<![CDATA[Girondins de Bordeaux - SO FOOT.com]]> fr www.sofoot.com <![CDATA[Girondins de Bordeaux - SO FOOT.com]]> <![CDATA[Les pronostics de Philippe Candeloro ]]> text/html fr SO FOOT Le patineur le plus populaire de France continue de faire le spectacle sur les plateaux télé. Présentateur de "Crazy Games" sur Gulli pendant plusieurs semaines, Philippe Candeloro prend le temps de livrer des pronos couillus pour la dernière journée du championnat. Lorient - PSG : 1 « Pas évident pour Paris ! David Beckham part à la retraite, Carlo Ancelotti est sur le départ. Ils auront sans doute la tête ailleurs. Profitant d'une…]]> Lorient - PSG : 1
« Pas évident pour Paris ! David Beckham part à la retraite, Carlo Ancelotti est sur le départ. Ils auront sans doute la tête ailleurs. Profitant d'une défaillance morale du PSG, Lorient peut s'imposer. Après leur défaite contre Reims, ils auront sans doute envie de bien finir le championnat. Etant Parisien, je devrais dire Paris, mais ça ferait du bien à la Bretagne que Lorient s'impose ! Donc je dis Lorient gagnant ! »

Marseille – Reims : 1
« Alors là, si Marseille se fait taper par Reims, ça va être la déprime pour les Marseillais ! Maintenant qu'ils sont assurés de jouer en Ligue des Champions la saison prochaine, ils vont être libérés ! Après, dans le football, il suffit d'un mec inattentif pour que tout bascule, mais si Marseille perd, les joueurs et les supporters ne s'en remettraient pas ! Je crois que Reims aurait besoin de faire une 3ème mi-temps avant le match avec leur champagne pour espérer gagner. Je ne vois pas comment Marseille pourrait perdre ce match. Je ne vois donc pas d'autres issues, surtout après la taule de Reims contre Lille : je dis victoire de l'OM !»

LyonRennes : 2
« Vu le dernier match nul obtenu par Lyon à Nice, je vois bien Rennes l'emporter, même si je n'ai pas trop entendu parler de cette équipe cette saison. L'OL est quand même un grand club, avec de gros moyens. Mais Rennes va peut-être avoir envie de terminer la saison justement en battant un grand club. Antonetti, qui quitte le club, en a forcément envie. Jouons Rennes gagnant !»

Lille - Saint-Etienne : N
« J'ai l'impression que Saint-Etienne a mis le paquet cette année ! Les Verts méritent de gagner mais comme ça se joue dans le Nord, ça va être serré. Les Lillois, avec leurs supporters, sont toujours bouillants. Ça leur donne à chaque match beaucoup de puissance. Avec l'enjeu européen, ça risque d'être le match le plus palpitant de cette dernière journée, le plus intéressant du week-end. Je dirais match nul, 2-2.»

Ajaccio – Nice : 2
« Ça va péter, ça ! Les Corses, cette saison, c'est pas trop ça ! Dans le sud, les matchs sont toujours chauds. Là-bas, le mieux est d'être sur la pelouse et de marquer des buts! J'ai déjà goûté l'ambiance d'un OM-PSG au Vélodrome, juste après un spectacle au Palais des Sports, c'était phénoménal ! C'est à vivre au moins une fois dans sa vie. Paradoxalement, on a l'impression qu'à Marseille, les soirées sont plus festives qu'au Parc des Princes ! Sur ce match, je dirais Nice gagnant, 1 à 0. Quand tu vas en Corse, tu n'as pas intérêt à faire le malin. Si tu gagnes, tu pars et tu fais profil bas !»

Toulouse – Montpellier : 2
« Je sens bien Montpellier, une ville qui penche plus vers le football ! Avec notamment de très bonnes installations, de belles infrastructures pour développer la formation. Si je m'en tenais à leur bon match nul contre Lille, la semaine dernière, je dirais Montpellier, mais comme le match se joue à Toulouse, ce sera moins évident. Allez, je reste sur Montpellier gagnant, même si Toulouse est une ville que j'aime bien. De là à être fan de leur équipe de foot... Ce sera un match bon ambiance de toute façon, et j'aime ça !»

Bordeaux – Evian : 2
« Bordeaux est 9ème, Evian est 15ème. Evian reste sur deux très grosses performances, avec un 2-0 contre Valenciennes et un 4-0 contre Nice ! Bordeaux est un coin où je vais souvent, j'ai de la famille là-bas ! En revanche, je ne suis jamais allé à Chaban-Delmas. Sur ce match, Bordeaux n'a rien à craindre en cas de défaite. Je dirais donc Evian vainqueur pour jouer sur le registre source de jeunesse !»

BastiaSochaux : N
« Bastia est sur une très belle lancée avec deux victoires, contre Nancy lors de la 37ème journée et contre Montpellier lors de la précédente. Bastia fait figure d'équipe solide dans le championnat. En face, Sochaux a besoin d'un point pour se maintenir. Ils vont donc s'arracher. Je sens Bastia plus fort, mais vu que Sochaux a besoin de ce point pour assurer son maintien, je dis match nul, 0-0 ou 1-1. Ce sera un match intéressant. Sans coup de boule et sans injure !»

Valenciennes – Troyes : 2
« Troyes a encore une petite chance de se maintenir, après sa belle opération contre Bordeaux samedi dernier, mais l'équipe est encore obligée de gagner… alors que Valenciennes n'a plus rien à perdre, mais rien à gagner non plus, avec sa 13ème place ! Je vois bien Valenciennes s'endormir un peu sur ses lauriers, donc je dis Troyes gagnant, qui va sans doute tout donner !»

Brest – Nancy : N
« On le sait, Brest est relégué depuis un moment. Ils sont derniers du championnat. Nancy quittera également la Ligue 1 après ce match. Les deux clubs sont donc certains de jouer en Ligue 2 l'année prochaine. Pour moi, c'est un match sans intérêt. Ceux qui veulent parier sur ce match devront le faire à pile ou face ! Nancy vient de perdre, Brest aussi ! On va dire match nul, 0-0. Ils se rattraperont la saison prochaine !»

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<![CDATA[Faubert et la « <i>personne de vestiaire</i> »]]> text/html fr SO FOOT Avec son contrat d'intérimaire de six mois, Julien Faubert a réussi son – deuxième – pari bordelais. Recruté au mercato, il a su s'imposer au sein de l'effectif de Francis Gillot. Et ça, malgré les…]]> Avec son contrat d'intérimaire de six mois, Julien Faubert a réussi son – deuxième – pari bordelais. Recruté au mercato, il a su s'imposer au sein de l'effectif de Francis Gillot. Et ça, malgré les incertitudes concernant son avenir, il le savoure.

« Je joue tous les matchs avec plaisir, parce que quand je suis arrivé ici, on ne pensait pas que j'allais faire autant de matchs (18), a-t-il indiqué, jeudi. Donc, tant que je suis sur un terrain, c'est un grand plaisir. Et ici, je m'éclate. »

Retour gagnant, pour un garçon qui commençait à se traîner une réputation de loser : « Je ne sais pas si j'ai convaincu les dirigeants, mais on m'a fait confiance, et c'est important. On ne m'a pas fait venir simplement comme joker ou personne de vestiaire (sic). »

Didier Deschamps, qui a donné le même jour la liste des Bleus pour la tournée sud-américaine, n'a, lui, pas été sensible au retour en forme du Bordelais…]]>
<![CDATA[Les pronostics de GRANVILLE]]> text/html fr SO FOOT Avec leurs chansons qui donnent envie de se retrousser le bas du chino pour se tremper les orteils dans la Manche, les loustics de Granville remettent un peu de soleil et de sucre dans la pop française. Et comme tout Caennais qui se respecte, ils aiment le foot. Surtout Sofian, le guitariste de 22 ans, fan du PSG d'Okocha, du jeu du LOSC et des implants de Wayne Rooney, qui s'essaie aux pronos pour les matchs de ce week-end... Rennes – Ajaccio: N « Les deux équipes restent sur une défaite la semaine dernière. Rennes termine sa saison en mode automatique depuis sa finale perdue en…]]> Rennes – Ajaccio: N
« Les deux équipes restent sur une défaite la semaine dernière. Rennes termine sa saison en mode automatique depuis sa finale perdue en coupe de la Ligue et ce n'est pas beau à regarde, même triste. Ajaccio est à 1 point d'être sauvé et je les vois bien aller le chercher en Bretagne dans un bon 0-0 des familles. »

Sochaux – Toulouse: 1
« Depuis la défaite à Nice, Sochaux donne tout pour sauver sa peau et l'a sûrement fait la semaine dernière. Maintenant ils vont tout faire pour terminer en beauté et enchainer. Avec Nogueira qui nous sort une jolie fin de saison je les vos bien battre Toulouse malgré le regain de forme du très « spécial » Braten et de Wissam Ben « mullet » Yedder.»

PSGBrest: 1
« La première représentation du PSG version champion de France. La dernière apparition au Parc pour quelques hommes sur et en dehors du terrain. L'occasion pour le PSG de fêter le titre, pour de vrai cette fois-ci. Et à défaut d'avoir survolé la Ligue 1, Paris termine en patron cette saison, numéro 1 dans quasiment tous les classements statistiques. Alors, face à des Bretons déjà condamnés… Ca sent l'orage à Brest. Sauf si Grougi joue et nous sort un gros match…»

NancyBastia: 2
« Nancy a presque réussi l'impossible en 2013, mais la défaite de la semaine passée sera sûrement fatale. De son côté, Bastia est un peu le promu surprise qui a joué relaché cette saison. Qui a joué, tout court. Avec le petit Thauvin futur Lillois, et Khazri, les Bastiais sortiront ce week-end, encore une fois, pour le foot. Avec des Lorrains qui ont un peu la boule au ventre, ça devrait le faire pour les potes de Rothen.»

Nice – Lyon: 1
« Puel qui met sous pression l'OL pour la Ligue des Champions et qui file un bon petit coup de main au LOSC. Bisou Monsieur Aulas qui aura là une bonne raison de lui faire la gueule. Je la vois bien comme ça. Et les Niçois méritent de bien terminer après leur superbe saison. Un petit deux zéro avec un doublé à l'anciene de Pipo Cvitanich, ou Dario Inzaghi, je sais plus…»

Saint Etienne – OM: 1
« Pour que la finale Lille – Saint Etienne soit belle, je croise les doigts pour que les Verts l'emportent face à l'OM déjà assuré de la deuxième place. Hâte de voir les réactions croisées en après-match de Valbuena et Mollo. Ce sera sûrement le match le plus disputé de cette soirée.»

Montpellier – Lille: 2
« Le LOSC au sprint. Avec la doublette Payet-Kalou, cap'tain Rio et monsieur Digne, les Lillois auront envie de se faire les dents à Montpellier pour aller chopper la troisième place. Une occasion impossible à manquer après les déceptions à Sochaux et Toulouse. Le réveil de la semaine passée face à Reims se doit d'être confirmé. On leur fait confiance.»

Troyes – Bordeaux: 2
« Deuxième équipe offciellement reléguée ce samedi: Troyes. J'aime bien Troyes, pourtant, c'est dommage. Nivet fait une jolie saison, mais bon. Après la demi de coupe de France, Bordeaux se fait une petite cure de victoires dans l'Aube. 2 sur 2.»

Reims – Lorient: 2
« Reims est loin d'être ridicule cette année et Lorient aurait pu espérer mieux avec un peu plus de régularité. Mais sur cette fin de saison, le manque de culture Ligue 1 des descendants de Kopa aura du mal à rivaliser avec des Lorientais auteurs d'une très belle partie la semaine dernière face à Sainté.»

Evian – Valencienne: N
« Les deux équipes restent sur deux cartons lors de la dernière journée, je vois bien un beau match nul genre 2-2 ou 3-3. Histoire de bien nous faire suer avec la petite musique du multiplex Canal et pour qu'il y ait du suspens la semaine prochaine dans le bas du classement.»

Retrouvez Granville sur Facebook et dans le SO FOOT #106 en kiosque depuis le 6 mai

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<![CDATA[Gillot content qu'il fasse moche]]> text/html fr SO FOOT Pas évident de jouer sur tous les tableaux. Même quand on est à côté de la plaque, dans l'un des deux. Parce que c'est ce qui arrive aux Girondins. Qualifiés pour la finale de la Coupe de France, les…]]> Pas évident de jouer sur tous les tableaux. Même quand on est à côté de la plaque, dans l'un des deux. Parce que c'est ce qui arrive aux Girondins. Qualifiés pour la finale de la Coupe de France, les joueurs de Francis Gillot ambitionnent la septième place en championnat. Sauf que ça, c'est juste en façade.

« Il faut bien gérer tout ça, parce qu'il y a un peu d'excitation. Il reste quinze jours, donc il ne faut pas faire n'importe quoi, prévient J-Lo. Mais ce n'est pas évident car on veut s'économiser pour ne pas se blesser, mais c'est la meilleure façon d'y parvenir ! Il faut faire attention… c'est presque les vacances, mais on n'est pas en vacances ! »

Un rappel à l'ordre préventif vis-à-vis des siens, au cas où la tentation de lever le pied serait d'actualité, avant de se rendre à Troyes, samedi. « Aujourd'hui, on a deux objectifs à atteindre : la septième place et gagner la finale Parce que s'il l'on reste à la 8e place et qu'on perd la finale, la fin de saison se terminera en queue de poisson. Et là, ce ne serait pas du tout la même chose, ajoute-t-il. Donc, c'est maintenant que ça se prépare, dans la gestion au quotidien, dans le mode de vie… Les amis, on les verra plus tard, en juin au lieu de mai. »

Il craint la démobilisation, le Père Gillot ? « Heureusement, il ne fait pas beau, ce qui évite d'aller en terrasse de café ! Et ça, c'est déjà pas mal. Mieux vaut prévenir que guérir ; j'ai mis les joueurs en garde, mais je ne suis pas flic ! »

Guy Roux aurait donc fait des émules…

LB, à Bordeaux]]>
<![CDATA[En direct: Troyes - Bordeaux (1-2)]]> text/html fr SO FOOT Evian-Thonon-Gaillard va enfin connaître son adversaire en finale de la Coupe de France. Troyes reçoit Bordeaux dans un stade de l'Aube qui était noyé sous l'eau la semaine dernière. Relancés en championnat, les Troyens veulent créer la surprise. ]]> ]]> <![CDATA[La malédiction bordelaise]]> text/html fr SO FOOT Pourquoi, saison après saison, depuis plus de vingt-cinq ans, la Coupe de France chez les Girondins de Bordeaux est-elle synonyme de fiasco ? Pourquoi l'autre trophée aux grandes oreilles ne veut pas entendre l'appel des Marine et Blanc ? Voici quelques éléments de réponse, pour l'autopsie d'un malaise. Âmes sensibles, s'abstenir. Parce que les Aquitains ont souvent un mental de gaufrette. Il n'est jamais facile de se motiver quand il faut aller se faire croquer par un adversaire qui en veut plus, qui…]]> Parce que les Aquitains ont souvent un mental de gaufrette.

Il n'est jamais facile de se motiver quand il faut aller se faire croquer par un adversaire qui en veut plus, qui joue sa saison sur un match, et qui veut se montrer pour attirer l'œil des clubs plus huppés. Autrement dit, très souvent, celui du monde professionnel. Les Girondins en savent quelque chose, car leur histoire est jalonnée de désillusions en Coupe de France. Et s'ils sous-estimaient maladroitement leurs vis-à-vis ? Bon, pas dans les déclarations d'avant-match, bien sûr, mais sur le terrain, inconsciemment. On en a vu plein des comme ça, du côté du Haillan, depuis le dernier sacre en 1987, face à Marseille (2-0), au Parc des Princes. Bourges, Saint-Maur-Lusitanos, Bayonne, Montceau-les-Mines, Sedan et autres… Des formations amateur, semi-pro ou de Ligue 2, qui se sont envoyé le club qui a gagné trois coupes et qui détient encore le plus grand nombre de finales perdues (6). Pas bandant le challenge, et pas joli-joli de snober… mais surtout, très cruel à la fin.

Parce que qu'être favori, ça tétanise.

« Les gens en parlent et on entend de tout… Et comme Bordeaux est une ville un peu plus grande qu'Évian, Lorient ou Troyes… de suite, on est favori ! Mais non ! Le football ne se joue pas sur la taille d'une ville ou de l'histoire. Bon, c'est clair qu'il y a quelque chose de beau à jouer, même si le seul regret, c'est de ne pas avoir joué à la maison la demi-finale. » Cédric Carrasso n'aime pas l'étiquette, on l'a compris. Lui qui a déjà connu trois demi-finales (deux avec l'OM), dont une perdue face à Guingamp avec Toulouse, dans un excès de suffisance collective. Lui qui regrette aussi, dans la compétition, de ne pas avoir reçu à Chaban-Delmas, depuis deux ans et demi (janvier 2011). Lui qui sait : « Il n'y a pas de vérité : c'est du 50/50. » Lui qui fera tout, donc, pour enrichir un palmarès personnel pas super étoffé, et faire le taf. « C'est important d'aller au Stade de France pour éviter une fin de saison en roue libre, et on est là pour ça ; ça fait partie de notre métier. » CQFD. Renvoi direct au paragraphe 1.

Parce que se faire humilier, ça ridiculise.

Rappel : l'édition 1999-2000, qui fait suite à un éclatant titre de champion de France pour les Girondins, restera encore probablement longtemps comme l'un des pires moments vécus par le club depuis sa création en 1881. Calais, et la bande de Christophe Hogard, pensionnaire de CFA, décident de se les vider sur un terrain de Félix-Bollaërt en ébullition, face aux cadors. Les Boyz de Ladislas Lozano (future) éteignent ceux d'Élie Baup. Jandau, Millien, Gérard, Schille, quasi inconnus de la France du foot jusque-là, tapent sans rougir les Ramé, Bonnissel, Micoud, Laslandes, Dugarry. Syndrome post-traumatique, les Bordelais, depuis, ne roulent plus qu'en automatique, histoire de ne jamais plus caler. Le cauchemar sévit encore dans les mémoires, même s'il se dit autour de la Place de la Victoire que ce match n'a jamais existé. Pourtant, c'est le FC Nantes, ennemi héréditaire du littoral Atlantique, qui vengera les Aquitains. Sinon, en 1988-1989, Beauvais (D2) sort en 32e de finale, la formation d'un certain Vincent Lizarazu (1-1). Tirs au but fatidiques (3-2) : Éric (presque) « The King » Cantona délivre une panenka pourrie, que le portier adverse arrête dans son lit. Glauque, comme le ridicule.


Parce que trop de Coupes de la Ligue tue la Coupe de France.

La coupe aux grandes moustaches, c'est devenu la hype en Gironde. Le truc qui fait passer le cancre en classe supérieure, en fin d'année. Bim ! 3 victoires, plus 3 finales perdues. Le joujou du club au scapulaire. « Au niveau de l'excitation, pour Bordeaux, pour la ville, pour les gens qui aiment ce club, la Coupe de France, c'est mythique, s'exclame Cédric Carrsso. La Coupe de la Ligue a été gagnée ici, c'est bien, mais ça n'a pas la même saveur, poursuit-il. On va essayer de faire plaisir à tout le monde, ce serait génial. » Tant pis pour Thiriez, tant mieux pour les fans. « Je pense qu'on a été à la chasse au trophée européen… j'entends par là qu'on a privilégié la Coupe de la Ligue, par exemple, car en quatre ou cinq matches, on peut-être en Coupe d'Europe », constate, nostalgique, Philippe Fargeon, ancien attaquant des Girondins, et l'un des derniers à avoir soulevé le bocal en 1987 (buteur ce jour-là). Je regrette qu'aujourd'hui, on parle plus de la Coupe d'Europe que de la Coupe de France… C'est un trophée qui plaît au public et un trophée qui en est d'abord un, avant d'être synonyme de place européenne… même si ça va de pair. Actuellement, c'est aussi la seule possibilité pour un joueur d'inscrire un titre au palmarès, avant de partir. »

Parce qu'il vaut mieux sentir les petits fours que la merguez.

Benoît Trémoulinas avait enflammé le barbecue en disant, avant d'éliminer Moulins (CFA) en 16e chez lui, qu'il se méfiait « de l'odeur de la merguez » autour des « stades champêtres ». Bon, pas très tact, mais efficace. Chemin bien long pour accrocher l'Europe, pas évident, donc, pour les Bordelais de se qualifier – historiquement parlant – au-delà des quarts de finale. En vingt-six ans, le maxi : deux demi-finales. Calais en 1999-2000, et le PSG, au Parc, en 2002-2003. Le doublé de Ronaldinho (2-0) ayant mis fin à l'aventure des visiteurs…

Alors Troyes, avant-dernier de Ligue 1, est-il synonyme de piment dans la saison, pour les Girondins ? « Oui, car on veut aller loin dans la compétition… ça reste une motivation et un challenge supplémentaires, et c'est vrai qu'entrevoir une finale au Stade de France, ça peut être extraordinaire, indique Julien Faubert. C'est un objectif et, au niveau de l'envie, ça donne un coup de boost. » Même quand il s'agit du cinquième déplacement en autant de matches. Mais c'est à ce prix que les Girondins pourront sauver leur saison. Sinon, ils feront comme souvent, ils seront victimes de la malédiction…]]>
<![CDATA[Poko, buteur préservé ]]> text/html fr SO FOOT Après la victoire des siens face à Nancy, samedi, à Chaban-Delmas (3-2), Francis Gillot avait la tête des bons jours. Non, on déconne. Impassible, le coach bordelais savait bien que la victoire…]]> Après la victoire des siens face à Nancy, samedi, à Chaban-Delmas (3-2), Francis Gillot avait la tête des bons jours. Non, on déconne. Impassible, le coach bordelais savait bien que la victoire acquise dans les dernières minutes masquait certaines carences dans la gestion de leur match. Une satisfaction toutefois : André Biyogo Poko.

Le récupérateur gabonais, de plus en plus aligné dans l'entrejeu et plein de jus, n'a pas déçu. Mieux, il a marqué le premier but des Marine et Blanc (40e) ainsi que son premier en Ligue 1. Ce qui n'a pourtant pas empêché J-Lo de le remplacer à dix minutes de la fin. Explication.

« Il a marqué, oui, mais c'est pour ça que je l'ai sorti », a indiqué le technicien, sourire en coin. Mais pourquoi ? « Parce que… il commençait à monter dans la tribune ! Donc, je l'ai préservé… », répondait-il, amusé. Sinon, c'est bien car il amène tout le monde derrière lui, avec sa fougue. Il a été plutôt bon dans le jeu, même s'il peut jouer encore plus simple. Mais il a tellement envie de bien faire, que tout ceci est positif. »

Déterminant aussi : la présence de Monsieur Kalt au sifflet. Ayant récolté un carton jaune à la 78e minute, Gillot n'a pas tremblé. Car lors du match aller (1-1), Poko avait écopé de deux images, et donc d'un rouge. Et qui les avait distribués ? Le même arbitre…

LB, à Bordeaux]]>
<![CDATA[Brest y va tout droit, Troyes peut encore rêver]]> text/html fr SO FOOT Folle soirée pour cette 36e journée de Ligue 1. Des buts, du suspense, et déjà quelques conclusions en bas de tableau : avec leurs victoires, Bastia et Valenciennes ont validé leur maintien en L1. Troyes, grâce à son succès face à Ajaccio, peut encore l'espérer. En revanche, les carottes sont déjà cuites pour Brest. Ajaccio – Troyes : 0-1 Buteurs : Jarjat (17e) Ils la voulaient cette victoire, ils l'ont arrachée. Les Troyens sont allés s'imposer à Ajaccio, se relançant dans la…]]> Ajaccio – Troyes : 0-1
Buteurs : Jarjat (17e)

Ils la voulaient cette victoire, ils l'ont arrachée. Les Troyens sont allés s'imposer à Ajaccio, se relançant dans la course pour le maintien. Et tant bien que mal, les hommes de Furlan ont bien géré : ils ont réalisé une belle entame, ont ouvert le score très tôt grâce à Jarjat sur corner, et ont tenu par la suite. Tenir, voilà la partie qui s'est révélée bien difficile. En deuxième mi-temps, les Champenois sont acculés sur leur but. Les Corses ont poussé, beaucoup poussé, sans parvenir à trouver la faille. La faute à un surplus de déchets techniques, et surtout, à une imprécision dans le dernier geste – la première frappe cadrée d'Oliech est intervenue seulement à l'heure de jeu. Pour dire, Thuram n'aura finalement eu à intervenir que sur une mine de Delort. Objectif atteint, et brillamment atteint pour les Troyens, qui ne sont plus qu'à un petit point du premier non relégable. Les Ajacciens, eux, ne sont pas encore sauvés.

BordeauxNancy : 3-2
Buteurs : Poko (41e), Saivet (45e), Diabaté (85e)/Karaboué (65e), Sané (80e)

Match fou à Bordeaux. Match fou, car match surprenant à plusieurs reprises. À la toute fin de la première période, déjà. Alors qu'on se dirigeait tout droit vers un 0-0 symbolisant parfaitement un premier acte sans saveur, Poko a surgi pour débloquer la situation, en mettant un terme à un joyeux bordel dans la surface lorraine. Le but du réveil girondin, Saivet marquant dans la foulée. À 2-0 à la pause, on pensait que la messe était dite. D'autant qu'à la reprise, les locaux géraient tranquillement leur avance, les Nancéiens ne sortant absolument pas la tête de l'eau. C'est Carrasso qui leur a redonné espoir. En laissant filer une frappe toute molle de Karaboué entre ses jambes, le portier a renversé la situation. À dix minutes du terme, Sané viendra même égaliser de la tronche, provoquant la stupeur à Chaban-Delmas. Une stupeur de courte durée, Diabaté imitant le dernier but nancéien cinq minutes plus tard, en reprenant un centre de Trémoulinas de la tronche. 3-2, match fou, et Nancy se retrouve dans la galère. Les Lorrains pourraient bien être relégables au terme du weekend.

BastiaMontpellier : 3-1
Buteurs : Beauvue (16e), Modeste (32e, 87e) /Utaka (31e)

Bastia sera en Ligue 1 la saison prochaine. Avec sa victoire du soir face à Montpellier, c'est désormais mathématique. Et sur la rencontre, c'est aussi mérité : après une belle entame, les Corses ont reculé pour mieux laisser l'initiative et exploser en contre, leur spécialité. Là où les Héraultais se sont montrés inoffensifs balle au pied, eux profiteront de leurs moindres cartouches. Sur un centre dévié, Beauvue a allumé direct, et trompé Pionnier avec une volée croisée. L'égalisation d'Utaka ne changera pas grand-chose, puisque dans la foulée, Thauvin embarquera le ballon côté gauche, pour trouver la tête de Modeste sur son centre. Un Modeste qui récidivera dans le même registre sur corner à cinq minutes du terme, pour tuer le suspense. Objectif atteint pour Bastia, les Héraultais sont retombés dans leurs travers.

BrestSochaux : 0-2 Buteurs : Privat (47e, 81e)

Les Brestois se sont accrochés au tout petit espoir de maintien qu'il leur restait. Mais les Brestois ont craqué. Après avoir largement dominé la première période face à Sochaux, ne parvenant à concrétiser devant un grand Pouplin, ils se sont fait surprendre à la reprise. Complètement seul au second poteau sur un centre à ras de terre de Roussillon, Privat n'avait qu'à pousser la balle au fond pour assommer Francis-Le Blé, qui espérait logiquement son succès après un premier acte largement maîtrisé. Abattus, les Bretons ne parviendront pas à revenir. Ils seront achevés par le carton rouge de Lejeune, et un nouveau but de Privat sur un corner. En cas de résultat positif d'Évian demain, Brest sera mathématiquement en Ligue 2. Mais en vrai, le club y est déjà. Sochaux, en revanche, peut respirer. Avec leurs 40 points, les Doubistes sont quasiment assurés du maintien.

ValenciennesRennes : 4-1 Buteurs : Melikson (39e), Rose (68e), Lala (83e), Saez (90e+2)/Pitroipa (31e)

Onze absents. Déjà pas en cannes, les Rennais se déplaçaient ce soir dans le Nord en étant franchement diminués. Antonetti n'a pas eu le choix, et a dû aligner bon nombre de jeunes pousses du centre de formation. Dans un premier temps, leur enthousiasme a payé. Sur la première période, les petits Bretons ont accroché un 1-1, Pitroipa ayant ouvert le score après une belle chevauchée dans le camp adverse, Melikson égalisant de la tête sur un coup franc de Danic. Mais dans le second acte, l'enthousiasme des jeunots s'est mué en inexpérience et excès d'engagement : en l'espace de cinq minutes, Foulquier puis Boye seront expulsés. À 9 contre 11, les Rennais ne feront plus long feu. Après une multitude de coups de pied arrêtés, Rose viendra caler la tête de la victoire. Dans une ambiance de fête au Hainaut, Lala – d'une merveille d'enroulé – puis Saez cloueront le spectacle. Les Nordistes peuvent être soulagés, après leur sale début d'année 2013, ils matérialisent leur bonne fin de parcours avec le maintien mathématique. Pour Rennes, le cauchemar ne fait que continuer.]]>
<![CDATA[Planus n'est pas sado-maso]]> text/html fr SO FOOT Marc Planus est connu pour ses tacles en hauteur, mais pas que. Le défenseur central bordelais, qui n'a pas la réputation de fuir ses responsabilités, passe aussi souvent pour le mec qui assume. Et…]]> Marc Planus est connu pour ses tacles en hauteur, mais pas que. Le défenseur central bordelais, qui n'a pas la réputation de fuir ses responsabilités, passe aussi souvent pour le mec qui assume. Et avant de recevoir Nancy (ce soir à 20h00), il a une nouvelle fois assuré.

« À chaque fois que je n'ai pas joué, c'est parce que je ne méritais pas de jouer, a confié le taulier de l'effectif aquitain. Il y a parfois des joueurs qui sont frustrés parce qu'ils estiment qu'ils mériteraient d'être sur le terrain, mais moi, quand je n'y suis pas, c'est parce que la fois d'avant, je n'ai pas été bon, a-t-il reconnu. C'est ça le haut niveau… Et quand tu es moins performant, tu joues moins. C'est une réalité ; à moi de me battre pour jouer plus souvent. »

Et pas question de se réfugier derrière les mauvais résultats de l'équipe pour se soustraire à ses manques. « Non, non, ce n'est pas le collectif, c'est une performance individuelle qui a été négative, tout simplement. » Pensionnaire des Girondins depuis l'âge de huit ans, et contractuellement jusqu'en 2015 encore, Planus accepte les mises à l'écart infligées par son entraîneur.

« Je n'ai jamais demandé d'explication et, dans toute ma carrière, je ne suis jamais allé dans le bureau d'un entraîneur pour savoir pourquoi je ne jouais pas, affirme-t-il. À part tomber sur un tordu (sic), s'il ne te fait pas jouer, c'est parce que tu n'es pas bon. À 31 ans, j'ai pas besoin qu'on vienne me dire que c'est de ma faute… Si ça l'est, je le sais. Je ne suis pas sado-maso non plus ! »

Pourtant, à rester aussi longtemps aux Girondins, on pourrait le penser…]]>
<![CDATA[Gillot, Ferguson, et sa femme ]]> text/html fr SO FOOT Depuis mercredi, et l'annonce faite par Alex Ferguson de son départ en retraite sportive, chacun y va de son petit commentaire. Forcément, à Bordeaux et du côté de Francis Gillot, la nouvelle ne…]]> Depuis mercredi, et l'annonce faite par Alex Ferguson de son départ en retraite sportive, chacun y va de son petit commentaire. Forcément, à Bordeaux et du côté de Francis Gillot, la nouvelle ne pouvait pas passer à la trappe. Même s'il « ne le connait pas personnellement »...

« On a vu que sa fin de carrière a été longue, mais apparemment, beaucoup de personnes ne savent pas qu'au départ, ça a été très dur pour lui, aussi, a d'abord indiqué le coach girondin. Il s'est accroché, et on ne fait pas vingt-six ans à ce niveau-là sans mental. Il avait de bons joueurs, ce qui est plus facile, mais ce qu'il a fait, il fallait quand même le faire ! Et c'est bien », a-t-il ajouté, avant d'affûter son propos.

« Il est manager, donc c'est plus facile : on vous donne les clés, et on vous les reprend si vous échouez. Mais si vous réussissez, on vous les laisse… un peu comme pour Arsène Wenger », a poursuivi J-Lo. Un rôle qui, manifestement, le fait réfléchir depuis longtemps. « On pourrait certainement le faire en France, mais on n'y fait peut-être pas confiance aux entraîneurs, tacle-t-il ensuite. Moi, ça ne me dérangerait pas, mais c'est pas le modèle, ni la mentalité française. À part Guy Roux qui a vraiment duré, on n'en voit pas d'autres durer en France ; il n'y a qu'en Angleterre qu'on voit ça. Lui, c'est vraiment le dernier dinosaure à l'avoir fait chez nous… »

Et Sir Alex, il va faire quoi, maintenant ? Gillot a la réponse : « Maintenant, il va être à la maison, et il va emmerder sa femme ! Bon, tant pis pour elle hein ! (Rire) »

Incorrigible Francis. ]]>
<![CDATA[On était à la Danone Nations Cup]]> text/html fr SO FOOT Après Evian, Bordeaux et Valenciennes, Saint-Germain-en-Laye accueillait, samedi, la quatrième étape de la Danone Nations Cup. Au programme, 80 matches dirigés par 16 arbitres, entre une trentaine d'équipes franciliennes. En jeu, trois tickets pour la finale nationale de Marseille le 19 mai prochain, avant la Coupe du monde - la vraie - à Londres. Parents qui gueulent, gamins en larmes et cassages de reins. Bienvenue au Camp des Loges... « Vas-y, résiste ! Résiste ! Ouais, c'est bien... » Leila ne porte pas de survêt, mais elle pourrait très bien être coach. Derrière la rambarde du terrain numéro 2, sandwich thon mayo à la…]]> « Vas-y, résiste ! Résiste ! Ouais, c'est bien... » Leila ne porte pas de survêt, mais elle pourrait très bien être coach. Derrière la rambarde du terrain numéro 2, sandwich thon mayo à la main, cette maman d'une trentaine d'années vit à fond le choc entre Solitaires, club du XIXe arrondissement parisien et CFFP (Centre de formation de football parisien). « C'est plus que stressant. On a envie de rentrer sur le terrain pour attraper la balle, confie-t-elle entre deux bouchées, sans quitter son gamin des yeux. Il nous a fait revenir de Vendée, et on repart demain matin. » Comme Leila, ils sont des centaines de parents à avoir fait le déplacement, samedi, pour voir leurs mioches maltraiter le synthétique du Camp des Loges. Après Evian, Bordeaux et Valenciennes, Saint-Germain-en-Laye est l'avant-dernière étape de la Danone Nations Cup, avant la grande finale de Marseille, le 19 mai prochain. « S'il vont au Vélodrome, je ferai l'aller-retour aussi », avoue Leila. « Oui mais, ça m'étonnerait, coupe Alexandra, mère de famille blonde, elle aussi. C'est quand même mal parti là. » Elle a vu juste : le CFFP, avec une seule victoire en quatre matches, n'ira pas bien loin.

Reflex, Ballon d'or et embrouille

Gilles, lui, verra bien la Canebière. Casquette du Paris FC vissée sur le crâne, gilet zippé aux couleurs de son club, ce cinquantenaire n'est pas un membre du staff du PFC, juste un supporter assidu. Forcément, son fils, Paul, défenseur de 12 ans, en est l'un des piliers. « Il a été identifié comme étant l'un des plus prometteurs. Il fait partie des joueurs supervisés par le PSG, assure Papa. Ils sont trois en tout ». Aujourd'hui, Gilles a ramené son appareil photo reflex, histoire de ne manquer aucune miette des performances de son fiston. Ni celle des ses coéquipiers d'ailleurs : « Aujourd'hui, c'est la suprématie en Ile-de-France qui est en jeu. Ça fait plusieurs années qu'on leur dit que c'est une des meilleures générations. C'est le moment de le confirmer. » Le petit Paul, lui, y croit fermement : « On va aller au Vélodrome puis à Wembley, c'est sûr ! » Comme l'a prédit Paul, Le PFC ira bien à Marseille, mais laissera, ce soir, la suprématie francilienne à Cergy.

Comme les rejetons du Paris FC, ceux du PSG aussi sont décomplexés. Logique quand on porte le même jersey que Zlatan et ses potes. « On a le nouveau Ballon d'or. Il met des crochets et tout. C'est le meilleur joueur du monde », ose même l'un d'entre eux à propos du timide Noé, 12 printemps et au club depuis 3 ans. Noé et ses camarades ne sont d'ailleurs pas là pour faire de la figuration. Il en va de l'image du PSG comme le confirme Vincent, leur entraîneur : « On est le PSG donc on est forcément un peu exigeant avec eux. On leur demande de créer du jeu, de montrer ce qu'ils savent faire. L'important c'est de montrer une belle image du club au travers du niveau du jeu affiché. » Raté. Le club de la capitale se fera sortir en match couperet face à Solitaires. Sans les manières. « Il y a eu une altercation avec le numéro 8, raconte Ibrahima, l'arbitre du match. Il disait des insultes. Je lui ai dit d'arrêter une première fois. Puis une deuxième. Il s'est un peu calmé. Mais à la fin il s'est encore énervé parce qu'ils ont perdu. A cet âge ça reste assez facile à gérer. C'est plus les entraîneurs qui sont difficiles à contrôler parfois ».

Steve Marlet fait un tour chez Ikea

Une idée que partage Thierry, l'un quinze autres arbitres du tournoi. « Les gamins ne sont que le reflet du banc, explique l'homme en noir. Si le banc est calme, les enfants sont calmes. Si le banc est excité, les enfants aussi. » Thierry vient de diriger Red Star - CFFP. Une rencontre marquée par le coup de sang du coach des Verts. Un coup de gueule à faire pâlir Fred Antonetti. « Le Red Star, ils ont cru que c'était la coupe du monde, raconte le quinquagénaire, donc ils ont eu zéro au fair-play. » Oui, la Danone Nations Cup, c'est aussi une question de civisme. Les arbitres distribuent les bons points à chaque match. Et une récompense attend l'escouade la plus fair-play : le maillot de David Beckham, généreusement offert par la Fondation du football. « C'est la petite carotte quoi », conclut Thierry.

Une belle initiative, particulièrement cruelle pour le Red Star, éliminé pour un point justement. Pourtant les joueurs de Saint-Ouen étaient venus en favoris au Camp des Loges. Même si leurs flocages n'étaient pas vraiment au point, comme l'explique, sourire aux lèvres, Souma, membre du staff: « En début de saison, on leur a donné les maillots mais il n'y avait pas de numéros attribués. La plupart des gamins les ont fait floquer à Décathlon, sauf quelques uns. Et comme il fallait un numéro aujourd'hui, on a fait ça avec de l'Elastoplast. » C'est système D, mais ça reste « le plus beau flocage du monde » aux yeux de Lucas, capitaine de son équipe. Un enthousiasme que ne partage pas son coqéuipier Yaron Marlet, fils de, encore marqué par la déroute des siens. « On a perdu à cause du coach », peste le sosie de Jaden Smith. Et le réconfort de Papa Steve, entraîneur adjoint des seniors du Red Star et arrivé en fin de journée - après « le décrassage du matin et deux heures de courses à Ikea » - n'y fera rien. « Tu veux qu'on le vire ? On le met sur la sellette ? », demande alors l'ancien Lyonnais à son gosse. « Oui », répond la demi-portion.

« 500 000 euros de prime à la signature »

Marlet père n'a pas eu la chance de disputer ce genre de tournoi plus jeune. S'il avoue qu'il « aurait adoré ça », il n'hésite pas malgré tout à porter un regard aiguisé sur les adultes qui encadrent les enfants : « Quand tu es gamin et que tu as ton père qui te gueule dessus, qui gueule après l'arbitre, tu veux faire quoi ? Tu lui donnes raison et après tu fais la même chose. Le fléau c'est les éducateurs pas formés qui crient, et les parents. Ils voient déjà en leur enfants des futures stars, ils leur mettent la pression. » Les gosses, aussi, aspirent à devenir stars, tutoyer le foot pro, faire comme « Ronaldo », « Neymar » ou encore « Mandanda ». D'ailleurs, tout est fait pour entretenir le rêve. Même la présence de recruteurs de clubs pros sur les bords de terrains. Accoudé à une barrière, Mohamed, grand black, la trentaine, solaires sur le nez, surveille Red Star - CFFP. Il est recruteur pour Valenciennes. « Il y a pas mal de potentiel aujourd'hui, mais pour l'instant on observe, pose t-il. Si un joueur me plait, je rentre en contact avec l'éducateur et on discute. On est jamais seul sur un joueur donc c'est bien de rencontrer les parents, d'établir une relation avant les autres. Après, c'est important de laisser le petit grandir aussi, ne pas trop lui en mettre plein la tête dès le départ. »

Non loin de là, micro filaire à la main, Marc Bessou joue les speakers et balance les résultats de chaque match. L'ancien présentateur de La Carte au trésor était là aussi à Evian, Bordeaux et Valenciennes. « Je ne fais que passer, dit-il. Ce n'est pas mon métier habituel. Ce sont des amis. Et puis j'aime bien voir les gamins qui jouent au foot. J'ai deux garçons qui ont cet âge-là. » Comme beaucoup, ce qui a marqué Marc sur cette Danone Nations Cup, c'est l'animosité des parents : « La semaine dernière, le président de Valenciennes, me disait que le problème, c'est que les parents disjonctent. Il y avait un gars de quatorze ans qui avait été repéré. Il était venu avec son père et agent. Il voulait 500 000 euros à la signature... A quatorze ans ! » A ses côtés, Philippe Doucet joue les consultants du dimanche. Ici, pas de Thiago Silva, de Lisandro ou d'Aubameyang, mais le Canalplussard savoure : « Les gamins ne sont pas bridés, ils sont libres. C'est pour ça que j'aime bien le football des jeunes. C'est très révélateur de plein de choses. Regardez lui, c'est un défenseur et il part en dribbles tranquille ! » Car il sait peut-être que derrière, s'il se prend un contre, il n'y aura aucune palette pour l'incriminer.]]>
<![CDATA[Troyes-Bordeaux reporté ]]> text/html fr SO FOOT Quand les intempéries de mai viennent gâcher la fête. Les supporters troyens et bordelais vont être déçus en apprenant le report de la demi-finale de Coupe de France qui devait se dérouler ce mardi…]]> Quand les intempéries de mai viennent gâcher la fête. Les supporters troyens et bordelais vont être déçus en apprenant le report de la demi-finale de Coupe de France qui devait se dérouler ce mardi soir (21h) à Troyes, « en raison des conditions climatiques très compliquées dans l'Aube », comme il est expliqué sur le site officiel des Girondins de Bordeaux. Le communiqué précise qu' « aucune date n'a été définie pour la tenue du match. Il pourrait se jouer la semaine prochaine sans rien d'officiel pour le moment. »

La décision a été prise en début de matinée et heureusement, car les Bordelais, qui n'avaient pas encore embarqué, pourront ainsi s'entraîner au Haillan, lors d'une séance improvisée.

C'est ce qu'on appelle une demi-finale qui tombe à l'eau.

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<![CDATA[Bordeaux pas favori selon Carrasso]]> text/html fr SO FOOT Cédric Carrasso connaît bien le stade des demi-finales de Coupe de France. Deux fois vainqueurs avec l'OM (contre Rennes en 2006, Nantes en 2007), le portier bordelais a aussi connu une défaite avec…]]> Cédric Carrasso connaît bien le stade des demi-finales de Coupe de France. Deux fois vainqueurs avec l'OM (contre Rennes en 2006, Nantes en 2007), le portier bordelais a aussi connu une défaite avec Toulouse (contre Guingamp en 2009). Son expérience le pousse dès lors à la plus grande prudence.

« Ce n'est pas le vingtième de L1 qu'on joue, mais une demi-finale de Coupe de France. Il n'y a pas de vérité à ce niveau-là, c'est du 50-50 », prévient-il dans L'Équipe. Troyes souffre sur la longueur en championnat, mais réussit en Coupe parce qu'il a l'expérience, avec des joueurs comme Nivet et Bréchet qui connaissent ce genre de rencontres. C'est presqu'un avantage sur nous. Il ne faut pas se tromper, on n'est pas favoris. »

Mais au fait, ils sont quoi finalement, les Bordelais ?]]>
<![CDATA[Troyes, « ça peut être le Barça »]]> text/html fr SO FOOT Depuis quelques temps, les Girondins alternent les matches prolifiques et les matches stériles en buts. Une situation sans pourquoi ni comment, bien embarrassante avant de défier Troyes, chez lui,…]]> Depuis quelques temps, les Girondins alternent les matches prolifiques et les matches stériles en buts. Une situation sans pourquoi ni comment, bien embarrassante avant de défier Troyes, chez lui, mardi (20h55), en demi-finale de Coupe de France.

« Je ne peux pas expliquer ça, indique, perplexe, Grégory Sertic. À Saint-Étienne (0-0, 35e journée), on a été très bon défensivement, mais on n'a pas eu une occasion (0 tir cadré, 0 corner), ce qui prouve que l'on peut retomber dans nos travers du passé, ajoute-t-il. Il faut retrouver de l'efficacité offensive, parce que si l'on ne tire pas, à part un but contre leur camp, je ne vois pas comment on peut passer à Troyes ! »

L'analyse est rude, lucide, mais la tâche pas impossible. « C'est l'année ou jamais, mais on a failli se faire sortir par Raon-l'Étape et Moulins (CFA), donc, on sait d'où on vient, poursuit le milieu de terrain bordelais. Cela prouve bien que c'est une compétition différente du championnat… Et Troyes, mardi, ça peut être le Barça, hein ! »

Bon, si ce n'est que ça, Bordeaux a donc toutes les chances de passer…

LB, à Bordeaux ]]>
<![CDATA[Photo : Green Angels insoumis]]> text/html fr SO FOOT Leur tribune provisoire (le Kop Sud étant actuellement en travaux) suspendue à l'occasion de la réception de Bordeaux (0-0) vendredi soir, les Green Angels, une des associations majeures du paysage…]]> Leur tribune provisoire (le Kop Sud étant actuellement en travaux) suspendue à l'occasion de la réception de Bordeaux (0-0) vendredi soir, les Green Angels, une des associations majeures du paysage ultra' français, a décidé de se mettre en sommeil pour une durée indéterminée.

Remontés par l'attitude des dirigeants, deux membres des GA ont réussi à s'introduire dans le Kop Sud et à y déployer une banderole « Partout Toujours », une des devises de leur groupe.

Fallait pas les chercher…

Crédit photo : furani-photos.fr

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<![CDATA[Chanson croate pour Sertic ]]> text/html fr SO FOOT Cette fois-ci, c'est officiel : Grégory Sertic a choisi la Croatie ! Le milieu de terrain en a fait part ce dimanche à la presse. Une décision de cœur, pour la patrie de son grand-père, uniquement.…]]> Cette fois-ci, c'est officiel : Grégory Sertic a choisi la Croatie ! Le milieu de terrain en a fait part ce dimanche à la presse. Une décision de cœur, pour la patrie de son grand-père, uniquement. Ou presque.

« J'attends le choix d'Igor Štimac (sélectionneur national), et ce sera avec une grande fierté que j'irai jouer avec la Croatie, a indiqué le Bordelais. Tous les papiers ont été envoyés à la FIFA, afin de permettre d'avoir les deux passeports, a-t-il précisé. J'attends juste la petite lettre de convoc'… »

Parti au pays il y a un mois, pour discuter avec le coach, les adjoints et le président de la Fédération, « Greg » a « vu leur envie de [l]'incorporer dans leur projet ».

Mais problème, le petit trublion n'est pas loin d'être considéré comme un opportuniste, un peu à l'image de son compère de club, Ludovic Obraniak, avec la Pologne. « On dit là-bas que c'est juste la Coupe du monde (2014) qui m'intéresse, mais c'est plus un projet à long terme car je suis encore jeune, j'ai 23 ans, répond-il sans trembler. Je vois donc le futur avec cette sélection, qui est très bonne. »

En attendant de fredonner devant le groupe la traditionnelle chanson d'intégration, qu'il apprend « tous les soirs », dans la langue, petit rappel : la Croatie est 4e au classement mondial des nations…]]>
<![CDATA[Sans son public, Sainté bute sur Bordeaux]]> text/html fr SO FOOT Pas d'ambiance et pas de but ce soir dans le Chaudron (0-0), entre un Saint-Étienne abandonné par ses supporters et un Bordeaux toujours aussi peu inspiré offensivement. Deux points de perdus dans la course à la C1. ASSE - Bordeaux : 0-0 Une victoire, et Saint-Étienne grimpait sur le podium à trois journées de la fin. Mais apparemment, il y a des choses plus importantes pour les…]]> ASSE - Bordeaux : 0-0

Une victoire, et Saint-Étienne grimpait sur le podium à trois journées de la fin. Mais apparemment, il y a des choses plus importantes pour les supporters stéphanois. Ce soir, à Geoffroy Guichard, le kop était plein à craquer, mais il n'a pas chanté. Juste quelques mots doux pour la Ligue. En grève, il a laissé les siens se débrouiller tout seuls. Face à une équipe bordelaise toujours aussi tristounette et davantage préoccupée par son prochain match de Coupe de France, Sainté a essayé, a dominé, s'est créé plusieurs occasions, mais est tombé sur un solide Carrasso. Ça fait toujours 16 matchs sans défaite pour l'ASSE. Et 16 matchs nuls pour Bordeaux.

Saint Silence

Bonne nouvelle au coup d'envoi, Maxime Poundje et André Biyogo Poko sont titulaires côté girondin. De la jeunesse et du nom de famille sympathique. Comme prévu, Francis fait (un peu) tourner. Gillot craint la pression du Chaudron, mais celui-ci, en grève, décide de se taire, ce qui nous permet d'apprécier l'accent qui chante de Carrasso. Et les consignes des deux coachs. Dans cette ambiance digne de Louis II, les Verts semblent déstabilisés. Ils dominent, mais sans rythme. Il y a trop d'espace entre les lignes, trop peu de mouvements et trop d'imprécision dans les passes. Cohade et Aubameyang sont trouvés dans le dos de la défense, mais la balle leur échappe. Face à une équipe toujours aussi inoffensive - d'autant plus avec un Obraniak blessé à la cheville, mais qui reste sur le terrain - Sainté réussit néanmoins à s'approcher de plus en plus dangereusement d'un Carrasso impérial face à Hamouma. Sur le corner qui suit, Sané envoie mystérieusement la balle sur sa barre. Ce match est bizarre. La preuve de l'autre côté du terrain, avec Saivet, complètement seul face à Ruffier, mais incapable de contrôler un ballon plus que facile. Bon, Plašil finit par remplacer le pauvre Obraniak, et M. Rainville siffle la fin d'une bien drôle de mi-temps.

Du bon Carrasso

Puisqu'on ne comprend pas grand-chose à ce match, Rudi Völler est là dans les tribunes. Guilavogui, lui, en a marre de cette ambiance. Alors, le capitaine récupère le ballon au milieu de terrain, fonce, efface deux plots bordelais, puis voit sa lourde frappe magnifiquement claquée par Carrasso. Les Verts jouent mieux et Bordeaux ne voit plus la balle. Et quand ils la voient, ils ne la conservent pas plus de 10 secondes. Brandão prend tous les ballons de la tête, l'ASSE squatte la surface girondine et Henrique évite miraculeusement un rouge après un tacle d'animal sur Aubameyang. Pas de quoi faire réagir un kop bien décidé à rester silencieux jusqu'au bout, ce qui énerve particulièrement Christophe Galtier. C'est vrai que c'est con, à ce moment de l'année. Bodmer et Mollo sont entrés, mais les locaux ne trouvent pas la faille. Pire, les Girondins commencent à sortir, pensant peut-être qu'il y a un coup à faire dans ce Chaudron. La fin de match est stéphanoise, mais la tentative « Titi Henry » de Lemoine est trop molle et la tête de Zouma est stoppée par l'infranchissable Carrasso. Triste soirée à Saint-Étienne.]]>
<![CDATA[Top 5 des amitiés entre groupes ultras]]> text/html fr SO FOOT Le match de ce soir entre Saint-Étienne et Bordeaux sera une nouvelle fois l'occasion pour les Magic Fans stéphanois et les Ultramarines bordelais de célébrer leur amitié. Si leur jumelage est l'un des plus anciens de France, ils ne sont pas les seuls ultras à avoir tissé des liens étroits avec leurs homologues d'autres clubs. Après quinze derniers jours marqués par la force de la rivalité avec leurs voisins lyonnais, les ultras stéphanois vont…]]> Après quinze derniers jours marqués par la force de la rivalité avec leurs voisins lyonnais, les ultras stéphanois vont pouvoir profiter d'un moment plus paisible en accueillant leurs amis bordelais. Il ne s'agit pas là d'un cas isolé. La plupart des groupes ultras français entretiennent des amitiés avec certains de leurs homologues hexagonaux ou européens. Bien moins médiatisés que les violences, ces liens sont parfois dictés par des rivalités communes. Mais ils peuvent être aussi dûs à des rapprochements inattendus. Passage en revue subjectif des 5 amitiés les plus marquantes du mouvement ultra français.

Magic Fans Saint-Étienne / Ultramarines Bordeaux

Le jumelage le plus célèbre de France lie les Magic Fans du Kop Nord stéphanois et les Ultramarines du virage sud bordelais. Rien ne prédestinait pourtant Bordeaux la bourgeoise à s'allier à Saint-Étienne l'ouvrière. Mais plusieurs tournois de football inter-supporters rapprochent les ultras des deux camps au tournant des années 1980. En 1992, lors du tournoi organisé à Bordeaux, les contacts s'intensifient entre les noyaux des deux groupes. « Nous avions la même vision des choses quant à la façon de supporter nos couleurs, quant au mouvement ultra. De plus, l'histoire des deux clubs se rapproche entre l'ASSE dominatrice des années 70 et le règne de Bordeaux sur le football français des années 80 », raconte un responsable stéphanois sur le site des Ultramarines. Fêtes dans leurs locaux respectifs, participation commune à des matchs de championnat comme de Coupe d'Europe, les deux groupes se rendent régulièrement visite. Les oppositions entre les deux équipes sont l'occasion d'honorer leur entente, comme en 2005 avec une banderole explicite déployée par le Kop Nord : « Ultras, Magic : une fraternité unique pour une amitié historique ». Toujours sur leur site Internet, un responsable des Ultramarines précise : « C'est la seule amitié qui perdure à un tel niveau. En dehors des différents jumelages qui existent ou ont existé, nous sommes les seuls à entretenir des liens forts aussi bien dans l'intensité que dans la durée. » Une amitié qui a su résister aux tensions entre les Magic Fans et l'Antisocial, un groupe bordelais radical de la première moitié des années 1990, et aux moqueries des groupes ennemis.

crédits photo: furania-photos.fr

Brigade Sud Nice / Dogues Virage Est Lille

1 160 kilomètres séparent Lille de Nice. C'est peut-être cette distance, et le fait de rayonner sur deux régions différentes, qui a rapproché les supporters du Nord de la France de ceux du Sud-Est. « C'est une amitié qui remonte à la fin des années 90. Les anciens de chez nous sont descendus à Nice et ont croisé un groupe de Niçois de la Brigade Sud. Là, c'était soit on se fout sur la gueule et une rivalité naît, soit on boit un coup. Finalement, ils ont bu un coup et c'est parti de là ! », raconte aujourd'hui Donat, l'un des responsables des Dogues Virage Est (DVE). Chacun des groupes revendique, face à des Lensois ou des Marseillais plus populaires, la fierté de sa région. Lors du dernier Lille-Nice, les DVE ont déployé une banderole « Nice : fierté du Sud », pendant que les supporters du Gym affichaient dans le parcage visiteur « Lille : fierté du Nord ». La dissolution par les pouvoirs publics de la Brigade Sud Nice en 2010 n'a en rien altéré l'amitié des Ch'tis et des Nissarts. Cet été, lors de Nice-Lille, alors que la tribune populaire sud était fermée pour cause de huis clos partiel, les DVE ont volontiers laissé leur parcage à l'ex-BSN pour s'installer dans une plus petite tribune.

Supporters niçois lors d'une demie de Coupe de France contre Lille (avril 2011)

Le Commando Ultra de Marseille et ses amis européens

Le plus ancien groupe ultra français, fondé en 1984, est aussi celui qui entretient les contacts les plus nombreux… en Europe. Dans les années 80, les jeunes supporters marseillais se rendent à Gênes pour admirer la Sampdoria et les ultras de la gradinata sud du stade Marassi. Au milieu des années 90, des contacts sont pris entre le Commando Ultra et les Ultras Tito Cucchiaroni (alors que, dans le même temps, les Winners marseillais ont quelques relations amicales avec les ultras du Genoa, l'autre club de Gênes…). Peu après, le Commando et les Ultras Tito officialisent leur jumelage, auquel les Rude Boys de la Sampdoria sont aussi associés. Regardant vers le sud et les origines de la ville de Marseille, le Commando Ultra s'est également rapproché de l'Original 21, groupe de supporters de l'AEK Athènes. L'amitié est si forte entre Phocéens et Athéniens qu'un 14 février 2007, alors que l'AEK recevait le PSG lors de la défunte Coupe UEFA, les supporters de l'Original 21 avaient déployé une banderole de plusieurs dizaines de mètres, en français dans le texte : « 14 février le jour de l'amour… Paris ce soir on t'encule ». À côté de ces jumelages officiels impliquant l'ensemble du groupe, le Commando entretient aussi des contacts avec d'autres groupes européens atypiques comme les ultras allemands de Sankt Pauli et ceux de l'ex-Brigade autonome de Livourne (BAL), connus pour leur engagement antiraciste et antifasciste. Ce qui n'empêche pas les ultras marseillais d'avoir également quelques amitiés du côté des Polonais d'Arka Gdynia, beaucoup plus à droite.

L'Est regarde vers l'Allemagne

Strasbourg – MetzNancy. Un trio de clubs dont les supporters ne s'aiment pas particulièrement, voire pas du tout. Il faut dire que la suprématie du Nord-Est est en jeu. Et elle suscite l'animosité. Alors quand ils ont décidé de nouer des contacts, les groupes de supporters de ces trois clubs ont regardé de l'autre côté de la frontière, vers les clubs allemands les plus proches.
Depuis la fin des années 80, les ultras strasbourgeois lorgnent du côté de Karlsruhe, distante de 80 km de la capitale de l'Alsace, où ils vont voir régulièrement des matchs. En 1993, un groupe est même créé, les Blue Pirates, comprenant des membres allemands et français, avec pour objectif de soutenir les deux clubs. Au cours de l'été 2000, les Phönix Sons de Karlsruhe et les Ultra Boys 90 de Strasbourg officialisent leur jumelage.
La Horda Frenetik de Metz n'a pas fait beaucoup plus de chemin pour trouver ses amis, puisque Kaiserslautern est à une soixantaine de kilomètres de la frontière avec la Moselle. Malgré les problèmes linguistiques, une amitié naît au tournant des années 2000 entre la Génération Luzifer de Kaiserslautern et la Horda Frenetik de Metz. Et ça tombe bien, Kaiserslautern et Karlsruhe ne se portent pas dans leurs cœurs non plus.
Enfin, une troisième ville s'inscrit dans cet axe d'amitié franco-allemand, Sarrebrück. Après avoir entamé un tour des clubs de l'Est de la France, les ultras locaux ont finalement jeté leur dévolu sur les ultras nancéiens, dont le groupe principal est aujourd'hui le Saturday FC. Sur une carte, Sarrebrück, Kaiserslautern et Karlsruhe en Allemagne forment à peu près le même triangle que Nancy, Metz et Strasbourg en France. Un modèle d'amitié franco-allemande.

Tigris Mystic Paris / Irréductibles Toulon

Dans la capitale, on n'a jamais été vraiment fan des amitiés avec d'autres clubs. « Pendant de longues années, toute forme de jumelage avec d'autres groupes de supporters était interdite par Boulogne », explique un ex-ultra du Parc des Princes. Le premier (et le seul) jumelage officiel reste celui noué entre les Tigris Mystic (qui se sont auto-dissous en 2006) et les Irréductibles Toulon, courageux supporters d'un Sporting enferré dans les affres des divisions inférieures. Un ancien Tigris se souvient : « Au début, les contacts, c'était juste de la correspondance entre ultras. La première vraie rencontre a eu lieu lors d'un tournoi organisé par les Karsud (un groupe du virage Auteuil). Si l'amitié au sens large du terme concernait pratiquement tout le virage Auteuil à l'époque, les Toulonnais se sont rapprochés de nous au fur et à mesure, notamment sous l'impulsion de leur "Jeune Garde". » Le jumelage est officialisé en 2001. Et dès la saison suivante, « les Irréductibles bâchent à nos côtés pour la première fois à Monaco. Vis-à-vis de Boulogne, c'était compliqué. » En 2005, lors d'un match à domicile contre Toulouse, la bâche des Irréductibles est posée sur celle des pensionnaires d'Auteuil Rouge. À la mi-temps, les hooligans parisiens de Boulogne demandent aux Tigris de retirer la bâche des Toulonnais. Fatigués par les ordres imposés par le « grand frère », les Tigris refusent. Une chose impensable à l'époque. « Ce n'est pas le fait de poser la bâche qui avait posé problème, ajoute l'ancien Tigris. Mais plutôt le fait de refuser de l'enlever quand les "indéps", qui avaient fait le tour du stade grâce à la sécu du PSG, nous avaient demandé de le faire. » Six semaines plus tard une grosse bagarre opposait Tigris et Boulogne au Mans, première étape de la guerre entre les deux camps qui a rythmé la saison 2005-2006. Finalement, malgré l'auto-dissolution des Tigris en 2006, « certains d'entre nous ont continué d'aller voir des matchs à Toulon avec les Irréductibles, au moins une dizaine dans l'année. » Les dix ans de l'amitié entre les deux groupes ont même été célébrés en 2011 lors d'un match opposant Toulon à l'Entente Sportive du Cannet-Rocheville…

Bonus : le détonnant cocktail toulousain

Toulouse présente un panorama d'amitiés pour le moins particulier. Les hooligans toulousains (Viola Front / Gitania Tolosa / Camside) entretiennent de très bons contacts avec leurs homologues de la capitale, orientés à l'extrême droite. Ils étaient d'ailleurs ensemble en février, lors de la dernière visite des Parisiens dans la ville rose. Du côté des ultras, les gars de la BFS (Boire - Fumer – Supporter, grands vainqueurs de notre Top 10 des noms de groupes de supporters ), héritiers des Ultras Occitans, sont jumelés depuis avril 1993 avec les Messins de la Horda Frénétik, groupe qui n'hésite pas à revendiquer son antiracisme… Du côté des Indians Tolosa, le principal groupe ultra du Stadium, on est potes avec les ultras suisses de Sion. Des fachos, des gauchos et des Suisses, un cocktail détonnant.]]>
<![CDATA[Valbuena remonte la pente]]> text/html fr SO FOOT Du haut de ses 163 centimètres, Mathieu Valbuena est le plus grand joueur de l'équipe de France en ce moment. Si si. Le lutin marseillais affiche la taille patron tant à l'OM que sous le maillot…]]> Du haut de ses 163 centimètres, Mathieu Valbuena est le plus grand joueur de l'équipe de France en ce moment. Si si. Le lutin marseillais affiche la taille patron tant à l'OM que sous le maillot bleu. Un statut inespéré pour le Girondin au vu de son parcours pour le moins chaotique. Un parcours que So Foot vous propose de découvrir dans son prochain numéro, disponible lundi dans les kiosques.

Son éviction aux Girondins de Bordeaux ? P'tit Vélo ne l'a pas oubliée. « Je m'en souviens comme si c'était hier. L'entraîneur croyait en moi, mais quand il a commencé à me parler, j'ai directement senti venir la patate. Tu le vois à sa tête, sa façon de parler. »

Après des essais ratés (Tours, Romorantin, Guingamp) et un passage en CFA2 à Langon (« Je gagnais 150 euros par mois, j'étais vendeur à Intersport pour gagner ma vie ») qui lui permet de se faire repérer par Libourne, le meneur de poche atterrit à l'OM en 2006.

Le choc est rude. « J'arrivais de nulle part, je jouais à fond, je dribblais. Ça agaçait les gars. C'étaient des moments difficiles, ils m'ont tout fait. J'ai eu la voiture remplie de journaux, la voiture garée sur le parking de la réserve, le Musclor dans le caleçon... Je me suis pris des brins à l'entraînement. M'Bami, il m'en a mis ! Cana, il aurait pu me flinguer ma carrière ! »

Son amitié avec Ronald Zubar et son tempérament lui permettent de tenir. Sept ans plus tard, c'est lui le taulier.

« Je sais qu'un Hummer, c'est grand et que moi, je suis petit », une interview à découvrir dans le So Foot n°106 .]]>
<![CDATA[Le « mystère » Nguemo ]]> text/html fr SO FOOT La mauvaise passe bordelaise continue. Après des résultats en dents de scie et un nul à mourir de honte face à Reims à Chaban-Delmas (0-0), les Girondins devront se rendre à Saint-Étienne vendredi…]]> La mauvaise passe bordelaise continue. Après des résultats en dents de scie et un nul à mourir de honte face à Reims à Chaban-Delmas (0-0), les Girondins devront se rendre à Saint-Étienne vendredi (20h30), sans certains de leurs cadres. Ainsi, si Plasil et Obraniak ont des chances de rester au repos en vue de la demi-finale de Coupe de France face à Troyes, le collectif devra se passer de Trémoulinas, Maurice-Belay et Diabaté, voire Sertic, tous blessés. Mais la bonne nouvelle, c'est le retour à l'entraînement de Landry Nguemo.

L'ex-international camerounais, absent pour cause de genou défectueux, n'est plus apparu sur une feuille de match de Ligue 1 depuis fin janvier. Soit une indisponibilité sans grande visibilité médicale, conjuguée une discrétion totale, qui ont amené leur lot d'interrogations. Pourtant, Francis Gillot a tenu à couper court à toute rumeur.

« Il est allé à Lyon, où il a fait un traitement et des séances avec un kiné, donc c'est pas un mystère. Après, il y a encore tout à faire au niveau du physique, mais il a bénéficié d'une rééducation sur place, durant trois semaines… Non, il n'y a pas de mystère ! », a-t-il martelé.

Avec un programme adapté, dans l'optique de finir la saison ? « Il va faire du foncier quand même... Il a fait du court, pas du long, mais on voit que dans les jeux il n'est pas trop en retard, a précisé J-Lo. Donc c'est une bonne nouvelle. Pour quelqu'un qui devait se faire opérer, on pourra peut-être l'utiliser prochainement. C'est quand même encourageant et bienvenu… »

Pour le joueur, certainement. Pour l'équipe, pas sûr. Mais non, on plaisante.]]>
<![CDATA[Ajaccio revient de nulle part, Brest coule]]> text/html fr SO FOOT En L1, la pression du sprint final commence à se faire sentir. Seul Ajaccio a assuré le spectacle avec une victoire à l'arrachée sur Montpellier (2-1). Autrement, Brest s'est incliné face à Rennes (0-2), et trois matchs se sont terminés sur un score nul et vierge. Ajaccio-Montpellier : 2-1 Buts : Delors (82e) et Oliech (90e+3) pour l'AJA. Mounier (56e) pour le MHSC. Younès Belhanda pourra longtemps méditer sur…]]> Ajaccio-Montpellier : 2-1 Buts : Delors (82e) et Oliech (90e+3) pour l'AJA. Mounier (56e) pour le MHSC.

Younès Belhanda pourra longtemps méditer sur son choix. À 0-0, le numéro 10 montpelliérain a décidé de tenter la panenka sur pénalty. Jusqu'alors dominés par de très bons Corses, les Pailladins voyaient enfin le bout du tunnel, avec en plus l'expulsion de Diawara. Mais Belhanda a raté son coup, Ochoa n'a pas bougé sur sa ligne. L'histoire ne dira pas ce qu'il serait advenu si l'Héraultais avait scoré. Toujours est-il que Montpellier, qui est parvenu à ouvrir le score peu après grâce à Mounier – et à un énorme boulot de Bedimo sur l'aile gauche – n'a pas su gérer sa supériorité numérique. L'ACA ne s'est pas découragé et s'est directement projeté vers l'avant. Mutu sorti sur blessure, c'est son remplaçant Andy Delort qui s'est montré décisif : après avoir provoqué puis converti un péno un peu sévère pour une faute d'El Kaoutari dans la surface, il a distillé un centre parfait pour Oliech qui, de la tête, est venu offrir une victoire méritée aux Corses dans les arrêts de jeu. Ces derniers prennent quatre points d'avance sur la zone rouge, tandis que Montpellier reste dans le ventre mou, récoltant là son quatrième revers en cinq rencontres.

Bordeaux-Reims : 0-0

Les Bordelais ont mis du temps à s'y mettre. Il leur aura fallu un peu plus d'une mi-temps, et un changement tactique de Francis Gillot, pour qu'ils puissent enfin se montrer dangereux face à une valeureuse formation rémoise. Dominateur stérile en première période, le promu a fait le dos rond dans le second acte. Bellion a été le premier à sonner la charge, mais a perdu son face-à-face avec Agassa. Le gardien togolais s'est par la suite montré déterminant pour stopper les tentatives de Diabaté ou encore Saivet sur un bel enroulé du droit. Bordeaux, passé d'inoffensif à séduisant en un rien de temps, n'est cependant pas parvenu à faire la différence. Le club reste englué dans le ventre mou. Les Champenois, eux, ne sont plus très loin du maintien.

Bastia-Toulouse : 0-0

Le réalisme. Voilà ce qui a manqué à Bastia et Toulouse ce soir au Furiani. Les Toulousains ont dominé la première période grâce à une belle assise au milieu, mais ni Ben Yedder, ni Didot, ni Regattin, pourtant bien placés sur leurs positions de frappes, ne sont parvenus à cadrer. Bien que moins fringant qu'à son habitude et sifflé par son public à la pause, Bastia n'a pas été plus inspiré à l'approche des 16m50. Véritable purge, la seconde période n'offrira pas l'ombre d'une occasion, et logiquement les deux clubs se séparent sur un nul. À noter qu'avec ses 40 points, Bastia est quasi assuré de rester en Ligue 1 la saison prochaine.

Brest-Rennes : 0-2
Buts : Doucouré (28e) et Montaño (37e) pour Rennes

Dans un derby breton entre deux équipes déprimées par six revers consécutifs, c'est finalement Rennes qui redresse la barre. Les Rennais ont ce soir fait preuve de réalisme dans un premier temps, de maîtrise dans un second, pour glaner les trois points. Et c'est un peu con pour Brest qui était entré dans son match avec de belles intentions. C'était sans compter sur leur fébrilité défensive ; celle-là même qui a permis à Doucouré – la bonne surprise du onze d'Antonetti – de se balader sur toute la moitié de terrain adverse avant de catapulter le cuir en lucarne. Puis celle-là même qui a permis à un Montaño esseulé au second poteau de planter une tête sur un coup franc. Au fil des minutes plus résignés, les hommes de Corentin Martins voguent lentement mais sûrement vers la Ligue 2. Pour Rennes, pas grand-chose à espérer, hormis un sursaut en fin de saison.

Valenciennes-Nancy : 0-0

Un peu à l'instar de Bordeaux, Valenciennes n'avait pas compris que son match avait débuté avant l'heure de jeu. Avant ça, les Nordistes n'ont quasiment rien montré. Pas plus finalement que des Nancéiens venus jouer le nul. Mais à partir de la 60e donc, les Valenciennois se sont mis à jouer, à dominer, à ériger un siège devant les cages de Grégorini. Le Hainaut n'a pas boudé son plaisir, mais Nguette, Danic, Melikson et Rose ont tenté leur chance sans succès. Nancy a récolté ce qu'il était venu chercher et reprend un point d'avance sur la zone rouge. De son côté, Valenciennes pourra regretter son réveil tardif. Mais avec 41 points, les Nordistes valident très certainement leur maintien en Ligue 1.]]>
<![CDATA[Gillot n'a rien compris au poker]]> text/html fr SO FOOT Bordeaux accueille Reims, ce soir (20h00), dans une rencontre qui n'a plus la saveur d'une affiche d'antan. Pourtant, les Girondins restent prudents car ils savent que rien n'est joué, ni pour les…]]> Bordeaux accueille Reims, ce soir (20h00), dans une rencontre qui n'a plus la saveur d'une affiche d'antan. Pourtant, les Girondins restent prudents car ils savent que rien n'est joué, ni pour les uns, ni pour les autres. Comme dans une partie de poker...

« Sur les matchs retours, ils ont pris autant de points que nous… C'est une équipe bagarreuse, qui joue le maintien, et qui a retrouvé des valeurs depuis sa petite histoire de poker, là… Je sais pas, j'ai rien compris !, a lancé Francis Gillot, en conférence de presse. Mais depuis, ils ont pris conscience qu'ils étaient en danger et ils serrent les boulons, même s'ils ont fait un faux pas dernièrement (face à Valenciennes, 0-1, 33e journée)… Puis ils ont gagné à Brest il y a quelques jours (2-0, 32e journée), donc méfiance. C'est une équipe qui a beaucoup d'envie aujourd'hui », a-t-il ajouté, laissant l'assistance pantoise.

Ce qu'évoquait J-Lo, c'est probablement ce fait de jeu réprimé par Hubert Fournier, le mois dernier. Julien Toudic, Antoine Devaux, Kamel Ghilas et Pape Souaré, joueurs de poker invétérés, auraient été sanctionnés par leur coach pour avoir « misé » le sort de leur entraîneur sur la table. Les quatre garçons ont alors été écartés face à Nancy (24e journée), en raison de leur conduite inappropriée…]]>
<![CDATA[Trémoulinas ne partira pas gratuitement]]> text/html fr SO FOOT Benoît Trémoulinas, le latéral gauche bordelais, arrive à un tournant de sa carrière. Formé et révélé chez les Girondins de Bordeaux, il ne lui reste plus qu'une année de contrat en Gironde et n'a…]]> Benoît Trémoulinas, le latéral gauche bordelais, arrive à un tournant de sa carrière. Formé et révélé chez les Girondins de Bordeaux, il ne lui reste plus qu'une année de contrat en Gironde et n'a pas encore prolongé. De quoi laisser supposer un départ cet été. Mais Trémoulinas veut faire les choses dans les règles.

Le joueur a évoqué sa situation dans les colonnes de L'Équipe : « J'aurai une réflexion à la fin du championnat. Il me reste un an de contrat et je n'ai pas encore eu de discussion avec le président Triaud pour une prolongation (…), et si je venais à partir, jamais je ne partirai libre. Soit je prolonge, soit je pars, mais je le répète, jamais je ne partirai libre. »

Conscient de la situation économique précaire de son club formateur, le nouvel international français veut rendre aux Girondins ce que le club lui a donné et il souhaite qu'un hypothétique départ de sa part satisfasse les deux parties.

Un joueur qui pense à la santé économique du club qu'il pourrait quitter en fin de saison, c'est assez rare pour être salué. ]]>
<![CDATA[Gillot, Barcelone et l'arbitrage ]]> text/html fr SO FOOT La Ligue des champions, c'est le top du top. Du moins, en principe. Postulat qui devrait être le même pour l'arbitrage, et pas qu'en théorie. Pourtant, dès les quarts de finale, et de façon très…]]> La Ligue des champions, c'est le top du top. Du moins, en principe. Postulat qui devrait être le même pour l'arbitrage, et pas qu'en théorie. Pourtant, dès les quarts de finale, et de façon très criante, les erreurs d'arbitrage se sont multipliées, avec de lourdes conséquences à la clé. PSG-Barça, Dortmund-Málaga, Bayern-Barça, Dortmund-Real Madrid… Bref. Plusieurs rencontres ont été sujettes aux mauvaises décisions du corps arbitral.

Et Francis Gillot, réputé comme n'ayant pas sa langue dans sa poche – et fan inconditionnel de Barcelone –, n'a pas manqué de revenir sur le malaise ambiant. Prolixe, le Bordelais…

« C'est mérité pour les deux clubs allemands… C'est comme ça, cette année. Le foot allemand a beaucoup plus de puissance physique par rapport au football espagnol. Mais j'ai quand même vu trois buts (au cours des demi-finales aller, ndlr) qui n'étaient pas valables, a-t-il clamé, en conférence de presse. Bon, je vais encore défendre Barcelone, mais poussette, hors-jeu, blocs : non, y a rien ? », a-t-il ensuite interrogé.

Le père J-Lo, il reste ronchon, mais il a mûri. « Je ne sais pas ce qu'il faut faire pour améliorer ça… C'est difficile d'arbitrer… J'en conviens. Bon, j'ai compris depuis deux ou trois ans, a-t-il reconnu. Avant, je ne comprenais pas, mais maintenant, je suis moins agressif envers les arbitres. Voilà, c'est comme ça, il faut faire avec. »

Une métamorphose positive, donc. « Je pense que les réunions qu'on a eues à Paris, deux ans de suite, ont permis de s'expliquer… Mais les arbitres font comme tout le monde, avec leurs forces et leurs faiblesses... Je n'excuse pas les défaites avec l'arbitrage ; c'était le cas avant, mais plus maintenant. »

Francis Gillot a quand même contesté le pénalty concédé face à Sochaux dimanche dernier (2-2), suite à une faute de main de Maxime Poundjé.

On ne se refait pas… ]]>
<![CDATA[Bordeaux amoindri à Sochaux ]]> text/html fr SO FOOT Week-end chargé à Bordeaux. Après la qualification pour la demi-finale de la Coupe de France à Lens (3-2), mercredi, le groupe de Francis Gillot se déplace ce dimanche à Sochaux (17h00), dans ce qui…]]> Week-end chargé à Bordeaux. Après la qualification pour la demi-finale de la Coupe de France à Lens (3-2), mercredi, le groupe de Francis Gillot se déplace ce dimanche à Sochaux (17h00), dans ce qui ressemble à un dernier baroud d'honneur en championnat, tant les chances d'accrocher l'Europe en fin de saison semblent maigres. Mais problème : alors que le mental et l'efficacité offensive sont de retour, ce sont les hommes valides qui font défaut. Conséquence, les Girondins partiront amoindris dans le Doubs. Changement en perspective…

Nguemo (genou), Trémoulinas (genou), Sertic (adducteur) et Marange (contracture musculaire) sont out. Olimpa, Ab. Traoré, Ben Khalfallah et Bellion sont aptes. Mais J-Lo ne les veut pas, alors voyage en réserve ! « Ceux qui ne viendront pas vont jouer en CFA, dans l'optique des matchs de Saint-Étienne et Troyes (Coupe)… Je veux qu'ils aient du temps de jeu, donc, on partira à 16 », a indiqué J-Lo, ce samedi.

Quant à Hadi Sacko, il est laissé à disposition des U19 pour son quart de finale de Gambardella, face à Valenciennes.

Bonne nouvelle, Carlos Henrique revient. Euh…]]>
<![CDATA[Ludovic Sané contrôlé sans permis]]> text/html fr SO FOOT Les footballeurs et les voitures, c'est un peu une histoire d'amour. Mais attention, pas une histoire d'amour à l'eau de rose. Non, un truc plus proche du « je t'aime non plus ». Après les…]]> Les footballeurs et les voitures, c'est un peu une histoire d'amour. Mais attention, pas une histoire d'amour à l'eau de rose. Non, un truc plus proche du « je t'aime non plus ». Après les excès de vitesse de Benzema, ou encore la bourde de Royston Drenthe pris au volant en flag' avec une canette de bière à la main, le dernier épisode en date est tout chaud.

Lundi dernier, Lamine Sané, le défenseur central des Girondins de Bordeaux, a eu la mauvaise surprise de tomber sur un contrôle de la route effectué par la police municipale alors qu'il se baladait avec son 4x4 près de Cenon (Gironde). À la tirade classique « Vos papiers s'il vous plaît », notre ami Sané s'est trouvé bien con.

Pourquoi ? Parce qu'il n'est plus en possession de son précieux papier rose. Et oui, Schumi avait en effet dû le rendre au mois d'avril, suite à un solde de points négatif. Il sera amené à s'expliquer devant le délégué du procureur. Le pire dans l'histoire, c'est que le Bordelais a dû se taper la route du retour à pied, les flics ayant immobilisé son véhicule.

Y a plus de justice...]]>
<![CDATA[Photo: Le tifo lensois contre Bordeaux]]> text/html fr SO FOOT Eliminé (2-3) mercredi en Coupe de France face aux Girondins de Bordeaux, les joueurs du RC Lens (L2) n'ont pas démérité. Et c'est aussi le cas des supporteurs. Un tifo sur tout le stade, des…]]> Eliminé (2-3) mercredi en Coupe de France face aux Girondins de Bordeaux, les joueurs du RC Lens (L2) n'ont pas démérité.

Et c'est aussi le cas des supporteurs. Un tifo sur tout le stade, des fumigènes et une ambiance exceptionnelle selon les dires des présents, lensois ou bordelais… En attendant les vidéos, voici une photo de la tribune Marek lors de l'entrée des joueurs. Vivement leur retour en Ligue 1.

copyright photo : Red Tigers 1994]]>
<![CDATA[Coupe de France: les affiches des demi-finales]]> text/html fr SO FOOT A peine le temps de savourer la victoire aux tirs au but (1-1, 4 tab à 1) face au Paris Saint-Germain que les joueurs d'Evian Thonon Gaillard avaient déjà la tête dans le guidon, le regard braqué sur…]]> A peine le temps de savourer la victoire aux tirs au but (1-1, 4 tab à 1) face au Paris Saint-Germain que les joueurs d'Evian Thonon Gaillard avaient déjà la tête dans le guidon, le regard braqué sur le tirage au sort des demi-finales de Coupe de France.

Annoncé sur les ondes de France Télévision, où on était visiblement ravi de la tournure prise par la compétition après l'élimination du dernier «gros», le dernier carré de la compétition verra les Girondins de Bordeaux se déplacer sur la pelouse de Troyes tandis que les héros du soir d'Evian TG recevront Lorient. Les affiches auront lieu le 7 et le 8 mai.

Allez, un petit Troyes - Evian en finale et on est pas mal. ]]>
<![CDATA[Le pèlerinage de Gillot ]]> text/html fr SO FOOT En cinq jours, Francis Gillot aura eu sur sa route deux anciens clubs, dans lesquels il a passé une grande partie de sa vie… D'abord Lens, ce soir, en quart de finale de la Coupe de France (19h00),…]]> En cinq jours, Francis Gillot aura eu sur sa route deux anciens clubs, dans lesquels il a passé une grande partie de sa vie… D'abord Lens, ce soir, en quart de finale de la Coupe de France (19h00), puis Sochaux, dimanche (17h00), à Bonal, en championnat. Évidement, ça ne le laisse pas insensible.

« Ben, ça prouve que je commence à bourlinguer un peu, » a déclaré J-Lo, avant de parler de son club de cœur : « J'y ai démarré comme entraîneur en Ligue 1, avec Gervais Martel qui m'a donné la possibilité de le faire… Bon, avec leur décente, je n'ai pas trop eu l'occasion d'y revenir, mais depuis quelque temps, j'en profite pour voir des amis, la famille, et Bollaert. » Parce qu'être sang et or, ça marque un homme : « C'est un club où j'ai joué neuf ans, et été entraîneur trois ans… Soit douze ans. Donc, ça fait toujours chaud au cœur d'y retourner. »

« Sochaux, j'y suis resté une petite dizaine d'années en tant qu'entraîneur des jeunes et des pros, donc c'est aussi une longue période de ma vie, a-t-il ajouté. Je n'y ai pas joué et c'est différent, parce que je n'ai pas la famille là-bas… Avec Lens, ce sont deux cadres complètement distincts. »

Mais deux cadres où les Girondins peuvent perdre très gros…

LB, à Bordeaux]]>
<![CDATA[Écran noir pour la Coupe de France]]> text/html fr SO FOOT Ce mercredi, la Coupe de France sera en panne de télé. Du moins, dans le Nord. Car Bollaert, qui accueillera l'un des quarts de finale de l'épreuve opposant le RC Lens aux Girondins de Bordeaux (19h00), sera privé de caméras. La faute à un beau bordel instauré par tous les protagonistes. Si c'est pas triste tout ça… À l'origine, ce quart de finale devait se jouer à 17h00. Et être retransmis à la télé. Mais sous la pression des Lensois, peu enclins à se passer d'une partie de leur public occupé au travail,…]]> À l'origine, ce quart de finale devait se jouer à 17h00. Et être retransmis à la télé. Mais sous la pression des Lensois, peu enclins à se passer d'une partie de leur public occupé au travail, l'horaire a été repoussé à 19h30. 1-0. Les Girondins qui, sur le principe, ne voyaient alors pas d'inconvénient à ça, ont finalement fait machine arrière, car ils ont été spoliés de toute conciliation par les officiels. Donc, par principe : pas consultés, pas d'accord ! Ce qui ne plaisait pas non plus aux Marine et Blanc, c'est que, de fait, France Télévisions avait finalement prévu de déprogrammer la diffusion du match ! Bordeaux s'offusquait, ses supporters étaient lésés. 1-1, prolongation. Mais la Fédé revenait finalement sur sa décision et calait la rencontre à 19h00, avec pour proposition de diffuser le match sur internet, uniquement. À une tolérance près, toutefois, puisque la chaîne du club aquitain pouvait retransmettre sur son canal privé. Le compromis semblait accepté par tous. Mais in fine, la donne changeait encore, et revirement total de situation : aucune retransmission n'était possible. Verdict définitif de France Télévisions ! Communiqué bordelais en guise de réponse : « Le club regrette vivement cette décision qui privera ses supporters d'une affiche attrayante. » Et ceux du grand Nord, aussi, du coup, hormis les 40 000 spectateurs – et des broutilles – de Bollaert, lesquels ont tous réservé leur strapontin avec plus de trois semaines d'avance. C'est dire l'engouement pour ce rendez-vous attendu.

Des équipe pas « bankable »

Mais connaître un écran noir pour un quart de finale de Coupe de France est presque unique dans l'histoire. Qui plus est, lorsque ce sont deux anciens champions de France de l'ère moderne qui se donnent rendez-vous, dans ce qui constituait il y a encore peu, un match de haut de tableau en Ligue 1. Bref. Il faudra faire sans. Cela dit, hormis face à Châteauroux en 32e de finale, les Bordelais n'ont pas été retransmis ; normal : Raon-l'Étape et Moulins (CFA), c'est pas franchement bankable. Bordeaux, non plus, d'ailleurs. Le Racing, lui, s'est défait d'Armentières (DH), du Stade Rennais (L1), du Stade Bordelais (CFA), et d'Épinal (National). Bof, moyen pour un pedigree télévisuel. Mais la faute en incombant au diktat de France Télévisions, pas le choix. Et Francis Gillot, qui connaît bien la vallée de terrils, a les boules. « C'est un tirage embêtant parce que ça fait deux ans que l'on ne dispute pas un match chez nous… Et pour nos supporters, c'est ennuyeux, car jouer à domicile aurait été mieux pour nous tous, expliquait-il début mars. Après, Lens, c'est pas mal (comme tirage, ndlr) ! C'est ma région, je vais revoir beaucoup d'amis, et c'est donc une satisfaction de retourner là-bas. Comme ils ne sont plus en Ligue 1, je ne les rencontre plus, alors c'est l'occasion. » Heureusement qu'on connaît le garçon, parce que sinon, on aurait pu croire à de la langue de bois…

Scandale, diktat et transistor

« Pour nous, c'est pas un problème, c'est surtout pour les supporters, et pour la famille, explique de son côté Benoît Trémoulinas. Je trouve ça scandaleux ! Qu'un quart de finale ne soit pas télévisé, avec un stade plein, je pense qu'en termes d'audimat, ils auraient pu faire un gros score, parce que beaucoup de gens auraient regardé ce match... Je ne comprends pas, ajoute-t-il. C'est vraiment bizarre, surtout à ce stade de la compétition, mais ce n'est pas nous qui décidons. » Justement, ceux qui décident, ont donné leur vision des choses. « Nous ne sommes pas dans l'état d'esprit du bras de fer, explique dans La Voix du Nord Sven Lecuyer, en charge des retransmissions pour la chaîne publique. En choisissant de jouer à 17H00, nous ne voulions pas imposer un diktat aux supporters. C'est un créneau qu'on utilise depuis sept ans. Ce n'était pas innovant. Après, nous n'avions pas tant de solutions que ça en raison des carrefours des journaux télévisés du soir. » Mouais… « Et force est de constater qu'il y a de plus en plus de problématiques de programmation, précise-t-il. Aussi va-t-on en parler calmement avec la FFF, sachant qu'au-delà des 32e, les matches ont lieu en semaine. Faire la rencontre sur France 4 était une possibilité. Mais, derrière, il y avait d'autres problèmes... » Tant mieux pour « Plus belle la vie », et tant pis pour les amateurs de foot. En attendant, ce qui est certain, c'est qu'il va falloir écouter le rendu du match sur le net ou à la radio, l'oreille collée au transistor. Un peu comme il y a vingt ans, quand tous les matches n'étaient pas diffusés...]]>
<![CDATA[La salsa du Démont]]> text/html fr SO FOOT C'est certainement l'un des plus grands mystères du RC Lens ces dernières années : alors que les entraîneurs et les joueurs se succèdent à un gros rythme, le poste de latéral droit reste la chasse gardée de Yohan Démont. Malgré des performances en demi-teinte. Malgré une réputation de fouteur de zone dans le vestiaire sang et or. Malgré des coups de sang fameux. Mais nom d'une pipe, c'est quoi son secret ? Supporters lensois, vous n'aviez certainement pas tellement envie de faire ce comptage alors on s'est exécuté à votre place : depuis 2005, l'équipe première de votre club préféré a vu passer une…]]> Supporters lensois, vous n'aviez certainement pas tellement envie de faire ce comptage alors on s'est exécuté à votre place : depuis 2005, l'équipe première de votre club préféré a vu passer une centaine de joueurs différents. Et sur le banc, la stabilité n'est pas non plus de mise, puisqu'après Francis Gillot, six entraîneurs se sont succédé jusqu'au dernier en date, le légendaire Éric Sikora. Lequel fait comme tous ses prédécesseurs au moment de composer son 11 de départ : il commence par écrire « Démont » sur le coin en bas à droite du paperboard avant de broder le reste de l'équipe avec ce qu'il a en stock dans l'effectif.

En sept saisons trois-quarts chez les Sang et Or, le natif de Valenciennes a disputé 270 matchs de championnat, ce qui donne une moyenne de 34 matchs par exercice. Démont est le plus vieux joueur de l'effectif lensois cette saison, que ce soit au niveau de l'âge, bientôt 35 ans, ou de l'ancienneté. Le mec apparaît clairement comme indéboulonnable dans son couloir droit. Est-il pour autant irréprochable ? Non, certainement pas. S'il n'est pas le seul à blâmer, loin de là, il faut quand même signaler que le RCL décline à peu près depuis que notre gars Yohan est dans la place. Accordons-lui quand même deux bonnes saisons sous Francis Gillot. Les deux premières, donc. Mais depuis ? Bah depuis, c'est franchement pas terrible : perfectible défensivement, il n'apporte pas non plus énormément dans le registre offensif, avec seulement 1 ou 2 buts et 3 ou 4 passes décisives en moyenne à mettre à son crédit chaque saison. Le mec n'est certainement pas une buse, mais disons qu'au mieux, c'est un honnête soutier de Ligue 2, qui a pour lui d'être la « caution locale ch'timi » de l'équipe. De là à disposer du statut d'intouchable qu'il semble avoir…

Joey Barton 1.0

Car en plus de ne pas forcément faire l'affaire sur le terrain, Yohan Démont suscite la crispation en dehors. Et encore, de la crispation… on est bien gentils. En vrai, on devrait dire de ce Joey Barton 1.0 – plus tuning que Twitter – qu'il fait parfois n'importe quoi. Comme d'allumer fréquemment ses coéquipiers dès qu'on lui tend un micro, façon « je suis le seul à mouiller le maillot ». En octobre 2010, lors d'un match à Sochaux, il avait même été proche d'en venir aux mains avec son coéquipier Nenad Kovacevic. A la suite de ce malheureux incident où les deux joueurs semblaient fautifs, le Serbe avait été prié de se calmer avec la B pendant quelques matchs, alors que Démont s'était seulement vu retirer le brassard. Serait-il protégé ? Rien ne le prouve, même si une rumeur tenace lui attribue un contrat comportant des clauses pour disputer un certain nombre de matchs chaque saison. Et puis il y a ce commentaire plutôt vachard et pas anodin de son jeune coéquipier Alexandre Coeff, interrogé en fin d'année dernière par le site Lensois.com. A la question « qui est le plus fayot » de l'effectif, l'international des moins de 20 ans avait répondu Démont, ajoutant : « On aime lui dire que c'est le fiston de ses coachs. »

Ce serait donc ça son secret : se mettre bien avec l'entraîneur, que celui-ci s'appelle Jean-Pierre Papin, Jean-Guy Wallemme ou Éric Sikora. Tant pis si ses coéquipiers ne l'apprécient que moyennement, le plus important pour l'ancien blond peroxydé est de figurer dans les bons papiers du chef de vestiaire. C'est sacrément malin. Plus en tout cas que ce qu'on imagine de prime abord du bonhomme et des « Démont facts » qui ont jalonné sa carrière : un Ballon de Plomb 2010, demander subitement aux journalistes d'apposer un accent à son nom, nommer sa fille « Ange », se flinguer des phalanges en frappant contre une porte pour un coup de colère, se couper sérieusement la main avec une lampe halogène lors de la dernière intersaison… A voir si le stratège peut encore filouter longtemps, alors que son actuel contrat se termine en juin. « Je ne me vois pas aller ailleurs », a-t-il prévenu dans une interview accordée à La Voix du Nord il y a un mois. On s'en serait doutés.]]>
<![CDATA[Photo : Bordeaux contre l'homophobie]]> text/html fr SO FOOT En plus d'avoir réalisé plusieurs banderoles contre la répression à l'occasion de la réception de Montpellier, les ultras bordelais ont sorti un autre message, plus surprenant cette fois pour un…]]> En plus d'avoir réalisé plusieurs banderoles contre la répression à l'occasion de la réception de Montpellier, les ultras bordelais ont sorti un autre message, plus surprenant cette fois pour un groupe de supporters : une banderole contre l'homophobie.

Un geste très fort et très courageux dans un mouvement ultra' pas toujours très tendre avec la communauté homosexuelle.

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<![CDATA[Gillot veut s'asseoir dans le futur stade ]]> text/html fr SO FOOT En 1938 était inauguré le stade municipal de Bordeaux, appelé aussi Parc Lescure, puis devenu le stade Chaban-Delmas. C'était pour la Coupe du monde. En juillet 2015, le nouveau « Grand Stade » sera…]]> En 1938 était inauguré le stade municipal de Bordeaux, appelé aussi Parc Lescure, puis devenu le stade Chaban-Delmas. C'était pour la Coupe du monde. En juillet 2015, le nouveau « Grand Stade » sera inauguré dans le quartier en expansion de Bordeaux-Lac. Une enceinte de 43 500 places prévue pour l'Euro 2016, et dont la première pierre a officiellement été posée ce lundi. Élus, huiles en tout genre, président de la Fédé, rugbymen de l'Union-Bordeaux-Bègles, footeux et dirigeants des Girondins… Bref. Tout le gratin était là pour l'évènement.

Et Francis Gillot, accompagné de son staff et de capitaine Plašil, n'a évidemment pas manqué l'occasion de donner sa vision des choses. « C'est le début d'une histoire… Et j'espère d'une belle histoire, a-t-il d'abord déclaré. Après, il va falloir du temps pour construire tout ça. Mais maintenant qu'on sait où c'est, on va venir vérifier les travaux… Non, je plaisante ! », a-t-il de suite ajouté, dans un franc éclat de rire.

Mais J-Lo est même allé un peu plus loin dans la perspective. « On est contents, et j'espère que je serai encore là, en tant qu'entraîneur, pour pouvoir m'asseoir sur le banc, poursuivait-il, sincère, tout en ayant demandé où ce dernier serait situé ! Je ne sais pas si je serai là, mais ça sera avec plaisir que de rester ici. Pour l'instant, je ne vois qu'un trou, mais ça donne envie. Mais je sais que ça va aller très vite par la suite. On a envie d'appartenir à ce projet. Ce serait donc une bonne chose de rester à Bordeaux. »

Un appel du pied passé inaperçu auprès de Nicolas De Tavernost, occupé par les discours de convenance. Ou pas. « C'est un bon jour pour les Girondins… Tout comme samedi (lorsqu'ils ont battu Montpellier, à domicile 4-2, ndlr), lançait l'argentier du club. Mais s'ils avaient joué toute la saison comme samedi, on n'aurait pas de problème de fréquentation au stade ! »

Ce devait être un jour de fête, donc…]]>
<![CDATA[Photo : Montpelliérains et Bordelais solidaires]]> text/html fr SO FOOT Lors de la victoire (4-2) de Bordeaux face à Montpellier, les ultras des deux équipes (Ultramarines pour le FCGB – Butte Paillade et Armata pour le MHSC) ont réalisé une action commune contre la…]]> Lors de la victoire (4-2) de Bordeaux face à Montpellier, les ultras des deux équipes (Ultramarines pour le FCGB – Butte Paillade et Armata pour le MHSC) ont réalisé une action commune contre la répression dont ils s'estiment (souvent à juste titre) victimes.

Deux messages communs (ou presque) : « Liberté pour les Ultras Montpelliérains » dans le Virage Sud girondin et « Liberté pour les Ultras Bordelais » dans le parcage des visiteurs. Avant un « Ultras jusqu'au dernier, défendons nos libertés ».



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<![CDATA[L'équipe type du dimanche ]]> text/html fr SO FOOT Ce week-end, on a vu Mandanda faire des arrêts de dingue contre Lille, Jérome Boateng mettre une option pour une place de titulaire contre le Barça, Flamini marquer et prendre un rouge, Sessègnon être en feu et Muriel courir très très vite. Ah, oui, et Cristiano Ronaldo a marqué deux buts, aussi. Mandanda (Marseille) : Monstrueux. Tout simplement. Le portier a été héroïque face au LOSC, a tout sorti et a arraché le point du nul quasiment à lui seul. Avec un Steve de ce…]]> Mandanda (Marseille) : Monstrueux. Tout simplement. Le portier a été héroïque face au LOSC, a tout sorti et a arraché le point du nul quasiment à lui seul. Avec un Steve de ce niveau-là, c'est sûr, Marseille peut aller chercher la qualification en C1. Énorme.

Krivstov (Shakhtar Donetsk) : Face au Zorya Louhansk, le Shakhtar a bien cru qu'il allait devoir se contenter d'un 0-0 tout nul. Et puis, le petit Krivtsov est venu inscrire son premier but avec le Shakhtar, à dix minutes du terme. Derrière, ses potes ont fini le taf, pour un 3-0 final. À six journées de la fin, le Shakhtar compte 17 points d'avance. Eh non, pas encore champions !

Boateng (Bayern Munich) : Entré en cours de jeu face à la Juventus, mercredi, le frère Boateng était titulaire contre Nuremberg. Résultat : un but dès la 5e minute, et une passe décisive dix minutes plus tard pour Mario Gómez. Voilà qui va ajouter quelques doutes dans la tête de Jupp Heynckes quant à la charnière centrale à aligner face au Barça.

Britos (Napoli) : Ce n'était pas Milan-Naples, c'était Pazzini-Britos. Pendant 94 minutes, les deux joueurs se sont cherchés, se sont tiré le maillot, se sont mis des petits coups. Score final : 1-1. Comprendre : un carton jaune chacun.

Trémoulinas (Bordeaux) : Du grand Trémoulinas, ça fait plaisir. Sur son côté gauche, le Français a été insaisissable, et a offert un doublé de passes décisives à Plašil et Saivet. Et franchement, offrir un but à Henri Saivet, ce n'est tout de même pas donné à tout le monde.

Błaszczykowski (Borussia Dortmund) : À côté de la plaque contre Málaga, Kuba s'est totalement ressaisi face à Greuther Fürth, transporté par l'euphorie ambiante du reste de son équipe. Et maintenant, la même prestation face au Real Madrid, s'il vous plaît.

Sessègnon (Sunderland) : Il est là, l'effet Di Canio. Sunderland a marché sur Newcastle lors du derby, avec un Sessègnon des grands jours, auteur d'un but et d'une passe dé. C'est qu'il serait presque en feu depuis quelques semaines, le Stéphane.

Flamini (Milan AC) : Le match complet par excellence. Un but, beaucoup d'envie, une grosse débauche d'énergie, un coup de folie, un tacle affreux, un carton rouge, une standing-ovation de San Siro. Bravo.

Valerón (Deportivo La Corogne) : Pour la Supercoupe d'Espagne en 2000 et 2002, il était là. Pour la Copa del Rey 2002, il était là. Pour le match mythique face au Milan AC, il était là. En deuxième division, il était là. Ce week-end, pour la victoire 4-0 du Depor face à Levante, il était encore là. Une quatrième victoire consécutive qui permet au Depor de sortir de la zone de relégation. Porte-étendard.

Muriel (Udinese) : Il est chaud, le Colombien. Pendant que Falcao en plante deux contre Grenade, lui en met deux aussi contre Parme. Courses, dribbles, feintes, frappes, ce type-là a tout et pourrait bien être l'une des grandes attractions du prochain mercato. Et de la prochaine Coupe du monde.

Agüero (Manchester City) : Après son but exceptionnel contre Manchester United, le Kun envoie City en finale de FA Cup. Slalom ? Frappe de mule ? Tu parles. Faites un vœu, mesdames et messieurs : le gendre de Diego a marqué de la tête. Tel Messi un soir de mai 2009...

Remplaçants :

Altidore (AZ Alkmaar) : Après 37 minutes, l'Américain avait déjà gagné le match à lui seul avec un triplé express. Un succès qui va permettre à Alkmaar de prendre une grande bouffée d'oxygène. 21 buts pour lui cette saison. Et si, en fait, il n'était pas si nul ?

Matuidi (PSG) : Le but de Blaise à Troyes = encore un bout de titre dans la besace pour le PSG. Et avec Blaise au Camp Nou, ça aurait donné quoi ?

Toprak (Bayer Leverkusen) : Mener 2-0 face à un concurrent direct dans la course à la C1. Puis mener 2-1. Puis se faire exclure à quelques minutes du terme à cause d'une superbe simulation de l'attaquant adverse et ainsi provoquer un pénalty totalement imaginaire. Puis faire 2-2 alors que l'on menait 2-0. La lose.

Heung-Min Son (Hambourg) : « Vous me reconnaissez ? Mais si, c'est moi. C'est moi, le mec qui marque toujours des doublés à l'extérieur. Mais si, j'en avais mis deux à Dortmund, et là, j'en ai remis deux à Mayence. Et je ne marque jamais à domicile. Mais oui, c'est moi, Super-Coréen. »

Igiebor (Bétis Séville) : Il aura du mal à oublier son premier but en LIga. Le Nigérian a égalisé à la toute dernière minute lors du derby contre Séville, alors que son équipe était menée 3-0 à la 33e minute de jeu. On parle là d'un joueur dont le parcours est : Nigeria-Norvège-Israël-Espagne.

Grégorini (Nancy) : Si Nancy a pu repartir d'Ajaccio avec un point, il le doit à son poteau, mais surtout à son gardien. À 34 ans, le portier a prouvé qu'il avait toujours « de beaux restes ». Sérieusement, quelles parades de dingue il nous a sorties !]]>
<![CDATA[La sortie en karting bordelaise]]> text/html fr SO FOOT Les Girondins se sont imposés avec brio face à Montpellier, samedi, et se sont régalés (4-2). Une prestation qui s'est dessinée d'entrée de match. Bizarrement, cette fois-ci, les Bordelais avaient……]]> Les Girondins se sont imposés avec brio face à Montpellier, samedi, et se sont régalés (4-2). Une prestation qui s'est dessinée d'entrée de match. Bizarrement, cette fois-ci, les Bordelais avaient… envie. Une envie qui a pour source un circuit automobile.

« Il y a eu plus de mouvements, d'efforts, et on avait beaucoup de fraîcheur et de jambes, indiquait Benoît Trémoulinas. On a bien travaillé cette semaine à l'entraînement, avec une sortie entre nous au karting, qui nous a fait du bien. Soit tout ce qu'on n'a pas pu faire pendant la campagne européenne... »

Une analyse proche de celle de son coach : « On sent qu'il y a eu plus de fraîcheur qu'avant ; et quand il y en a plus, il y a aussi plus d'envie, c'est un peu lié, ajoutait Francis Gillot. J'espère qu'on la gardera jusqu'à la fin de la saison, parce que rien n'est encore joué, au vu du classement. C'est encourageant, alors pourquoi pas… »

Quant au capitaine, Jaroslav Plašil, même constat : « On s'était dit qu'il fallait absolument gagner, donc on a fait les efforts et pour une fois, on a joué simple. Et on a retrouvé l'efficacité offensive. »

La véritable explication, c'est qu'il y a avait, dans les tribunes de Chaban-Delmas, des émissaires de Valence, d'Everton et de l'Inter Milan…]]>
<![CDATA[Montpellier, l'Europe, c'est fini ]]> text/html fr SO FOOT Montpellier en a pris une sévère, samedi soir, à Bordeaux (4-2). Après celles à Lille (4-1) et à Saint-Étienne (4-1) bien plus tôt dans la saison, ça commence à faire vilain. Et René Girard a eu du…]]> Montpellier en a pris une sévère, samedi soir, à Bordeaux (4-2). Après celles à Lille (4-1) et à Saint-Étienne (4-1) bien plus tôt dans la saison, ça commence à faire vilain. Et René Girard a eu du mal à digérer.

« Je ne vais pas m'éterniser, je vais être très bref, et laisser travailler votre imagination, a-t-il lâché à chaud, quand il a fallu faire l'analyse du fiasco. Ils ont été meilleurs que nous, et on a été inexistants, donc, il n'y a pas grand-chose à dire, ajoutait-il désabusé. La victoire bordelaise est amplement méritée. On traverse une période difficile, donc il est tout aussi difficile de maintenir un groupe dans la dynamique de la victoire… Mais là, on a fait une première mi-temps indigne (3-1) ! »

Pas évident de trouver les mots. Ou plutôt si, à sa façon : « J'ai dit aux joueurs que c'était bien et qu'il fallait continuer comme ça ! » Alternant mode ironique et mode lucide, Girard a coupé court à toute perspective continentale : « Ça fait quelque temps que je pense que l'Europe n'est pas pour nous, et là j'en ai eu la confirmation. »

Mais quid de l'avenir ? « J'ai soixante ans, le cœur fragile, donc il faut que je fasse attention, et que de temps en temps je pense un peu à moi, au lieu de penser aux autres… Je crois qu'on finira dans les dix premiers. »

C'est qu'il aurait presque fait de la peine, le pauvre René.]]>
<![CDATA[Bordeaux déboîte Montpellier, Brest coule face à Reims]]> text/html fr SO FOOT Auteurs d'une jolie victoire à domicile face à Montpellier (4-2), les Bordelais peuvent rêver, à quelques journées de la fin, à un sprint final aussi solide que celui de l'an passé. Les Brestois, qui ont concédé une cinquième défaite consécutive, coulent, eux, vers la Ligue 2. Bonne opération pour Evian, qui a disposé de Rennes (4-2), tandis que Lorient a tapé Bastia à domicile (4-1). Bordeaux 4-2 Montpellier On a cru a un problème de télécommande. Du genre «chérie, c'est bien, SyFy et Comédie, mais là, y a Bordeaux-Montpellier». Mais comme dirait Fox Mulder, ce…]]> Bordeaux 4-2 Montpellier

On a cru a un problème de télécommande. Du genre «chérie, c'est bien, SyFy et Comédie, mais là, y a Bordeaux-Montpellier». Mais comme dirait Fox Mulder, ce soir, à Chaban Delmas, la vérité est ailleurs. Ravis, les amateurs de paranormal ont en eu pour leur argent. Trois buts bordelais à domicile en première période, une première depuis décembre 2007, et parmi eux, un but de Cheick Diabaté, après deux crochets. Bon... Il faut dire que dès le début de la rencontre, on a senti que la défense montpelliéraine avait une tête à égoutter des pâtes. A la rue, El-Kaoutari, Hilton et Congré plient une première fois sur corner face à Sané avant que Diabaté ne plante son but. Le break est fait à la 25e minute mais comme si cela ne suffisait pas, les hommes de Gillot parviennent à planter le but du K.-O en quatre passes. Trémoulinas - Maurice-Belay - Obraniak - Trémoulinas, but de Plasil. Merci, au revoir. Mais parce qu'aligner Julien Faubert en défense centrale est une insulte à son adversaire, Cabella enrhume l'ancien Madrilène et réduit le score juste avant la pause, histoire de. L'orgie offensive bordelaise continue en seconde période. Sur un nouveau caviar de Trémoulinas, à l'air face à Congré, Henri Saivet montre qu'il ne plante pas qu'à Football Manager. Désireux de mettre un peu de piment dans la rencontre, Sané envoie une passe en retrait à Carrasso alors que son portier n'est pas dans ses buts. Plus de peur que de mal, le ballon passe à côté. Comme Montpellier à côté de son match. Une soirée à oublier.

Lorient 4-1 Bastia

Déboités en prime-time à Lille le week-end dernier, les Lorientais avaient à cœur de bien préparer leur quart de finale de Coupe de France à venir face à Saint-Étienne. C'est chose faite. Pendant ces 90 minutes, Jérémy Aliadière a retrouvé le sourire et ça, en général, c'est bon pour Lorient. Sollicité par Maxime Baca suite à une drôle de volée lobée, Landreau est parvenu à garder ses cages inviolées jusqu'à la 44e minute et une frappe croisée du gauche de Yann Jouffre. Solides au retour des vestiaires, les Lorientais font le break grâce à Corgnet, à l'affut après une frappe repoussée d'Aliadière. Modeste réduit le score d'une belle tête décroisée, mais les dernières minutes sont celles de l'ancien joueur d'Arsenal. Bien servi par Kevin Monnet-Paquet, l'attaquant breton plante le but du break avant de claquer celui du K.-O tout seul, comme un grand. Lorient a retrouvé le sourire et le jeu. Il leur faudra au moins ça pour aller frapper les Verts dans le Chaudron.

Brest 0-2 Reims

Et une de plus qui fait cinq. Cinq défaites consécutives pour le Stade Brestois, qui plus est face à Reims, un concurrent direct en vue du maintien. Quelque part, ce qui fait le plus mal dans cette nouvelle déconvenue bretonne, c'est qu'elle a semblé inéluctable de bout en bout. D'abord quand Nicolas Fauvergue, bien lancé en profondeur, a tranquillement donné l'avantage à une équipe de Reims plutôt bonne mais pas folichonne. Puis quand en seconde période, les joueurs de Corentin Martins ont tout donné, tout tenté, comme Grougi, dont le coup-franc a fait trembler Reims et Francis-le-Blé, pour rien. Les Bretons auraient pu essayer toute la nuit, ils n'auraient pas marqué. Diego a essayé sur coup-franc après la domination brestoise, il a planté le but du break. Avec 29 points, une série en cours déplorable et surtout un calendrier ultra-compliqué qui les verra notamment affronter Montpellier, Paris et Marseille, les Brestois peuvent commencer à flipper.

Ajaccio 1-1 Nancy

Deux banderilles puis rien. Enfin rien, on ne sait pas vraiment, mais avec cette brume de chaleur qui s'est abattue sur le stade François Coty d'Ajaccio peu après le quart d'heure de jeu, il était difficile de voir quoi que ce soit. Bien lancé en profondeur à la 5e minute de jeu, Paul Alo'o Efoulou a tranquillement donné l'avantage à l'AS Nancy-Lorraine. Un avantage de courte durée puisque une petite minute plus tard, Medhi Mostefa égalise d'une jolie tête. En confiance après leur série de bons résultats, les hommes de Patrick Gabriel tombent sur de bons Corses. Des locaux qui, à la 20e minute, pensent prendre l'avantage sur une très belle reprise de volée d'Adrian Mutu mais Damien Grégorini, auteur d'un bel arrêt réflexe, sauve la baraque nancéienne. Rien à se mettre sous la dent en seconde période si ce n'est quelques arrêts d'un Grégorini impeccable ce soir et un contrôle un peu long de Bakar, qui avait une belle occasion d'offrir trois points importants à Nancy dans la course au maintien. Enfin, on vous dit ça, ça se trouve que sous la brume, il y a eu un match totalement fou.

Evian TG 4-2 Rennes

A une semaine de la finale de la Coupe de la Ligue face à l'AS Saint-Étienne, le Stade Rennais peut se poser quelques questions. Pire équipe de Ligue 1 en 2013 avec Brest et Valenciennes, le onze de Frédéric Antonetti se pointe au Parc des Sports d'Annecy avec l'espoir de se relancer un peu avant sa visite au Stade de France mais visiblement, Jean-Armel Kana-Biyik n'est pas d'accord. Sollicité dès la 1re minute de jeu suite à un centre haut-savoyard, le défenseur breton, un peu à la masse, met le ballon dans ses propres buts. Un départ canon. Dominés par une bonne équipe d'Evian, les Rennais finissent par relever la tête. Comme souvent, c'est Julien Féret, bien servi par un Pitroipa un peu chanceux et auteur d'une passe du tibia, qui débloque la situation. Un crochet du droit, une frappe enroulée du gauche. Simple comme bonjour, limpide comme Féret. Comme Bérigaud, aussi. Beau joueur, l'attaquant d'Evian TG profite d'une balle en l'air à l'entrée de la surface pour confirmer son statut d'esthète. Auteur d'une volée splendide en pleine lucarne, le Français redonne l'avantage aux siens avant la pause. Le rythme du match retombe un peu en seconde période. Un scénario qui avantage les Rennais, qui finissent par égaliser sur corner, grâce à John Boye. Rennes croit reprendre du poil de la bête mais Pascal Dupraz fait de la magie sur son banc. Entrés en cours de jeu, Ninkovic et Sagbo font mal aux Bretons. Le premier marque sur un service du deuxième quelques secondes après que Barbosa s'est fait dégommer dans la surface de réparation. Puis Sagbo remue le couteau dans la plaie rennaise, de la tête. C'est ce qu'on appelle un bon coaching. Un coaching qui vaut 3 points. ]]>
<![CDATA[Carrasso n'y croit pas ]]> text/html fr SO FOOT Même s'ils ne le reconnaissent pas implicitement, les Girondins reportent leurs espoirs de fin de saison sur le quart de finale de Coupe de France qu'ils joueront à Lens, mercredi prochain. Et à…]]> Même s'ils ne le reconnaissent pas implicitement, les Girondins reportent leurs espoirs de fin de saison sur le quart de finale de Coupe de France qu'ils joueront à Lens, mercredi prochain. Et à écouter Cédric Carrasso de plus près, il y a peu de chances pour que les siens finissent en boulet de canon en championnat, comme la saison dernière. Explications.

« Tout est toujours possible, mais l'an dernier, en fin de saison, on marquait et on ne prenait pas énormément de buts… Cette année, on n'en prend pas énormément, mais on a du mal à marquer, explique-t-il, lucide. La réalité des choses est celle-ci : quand on voit les statistiques, ça ne triche pas… On a inscrit 29 buts, comme Reims, Nancy et Brest… C'est comme ça. Quand on est à égalité avec les plus mauvaises attaques de Ligue 1, si on attrape la Ligue des champions avec ça, c'est qu'on aura gagné beaucoup de fois 1-0 ! Si vous trouvez dans n'importe quel championnat du monde une équipe qui possède la plus mauvaise attaque et qui figure parmi les trois premiers, franchement bravo ! Parce que moi, je n'y crois pas, car c'est pas possible ! »

Bon choix, les Girondins : Gouffran a été transféré avec ses 8 buts en Ligue 1, et Modeste (prêté) en a mis 11 avec Bastia

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<![CDATA[Rolan, c'est pas Messi ]]> text/html fr SO FOOT Quand Francis Gillot a du mal à communiquer avec Diego Rolan, en raison de traductions approximatives, Cédric Carrasso, lui,…]]> Quand Francis Gillot a du mal à communiquer avec Diego Rolan, en raison de traductions approximatives, Cédric Carrasso, lui, n'a pas de problème pour parler de la recrue uruguayenne.

« Il est jeune, il est jeune… C'est un bon joueur, il a de bonnes qualités (sic). Mais il est jeune ! », s'est exclamé le portier aquitain, en conférence de presse. « Si demain c'était Diego qui allait nous planter dix-huit buts avant la fin de saison, je pense qu'il y a des clubs qui l'auraient vu avant nous ! », ajoutait-il, sans méchanceté.

« Voilà, il a énormément de qualités pour apporter sur l'avenir, et dans la construction d'une équipe, d'un nouveau projet, d'un nouveau stade, etc. (…) Mais c'est pas le sauveur, c'est pas Messi », tranchait-il, afin de préserver à sa façon le jeune attaquant en panne de réussite actuellement (blessé). Il a un bon état d'esprit, il fera de bonnes choses et je pense que ce sera un bon joueur de club. J'espère qu'il réussira à Bordeaux »

Pas sûr toutefois que « Carrasse » soit encore aux Girondins pour voir la progression de celui qu'il défend…]]>
<![CDATA[Mariano est piètre traducteur ]]> text/html fr SO FOOT Depuis son arrivée au mercato, Diego Rolan a joué de malchance avec les Girondins. Blessé longuement et à plusieurs reprises à la cheville, l'attaquant uruguayen, en phase de réathlétisation, n'est…]]> Depuis son arrivée au mercato, Diego Rolan a joué de malchance avec les Girondins. Blessé longuement et à plusieurs reprises à la cheville, l'attaquant uruguayen, en phase de réathlétisation, n'est pas certain de pouvoir recouvrer la totalité de ses moyens d'ici la fin de la saison. Et pour savoir ce qu'il en est réellement, c'est pas si évident…

« Il ne sera pas prêt tout de suite à 100%, parce qu'il n'a fait que deux fois quarante-cinq minutes en trois mois, précise Francis Gillot. On pourra peut-être lui faire faire des bouts de matchs, mais malheureusement, il ne sera bien prêt qu'au mois de mai ; ce sera un peu tard, mais bon, c'est si tout va bien… »

Perplexe, le coach bordelais. Et pour cause. « C'est dur de discuter avec lui », ajoute-t-il. Mais pourquoi ? « Parce que le traducteur, c'est Mariano !, répond J-Lo, dans un éclat de rire. Alors vous voyez un peu la difficulté… C'est pas facile ! »

Pour information, depuis son intronisation fin décembre 2011, le latéral brésilien ne s'est jamais exprimé lors d'un point presse collectif. Soit depuis quatorze mois…]]>
<![CDATA[Bordeaux prend l'eau ]]> text/html fr SO FOOT Déjà pas épargnés par les blessures (Henrique, Nguemo, Rolan, Mariano), les Bordelais, à deux jours de leur match face à Montpellier à domicile (samedi, 20h00), déplorent d'autres absences à…]]> Déjà pas épargnés par les blessures (Henrique, Nguemo, Rolan, Mariano), les Bordelais, à deux jours de leur match face à Montpellier à domicile (samedi, 20h00), déplorent d'autres absences à l'entraînement. Ainsi, Cheick Diabaté (meilleur buteur du club, avec Obraniak, toutes compétitions confondues/ 8 buts), « malade », et Grégory Sertic, « pas très bien non plus », pourraient manquer l'événement.

Une situation qui a fait réagir avec humour leur entraîneur : « Comme il pleut toujours à Bordeaux… je le place, parce que souvent on me charrie sur le Nord, donc… comme il pleut beaucoup ici, les joueurs sont souvent malades ! Mais je pense que ça devrait aller pour ce week-end. »

Pas de doute, comme à la grande époque, Francis Gillot maitrise toujours l'art du tacle.

LB, à Bordeaux]]>
<![CDATA[La journée vue par Henri Saivet]]> text/html fr SO FOOT Connu, entre autres, pour ses stats à Football Manager, Henri Saivet doit aujourd'hui confirmer son statut d'espoir du foot français. À 22 ans, il réalise une saison pleine avec les Girondins. A contrario, son club est à la peine, englué dans le ventre mou du championnat. Opposé à l'OM vendredi, Bordeaux a chuté. Saivet revient sur cette partie et sur le reste de la 31e journée de L1. Face à Marseille (défaite 1 à 0), vous avez enchaîné un troisième match sans victoire en Ligue 1. Francis Gillot a parlé de lassitude à l'issue de la rencontre. C'est le sentiment qui règne dans…]]> Face à Marseille (défaite 1 à 0), vous avez enchaîné un troisième match sans victoire en Ligue 1. Francis Gillot a parlé de lassitude à l'issue de la rencontre. C'est le sentiment qui règne dans le vestiaire ?
Non, il n'y a pas de lassitude, mais on n'arrive pas à trouver les solutions en ce moment. Les solutions qui nous permettraient de marquer des buts. Donc on en parle entre nous afin de trouver des automatismes et plus de complémentarité pour pouvoir marquer. Contre Marseille, on a eu le ballon quasiment toute la deuxième mi-temps, mais on n'a pas réussi à créer de décalages, à faire cette différence pour marquer. Il faut continuer à travailler et surtout se lâcher un peu plus.

Justement au Vélodrome, vous avez eu les situations, mais sans parvenir à concrétiser. Quel est le problème ?
On manque peut-être de promptitude devant le but ou peut-être qu'on se précipite trop dans le dernier geste. Il faut vraiment qu'on trouve le bon équilibre et qu'on arrive à faire le bon geste dans la surface de réparation. Réussir cette dernière passe qui permet au coéquipier d'être dans la meilleure situation pour marquer.

« On est à notre place aujourd'hui, dans le ventre mou du championnat », a déclaré votre coach. N'est-ce pas un échec au regard de l'effectif du club ?
C'est sûr qu'on peut faire mieux, mais à l'heure actuelle, avec la qualité du jeu qu'on propose et le peu de buts qu'on marque, on est certainement à notre place. Dans trois ou quatre matchs, on verra où on sera, mais si on continue à jouer comme ça, c'est sûr qu'on ne remontera pas. Par contre, si on commence à marquer des buts, là, on pourra viser une place plus honorable.

Les problèmes offensifs de l'équipe sont encore plus criants depuis le départ de Yoan Gouffran. Comment les joueurs ont-ils vécu ce transfert ?
C'est vrai qu'on s'appuyait beaucoup sur sa vitesse et sa capacité à prendre la profondeur. Y a également Jussiê qui est parti et, même si Yoan était le meilleur buteur, le départ de Jussiê nous a également affaiblis. Perdre deux joueurs de qualité, ça a été un coup dur et on n'a pas vraiment réussi à les remplacer.

À titre personnel, c'est votre saison la plus aboutie. Comment jugez-vous vos performances lors de cet exercice ?
Le bilan, je le ferai à la fin de la saison. Il reste encore sept matchs de championnat et il faut que je sois plus décisif. Je veux vraiment aider l'équipe et passer un palier pour devenir un élément important des Girondins. Un milieu offensif est jugé par les buts qu'il marque ou qu'il offre, donc je veux vraiment améliorer cet aspect de mon jeu.

À 22 ans et à un an du terme de votre contrat, vous êtes à un tournant de votre carrière. Avez-vous des envies d'ailleurs ?
Parfois j'y pense, parfois non. Je me concentre vraiment sur la fin de saison. S'il y a une prolongation de contrat, on en discutera avec le club. J'ai toujours été réglo avec eux et inversement, donc il n'y a pas de raison de se préoccuper de ça pour l'instant.

Vous avez la double nationalité franco-sénégalaise. Vous avez fait toutes les classes de jeunes en Bleu, mais la porte des A ne s'est pas encore ouverte. Que ferez-vous en cas de proposition de la sélection sénégalaise ?
On verra en temps voulu. Je ne suis pas pressé, donc je prendrais le temps d'y réfléchir et d'en discuter avec le sélectionneur si l'occasion se présente.

Sinon, vous êtes un boulimique de foot ou plutôt un fervent supporter. C'est votre club et rien d'autre ?
Je m'intéresse forcément au foot parce que je suis concerné par les scores, les équipes qui gagnent et celles qui perdent. Donc je regarde beaucoup et quand je ne peux pas regarder, je mate des résumés.

Donc qui a réalisé la belle opération du week-end ?
Saint-Étienne et Lille ont fait les meilleures opérations. Les Verts passent troisièmes devant Lyon à la différence de buts, ils confirment vraiment. Ils sont premiers en nombre de points sur la deuxième partie de saison et c'est amplement mérité.

Et la mauvaise ?
C'est Lyon parce qu'ils pouvaient garder leur avance sur Saint-Étienne et ils n'ont pas réussi à le faire. Ils se font en plus distancer par Marseille qui est à quatre longueurs, donc c'est vraiment une mauvaise journée pour eux.

Lille revient fort. Est-ce l'équipe la plus en forme actuellement ?
C'est sûr que Lille impressionne, mais Saint-Étienne fait le meilleur parcours depuis la trêve. Saint-Étienne est maintenant sur le podium et Lille revient en boulet de canon, donc ces deux équipes vont avoir un rôle à jouer en cette fin de saison.

Suffisant pour bouleverser le podium ?
C'est difficile à dire. Il va y avoir des confrontations directes qui vont être déterminantes. Bon, Paris devrait finir premier. Après, Marseille est bien en place, donc ils vont sûrement s'accrocher au podium. Ça se jouera sûrement entre Saint-Étienne et Lille. Un petit avantage pour Saint-Étienne quand même.

Le but de cette 31e journée ?
Celui de Ménez est vraiment beau. Il y a tout dans ce but : vitesse, technique et lucidité. Un très joli but.

Et pour finir, l'image du week-end ?
Je ne sais pas vraiment. Le but de Ménez m'a marqué. C'était important pour lui vu qu'il a perdu sa place de titulaire. Donc c'est une belle image pour cette journée.]]>
<![CDATA[Le PSG en bon gestionnaire ]]> text/html fr SO FOOT Une victoire facile, avec un Zoumana Camara capitaine, et le PSG conserve toujours sept points d'avance sur la meute de poursuivants. Une meute qui a connu des bouleversements, puisqu'on est sans nouvelle de l'Olympique lyonnais depuis bientôt un mois. Bizarre. Jérémy Ménez change de Rennes On est parfois piquant avec Jérémy Ménez. Sa coupe de cheveux, sa capacité à systématiquement faire la gueule, ses bouderies, son inconstance, sa…]]> Jérémy Ménez change de Rennes

On est parfois piquant avec Jérémy Ménez. Sa coupe de cheveux, sa capacité à systématiquement faire la gueule, ses bouderies, son inconstance, sa nonchalance, son absence totale de remise en question. On pourrait en écrire des heures, et uniquement à charge, sur le natif de Longjumeau. Sauf que par moment, le numéro 7 du PSG est capable d'éclair de génie. Bref. Imprévisible. Unique. Mythique. Comme ce samedi à Rennes où il décide de changer le cours du match en claquant un pion après une course folle de 60 mètres et quatre adversaires dans le vent. Si Lionel Messi colle le même contre une obscure taule du Sud de l'Espagne, on gueule au génie. Là, on se dit que le môme a du talent, mais qu'il ne se bouge pas le cul pour l'exprimer. Il est comme ça, Jérémy. Les artistes, ça s'éparpille. Toujours. On lui pardonne tout parce que son but est magnifique et qu'il met son club dans une position très confortable (+7 points, +8 avec la différence de buts) dans un match calé entre deux rendez-vous européens. Quand il joue de la sorte, l'ailier à la dégaine de serveur chez Buffalo Grill est intouchable. Et son club avec. Ce matin, les Parisiens sont sereins. Il commencent à préparer leurs retrouvailles avec l'Hexagoal.

La troisième place, cette catin qui se fait désirer

Décidément, cette course au podium n'est pas loin d'être la série la plus passionnante de cette fin de saison. À ce jeu-là, ils sont encore cinq dans la course : Marseille, Saint-Étienne, Lille, Lyon et Nice. Et ce week-end, tout le monde a gagné sauf Lyon. Pour trouver le loser, ce n'est pas tellement dur. Alors que l'OM s'imposait à la marseillaise (1-0, but de Gignac et on n'en parle plus) face à une équipe de Bordeaux qui ne ressemble plus à rien, Saint-Étienne a retrouvé le goût du succès en disposant d'une équipe d'Évian-Thonon très valeureuse (1-0) et, par la même occasion, a pris un malin plaisir à virer son meilleur ennemi lyonnais du top 3. Un OL décidément en chute libre après une troisième défaite d'affilée (Bastia, Sochaux et donc Reims) et sans aucune idée dans la ville du champagne. Même Rémi Garde semble complètement dépassé par les évènements (sortie de Lisandro à la pause, défense à la rue, Grenier errant comme un enfant perdu sur une plage l'été, toujours le dos au soleil). C'en est trop pour Lyon qui ne répond plus et se retrouve à une dégueulasse quatrième place. Pis, l'OL doit sacrément regarder au-dessus de son épaule car Lille arrive fort. Très fort. Avec une sixième victoire en sept journées, le LOSC redevient un épouvantail. Dimanche, c'est Lorient qui a servi de cobaye à la folie offensive de l'escouade de Rudi Garcia : 5-0. Vite fait, bien fait. Dans le même temps, Nice a retrouvé le sourire après deux défaites de suite en revenant de Toulouse avec une victoire de folie dans la soute (4-3). Un match de dingue où Ali Ahamada aura confirmé la rumeur : son cerveau ne commande plus son corps. Entre ses sorties à la va-comme-je-te-pousse et son carton rouge immature, le portier a vécu un cauchemar. Le caramel de Kevin Anin dans le temps additionnel a clôturé une soirée complètement folle. Au final, cela nous donne quatre équipes en deux points : ASSE (53 points), Lyon (53), Lille (52) et Nice (51). Marrez-vous, mais dimanche prochain, Lille reçoit Marseille. Ah ah ah.

Et si Nancy ?

Dans un match couperet, Nancy s'est débarrassé de Troyes (1-0, lunette de Grange, entre deux slaloms). Et mine de rien, les Lorrains viennent d'enquiller 4 victoires en cinq matchs et se retrouvent à un point du premier non relégable (Évian-Thonon). Improbable il y a encore deux mois, l'équipe de Djamel Bakar est sur une dynamique impressionnante. On se dit que le maintien est possible. Mieux, tout le monde y croit. Même le président Rousselot, en érection morale permanente à la fin du match. Plus solides défensivement, efficaces dans la surface adverses et tactiquement au point, les Nancéiens sont en train de réaliser une grosse fin de championnat. S'ils parviennent à se sauver avec Grégorini dans les bois et Sébastien Puygrenier en capitaine de soirée, les hommes du 54 auront bien mérité une nouvelle triple prime en fin de saison. On n'est plus à une folie près...

Thauvin, joueur racé

Et deux qui font six. En trois matchs, Florian Thauvin a claqué trois doublés. Normal. Avec neuf buts, l'international des moins de 20 ans est la révélation du championnat. Assuré de partir dans le Nord à la fin de la saison (braqué par le LOSC au mercato pour 3,5 millions d'euros. Un prix d'ami), le Bastiais se fait plaisir pour son jubilé itinérant. Contre Brest, il a encore été étincelant. Limite écœurant. Son pied gauche fait merveille et sa vista aussi. Avec lui, Bastia confirme son statut d'équipe la plus spectaculaire du pays (98 buts : 42 pour, 56 contre). Les Corses, douzièmes, se prennent même à rêver à une fin de saison plus excitante. On parle de top 10. Avec un Thauvin chaud comme une baraque à frites, tout est permis. Même les rêves les plus fous.]]>
<![CDATA[L'OM s'offre Bordeaux et un bon week-end ]]> text/html fr SO FOOT Il est là, le dixième 1-0 de la saison. Solides à domicile face à un Bordeaux intéressant mais trop limité offensivement, les joueurs de l'Olympique de Marseille s'offrent un succès crucial dans la course à la Ligue des Champions. Avant les neuf autres matchs de la 31e journée, les Marseillais comptent quatre points d'avance sur l'OL et sept sur Saint-Étienne. La tignasse est moins épaisse mais un Marseillais qui se respecte reconnaît le lascar qui se dirige vers le rond central pour donner le coup d'envoi fictif de la rencontre. Accompagné par un petit…]]> La tignasse est moins épaisse mais un Marseillais qui se respecte reconnaît le lascar qui se dirige vers le rond central pour donner le coup d'envoi fictif de la rencontre. Accompagné par un petit mistral pas assez puissant pour semer la pagaille dans une coupe de cheveux parfaitement travaillée, Chris Waddle est là, sur la pelouse du Vélodrome, et très franchement, avec un tel symbole, on voit mal comment l'OM va faire pour perdre face à Bordeaux. Même sans Valbuena. D'ailleurs, en dépit de l'absence de son meneur de poche, le onze d'Elie Baup n'a pas perdu. Mieux, grâce à un but d'André-Pierre Gignac, à une organisation sérieuse et à la faiblesse offensive des Bordelais, les Marseillais ramassent une victoire cruciale pour bien attaquer le sprint final. Avec quatre points d'avance sur Lyon et sept sur Saint-Étienne, les coéquipiers de Steve Mandanda peuvent passer un bon week-end.

Gignac réaliste, Bordeaux bon mais sans idée

Le début de soirée est une affaire capillaire. La crête n'est plus blonde, mais Jordan Ayew n'a pas pour autant décidé d'être sobre. Virevoltant et fermement décidé à bien entrer dans sa partie, le Ghanéen est au four est au moulin. Parfois pas assez lucide, le petit frère d'André a le mérite de mettre de l'intensité dès le début du match et de tirer ses coéquipiers vers le haut. Bien en place, les Marseillais jouent haut, portent le ballon, mais manquent trop de centres. Cette domination précoce permet toutefois à Foued Kadir de se retrouver dans la surface après une touche de Fanni, mais la frappe en pivot de l'ancien Valenciennois meurt à quelques centimètres de la lucarne de Cédric Carrasso. On a dépassé la 10e minute, le moment choisi par les joueurs de Francis Gillot pour se mettre à jouer. Alors évidemment, à Bordeaux, quand il s'agit de jouer, tout est relatif. En fait, l'utilisation du ballon est parfaite, le milieu de terrain Sertic-Plasil-Obraniak performant, mais les solutions offensives quasiment nulles. Peu sollicité, Faubert se bat avec Morel tandis que Trémoulinas, bien présent, voit Traoré et Diabaté cafouiller ses bonnes passes. Les hommes de Gillot contrôlent le ballon, Cheyrou et Romao, pas assez aidés par un Kadir bon offensivement, peinent au milieu du terrain, mais les occasions n'arrivent pas. La domination est stérile. Une aubaine pour l'OM. Profitant de l'alignement de la défense bordelaise, aussi aléatoire que le révélateur de hors-jeu de Canal+, Cheyrou envoie un caviar à Gignac, seul dans le dos des visiteurs. Serein, APG porte le ballon, crochète Sané, qui glisse, et ajuste Carrasso d'une frappe placée du pied droit. Un beau but d'attaquant, même s'il serait impoli de ne pas remercier l'arrière-garde bordelaise et Benoît Cheyrou.

Marseille joue bas, Bordeaux ne tire pas

Côté bordelais, outre un léger savon, la pause amène Nicolas Maurice-Belay sur la pelouse, à la place de Mariano. Comme souvent lorsqu'ils mènent 1-0 à la pause, les joueurs de l'Olympique de Marseille rendent fou Elie Baup en jouant bas et en laissant le ballon à l'adversaire. Ce match, le coach phocéen l'a vu plusieurs fois et en général, ça ne se termine pas très bien. Mais en face, si Trémoulinas, Obraniak et le nouvel entrant Saivet sont volontaires, les nombreuses pertes de balle de la paire Diabaté-Plasil plombent le jeu bordelais. Au final, il n'y a guère qu'un une-deux côté droit entre Faubert et Plasil pour faire vibrer le Vélodrome avant l'heure de jeu. L'heure de jeu, le moment choisi par Marc Planus pour dégainer une petite erreur de sa caravane. En retard sur une passe en retrait, le Bordelais se fait chiper la balle par Gignac, qui part au but. Peut-être trop en confiance, Dédé refuse la frappe et tente de crocheter Sané mais voit Planus lui revenir dans les pattes. Les joueurs de Gillot n'ont pas encore cadré une frappe mais vont se procurer deux grosses opportunités coup sur coup. Par Mauric-Belay, d'abord, qui endort Morel, frappe du gauche mais voit Mandanda détourner sa frappe. Par Saivet ensuite, qui, sur corner, envoie une tête qui passe de peu au-dessus du but phocéen. La fin de match est marseillaise. Fanni est tranchant, l'entrée de Sougou apporte beaucoup et Mandanda et Nkoulou sont à nouveau rassurants. Elie Baup et son cardiologue aimeraient bien un but du break mais Gignac, de la tête, suite à un centre de Fanni, voit sa tentative passer à côté du but de Carrasso. C'est un nouveau 1-0 pour l'OM. Le dixième de la saison. Mais ce sont surtout trois nouveaux points. Merci Chris Waddle. ]]>
<![CDATA[En direct : Marseille/Bordeaux]]> text/html fr SO FOOT Deuxièmes de Ligue 1, les joueurs de l'Olympique de Marseille ont une belle occasion de mettre la pression à Lyon et Saint-Étienne. Solides à l'extérieur, les joueurs de Bordeaux, eux, comptent bien profiter de l'absence de Mathieu Valbuena pour faire un coup au Vélodrome. ]]> ]]> <![CDATA[Les pronos de Virginie Caprice]]> text/html fr SO FOOT Les paris en ligne, c'est son dada. Le PSG aussi. Les Bleus. Le blogging H24. Les films pour adultes, il fut un temps. Les photos de charme. En fait, Virginie Caprice a plein de « dadas ». Dont les pronos sur seins à peine voilés. Voilà ceux un peu candides mais justes de la 31e journée… Marseille – Bordeaux : 1 « Bordeaux, ils sont neuvièmes. Je vois Marseille. Quoique… Non, je vois Marseille. C'est sûr ! » Rennes – Paris : N «…]]> MarseilleBordeaux : 1

« Bordeaux, ils sont neuvièmes. Je vois Marseille. Quoique… Non, je vois Marseille. C'est sûr ! »

Rennes – Paris : N

« Avec le PSG, on ne sait jamais. Quand ils se déplacent, ils sont toujours plus faibles. Bon, ils gagnent de temps en temps, ils ont une équipe très forte. Mais face aux petites équipes, ils ne jouent pas le coup à fond, comme face au Barça. C'est très dur de pronostiquer, quand ils ne sont pas à domicile. Va pour un match nul. »

Toulouse – Nice : 2

« Je ne connais pas Toulouse. C'est trop has been pour moi. Le choix est compliqué. C'est deux équipes nazes. Je vais dire Nice. Parce que je ne connais pas Toulouse. Au rugby peut-être mais pas au foot. »

MontpellierValenciennes : 1

« J'aime bien les deux… Mais, mon cœur va plus pour Montpellier »

BastiaBrest : N

« Nul…. Oui nul. »

Sochaux – Ajaccio : 1

« Deux clubs que je ne connais pas trop. Ah si Sochaux, ils sont bons depuis quelques semaines. Et puis Ajaccio, ils sont nuls. Pourtant, il y a Mutu. Mais vraiment, Mutu, tu peux rentrer chez toi. Franchement, tu ne sers à rien. Nous, on a Zlatan. Ajaccio, ils ont Mutu, mais ils ne vont rien décrocher avec. Je vois Sochaux. »

Nancy – Troyes : 1

« Putain, Nancy comment ils m'ont mis la carotte ! Plusieurs fois, j'ai perdu des matches à cause de ces enculés. Putain, Nancy, je les déteste. Je mets Nancy quand même, parce qu'ils m'ont déjà carottée deux fois ! »

Saint-Étienne - Evian : 1

« Saint-Étieeeeenne !!! J'aime beaucoup Sidney Govou mais Saint-Étienne, quand même. Ils reviennent de loin. L'année dernière, tout le monde se foutait de leur gueule et là, ils défoncent tout. »

ReimsLyon : 2

« J'aime bien Lyon. J'aime bien Gomis. Lyon. Ils ne sont pas très forts en ce moment, mais Lyon quand même. »

LilleLorient : 1

« Lille, Lille, Lille… Avec Rio. Il est toujours blessé ou pas ? Il a pris des kilos, hein… Il a pas mal grossi. Ce n'est pas bon ça. Il ne va pas pouvoir courir sur un terrain. C'est à Lille ? Oui, alors je vois Lille gagner. »]]>
<![CDATA[L'OM ne mérite-t-il vraiment pas sa deuxième place ? ]]> text/html fr SO FOOT À la mi-saison, c'était écrit : l'OM, qui trônait sur le podium grâce à son perfect en début de saison, allait s'écrouler petit à petit, la faute à un effectif réduit et un jeu peu plaisant. Ce vendredi, à huit journées de la fin du championnat, les Phocéens reçoivent Bordeaux en qualité de dauphin du PSG, avec une différence de but de +3 et un parcours en dents de scie. De quoi faire jaser la France du foot. À en croire les observateurs, le scandale de l'OM n'a rien à envier à l'affaire Cahuzac. Et si, pour une fois, le nerf de la guerre n'est pas une question de fonds mais de fond de jeu, la France du…]]> À en croire les observateurs, le scandale de l'OM n'a rien à envier à l'affaire Cahuzac. Et si, pour une fois, le nerf de la guerre n'est pas une question de fonds mais de fond de jeu, la France du football a décidé de tirer cet enseignement : Marseille, comme Cahuzac, a été pris dans une spirale du mensonge. Trop besogneux, trop léger, trop inconstant ou tout simplement trop mauvais, l'Olympique de Marseille, dauphin du Paris Saint-Germain à huit journées de la fin, ne serait pas à sa place. Alors, l'OM second, faux problème ou vraie arnaque ?

Quelle place pour le mérite dans le football ?

« Dominer n'est pas gagner » ou encore « c'est à la fin du bal que l'on paye les musiciens ». Le genre d'expressions bateau qui prennent tout leur sens quand on porte un coup d'œil attentif à la saison marseillaise et aux prestations de leurs adversaires. Car au fond, soulever le problème marseillais revient plus ou moins à se questionner sur la place du mérite dans le football. Le mérite de celui qui a dominé, le mérite de celui qui produit du beau jeu, parfois opposé au cynisme de celui qui gagne sans convaincre. Mais qui gagne quand même. Cette saison, l'Olympique de Marseille est champion d'Europe de la victoire 1-0, avec neuf succès sur cette marge. Symptomatique de ce genre de triomphe « modeste », l'excellent résultat obtenu par les hommes d'Élie Baup sur la pelouse de l'OGC Nice dimanche dernier. L'OM n'a jamais vraiment été souverain, a concédé un poteau sur une tête de Rod Fanni contre son camp, n'a pas été capable de se donner d'air en faisant le break et a, par conséquent, tremblé jusque dans les derniers instants. Mais aux analyses d'après-match, au début de Valbuena-dépendance et aux sceptiques, il faut aussi savoir répondre par le pragmatisme. Longtemps, la victoire 1 à 0 a été mère de sérénité et de maîtrise. C'était celle de ceux qui savaient marquer et boucler un match. « Si nous gagnons nos huit derniers matchs sur le score de 1-0, je signe tout de suite », balance d'ailleurs à raison Benoît Cheyrou, dans les colonnes de L'Équipe. Car aujourd'hui, à coup de victoires « sur la plus petite des marges », de hauts et de bas, l'OM compte 1 point d'avance sur Lyon et 4 sur Saint-Étienne. Des équipes intrinsèquement meilleures.

Et l'esthétisme dans tout ça ?

Si le fait que l'OM pointe sa sale tête à la deuxième place de la Ligue 1 en dérange certains, c'est aussi et surtout pour des critères esthétiques et logiques. Quand on aime quelque chose, on aime le comprendre et aujourd'hui, les connaisseurs se trouvent complètement perturbés face au problème mathématique posé par le goal average de l'Olympique de Marseille. Seconds, les Phocéens sont la treizième attaque de Ligue 1 – même derrière Troyes, la lanterne rouge -, ont la cinquième défense (32 buts encaissés, 12 de plus que Paris, 7 de plus que Bordeaux et autant que Lyon) et compte une différence de buts ridicule de +3. Le second est à +29 en Angleterre, à +44 en Espagne, à +26 en Italie et à +30 en Allemagne. Oui, l'OM fait tâche. C'est même une anomalie du football européen. Et ça, c'est d'autant plus frustrant que certaines équipes semblent beaucoup plus maîtresses de leur sujet que celle de Steve Mandanda. À quatre points des Phocéens, l'AS Saint-Étienne affiche un profil beaucoup plus complet et certainement plus rafraîchissant. Avant son coup de pompe, on voyait mal comment l'Olympique lyonnais pourrait pointer derrière l'OM. Et des équipes comme Nice, Lille – qui termine la saison en boulet de canon – et même Montpellier sont plus dans le football plaisir et moins dans la besogne. Mais la chose qu'il faut comprendre, c'est que contrairement à ce que l'on dit, l'OM n'est pas en surrégime. L'OM a son propre régime. L'OM ne mérite certainement pas sa deuxième place, mais au soir de la 38e journée, combien de néo-dauphins méritaient plus que le champion ? Pourtant, c'est bel et bien le nom du champion que l'on retient, non ? ]]>
<![CDATA[L'Europe, Obraniak y croit encore]]> text/html fr SO FOOT Les Girondins se traînent en milieu de tableau. Pourtant, ils pensent encore que décrocher l'Europe par le championnat est possible. « Si l'on ne prend pas des points à Marseille (ce soir,…]]> Les Girondins se traînent en milieu de tableau. Pourtant, ils pensent encore que décrocher l'Europe par le championnat est possible.

« Si l'on ne prend pas des points à Marseille (ce soir, 20h30), on compromet nos chances, c'est certain, prévient Ludovic Obraniak. Maintenant, il faut au minimum prendre quatre points sur six, c'est indispensable, dans l'objectif qu'on s'est fixé, précise-t-il. Après, c'est pas évident contre des équipes comme celle-là, mais je crois que c'est un passage obligé, si l'on veut remonter la pente. »

Pas facile, pourtant, quand on possède la 17e attaque de Ligue 1 (29 buts), et qu'on marque un but tous les trente-six du mois. Mais le milieu de terrain bordelais garde la foi. « Moi, j'y crois !, répond-il, convaincu. Je ne sais pas vous (les journalistes, ndlr)… Les supporters, eux, n'avaient pas l'air d'y croire non plus, mais moi oui. J'ai vu des retournements de situation bien pires que celui qu'on a à affronter ; il reste huit journées, et pas mal de points encore en jeu. Mais on sera vite fixés, parce qu'on joue des concurrents directs… »

C'est sûr que si les Bordelais terminent comme la saison passée, ça peut sourire…

LB, à Bordeaux]]>
<![CDATA[Grégory Sertic : « Parfois on mérite les critiques »]]> text/html fr SO FOOT Toujours disponible, toujours rieur, et toujours titulaire dans l'entrejeu des Girondins, Grégory Sertic est confiant dans l'avenir de son équipe. Même si celle-ci a du mal à « produire du jeu » et à claquer des buts. Mais finalement, il s'en fout un peu de tout ça ; ce qu'il veut, c'est grimper au classement… Gregory, à quelques encablures de la fin du championnat, comment ça va à Bordeaux ? Bien, même si on espérait gagner contre Lorient ! On a réussi à accrocher ce nul (1-1, samedi, ndlr)…]]> Gregory, à quelques encablures de la fin du championnat, comment ça va à Bordeaux ?
Bien, même si on espérait gagner contre Lorient ! On a réussi à accrocher ce nul (1-1, samedi, ndlr) dans les dernières minutes, et je trouve qu'on a fait un bon match, en essayant de produire du jeu. Même si le public n'a pas trop aimé. Mais il faut faire abstraction de ça… On a essayé de faire notre maximum.

Justement, suite à ce 7e résultat nul (pour 3 défaites et 5 victoires) obtenu à domicile, face à Lorient, peut-on dire que la trêve internationale a fait du bien aux Girondins ?
(Il sourit) Euh… Disons que oui, parce qu'on s'est reposés, mais au niveau des résultats… ben non ! Bon, ça permis de faire souffler les organismes, parce que ça fait trois mois qu'on enchaînait tous les trois jours et que c'était difficile, c'est vrai. Mais maintenant, il nous manque les résultats pour grimper au classement.

Et les « On se fait chier ! » répétés par le Virage Sud, quatre minutes avant l'égalisation bordelaise, ça t'a inspiré quoi ?
C'est dommage… Mais bien sûr, je comprends les supporters, parce qu'on perdait un à zéro à domicile. Ils peuvent donc réagir comme ça. Mais je crois qu'il aurait mieux valu le faire contre Brest, où le match était franchement bidon (défaite 2-0, 26e journée), plutôt que là, alors qu'on a essayé de produire du jeu… Mais dès qu'on a égalisé, ils étaient derrière nous et nous ont poussés pour les dernières minutes.

Qu'est-ce que ça te fait si on te dit que les Bordelais sont moins bons que les joueurs évoluant en championnat Cécifoot ?
J'ai beaucoup de respect pour ces personnes… Je connais le capitaine de l'équipe bordelaise, et ce sont des gens très bien. Je ne veux pas trop rentrer là-dedans, parce que ce qu'ils font, c'est extraordinaire. Mais bon, dire qu'ils sont meilleurs que nous aujourd'hui… c'est un peu décalé, hein !

Et les critiques régulières de la part des médias parisiens, notamment, ça te blesse ?
En même temps, depuis le début de saison, on en a l'habitude ! Et même quand on produit du jeu, toutes les chaînes disent qu'on n'en produit pas, et qu'on ne marque pas de buts. Bon, c'est un peu vrai ces derniers temps ! Il faut être réaliste aussi, et parfois on le mérite. Mais ça va peut-être s'arrêter si on fait des bons résultats lors des huit derniers matches, et en Coupe de FranceLens). Et si l'on ne produit pas de jeu, mais qu'on gagne, au bout du compte, on s'en fout ! Ce qu'on veut, ce sont des victoires et marquer des buts, parce que c'est ce qui nous manque aujourd'hui. Faire le jeu, ça passe après !

Vu la semaine, entre les sorties médiatiques et le PSG, tu es plus Pierre Ménès, qui taille tout le temps, ou Jérémy Ménez, qui se fait tailler tout le temps ?
Bon… Pierre Ménès, il me fait beaucoup rire, parce qu'il taille les gens, et que c'est assez drôle. Je pense que c'est aussi son rôle, sur Canal+. Après, Jérémy Ménez, pour moi, c'est un très bon joueur. Il a des qualités extraordinaires, de technique et de vitesse, qui sont au-dessus du lot. Mais quand t'as pas eu de temps de jeu, t'es moins en confiance… Et dès que tu entres, tu essaies de te montrer ; mais c'est pas à toujours à ton avantage. Mais j'ai confiance en lui et en ses qualités, et je sais qu'il va s'en sortir. À Paris, ou ailleurs.

« La Croatie n'est pas un choix par défaut »


Pourquoi les Bordelais loupent-ils souvent le coche lorsque les concurrents directs (devant et derrière) leur donnent la possibilité de faire un coup ? C'est, là aussi, un manque de confiance ?
Les équipes de devant ont fait de mauvais résultats, donc je pense qu'on aurait pu se rapprocher de certaines… Mais ça s'explique parce qu'on ne marque pas de buts, tout simplement. On peut être bons offensivement, mais à chaque fois, on marque un but ou… zéro ! Donc, c'est sûr qu'avec ça, on ne peut pas aller très loin… Il faut travailler pour concrétiser nos occasions, ce qui reste notre point faible actuellement. Et je précise que ce n'est pas que la faute de nos attaquants… C'est aussi celle des milieux et, je pense que sur coups de pied arrêtés, on peut faire beaucoup mieux. Il faut s'appliquer pour la mettre au fond.

Vendredi soir, c'est Marseille au Vélodrome : vous allez avoir droit à quoi : des coups de Mistral ? Des coups de kalachnikov ? Des coups de Barton ?
Ben, j'espère à un coup de… Bordeaux ! (Rires) On va éviter la kalachnikov, parce que ce serait dommage de se prendre des balles (rires)… Mais on sait qu'au Vélodrome, surtout contre Bordeaux, c'est toujours très chaud, avec de très bons matches. Donc, à nous d'y faire un bon résultat, même s'ils seront sur la lancée de leur victoire à Nice (1-0). Puis le Mistral, pas bien, parce que c'est trop froid… Et Barton, non, on préfère l'éviter, à lui aussi…

Et ta future sélection, ce sera la France ou la Croatie ? Parce que maintenant, il faut choisir…
Ce sera fait au mois de juin…

Ce sont Matuidi et Pogba qui t'ont définitivement convaincu de choisir le Damier ?
(Rires) Mais non, ça n'a rien à voir ! Surtout que je les connais hyper bien. Ça peut être un choix de cœur… On verra bien quelle nationalité je vais choisir. Aujourd'hui, je suis peut-être loin de l'Équipe de France… Et en plus des deux, là, il y a Cabaye et Gonalons… Il y a tellement de très bons milieux de terrain… Mais actuellement, la Croatie est quatrième mondiale (au classement FIFA) ; donc si je devais choisir la Croatie, il ne faut pas croire que ce serait un choix par défaut. C'est une super nation, qui est devant la France et le Brésil. Par conséquent, ça pourrait être même plus dur qu'en Équipe de France, vu les bon jeunes, très techniques, qui arrivent aussi dans cette sélection. Pour l'heure, je n'ai pas pris de décision, mais je dirai ça en juin prochain, promis…]]>