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Gigi Buffon a 20 ans !

C'était un Parme-Milan de Serie A, le 19 novembre 1995. Le futur meilleur portier de la planète faisait ses grands débuts chez les professionnels et annonçait déjà la couleur.

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Numéro 9 sur les épaules, George Weah lance parfaitement Stefano Eranio qui déboule de son aile droite et entre dans la surface. Le contrôle est un poil trop long, Gigi Buffon l'a remarqué et plonge à ras de terre les deux poings devant. « Le match venait de débuter il y a quelques minutes. Cette première parade a donné le ton, déjà qu'on lui faisait confiance, là il n'y avait plus aucun doute sur ses qualités » , se remémore Antonio Bennarivo. La légende prenait vie.

Lui, c'est Gigi Buffon

La clavicule de Bucci


« J'avais eu vent d'un garçon qui jouait dans les buts et qui avait des grosses qualités, mais je ne l'avais jamais vu, car j'étais parti un an entre le Milan et la Samp. C'est en revenant que je l'ai retrouvé lors du stage estival à Folgaria. » Sandro Melli, alors attaquant et futur team manager des Gialloblu a un coup de foudre : « J'aimais bien rester avec lui malgré la différence d'âge. Il avait 17 ans et moi 26, mais j'adorais sa spontanéité et son authenticité. Il disait ce qu'il pensait, il était amusant dans sa façon de parler. Bref, une grosse personnalité. » Buffon, qui ne chausse les gants que depuis trois saisons après un changement de poste tardif, est le portier des U20 (la Primavera), mais également le 3e de l'équipe pro. « Je l'avais vite remarqué durant les oppositions du jeudi entre les deux équipes » , poursuit Bennarivo. Bref, impossible de passer à côté d'un tel talent.

Luca Bucci est le numéro un incontesté, un joueur qui est alors régulièrement convoqué en sélection par Arrigo Sacchi. « Il s'est démis la clavicule et en a pris pour plusieurs semaines. Le premier match, c'est Alessandro Nista qui est titulaire lors d'un déplacement victorieux à la Cremonese » , retrace Melli. Jusque-là, la hiérarchie est respectée, sauf que Buffon met de plus en plus son staff technique en difficulté. « On recevait ensuite le Milan avec qui on partageait la tête du championnat. Nous, joueurs, on savait que le coach était indécis. Comme tous les dimanches matin, Scala passe dans les chambres de chacun d'entre nous pour les briefings perso. C'est à midi qu'on a su que Gigi serait titulaire, soit trois heures avant le coup d'envoi. » Une décision un peu dure à avaler pour le désormais ex-numéro 2 : « Mais il n'a pas fait d'histoire, au contraire, il l'a très bien conseillé. D'ailleurs, Nista a été un temps son préparateur à la Juve » , précise Bennarivo.

Les burnes de Gigi


L'armada du Milan se présente alors au Ennio Tardini pour ce choc de haut de tableau, pas de quoi émoustiller Buffon qui fait preuve d'un sang-froid incroyable : « Il a toujours eu conscience de ses qualités, mais n'a jamais franchi la ligne jaune de la prétention. Cet équilibre, c'était déjà sa force à l'époque » , analyse Melli. Affublé du numéro 12, Gigi pousse de la voix contre les briscards que sont Couto et Sensini, puis sort des parades décisives sur une tentative de Simone à bout portant et une percée de Weah : « On aurait dit un kamikaze, il se jetait sur tous les ballons, c'était l’inconscience de son inexpérience. » À la fin du match, il reçoit même les compliments d'un Seba Rossi subjugué. Et ce n'est pas fini, une semaine plus tard, le jeune imberbe remet ça contre la Juventus, puis enchaîne avec le Napoli et la Lazio derrière. « Une série de rencontres qui aurait pu cramer n'importe quel jeune, pas Gigi !, s'exclame Bennarivo, et si on n'en perd aucune (3 nuls et 1 défaite), c'est surtout grâce à lui. »

Après son intérim de deux mois, Buffon retourne sur le banc ou en Primavera, mais pas pour longtemps. « Bucci était un excellent gardien, il retrouve sa place et continue d'être titulaire le début de la saison suivante avec Ancelotti comme coach. Mais au bout d'un moment, Carlo ne pouvait plus attendre. Après huit journées, il décide de promouvoir Buffon définitivement numéro un. Le plus dur fut de communiquer ce choix à Luca. Nous, coéquipiers, on attendait tous de voir comment cela allait se passer. Et il a eu du mal à le digérer, encore aujourd'hui, il le dit : "Mais pourquoi le meilleur gardien du monde est né ici !" Ça a été un tournant de sa carrière. » Ce samedi, Gigi sera de nouveau confronté au Milan pour boucler une boucle qui l'a vu remporter 8 Scudetti (sur le terrain), une Coupe du monde, devenir le joueur le plus capé de la Nazionale et celui ayant disputé le plus de minutes avec la Juve. Ça valait le coup de sacrifier Bucci.

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Par Valentin Pauluzzi
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