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  2. // 26e journée
  3. // Marseille/Lorient (1-0)

Gignac sauve encore l'OM

Dans un match animé, l'OM s'est imposé en fin de rencontre grâce à son buteur maison, André-Pierre Gignac. Une bonne opération pour les Marseillais qui mettent la pression sur Lille et Lyon qui s'affrontent demain.

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OM - Lorient
(1-0)
A. Gignac (82') pour Marseille


Recroiser une ex est toujours une situation délicate. La semaine passée, l'OM ne l'a que trop appris en se faisant gifler en fin de rencontre par Brandão, cette grande Brésilienne vachement éconduite. Mais cet après-midi, c'est Lorient, victime depuis quelques années des charmes olympiens, qui retrouvait quelques-unes de ses anciennes compagnes. Une moche (Morel), une beauté sublimée (Gignac), un coup d'un an (Ayew) et même une traîtresse partie en cassant la vaisselle (Lemina). Dans ces cas-là, il n'existe que deux solutions : retenir les larmes et faire le dos rond ou, à l'inverse, bomber le torse et se pavaner avec ses nouvelles meufs, en se disant que de toute façon, celles d'avant ne valaient pas grand-chose. Alors aujourd'hui, les hommes de Christian Gourcuff ont choisi la seconde option, sans se retourner, pour ne pas regretter. Sans succès, car Gignac, opportuniste, s'est chargé de retourner le couteau dans la plaie béante pour offrir la victoire à l'OM. Sale histoire.

L'envie d'avoir envie

Depuis son arrivée sur le banc marseillais, José Anigo tente, expérimente et manipule les schémas tactiques. Et aujourd'hui, c'est avec un 4-4-2 en losange que le technicien chauve se présente au Vélodrome. Une organisation offensive, qui, dès le début de la rencontre, offre du spectacle. Face à des Lorientais fidèles à leur style, tout en contre et en vitesse, les Olympiens affichent leurs intentions, à savoir conserver le ballon et compter sur leurs flèches pour percer l'arrière-garde des Merlus. La première mèche est allumée par Dimitri Payet dès la 6e minute, mais la frappe du Réunionnais retrouvé s'amuse seulement à caresser le poteau d'Audard. Petit à petit, le match prend finalement son allure attendue. L'OM attaque, centre, frappe, mais se heurte toujours à une défense alerte, à l'instar du sauvetage de Monnet-Paquet devant un Gignac qui n'attendait que de pousser le ballon au fond des filets (15e). À force de s'exposer, Cheyrou et les siens offrent quelques situations au duo Aboubakar-Aliadière. Trouvé dans la surface, le premier n'arrive pas à redresser le cuir tandis que le second se fend d'un superbe ciseau. Au dessus. Ce ballet de chassés-croisés stériles, Gignac croit le rompre sur une superbe combinaison avant la mi-temps, mais se heurte au drapeau de l'assistant. Pas désagréable, la rencontre accouche même d'un événement : Jérémy Morel offre au Vélodrome un dernier frisson en réalisant un débordement supersonique sur son aile et délivre un centre finalement repoussé. Faut pas déconner.

Marseille à l'arrache

Le retour des vestiaires est un copier-coller de la fin du premier acte. Marseille, toujours à l'attaque, veut sa victoire pour mettre la pression au classement à ses concurrents, Lille et Lyon. Payet par intermittence, Valbuena sur une frappe molle ou Gignac seul au duel s'y emploient, en faisant preuve d'une maladresse certaine à mesure que les filets sont visibles. Le spectre de l'inefficacité se fait sentir et Lorient profite des premiers sifflets d'un stade mécontent pour pointer le bout de sa claquette. Avides d'espace, les attaquants lorientais tentent de déstabiliser une défense olympienne à la sérénité, à peu près, retrouvée. Mais alors que l'on croit les Ciel et Blanc sur le point de payer leur excès d'incompétence devant les cages, André-Pierre Gignac se charge, comme d'habitude, de délivrer les siens. Sur un centre de Payet, APG profite du raté de Guerreiro pour ajuster facilement Audard, trop en retard pour éviter la défaite. Un but symbole de cette équipe, vaillante sans être brillante, et qui s'en remet une fois de plus à un pion de son attaquant vedette. Ça ne mange pas de pain, mais ça permet à un club de rester en course pour un ticket gagnant vers la Ligue des champions.

Par Raphael Gaftarnik
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