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Gigio dans la gadoue

Incontesté pour son talent, Gianluigi Donnarumma a depuis quelques semaines gâché son image en retardant sans cesse une prolongation de contrat qui sonnait comme une évidence avec l'AC Milan.

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Paolo Maldini n’a jamais embrassé le blason de l'AC Milan. Gianluigi Donnarumma, lui, l’a fait et n’aura eu besoin que de deux saisons pleines chez les pros pour s’en donner lui-même l’autorisation. C’était à la fin d’un Juventus-Milan, en mars dernier. Il existe plusieurs visions du geste : parfois, il excite la foule ; d’autres fois, personne n’arrive vraiment à le comprendre. Exemple parmi les exemples, au cours de sa carrière, Thiago Silva aura posé ses lèvres avec au moins autant de puissance sur le logo de l'AC Milan et sur celui du PSG. S’il reste un détail, le baiser de la fidélité permet au moins de rassurer le peuple pendant quelque temps. Le cas de Donnarumma est à prendre avec des pincettes, mais une question se pose forcément depuis quelques jours, quelques semaines : comment le gamin de Castellammare di Stabi, projet du siècle à Milanello, a-t-il pu sauter à ce point sur tous les points de crédit qu’il avait cumulés depuis son premier match chez les pros disputé le 25 octobre 2015, à seulement 16 ans ?


Gigio devait être l’exemple et il est déjà présenté ainsi depuis près de deux ans. Filippo Galli en personne avait même osé parler un jour du plus jeune gardien de l’histoire de la Serie A en ces termes : « Un système de formation produit un gardien sur un million comme Donnarumma. » Il n’y a aujourd’hui personne pour douter de ses qualités, ni de ses performances et la précocité exceptionnelle d’un mec qui « semblait aussi mature qu’un homme de trente ans alors qu’il n’en avait que seize » selon son ancien sélectionneur chez les moins de 17 ans italiens, Bruno Tedino. Tout simplement car, à dix-huit piges, l’international italien a déjà tout d’un grand : la maturité, le calme, la classe. Bref, tout d’un gosse que l’Europe du foot était naturellement amenée à draguer rapidement, de Paris à Madrid, en passant par Turin.

GQ, examens et casse du siècle


Problème, si une fusée comme Kylian Mbappé a été taillée sur mesure, servant à ceux qui viennent boire ses paroles des mots qu’ils n’avaient plus entendus de la part d’un ado depuis longtemps - peut-être toujours -, Gianluigi Donnarumma a décidé de jongler entre les déclarations d’amour à l'AC Milan, club qu’il aime à la folie, et les erreurs grossières. Poser en Une de GQ à 18 piges fait bien sur un CV, mais n’a jamais servi une com’, comme un produit avec un service après-vente bancal. Sur un terrain, le gosse peut pleurer après une défaite ou lorsque son père dans le métier - Christian Abbiati - prend sa retraite. En dehors, il semble déjà avoir plongé dans les bras d’un star system conçu à sa mesure. Signer un contrat pour être représenté par Mino Raiola alors qu’on a seize ans peut aussi conduire à ça et on le sait.


Raiola, c’est l’histoire d’un mec qui s’est construit tout seul, mais aussi celle d’un bonhomme qui a décidé d’utiliser le foot pour s’en mettre plein les fouilles, donc Donnarumma ne pouvait y échapper. Voilà donc plusieurs semaines que l’épisode autour de sa prolongation à l'AC Milan est devenu une saga. Au départ, Raiola utilisait l’argument de la vente ralentie du club pour retarder les négociations. Puis, une offre est tombée : un contrat jusqu’en 2022 et quatre millions d’euros par saison, soit une augmentation de 2400% par rapport à son contrat actuel qui s’arrêtera en juin 2018. On parle donc d’un gardien qui pourrait être aligné sur les standards de Buffon, Neuer ou encore David de Gea, entre autres.

Sécher les examens


Alors, que faire ? Prendre son temps, évidemment, car Mino Raiola tâte les possibilités d’un transfert qui pourrait lui permettre d’engraisser encore un peu plus son coffre-fort. Malheureusement, dans un club comme l'AC Milan, l’attitude passe moyen et le statut de symbole de Donnarumma en a forcément pris un coup. Les nouveaux dirigeants milanais ne s’en sont d’ailleurs pas cachés, Marco Fassone n’hésitant pas à expliquer que l'AC Milan n’avait « pas le temps d’attendre » alors que le nouveau projet est bien lancé et que les recrues commencent à débarquer. On parle donc bien d’un acte manqué de la part de l’adolescent et, pour commencer une carrière, ce n’est pas forcément la meilleure pub. Tout n’est pas de sa faute, tout le monde le sait, mais des questions se posent alors que le flou persiste. Pendant ce temps, le voilà en Pologne avec les Espoirs italiens pour disputer le championnat d’Europe de la catégorie. Pour ça, Donnarumma a été obligé de sécher ses examens de fin d’année, mais aussi de laisser derrière lui les rumeurs sur son avenir. Être précoce c’est bien, maîtriser sa barre, c’est mieux. Devenir capitaine d’un bateau est aussi à ce prix.

Par Maxime Brigand
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