeante qui a parcouru les joueurs tout au long du match, notamment dans le dernier geste : giroud ou haït-fana notamment, hoarau surtout, ont malheureusement offert un argument de choix en faveur des détracteurs de nôtre chère ligue 1. Alors oui, la pelouse était peut-être pourrie, c'était peut-etre un match de coupe, mais il faut savoir reconnaitre ses défauts et ne pas se voiler la face pour pouvoir avancer. La bundesliga est encore loin devant.
L'un des enseignements du match, c'est de voir qu'une équipe a enfin pu rendre Néné inoffensif. Ils ont du s'y prendre à deux ou trois mais on l'a presque pas vu. On a aussi pu constater que le banc de Paris est léger (mais Jean-Eudes Maurice quoi).

Coté Loulou Boys, Yanga-Mbiwa, Estrada et Marveaux sont quand même super intéressants. C'est maladroit devant le but (avec toutes ces frappes de grand-mères à 25m du but) mais dans la solidité défensive et dans la construction, c'est pas mal du tout. Malgré le peu de vraies occases, moi j'ai passé un bon moment, c'était animé et assez plaisant, un petit coté hourra football dès le départ assez frais.


Allez, un petit but de notre bouffeur de pépitos national demain et on se retrouve avec une finale 100% sudiste, ce qui serait bien fendard.
Match pas désagréable, mais grosse faiblesse à la finition (frappes et dernières passes) ! Quand à Néné, la recette est connue, encore faut-il savoir la tenir le long du match : toujours un mec sur lui, pas d'espace, dur sur l'homme. Bref, la recette (+ Tino Costa) qui a fait la réussite de Montpellier depuis son retour en L1.

Hoarau, me dite pas qu'il a le niveau équipe de France. Il bosse, il va au charbon, il est utile dans le jeu... mais bon, il a pas de talent. Alors il croque comme c'est pas permis. C'est Chamack moins la coupe de cheveux tektonic, c'est Heskey moins 10 kg de viande... mais c'est en tout cas pas l'espoir de l'équipe de France de demain.
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