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Gignac-Deschamps, vraie inimitié ou mauvais dossier ?

Après avoir été en bonne place dans Le Canard Enchaîné, les écoutes de Jean-Pierre Bernès éclaboussent une nouvelle fois Didier Deschamps dans L'Équipe. Notamment avec André-Pierre Gignac. De quoi déterrer la hache de guerre ?

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« Remplacer Gignac par Gameiro ou n'importe qui, de toute façon, ça ne peut être que mieux » , puis « Gignac, on va le traîner comme un boulet. Il ne veut pas partir, il ne fout plus rien depuis douze jours. Il a envie d'être payé aux frais de la princesse » . Dans les quatre pages que le quotidien L'Équipe consacre ce samedi aux écoutes de Jean-Pierre Bernès, les punchlines de Didier Deschamps ressortent. Notamment celle à l'attention d'André-Pierre Gignac. Lors du dernier rassemblement des Bleus, Deschamps avait loué l'état d'esprit de l'attaquant, ô combien précieux de par sa bonne humeur dans un groupe. Visiblement, il ne tient pas le même discours en privé. Polémique ? Absolument pas. Car ces propos sont tout simplement à remettre dans un contexte, celui de la saison 2011-2012 de l'OM, qui sentait sacrément le souffre. Reste que l'affaire renvoie à des agissements que les deux protagonistes préfèreraient sûrement effacer.

À la base, Deschamps préfère Gignac que Gameiro


Pour comprendre, il faut remonter au transfert de Gignac à l'OM en 2010. Après le titre, Deschamps cherche un nouvel attaquant. Un grand nom. Il essaie en premier Drogba, puis se rabat sur Luís Fabiano. Dans le même temps, APG a sorti deux bonnes saisons à Toulouse, devenant même indiscutable en équipe de France. Le buteur rêve du seul club qui l'a fait vibrer minot : l'Ohème. Son agent a même été directeur sportif du club olympien au début des années 2000. Il y a donc peut-être moyen et Gignac est prêt à pousser la porte. Mais son conseiller se heurte au mur Deschamps, qui veut un attaquant qui a l'expérience de la Ligue des champions. Cependant, DD assure que Gignac est son choix numéro 1 s'il faut piocher en Ligue 1. Ce qu'il démontre en fin de mercato. Fin août, il donne son aval pour signer le joueur de Toulouse, alors que son directeur sportif, José Anigo, avait activé ses réseaux toujours bien en place du côté de Lorient pour récupérer... Kevin Gameiro. Voilà pour les partisans de l'attaquant de Séville. Malgré la déclaration du jour, à la base, Deschamps préfère APG.

Le vrai-faux transfert à Fulham qui change tout


Mais leurs deux saisons en commun à l'OM seront loin d'être calmes. À la fin d'un premier exercice mitigé, Gignac se fait opérer d'une pubalgie. Deschamps le convainc dans la foulée d'aller à Merano pour suivre une cure et apprendre à bien manger. Gignac accepte, mais goûte peu à la médiatisation de son voyage et aux commentaires de son coach en conférence de presse. L'OM rate son entame de championnat. Trois nuls puis une défaite à Lille, fin août (3-2). Gignac et Rémy ont été associés une partie de la rencontre, mais ça n'a pas convaincu la Dèche, qui le fait savoir au joueur après la rencontre. Le mardi suivant, le dernier jour du mercato, Gignac prend donc un avion pour partir en prêt à Fulham et doit se faire remplacer par Amauri. Sauf que l'information fuite dans les médias dès le matin. À son arrivée à Marseille, l'agent de l'Italo-brésilien est au courant de tout et tente une surenchère. Vincent Labrune, fortement suspecté d'avoir fait fuiter l'information quelques heures auparavant, refuse de céder et Gignac est sommé de prendre un vol retour, alors qu'il s'était laissé convaincre par Martin Jol, le coach des Cottagers. Forcément, derrière, il ne faut pas compter sur un joueur concerné. Gignac revient progressivement dans le groupe, se clashe avec Deschamps à la mi-temps d'un match de Ligue des champions, puis se répète dix jours plus tard à Caen, de quoi rester à l'écart presque jusqu'à la fin de saison. Presque, car il revient pour les dernières journées, portant même le brassard pour le dernier match à Sochaux. Lors d'un gala de charité, APG avait acheté à prix d'or un maillot... de Didier Deschamps. Avant la dernière enchère, il avait apostrophé son entraîneur : « Je paie, mais je veux être capitaine pour le dernier match. » La guerre n'a pas duré bien longtemps.

Par Romain Canuti, à Marseille
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