Gignac, le gros coup de l'OM ?

André-Pierre Gignac avec le numéro 11 de Marseille : une carte postale du visage marseillais de cette fin de mercato ? L'OM planche sérieusement sur le cas du toulousain. Logique mais risqué.

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André-Pierre Gignac à l'OM. C'est dans les tuyaux. La note finale du mercato marseillais est liée au destin de l'international français (16 sélections). Pour autant, l'arrivée de APG est-elle un gros coup ou un recrutement au rabais ?

Gignac à Marseille, le choix évident

Luis Fabiano, Alberto Gilardino, Dimitar Berbatov, Roman Pavlyuchenko... Les noms ronflants ont squatté les pages « sports » de La Provence depuis une grosse semaine. On le sait aujourd'hui, ces prétendues stars ne fouleront jamais la pelouse du Vélodrome avec la liquette olympienne sur les épaules. Trop chers, trop gourmands, trop indécis. C'est finalement un international français, fou de l'OM, qui devrait débarquer dans la préfecture des Bouches-du-Rhône. Une évidence. Une logique sportive et affective. Sportive parce que l'attaquant possède le profil idéal : technique, robuste, capable de jouer dos au but mais également de prendre la profondeur avec une certaine aisance. Affective, parce qu'André-Pierre a poussé ses premiers braillements dans le département et venait se palucher sur le grand Marseille de Tapie dans les années 90.

Un homme doué avec le ballon et dont le rêve était de jouer à Marseille. Pourquoi aller chercher plus loin ? De plus, le CV de Gignac affiche de sérieuses références : une soixantaine de buts avec le TFC en trois saisons (avec un pic à 24 en 2009). Un âge idéal pour franchir le pallier (25 ans en décembre) et une sérieuse envie de goûter à la Ligue des Champions après avoir croqué la liquette Bleu. Finalement, Gignac à l'OM, ce serait une évidence même. Parfait pour se faire une place dorée dans les listes de Laurent Blanc. Idoine pour mettre – définitivement – la Ligue 1 à ses pieds. En prenant la place sur le terrain (et bientôt dans les cœurs ?) de Mamadou Niang, l'ancien Lorientais se voit confier une double mission : claquer des pions, et remettre l'OM à sa place, la première.

André-Pierre, faute de mieux ?

Quand on sonde les attaquants valides sur le marché, Gignac n'arrive pas en tête des hits parades. Après tout, le toulousain reste sur une saison extrêmement délicate avec son club. Coincé entre la pression de confirmer sa saison 2008-2009 monstrueuse et l'espoir de devenir le numéro 9 des Bleus en Af-Sud, APG s'est perdu. Blessé, en méforme, en perte de confiance et critiqué, le martégal n'a pas assuré ni rassuré. 8 petits buts et une saison à oublier. Forcément, les offres n'étaient pas très nombreuses en fin de saison. Que vaut vraiment Gignac ? Là encore, personne ne sait exactement si l'attaquant retrouvera son niveau de 2009. Pis, son prix. Olivier Sadran, président du TFC, en exige 15 à 18 millions (en sus, Lorient doit récupérer 3 millions à la vente). Un prix exorbitant. Surtout compte tenu du marché européen. A titre de comparaison débile, Hernandez a signé à Manchester United contre 10 millions d'Euros. Signer Gignac pour plus de 100 millions de francs, c'est un coup risqué.

Surtout que le joueur a déjà démontré que passer après une idole locale n'était pas son truc. La présence de Johan Elmander avait plombé ses débuts toulousains. A Marseille, Niang n'est plus là, mais il faudra assurer la relève. C'est-à-dire prendre le relai d'un lascar qui tournait à une quinzaine de buts annuels depuis cinq saisons. Outre son opus euphorique à 24 pions, APG n'a jamais dépassé la barre des dix buts en Ligue 1. Pas si rassurant à l'aube d'affronter les défenses de Champion's League...

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