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  2. // Le joueur de la 25ème journée

Auteur d’une première remarquée sous les couleurs du FC Sochaux-Montbéliard face au Paris Saint-Germain (3-2), Giovanni Sio peut avoir le sourire. Plus de cinq ans après sa sortie du centre de formation de Nantes, le Franco-Ivoirien a marqué pour sa première sortie en Ligue 1. A 23 ans. Retour sur un sacré parcours.

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Le dernier Sio taquineur de ballon que la France ait connu ne bataillait pas avec Mamadou Sakho, mais avec Carlos Sastre et Floyd Landis. Il n'était pas franco-ivoirien mais espagnol et s’appelait Oscar Peireiro. Comme Giovanni, Oscar aime jouer à gauche. C’est sur cette aile que, dans le club de Coruxo, en troisième division espagnole, il a planté un doublé, une fois. Comme Oscar, Giovanni est avant tout un baroudeur. A 23 ans et après son parcours d’étudiant qui aurait beaucoup trop aimé les années Erasmus, le natif de Saint-Sébastien-sur-Loire a fini par découvrir la Ligue 1. Plus de cinq ans après sa sortie du centre de formation du FC Nantes-Atlantique et après un tour d’Europe qu’Oscar Peireiro aurait peiné à faire, même avec l’aide du Dr Fuentes, Giovanni a enfin crevé l’écran. Auteur d’une première remarquée ce dimanche soir, face au Paris Saint-Germain, le néo sochalien, auteur d'un but, a dû particulièrement savourer la belle victoire des siens. Lui qui, le sourire aux lèvres, annonçait qu’il ne venait pas dans le Doubs pour se relancer, mais pour trouver du temps de jeu et se faire plaisir.

Sio I : la galère, la Suisse et la galère


Ces dernières années, le centre de formation du FC Nantes-Atlantique fait peur. Et pour cause, si la Jonelière a toujours été l’un des grands bastions de la formation «  à la française  » , il semble que les joueurs sont de plus en plus nombreux à quitter le centre sportif José-Arribas sans jamais avoir porté le maillot jaune et vert en pro. Parmi ces petits canaris, importants en Gambardella mais qui n’ont jamais pu grignoter une minute chez les grands, figure Giovanni Sio. Sorti du centre de formation nantais en 2007, le Franco-Ivoirien se voit offrir une place sur le banc pour un Nantes-Lyon un soir de 38e journée, puis rien. Alors le joueur cherche un point de chute. La France, l’Angleterre, l’Espagne, les perspectives habituelles, en somme. Et au final, le joueur n’est pas trop mal loti puisqu’il atterrit à la Real Sociedad. Là-bas, on aime sa vitesse et sa technique, mais les perspectives d’avenir ne sont pas franchement plus réjouissantes au Pays Basque. Alors Sio se barre à Sion, et s’éclate enfin. En Suisse, Giovanni passe une saison avec l’équipe réserve puis s’impose en équipe première. Sous les ordres de Laurent Roussey, le gaucher plante dix-sept buts en deux saisons de championnat et ramasse une Coupe de Suisse, où il plantera également en finale. Mais Sio a encore la poisse. Sion est dans la merde, Sio aussi. Il se retrouve à Wolfsburg.

Sa période allemande, c’est Jürgen Rollmann, manager d’Augsbourg, où il a récemment été prêté, qui la résume le mieux. «  Il ne parle ni l’allemand, ni l’anglais et n’est pas intégré. Nous sommes aussi mécontents que lui  » tranche sévèrement l’ancien joueur de Duisburg. Le joueur n’en conserve pas franchement un meilleur souvenir : «  A Augsbourg, j’étais seul, je ne connaissais personne et c’était difficile, car je ne parlais pas la langue  » . De l’Allemagne, Sio garde 400 petites minutes de jeu, deux saisons, aucune titularisation et… des matchs de suspension.

Sio II : Sio-chaud


Sio, qui n'entre ni dans les plans d’Augsbourg, ni dans ceux de Wolfsburg, cherche une porte de sortie. Ça tombe bien, puisque les dirigeants du FC Sochaux avouent «  suivre Sio depuis un bon moment  » . Les deux parties trouvent un accord au début du mois de janvier. Le joueur est prêté quatre mois, sans option d’achat. C’est court, surtout pour un joueur qui, après un tacle dur face à Greuther Fürth, a encore deux matchs de suspension à purger. Ce petit détail fait que Giovanni n’est disponible pour la première fois que ce dimanche, face au PSG. Ni une ni deux, Eric Hély le titularise, ce qui ne manque pas d’étonner le principal intéressé. Surpris mais pas timoré, Sio réalise un excellent match. Aligné en attaque, ce joueur polyvalent a aidé Roudet à faire passer une très mauvaise mi-temps à Grégory van der Wiel et a bien cru planter son premier but en Ligue 1 en début de partie, d’une jolie frappe du gauche, mais il était hors-jeu. Ce n’est que partie remise, puisque c’est lui qui donne l’avantage aux Doubistes en seconde période. Le joueur prend son pied, et dégaine un double salto pour fêter ça, avant de céder sa place à Sloan Privat. Première échappée réussie pour Sio le baroudeur. Il ne lui reste plus qu’à réaliser un peu plus qu’un simple numéro.


Par Swann Borsellino
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Romansochaux Niveau : DHR
Note : -1
C'est pas Sio mais Bakambu sur la photo de présentation de l'article.
Dandyludique Niveau : DHR
Note : 7
Hola ami sochalien, déjà on consacre un article à ton club de seconde zone, tu vas pas en plus pinailler sur les blazes des joueurs. Non mais on est où là!

(Humou'l, je plécise)
juda
Note : -1
Alex a quand meme une tete a jouer le capitaine du bateau dans un private.
Butin: « Quitte à perdre, on voulait au moins attaquer » Enrique Sivori : «Maradona avant Maradona»
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