Gillet : "Une petite dose d'adrénaline"

Après la demi-finale entre clubs de L1 hier, c'est l'entrée, ce soir, du nouveau petit Poucet de la compétition : Angers. Arrivé cet été, Nicolas Gillet aborde ce match avec l'excitation de ses débuts et malgré le fait que ce soit contre le PSG, il promet de tout faire pour rejoindre Lille au Stade de France. Rencontre.

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Paris a joué Lyon dimanche. Avez-vous vu le match ? Une réaction ?


Oui je l'ai vu et ils sont en forme. Ils ont réalisé une très belle prestation. Quand on est capable de répondre présent comme ils l'ont fait, cela veut dire qu'ils sont dans de belles dispositions. On savait déjà que cela allait être difficile, mais il s'avère que la tâche sera encore plus ardue.

Avez-vous décelé certains points faibles chez les Parisiens ?


Non pas vraiment. Mercredi est un autre match. Il faut d'abord que l'on pense à nous et qu'on joue notre carte à fond.

Le bon résultat à Troyes vendredi (victoire 2-1 après avoir été rejoint, ndlr), est-il la meilleure préparation possible ?


L'important, c'était de bien gérer le match donc on a réussi et c'est tant mieux. On voulait absolument bien négocier Troyes pour rester dans le coup en vue de la montée et aussi être bien avant mercredi.

Avec deux Coupes de France à votre palmarès, comment prépare-t-on un événement si important ?


Il ne faut pas oublier qu'on est le petit Poucet. On n'a rien à perdre, car personne nous voyait si haut. On doit arriver le plus détendus possible, le plus libérés possible pour arriver à passer. On doit gérer au mieux cette petite dose d'adrénaline pour qu'elle nous booste. Je me souviens du sentiment que j'avais lors de ma première demi-finale et c'est quelque chose de génial. Il faudra qu'on arrive au stade avec cette énergie et jouer notre match à fond sans crainte ni retenu.

D'ailleurs pour ce match, l'entraîneur a-t-il mis en place une tactique particulière pour jouer Paris ?


Non non, rien de spécial. On préparera le match comme on l'a fait pour les tours précédents, mais sachant que cette fois-ci on aura des adversaires plus forts que d'habitude. Il faut qu'on se concentre sur nous, sur ce qu'on sait faire pour avoir une chance de gagner. On sait très bien qu'on passera par des moments très difficiles pendant le match et il va falloir qu'on profite des occasions qui se présenteront.

D'un point de vue extra-sportif, on a pas mal parlé d'Angers récemment pour des faits divers judiciaires (convocation devant le justice du président, Willy Bernard, pour abus de biens sociaux, ndlr). Comment le groupe a-t-il vécu tous ces épisodes ?


Le groupe l'a vécu avec quinze matchs sans défaite, donc plutôt bien. On a dissocié les deux. Le président est en train de régler ses problèmes lui-même et ça n'a pas influé sur nos performances. On a réussi à rester concentrés et c'est là l'essentiel sachant que ces épisodes n'ont pas mis en péril le club.

A 34 ans, on ressent quoi à quelques jours de disputer un tel match ? Pas de lassitude après avoir vécu une carrière aussi riche ?


Non on ne peut pas en avoir. Je suis un compétiteur et mon objectif est de remporter le plus de titres possible. Dès la fin du match de Troyes, j'ai ressenti un peu d'euphorie, cette envie d'y être, de vivre un tel événement.

Face à une telle envie, vous n'annoncerez, donc, pas votre retraite en cas de victoire ? Ni même un départ si jamais, Jean-Louis Garcia, votre coach, venait à quitter le club (il est annoncé dans des formations de L1, ndlr) ?


J'ai signé trois ans à Angers et je suis dans la première année de contrat. Ce genre de match me donne la motivation pour continuer. Concernant le coach, mon destin n'est pas lié au sien. Il est au club depuis cinq ans, ce qui est assez rare et vu notre bonne saison, c'est normal qu'il soit sollicité. Maintenant s'il devait partir, il faudra tourner la page. Cela fait partie du métier.

Vous avez passé quinze ans à Nantes. Vu la situation actuelle du club, il n'y a pas une volonté d'y retourner pour un dernier défi ?


Ça aurait pu se faire avant, notamment lorsque j'étais en fin de contrat au Havre, mais ça ne s'est pas fait. Maintenant je ne sais pas si un retour est envisageable vu qu'il me reste encore deux années de contrat.

Un petit mot quand même sur leur situation ?


Ça me fait mal au cœur de voir une grande équipe si mal en point. Pour avoir vécu de très bonnes années là-bas, d'ailleurs les dernières très bonnes années du FC Nantes, c'est regrettable. Mais je n'ai pas à juger quoi que ce soit, car je n'y suis pas, on perçoit simplement beaucoup de tension. C'est dommage.

Vous ferez quoi à la fin de votre carrière ? Pourquoi pas revenir à Nantes ?


Pourquoi pas. Comme toujours s'il y a une opportunité. C'est avant tout une question de moment, de contact. Ça dépend de beaucoup de choses. Pour la fin de ma carrière, je ne sais pas encore, je suis plusieurs formations pour préparer la suite mais rien de concret pour le moment.

Et entraîneur ?


C'est une possibilité. J'ai fait ce métier par passion donc forcément, rester dans le monde du foot me plairait. Maintenant ce n'est pas une obligation, ni une fin en soi si je ne peux pas. Je ne suis pas du tout obnubilé par le fait d'être coach.

Pendant votre match contre Paris, il y a La Fouine qui se produit sur scène au Chabada d'Angers. Aucun regret de rater ce concert ?


C'est qui, La Fouine ?

Propos recueillis par Nicolas Bach

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Alors évidemment je suis content de ne lire ni les "taquiner la gonfle", "caresser la chique" dans un article de SF, mais tout de même la dernière question ? La Fouine ?

Et sinon vous nous faites la meme avec Gervinho pour sa finale, et Cheri Coco de Tragik System ?
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