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Gillot : « L'objectif ? Redonner un peu de confiance à l'AJA »

Absent des bancs de touche depuis une saison et demie et du championnat de France depuis trois ans, Francis Gillot va reprendre du service à l'AJ Auxerre. L’ancien coach de Lens, Sochaux et Bordeaux va avoir la lourde tâche en Bourgogne de remettre sur la route du succès un club qui, en cinq ans loin de l’élite, a d’abord touché le fond, avant de démarrer récemment une totale reconstruction.

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Vous reprenez du service avec ce nouveau poste à Auxerre après une longue période off. Pourquoi être resté un an et demi éloigné du banc de touche ?
Après Shanghai, j’avais des petites réparations physiques à faire sur moi. J’ai subi trois opérations pour mes hanches. Physiquement, je voulais me retaper pour repartir à un moment ou un autre. En plus, ça m’a permis aussi de récupérer et de me ressourcer au niveau mental.

C’est pour ces raisons que vous avez refusé Valenciennes après votre passage en Chine ?
Oui. Mais après, vous savez, même quand on arrête, on a toujours des gens qui vous appellent pour un projet ou un autre, surtout avec l’ouverture des frontières. Avec l’étranger, la Ligue 2, la Ligue 1, beaucoup de gens essayent de vous avoir pour discuter. Mais c’est vrai que j’ai tout coupé pour ne pas repartir tout de suite.

Pourquoi repartir maintenant ?
Je voulais repartir en début de saison. Je ne voulais pas reprendre un club en décembre ou en janvier. Je l’ai fait plusieurs fois, à Lens, deux fois à Sochaux, c’est un challenge qui ne m’intéressait plus en fait. Donc j’ai dit aux personnes qui m’ont contacté à cette période-là de me rappeler plus tard pour commencer en début de saison et pour faire une préparation normale.

Vous avez été contacté par quel club ?
C’est toujours pareil, il y a toujours des contacts plus ou moins intéressants, qui vont toujours plus ou moins loin. Mais je ne peux pas vous dire, parce que c’était des prises de rendez-vous auxquelles je ne suis même pas allé pour la plupart. Il y a beaucoup de contacts au début, mais à la fin l’entonnoir se resserre. Entre ceux qui vous appellent et ceux qui veulent vraiment vous prendre, il y a une grosse différence.

« Il y a beaucoup de contacts au début, mais à la fin l’entonnoir se resserre. Entre ceux qui vous appellent et ceux qui veulent vraiment vous prendre, il y a une grosse différence. »

Qu’est-ce qui vous a séduit dans le discours auxerrois ?
Ça fait un moment qu’ils me suivent. L’ancien président Cotret était déjà venu quand ils cherchaient un nouvel entraîneur et, à l’époque, j’avais refusé. À Noël, avant « l’affaire Papin » , j’ai aussi mangé avec l’actionnaire chinois pour discuter. J’ai refusé ces deux fois-là parce que la situation d’Auxerre n'était à l’époque pas très nette. Aujourd’hui, c’est différent, il y a le président Graille et depuis presque un an, le club veut travailler avec moi, c’est quand même une marque de confiance. Quand je les ai rencontrés, avant de dire oui, ça a bien collé avec eux. Ils m’ont annoncé que ça allait être dur, ils n’ont pas embelli le décor, ils sont conscients que ça va être difficile. Ce sont des gens sincères et je l’ai ressenti à travers leur discours.

Justement, depuis sa relégation il y a cinq ans, l’AJA n’a pas fait mieux qu’une huitième place en Ligue 2, frôlant même deux fois la relégation. Comment comptez-vous redorer son blason ?
J’espère qu’on y arrivera le plus vite possible. Après, Cédric Daury, qui est quelqu'un qui commence à bien connaître le club, est passé directeur sportif et il connaît les besoins de l’équipe. Il travaille d’arrache-pied avec la cellule de recrutement pour avoir une équipe compétitive. En sachant qu’il va y avoir quand même une petite dizaine de joueurs à faire venir, il ne va pas falloir se tromper. Si on fait un bon recrutement, je pense qu’on peut avoir de bons moments cette année. Mais on va faire le maximum, on va travailler, il y a des gens compétents, qui ont envie de bien faire les choses pour redonner une dynamique à ce club.


Vous êtes réputé pour être un entraîneur formateur, vous comptez aussi vous appuyer sur le centre de formation pour la saison à venir ?
Ah oui, bien sûr. Après, il faut faire un état des lieux, je ne sais pas si le centre de formation est toujours aussi performant qu’avant. Mais évidemment que les jeunes ont leur mot à dire, il faut qu’ils montrent sur le terrain qu’ils sont capables d’apporter quelque chose à l’équipe. Après on va essayer d’avoir une bonne ossature d’une quinzaine de joueurs expérimentés, et ensuite il y aura de la place pour les jeunes qui se donneront la peine d’être performants.

Quels sont, du coup, les objectifs pour la saison à venir ?
L’objectif est de redonner un petit peu de confiance à ce club, de redonner une dynamique aux supporters, aux gens qui travaillent au club. Je pense qu’avec le président, Cédric (Daury, ndlr) et le staff que j’amène avec moi, on a une équipe pour travailler dans la bonne humeur et puis faire le mieux possible dans un premier temps. Ça peut fonctionner parce qu’il y a beaucoup de gens qui sont très bien et très compétents. Il n’y a pas de raison que ça ne marche pas.

La montée est-elle en ligne de mire pour l’année prochaine ?
Tout est possible, quand on voit Amiens qui monte, on ne sait pas. Je ne connais pas bien l’effectif aujourd’hui, je ne sais pas encore qui on va prendre. Il faut faire un état des lieux et, aujourd’hui, je pense qu’il est trop tôt pour fixer des objectifs. On va essayer de faire le mieux possible, on ne va pas avoir un discours où on dit « non non cette année on ne monte pas  » , car on ne sait pas comment peut s’enclencher la saison. J’attends de voir avec les joueurs qu’on va recruter ce qu’on peut faire, parce que ce sont les joueurs les plus importants dans un club. À partir du moment où je n’ai pas encore l’effectif, je n’en sais pas plus sur la saison à venir.

« J’attends de voir avec les joueurs qu’on va recruter ce qu’on peut faire, parce que ce sont les joueurs les plus importants dans un club. À partir du moment où je n’ai pas encore l’effectif, je n’en sais pas plus sur la saison à venir. »

Vous allez découvrir la Ligue 2 en tant qu’entraîneur, en avez-vous parlé avec certains de vos collègues ?
J’en ai parlé avec Cédric (Daury). Mais c’est toujours du football, peu importe la division. C’est un challenge que je n’avais encore jamais relevé, j’ai fait les jeunes, les pros de Ligue 1 pendant neuf ans, l’étranger. Ce qui est important c’est de travailler dans la bonne humeur avec le président et le directeur sportif. Avoir un trio qui fonctionne, c’est ce que je recherche aujourd’hui parce que bon, ça fait vingt ans que j’entraîne et je n'ai pas envie de me forcer à travailler avec des gens. J’espère qu’on va passer une bonne saison, notamment concernant les relations avec les gens du club.

Là, vous pensez que tout est réuni pour qu’Auxerre fasse de nouveau honneur à son histoire ?
C’est vrai que, sous l’ère Guy Roux, il y a eu tellement de bonnes choses dans ce club. On peut comprendre les supporters, ils ont connu le haut niveau avec beaucoup de matchs de Coupe d’Europe, ils ont connu de grands joueurs avec Laurent Blanc, Basile Boli... il y a tellement de grands joueurs qui sont passés par là. Ça c’est le danger quand on arrive dans des grands clubs qui ont un passé, c’est que les gens fassent la comparaison. Quand on redescend d’un niveau, il y a de l’impatience autour du club, alors qu’il faut tout reconstruire, ça n’est plus du tout la même chose. Il faut oublier le passé et essayer de travailler avec le potentiel qu’on a aujourd’hui.

Pour revenir à la Chine, vous avez entraîné pendant un an le FC Shanghai Shenhua, que retenez-vous de cette expérience ?
Ça m’a beaucoup plu au niveau sportif, c’est beaucoup plus relevé qu’on ne le dit. J’ai été étonné de la qualité notamment des cinq premiers. Ils ont de très, très bons étrangers. Guangzhou a quand même été champion d’Asie deux fois sur les trois dernières années. C’est quand même une marque de qualité parce qu’en face il y des équipes japonaises, coréennes, qui sont quand même des nations normalement supérieures. Pour moi, les cinq premiers du championnat chinois sont largement du niveau de la Ligue 1. Ils pourraient être entre la septième et la douzième place dans notre championnat. Ils savent recruter, ils ont évidemment un potentiel financier et ils veulent mettre l’accent sur la formation, qui est un peu le bât qui blesse aujourd’hui.

« Pour moi, les cinq premiers du championnat chinois sont largement du niveau de la Ligue 1. Ils pourraient être entre la septième et la douzième place dans notre championnat. Ils savent recruter, ils ont évidemment un potentiel financier et ils veulent mettre l’accent sur la formation, qui est un peu le bât qui blesse aujourd’hui. »

Justement vous parlez de potentiel financier, vous pensez quoi de ses joueurs à qui on fait des ponts d’or pour aller jouer en Chine ?
C’est parfois assez étonnant et exagéré, je pense que ça n’est pas utile de mettre autant d’argent pour faire venir un joueur. Il y a des concurrences entre les clubs pour avoir le nom qui sonne bien, la recrue qui sera meilleure que celle du voisin. Quand on voit le transfert et le salaire de Tévez, c’est exagéré, surtout qu’il ne marque pas plus que ça. Je crois qu’aujourd’hui, Tévez, c’est un but sur penalty. C’est là qu’on s’aperçoit que les étrangers ont du mal à être performants dans ce championnat. Quand j’y étais, j’avais Demba Ba dans mon effectif, il mettait des buts, mais je peux vous dire qu’à l'entraînement il se bougeait, et il savait que s’il ne s’entraînait pas bien, il ne pouvait pas exister dans ce championnat. Il y a peut-être certaines vedettes qui arrivent avec les claquettes, mais elles s’aperçoivent vite que si elles veulent être performantes, il faut aussi qu’elles s’entraînent dur.

Vous expliquiez en 2011 avoir réalisé votre rêve en achetant une Harley Davidson avant même d’avoir le permis moto, rassurez-nous, vous avez passé le permis depuis ?
J’ai passé le permis quand j’étais à Bordeaux, mais je n’ai plus la moto depuis. Une moto il faut que ça roule et comme je suis parti un an, j’ai préféré la revendre plutôt que me la faire piquer dans mon garage.

Du coup, vous n’avez pas connu les routes chinoises en Harley Davidson ?
Non, c’était une mauvaise idée de toute façon, Shanghai c’est 28 millions d’habitants, Paris à côté c’est de la rigolade. En moto c’est trop dangereux, franchement me balader en Harley Davidson, là-bas, c’était un truc à ne pas faire.



Propos recueillis par Maeva Alliche
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