Ligue 1 - 9e journée - Troyes/Marseille
Par Matthieu Pécot
Gignac, ni crack, ni arnaque
Loué un jour, vilipendé le lendemain, en fonction de son degré de forme, André-Pierre Gignac n’a jamais réussi à déblayer le brouillard qui rôde autour de son réel niveau. La réponse est pourtant simple : l’attaquant de l’OM est un joueur honnête en Ligue 1 et malhonnête à l’international.
André-Pierre Gignac (Olympique de Marseille)
Capable de résister au temps, difficilement explicable aux enfants et un brin cubique, André-Pierre Gignac est un Rubik’s Cube. Le buteur marseillais a beau carburer depuis le début de la saison, sa réussite n’a pas le pouvoir d’éclipser un début d’histoire marqué par une maladresse criante à l'OM (9 buts en 51 sorties lors des deux premiers exercices) qui a transformé son auteur en cible facile et pas si légitime que cela. Après tout, le gaillard n’est pas responsable des 18 millions d’euros dépensés bêtement par son nouveau club à l’été 2010. Exceptée sa folle saison à 24 buts avec le TFC, l’ancien Lorientais n’a jamais dépassé la barre des neuf buts. Un constat qui fout les jetons quand on sait qu’il s’apprête à souffler ses 27 bougies. Mais un constat qui permet de comprendre pourquoi il ne s’est pas affolé ces derniers mois quand les quolibets se concentraient sur sa personne. Après tout, il avançait grosso modo à un rythme gignaquien.
Reste que la force d’APG a été de se nourrir des moqueries sur sa silhouette pour devenir plus fort. Conscient que le surpoids n’a jamais été un ennemi du football – le Brésil n’aurait alors pas accouché d’autant d’avants-centres aussi géniaux que grassouillets –, Gignac profite en outre aujourd’hui de la faiblesse de la concurrence, Jordan Ayew étant le seul autre attaquant de l’OM à avoir marqué depuis le début du championnat. Il sera intéressant de voir comment l’André-Pierre digérera les réveils de Loïc Rémy et André Ayew, lui qui avait été avalé par Johan Elmander lors de sa première saison à Toulouse (2 buts en 28 apparitions).
Devant Benzema en 2010
Tantôt brillant, tantôt risible, l’ancien Merlu n’est qu’un reflet de la race humaine, avec le lot de fulgurances et de déceptions que cela enveloppe. Pour la fulgurance, il y a cette saison 2008/2009 donc, bouclée avec 24 réalisations et que Moussa Sow s’est chargé d’effacer des tablettes (25) deux ans plus tard avec Lille, preuve que ce total est à la portée de tout le monde. Quatre ans après sa période de rut toulousaine, Gignac, à la faveur d’un début de championnat affriolant, s’est enfin mis dans la poche les supporters marseillais. Cinq pions en huit matchs, voilà où en est APG. C’est également le score qu’il avait atteint lors de son fameux état de grâce toulousain après autant de journées. D’où le fantasme phocéen de voir Gignac réaliser le même type de saison et ainsi enfin amortir le flouze allongé par l’OM en 2010 pour acquérir son gros paquet cadeau. Ne jamais oublier néanmoins que lors de cette vertueuse édition, le TFC n’avait bouclé son championnat qu’à la 4e place. En quatre ans, Gignac a vu sa cote sévèrement dégringoler. Berné par cette avalanche de buts illusoires et un lobbying aussi injustifié qu’efficace, Raymond Domenech est parti à la guerre en Afrique du Sud avec Gignac dans ses bagages au lieu de prendre Benzema. Autrement dit, avec un gars qui plafonnait en Haute-Garonne plutôt qu’un autre qui se faisait les dents au Real Madrid avec quatre participations en Ligue des champions dans les jambes...
Le vent a soufflé depuis cette époque et, s’il n’a pas vraiment été dans le dos de Gignac, il a le mérite d’avoir permis aux girouettes qui l’encensaient en 2010 et le pourrissaient généreusement ces deux dernières années de retomber amoureux du Martégal. Et si la blague du dernier exercice où il n’a fait trembler qu’une seule fois les filets n’est pas représentative de son talent, les huit réalisations de l’année précédente ont plus de sens. Cette année-là, huit buts, c’était aussi le total d’Éric Mouloungui et d'Emmanuel Rivière. Voilà, au fond, la catégorie dans laquelle Gignac a toujours boxé. Et même si l’animal est en pleine bourre ces derniers temps, tenant par exemple tête à Ibrahimović au Vélodrome il y a deux semaines (2-2), son début de carrière est suffisamment clair pour deviner que l’affaire 2012/2013 se bouclera entre neuf et douze buts. Il ne faut jamais enterrer André-Pierre Gignac, mais le déterrer est assurément une erreur encore plus grossière.
Troyes-Marseille, ce soir à 21h
Reste que la force d’APG a été de se nourrir des moqueries sur sa silhouette pour devenir plus fort. Conscient que le surpoids n’a jamais été un ennemi du football – le Brésil n’aurait alors pas accouché d’autant d’avants-centres aussi géniaux que grassouillets –, Gignac profite en outre aujourd’hui de la faiblesse de la concurrence, Jordan Ayew étant le seul autre attaquant de l’OM à avoir marqué depuis le début du championnat. Il sera intéressant de voir comment l’André-Pierre digérera les réveils de Loïc Rémy et André Ayew, lui qui avait été avalé par Johan Elmander lors de sa première saison à Toulouse (2 buts en 28 apparitions).
Devant Benzema en 2010
Tantôt brillant, tantôt risible, l’ancien Merlu n’est qu’un reflet de la race humaine, avec le lot de fulgurances et de déceptions que cela enveloppe. Pour la fulgurance, il y a cette saison 2008/2009 donc, bouclée avec 24 réalisations et que Moussa Sow s’est chargé d’effacer des tablettes (25) deux ans plus tard avec Lille, preuve que ce total est à la portée de tout le monde. Quatre ans après sa période de rut toulousaine, Gignac, à la faveur d’un début de championnat affriolant, s’est enfin mis dans la poche les supporters marseillais. Cinq pions en huit matchs, voilà où en est APG. C’est également le score qu’il avait atteint lors de son fameux état de grâce toulousain après autant de journées. D’où le fantasme phocéen de voir Gignac réaliser le même type de saison et ainsi enfin amortir le flouze allongé par l’OM en 2010 pour acquérir son gros paquet cadeau. Ne jamais oublier néanmoins que lors de cette vertueuse édition, le TFC n’avait bouclé son championnat qu’à la 4e place. En quatre ans, Gignac a vu sa cote sévèrement dégringoler. Berné par cette avalanche de buts illusoires et un lobbying aussi injustifié qu’efficace, Raymond Domenech est parti à la guerre en Afrique du Sud avec Gignac dans ses bagages au lieu de prendre Benzema. Autrement dit, avec un gars qui plafonnait en Haute-Garonne plutôt qu’un autre qui se faisait les dents au Real Madrid avec quatre participations en Ligue des champions dans les jambes...
Le vent a soufflé depuis cette époque et, s’il n’a pas vraiment été dans le dos de Gignac, il a le mérite d’avoir permis aux girouettes qui l’encensaient en 2010 et le pourrissaient généreusement ces deux dernières années de retomber amoureux du Martégal. Et si la blague du dernier exercice où il n’a fait trembler qu’une seule fois les filets n’est pas représentative de son talent, les huit réalisations de l’année précédente ont plus de sens. Cette année-là, huit buts, c’était aussi le total d’Éric Mouloungui et d'Emmanuel Rivière. Voilà, au fond, la catégorie dans laquelle Gignac a toujours boxé. Et même si l’animal est en pleine bourre ces derniers temps, tenant par exemple tête à Ibrahimović au Vélodrome il y a deux semaines (2-2), son début de carrière est suffisamment clair pour deviner que l’affaire 2012/2013 se bouclera entre neuf et douze buts. Il ne faut jamais enterrer André-Pierre Gignac, mais le déterrer est assurément une erreur encore plus grossière.
Troyes-Marseille, ce soir à 21h
Par Matthieu Pécot
Ajaccio et Bastia ont oublié le spectacle

















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Bien vu.
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Bien sur, chacun son avis sur la question.
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C'est pas un beau but qui fait le talent d'un joueur, sinon, Matt Moussilou pourrait postuler au Ballon d'Or...
Mais je suis d'accord sur le fond, à son meilleur niveau et quand il est en confiance comme cette saison, qu'il a pu faire une préparation complète, et surtout, qu'il n'a aucune pression, puisque aucun média n'attendait l'OM si haut cette saison, il fait partit des meilleurs avant centre du championnat
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Le gars a porté Toulouse toute une saison, enfilant les pions comme des perles, ce que Rivière n'a justement jamais su faire, avec un effectif bien plus qualitatif que celui du Toulouse de Gignac (un milieu Capoue, Didot, Sisso).
La 4e place de Toulouse, c'est lui et lui seul.
Le gars ne vaut certes pas ses 18 millions, mais sa générosité, sa puissance et son implication (quand mentalement ca suit) en font un très gros point fort pour son équipe. Pas un crack, mais pas un joueur moyen.
Autour de Gignac, une forme de consensus ne peut exister, tout le monde et meme SF essaie de faire dans le radical/polémique...
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Celle-ci est légèrement déphasée mais n'est pas dénuée de sens. Disons qu'hébergé est un brin trop matérialiste pour l'idée en question. Pourtant, l'idée est bien là.
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Sinon pour revenir au principal sujet, je pense que le premier but de Gignac face au PSG résume assez bien ce qu'est le joueur et ses qualités/défauts : un but au terme d'un gros effort physique, après deux crochets tête baissée, s'ensuit un tir instinctif sans regarder une seule fois le but ou la position du gardien et qui passe entre les jambes de Jallet. Si je pense que ce but résume bien APG c'est donc parce que c'est un joueur qui se dépense sans compter (=effort physique), avec une technique limitée (=crochets tête baissée) et qui lorsqu'il est en réussite peut être très performant mais convenez que ne jamais regarder la position d'un gardien ou lever la tête au moment de frapper le ballon réclame forcément une grosse réussite (quand bien même il l'a provoqué pas de soucis là-dessus).
Reste donc à la fin un joueur qui n'a pas la technique des meilleurs joueurs de L1, un bon sens du but, un gros impact (pas de blague sur les BigMacs), et qui ne doit donc effectivement pas être érigé en crack ou en arnaque, légèrement au-dessus du joueur honnête de L1, allez on va oser le "bon jouer de L1". Ni plus ni moins.
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déjà, faut voir son ratio frappes/buts et d'après ce que je lisais j'sais plus où, il frappe 150 fois avant de mettre un but ce qui n'est pas top top...
faut voir aussi son ratio but/minutes ou matchs joués et depuis le début de sa carrière... pour 228 matchs il a mis 67 buts soit un but toutes les 306 minutes... soit un but tous les plus de 3.4 matchs... pas top top même s'il n'a pas été titulaire à chaque fois ce qui fausse légèrement m'enfin, on devrait être vers les 1 buts tous les 3 matchs
après faut analyser ce qu'il a couté et s'il a répondu aux attentes placées en lui... donc on met 20M ( avec les bonus ) + (300 000 x 24) + (330 000*12 ) ce qui fait 20 + 7.2 + 3.9 = 31.1 M soit environ 37M d'euro chargés pour 14 buts en 2.5 saisons... c'est pas top top
Bref, pour moi gignac est un joueur de L1 typique à savoir :
- payé beaucoup trop en salaire
- surcôté niveau transfert
- assez moyen techniquement parlant
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déjà, faut voir son ratio frappes/buts et d'après ce que je lisais j'sais plus où, il frappe 150 fois avant de mettre un but ce qui n'est pas top top...
faut voir aussi son ratio but/minutes ou matchs joués et depuis le début de sa carrière... pour 228 matchs il a mis 67 buts soit un but toutes les 306 minutes... soit un but tous les plus de 3.4 matchs... pas top top même s'il n'a pas été titulaire à chaque fois ce qui fausse légèrement m'enfin, on devrait être vers les 1 buts tous les 3 matchs
après faut analyser ce qu'il a couté et s'il a répondu aux attentes placées en lui... donc on met 20M ( avec les bonus ) + (300 000 x 24) + (330 000*12 ) ce qui fait 20 + 7.2 + 3.9 = 31.1 M soit environ 37M d'euro chargés pour 14 buts en 2.5 saisons... c'est pas top top
Bref, pour moi gignac est un joueur de L1 typique à savoir :
- payé beaucoup trop en salaire
- surcôté niveau transfert
- assez moyen techniquement parlant
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C'est sûr qu'au niveau transfert + salaire pour valeur intrinsèque du joueur, Gignac est un nom en bonne position dans la liste des plus belles gestions de l'axe PLM
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entre les mecs qui passent mettre des -1 à tout le monde et ceux qui notent sans aucune objectivité (surement sans avoir lu )... pfff ça devient lourdingue
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entre les mecs qui passent mettre des -1 à tout le monde et ceux qui notent sans aucune objectivité (surement sans avoir lu )... pfff ça devient lourdingue
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"Tantôt brillant, tantôt risible, l’ancien Merlu n’est qu’un reflet de la race humaine, avec le lot de fulgurances et de déceptions que cela enveloppe"
"Il ne faut jamais enterrer André-Pierre Gignac, mais le déterrer est assurément une erreur encore plus grossière."
Putain* SoFoot c'est bon quand meme
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Le regard de Jérémy serait-il inquiet voire anxieux ?
Est-ce l'imminence d'une belle déculottée [si j'en crois l'homme en rouge près d'APG] ?
Non, Jérèm' n'est pas extralucide.
Il panique dés qu'il voit un objectif et pense, sans doute" : "qu'est-ce que je vais encore prendre le soir à la radio et demain, dans les journaux". Chienne de vie.
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Ou comment perdre toute crédibilité en essayant d'être à la fous drôle et méchant. Cette phrase fait toute ka différence entre bon journaliste et pigiste très moyen.
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1 buts toutes les 150 phrases, t'es pas un peu marseillais sur les bords toi ?
Même Melvut Erding a des meilleures stats
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