<![CDATA[Gianluigi Buffon - SO FOOT.com]]> fr www.sofoot.com <![CDATA[Gianluigi Buffon - SO FOOT.com]]> <![CDATA[Buffon encense le Bayern]]> text/html fr SO FOOT On peut se faire dominer deux fois de suite par une équipe, se faire traiter de vieux par ses dirigeants, et avoir quand même la classe. Gianluigi Buffon est là pour le prouver. Dans un entretien…]]> On peut se faire dominer deux fois de suite par une équipe, se faire traiter de vieux par ses dirigeants, et avoir quand même la classe. Gianluigi Buffon est là pour le prouver.

Dans un entretien accordé au site officiel de son club, le portier international de la Juventus a dit tout le bien qu'il pensait du Bayern Münich, bourreau des Turinois en quarts de finale de la C1 cette saison.

Très satisfait des progrès réalisés par « sa » Juve, le capitaine bianconero est conscient que la route est encore longue pour les traduire sur la scène européenne : « Pour être au top, nous et les autres équipes européennes devons nous améliorer pour rattraper le Bayern, qui est deux crans au-dessus de tout le monde. S'ils gagnent la Ligue des Champions cette saison, ils se renforceront encore plus, donc ce sera une tâche difficile. Mais gagner au niveau européen peut parfois dépendre de la chance : une petite erreur, un sauvetage décisif... ».

On compte sur toi pour être – encore – présent l'an prochain, Gigi.]]>
<![CDATA[La Juventus s'avoue vaincue]]> text/html fr SO FOOT La Vieille Dame a eu beau tenter. En vain. Pour la Juventus Turin, la marche semblait un peu trop haute hier soir pour accéder aux demi-finales de Ligue des champions. Sans se montrer ridicules,…]]> La Vieille Dame a eu beau tenter. En vain. Pour la Juventus Turin, la marche semblait un peu trop haute hier soir pour accéder aux demi-finales de Ligue des champions.

Sans se montrer ridicules, les Bianconeri sont tout simplement tombés sur un Bayern Munich imprenable, à l'aller comme au retour (2-0 ; 0-2). Une supériorité évidente reconnue à l'unanimité côté italien. « Nous n'avons pas de regrets, nous avons joué au maximum de nos forces actuelles, malheureusement ça n'a pas suffi, nous avons rencontré une équipe qui physiquement, techniquement, en expérience et en conviction, sur tous les plans s'est montrée supérieure à nous, a analysé Gianluigi Buffon au micro de Sky Sports. À l'aller, il pouvait y avoir l'excuse d'une Juve un peu moyenne. Ce soir la Juve a fait ce qu'elle a pu, mais allons, ils sont vraiment très forts ».

Paul Pogba, qui découvrait la Coupe aux grandes oreilles pour la première fois, espère que cette déconvenue servira de ciment en vue des prochaines échéances européennes. « On a joué contre une grande équipe, ils sont plus forts que nous, on l'a vu sur les deux matches. Mais nous sommes contents de notre performance aujourd'hui, contre une équipe plus expérimentée. Ça nous donne espoir pour la saison prochaine ».

Et là, peut-être que Vucinic aura de nouveau l'occasion de se trimballer en slip devant tout le monde.



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<![CDATA[Beckenbauer tacle Buffon, Marotta réagit]]> text/html fr SO FOOT Franck Beckenbauer est du genre chambreur. C'est du moins ce qui vient à l'idée à la lecture de sa déclaration au sujet de Gianluigi Buffon, après la rencontre de Ligue des champions entre le Bayern…]]> Franck Beckenbauer est du genre chambreur. C'est du moins ce qui vient à l'idée à la lecture de sa déclaration au sujet de Gianluigi Buffon, après la rencontre de Ligue des champions entre le Bayern et la Juve ce mardi (2-0). L'ancienne gloire des Munichois estime que le portier de la Vieille Dame est coupable d'une grossière erreur sur le premier but d'Alaba, à la 27e seconde de jeu : « On aurait dit un retraité. Alaba a frappé de 120 mètres. »

Une décla pas franchement sympa, donc. Pas vraiment pertinente non plus, sachant que Buffon est encore parmi les meilleurs au monde à son poste, du haut de ses 35 ans. C'est un peu ce qu'a voulu dire Giuseppe Marotta, directeur général de la Juve, en réaction à cette attaque : « Ces mots, venant d'un grand champion, font mal. Parce qu'ils touchent un autre champion, reconnu non seulement par les tifosi de la Juve, mais par l'ensemble des supporters italiens pour ses performances. En plus, c'est un homme particulier, un grand professionnel plein d'humanité et pris en exemple par les jeunes. En cela, il mérite le respect. »

Buffon, lui, a réagi d'une autre manière. En plus d'accepter le Tapir d'Or, titre décerné par l'émission italienne Striscia la Notizia pour se foutre de la gueule d'une personnalité - il a également reçu un peignoir et des chaussons, pour le retraité - Gigi l'a jouée classe : « Beckenbauer n'a pas tout à fait tort. Maintenant, il faut attendre la prochaine partie. » Mieux vaut pour Beckenbauer que le Bayern ne se ramasse pas au Juventus Stadium. Sous peine de passer pour un con. ]]>
<![CDATA[Photo : Sexy Gigi]]> text/html fr SO FOOT Quand Gianluigi Buffon est intrigué par une question en conférence de presse de la sélection italienne de football, il adopte une posture bien étrange... Ou alors avait-il simplement un bout…]]> Quand Gianluigi Buffon est intrigué par une question en conférence de presse de la sélection italienne de football, il adopte une posture bien étrange...

Ou alors avait-il simplement un bout de salade coincé entre les dents. ]]>
<![CDATA[L'Angleterre tape le Brésil, l'Italie accrochée]]> text/html fr SO FOOT Nouvelle victoire de la Roja face à l'Uruguay, nul entre les Pays-Bas et l'Italie sur une égalisation signée Verratti, défaite du Brésil à Wembley et plein d'autres choses encore… Le résumé de la soirée foot. L'Espagne tranquille… La Roja a assuré ce soir à Doha – ouais, à Doha – en dominant l'Uruguay 3-1. C'est Fàbregas, bien aidé par les mains beurrées du gardien uruguayen Muslera,…]]> L'Espagne tranquille…

La Roja a assuré ce soir à Doha – ouais, à Doha – en dominant l'Uruguay 3-1. C'est Fàbregas, bien aidé par les mains beurrées du gardien uruguayen Muslera, qui a ouvert le score au quart d'heure de jeu. Mais la Celeste parvenait à égaliser peu de temps après par l'ancien Parisien Cristian Rodríguez, bien trouvé dans le dos de Puyol, monsieur 100 capes. Les Espagnols reprenaient l'avantage au retour des vestiaires par Pedro, qui profitait d'une mauvaise relance adverse pour marquer d'une frappe croisée. Ce même Pedro s'offrait le doublé à un quart d'heure de la fin en se trouvant à la conclusion d'un joli mouvement collectif. Le champion du monde et d'Europe en titre paraît plutôt prêt pour aller défier la France en mars.


L'Angleterre s'offre le Brésil

C'était le match de gala de la soirée et il a tourné à l'avantage des locaux, dans leur antre de Wembley. Pour la 100e d'Ashley Cole, l'Angleterre a dominé le Brésil 2-1 grâce à des réalisations de Rooney, opportuniste, et de Lampard, d'une subtile frappe instantanée qui termine en poteau rentrant. Entre les deux, c'est l'ancien Lyonnais Fred, tout juste entré en jeu à la pause, qui était parvenu à égaliser pour la Seleção. De retour en sélection, Ronaldinho a eu l'occasion d'ouvrir la marque sur pénalty en début de rencontre, suite à une main dans la surface de Wilshere, mais il s'est heurté à un double sauvetage de Joe Hart. Le nouveau sélectionneur Luiz Felipe Scolari a pas mal de travail à fournir pour rendre cette sélection présentable avant d'accueillir sa Coupe du monde…


Verratti arrache l'égalisation pour l'Italie

À Amsterdam, les Pays-Bas ont été contraints au résultat nul 1-1 face à l'Italie. Ils auraient mérité mieux, mais se sont heurtés notamment à une belle performance de l'éternel Gianluigi Buffon dans les cages transalpines. L'ouverture du score est intervenue à la demi-heure de jeu : l'attaquant du PSV Jeremain Lens faisait preuve de sang-froid dans la surface adverse pour éliminer son défenseur d'un coup du sombrero, avant de balancer une torpille dans les filets de Buffon. Puis finalement, dans le temps additionnel, Marco Verratti faisait preuve du même sang-froid et profitait du relais de Gilardino pour tromper Tim Krul. À signaler la piètre prestation de Balotelli, titularisé au coup d'envoi et qui n'a jamais vraiment pu se mettre en évidence.


Mais aussi…

- La Turquie a confirmé qu'elle était en galère ces derniers temps en se faisant taper à domicile par la République tchèque sur des buts marqués en 1re période par Krejčí et Lafata.

- À Séville, l'Ukraine a dominé la Norvège 2-0. Faut reconnaître que les Scandinaves l'ont bien cherché, en titularisant le Toulousain Braaten seul en pointe. Elle paraît déjà loin, l'époque de John Carew et Tore André Flo… À noter que le néo-Rennais Konradsen est entré en cours de jeu, que l'Ukraine a terminé la rencontre à 10 et que la Norvège a loupé un péno.

- L'ancien Brestois et nouvel attaquant toulousain Eden Ben Basat s'est distingué avec la sélection israélienne, en ouvrant la marque face à la Finlande. Puis c'est finalement le joueur de Bruges Lior Refaelov qui scelle la victoire en toute fin de match, alors que la Finlande était parvenue à revenir au score.

- Belles performances de la Croatie, qui cogne la Corée du Sud 4-0, et de la Bosnie, qui est allé humilier son voisin slovène 3-0.

- Surprise à Skopje, où la Macédoine a largement dominé le Danemark 3-0. Mieux, ce lourd avantage au score a été acquis après même pas une demi-heure de jeu !

- Victoire à l'arrache de la Belgique face à la Slovaquie : ouverture du score d'Eden Hazard sur pénalty en début de rencontre, égalisation à la 88e signée Richard Lasik, avant que Dries Mertens n'offre la victoire aux Diables rouges dans les derniers instants, sur une passe décisive de Moussa Dembélé. Benteke avait été préféré à la pointe de l'attaque belge au coup d'envoi, avant son remplacement par Lukaku au retour des vestiaires.

- Chez les voisins d'outre-Manche, c'est une bonne soirée, avec les victoires de l'Irlande, du Pays de Galles et de l'Écosse, sans oublier celle de l'Angleterre. Seule l'Irlande du Nord fait de la peine avec un triste 0-0 obtenu face à Malte.

- Enfin, contre-performance pour le Portugal, battu à domicile par l'Équateur. Cristiano Ronaldo a pourtant marqué, de même qu'Hélder Postiga – oui, Hélder Postiga. Mais défensivement, ça a été très laborieux, avec d'abord une ouverture du score de Valencia, sur un loupé du gardien Eduardo, puis une énorme mésentente entre le défenseur João Pereira et ce même Eduardo. Enfin, c'est Caicedo qui offre une victoire de prestige à l'Équateur, deuxième du groupe de qualification pour le Mondial dans la zone Amsud.

Les principaux résultats : Norvège – Ukraine 0-2 ; Espagne – Uruguay 3-1 ; Turquie – République tchèque 0-2 ; Angleterre – Brésil 2-1 ; Pays-Bas – Italie 1-1 ; GrèceSuisse 0-0 ; IslandeRussie 0-2 ; Belgique – Slovaquie 2-1 ; Irlande – Pologne 2-0 ; Roumanie – Australie 3-2 ; Portugal – Équateur 2-3]]>
<![CDATA[Top 10 : Ils n'ont pas eu le Ballon d'or et on a du mal à le croire ]]> text/html fr SO FOOT Lionel Messi devrait gagner sans forcer son quatrième Ballon d'or de suite. Ce qui fait de lui un homme unique. Dire que pendant ce temps-là, une dizaine de grands champions vont crever sans jamais en recevoir un seul. Top 10 injustice. 1 - Ferenc Puskás Le major galopant, ce génie. Un pied gauche qui n'a rien à envier à celui de Lionel Messi. Puisque Lionel Messi va être couronné pour ses stats plus que son…]]> 1 - Ferenc Puskás

Le major galopant, ce génie. Un pied gauche qui n'a rien à envier à celui de Lionel Messi. Puisque Lionel Messi va être couronné pour ses stats plus que son palmarès en 2012, le Hongrois peut également sortir son sexe : 371 matchs, 387 buts avec le Honved. 260 matchs, 237 buts avec le Real Madrid. 85 matchs et 84 buts avec la sélection magyar. Tranquille. Il s'est même offert trois C1 et cinq titres de champion d'Espagne. En 1960, il plante douze buts durant son parcours européen victorieux. A 75 piges, le type faisait le quintal, mais arrivait toujours à nettoyer les lunettes adverses avec des mocassins et un pantalon à pinces. Le meilleur de tous.


2 - Paolo Maldini

À lui seul, Paolo Maldini a gagné plus de C1 que le Barça. Il en compte cinq sur le CV. À cela, l'Italien a ajouté une chiée de trophées, mais pas de Ballon d'or en dépit de deux podiums (1994, 2003). Il faut dire qu'en choisissant de jouer défenseur latéral, puis central, le fils de Cesare s'est tiré une balle dans le pied. Les défenseurs n'intéressent plus personne. Outre le grand Beckenbauer, Sammer et l'énigme Cannavaro, aucun d'entre eux n'a été sacré. Maldini a aussi eu le tort d'être fidèle à son club, rarement mauvais et trop peu médiatique. Cette remarque vaut aussi pour Franco Baresi, par exemple.


3 - Just Fontaine

On va se dire franchement les choses. Lionel Messi n'a pas gagné son Ballon d'or sur son palmarès de l'année (une Coupe du Roi) mais sur ses stats de mutant (91 buts sur l'année civile), battant ainsi le record de Gerd Müller qui datait de 1972. Un détail ? Sauf pour Just Fontaine, qui a traversé la Coupe du monde 1958 comme un taureau en plantant 13 pions. Un record qui date encore et qui n'est pas prêt de tomber. Alors oui, c'était une autre époque mais l'attaquant du Stade de Reims a posé ses grosses paluches sur la planète football en un été. Et ça fait 54 ans que ça dure.


4 - Raùl

Avant de s'exiler en Allemagne puis au Qatar, le numéro 7 du Real Madrid a livré des saisons de porc dans la capitale espagnole. Il a même envoyé des double-doubles XXL (19 buts et 24 passes en 1996, 21 buts et 25 passes la suivante) avant de poser son empreinte sur l'Europe avec trois victoires en Ligue des champions, une compétition où il s'est illustré en claquant 66 caramels. Dès 17 ans, le Merengue avait fait des joutes continentales sa cour de récréation. Sans doute pas assez pour les poètes de ce monde puisque l'Espagnol n'a jamais eu droit à la récompense dorée. Pis, il n'a validé qu'un seul podium - en 2001. La tristesse.


5 - Ryan Giggs

Qui suis-je ? Indice, chez vous : Magicien gallois. J'ai gagné douze championnats d'Angleterre et deux Ligues des Champions. Je joue encore à près de 40 ans dans le club le plus titré d'Angleterre. J'ai été élu meilleur joueur de Premier League à 35 ans et j'ai trompé ma femme avec la meuf de mon frère. Je suis le joueur de champ le plus titré de l'histoire du football avec 32 titres et j'ai disputé le plus grand nombre de matchs avec mon club. Bien entendu, je n'ai jamais gagné le Ballon d'or ni même disputé une compétition internationale. Je suis ? Je suis ? Oui, je suis Ryan Giggs. Bravo, vous repartez avec un dictionnaire des synonymes.


6 - Francisco Gento

Ailier gauche en son temps, l'Espagnol était un homme collectif au palmarès à la limite de l'indécence (6 C1 et 12 championnats d'Espagne, personne n'a fait mieux). Pourtant, il ne faisait rêver personne. Il ne marquait pas assez et devait partager l'assiette de la gloire avec des monstres : Di Stéfano, Puskás, Kopa, Rial ou encore Joseito. Beaucoup trop de bouches à nourrir. En bon camarade, Francisco a fermé sa gueule et laissé les collègues se gaver. Fair-play.


7 - Thierry Henry

Ah Titi, comme ton pote Samuel Eto'o, tu as un palmarès de brigand (C1, Premier League, Coupe du monde, Euro, etc.), des statistiques de patron et un statut de meilleur buteur de l'histoire des Bleus. Pourtant, comme Eto'o, les gens ne t'aimaient pas assez pour te filer cette breloque dorée. Tu as pourtant fait deux podiums (2003 et 2006), mais l'Europe ne méritait pas ton talent et ton melon. Tu as eu ta statue, c'est déjà ça.


8 - Laszlo Kubala

Dans les années 50, le Hongrois était l'une des premières stars étrangères du FC Barcelone. Alors que Puskás se la racontait au Real, Laszlo faisait les beaux jours de l'ennemi. Et plutôt bien (troisième meilleur buteur de l'Histoire du Barça derrière Messi et Rodriguez), l'attaquant formé à Ferencváros s'est quand même enfilé cinq championnats d'Espagne alors que le Real dominait la scène européenne. Et quand un mec du Barça rafle enfin un Ballon d'or (1960), c'est son pote Luis Suárez qui réalise le braquo. L le maudit.


9 - Antonin Panenka

Comment un mec qui a laissé son empreinte sur le monde du football a-t-il pu terminer l'année 1976 sans le trophée ? Antonin Panenka est quand même connu pour avoir inventé une hype. Au lieu de frapper en force son penalty, il frappe doucement le ballon du coup de pied, comme une pichenette, laquelle trompe le gardien parti chercher bonheur ailleurs. Couillu, il le tente même le soir de la finale du Coupe d'Europe des Nations 1976, où la Tchécoslovaquie bat la R.F.A. aux tirs au but. Panenka était le dernier tireur. Génie. Quand Zidane le tente en finale du Mondial 2006, là, tout le monde veut lui filer le Ballon d'or...


10 - Gianluigi Buffon

En 2013, Gianluigi Buffon a été déjà élu meilleur gardien du XXIe siècle. Ça suffit à l'injustice. Son palmarès n'y fait rien (Mondial 2006, C3 1999, Championnats d'Italie, etc.), sa classe non plus. Depuis Lev Yachine, aucun gardien n'a eu le droit de soulever le Ballon d'or. Pourtant, l'Italien a une araignée noire dans chaque doigt.


PS : Ce classement tient compte du fait qu'avant 1995, aucun joueur non-européen ne pouvait prétendre au Graal. Les Pelé, Maradona, Sócrates, Garrincha, Hugo Sánchez ou autre Falcao peuvent donc dormir en toute tranquillité, ils n'ont pas été oubliés. ]]>
<![CDATA[Top 100 : Buts de légende (70 à 61)]]> text/html fr SO FOOT Ils sont beaux (souvent), moches (parfois), émouvants (toujours), importants (quand même), futiles (donc utiles), impossibles (et pourtant), voire contre leur camp (Escobar RIP), et vont se découvrir au fur et à mesure de ce dernier mois de l'année. Ou s'il ne devait rester que 100 buts, pour autant d'histoires qui racontent la même chose : le football. 70. Roberto Carlos : Tenerife – Real Madrid (Liga, 21 février 1998, 4-3) Bien sûr, on connaît tous le coup franc de l'extérieur contre les Bleus lors du Tournoi de France 97.…]]> 70. Roberto Carlos : Tenerife – Real Madrid (Liga, 21 février 1998, 4-3)

Bien sûr, on connaît tous le coup franc de l'extérieur contre les Bleus lors du Tournoi de France 97. Franchement, le ballon est arrêté, et le mur mal placé. Rien de formidable si on le compare avec ce but impossible inscrit face à Tenerife quelques mois plus tard. Lancée sur son aile, la mobylette brésilienne place du poteau de corner une reprise de volée qui surprend le gardien. Certes, on en est en droit de se demander s'il l'a fait exprès... Il est en tout cas assez dingue pour ça.


69. Sanon : Italie-Haïti (Coupe du monde, 15 juin 1974, 3-1)

Coupe du monde 1974. Qualifié on ne sait trop comment, Haïti fait groupe avec la Pologne, l'Argentine et l'Italie d'un certain Dino Zoff. Le gardien est invaincu depuis septembre 1972, soit 1097 minutes. C'est long. Et comme chambre Max Merkel, l'entraîneur du Munich 1860 (la rencontre a en effet lieu dans la capitale bavaroise), « Haïti a à peu près autant de chances de marquer un but au cours du tournoi que moi d'atteindre la lune en tirant à l'arc ». Commence le premier match de ce groupe 4, et en effet, Zoff a beaucoup moins de taf que son homologue Francillon. Mais le score demeure vierge. Et, en début de seconde mi-temps, Nazaire, qui joue alors en D2 à Valenciennes, repousse de la tête une louche de Facchetti en direction de Vorbe qui, d'une ouverture en forme de ligne droite vers le but, lance son attaquant, Sanon, qui grille une défense qu'il jugeait lui-même trop lente, se paye Zoff d'un crochet du gauche et met fin à la série de Dino. 1143 minutes. L'Italie gagnera finalement ce match 3-1, mais ne sortira pas des poules, devancée par l'Argentine… à la différence de buts.


68. Emmanuel Adebayor : Manchester City - Arsenal (Premier League, 12 septembre 2009, 4-2)

La rage. Emmanuel Adebayor devait sûrement l'avoir, ce 12 septembre 2009. Après trois années passées chez les Gunners, le Togolais a signé à Manchester City, en début de saison. Hasard du calendrier, les deux équipes doivent croiser le fer, un mois seulement après ce transfert. Sur la pelouse, Manu est tendu, très tendu. Après avoir balancé une gifle à Song, le néo Citizen essuie ses crampons sur le visage de Van Persie. Plutôt musclées, comme retrouvailles. Et ce n'est pas fini. À la 80e, il envoie un coup de boule, dans le ballon cette fois : but. Adebayor, en transe, tape alors le sprint le plus rapide de sa carrière et traverse l'intégralité du terrain, avant de conclure par une glissade devant…les supporters d'Arsenal. La provocation à son paroxysme. Ce jour-là, clairement, le natif de Lomé ne jouait pas pour son équipe, mais contre son ancienne…


Un petit C José, pour la route

67. Delfi Geli : Liverpool - Alavés (Finale de la Coupe de l'UEFA, 16 mai 2001, 5-4)

Il y a des soirées, comme ça, inoubliables. Le 16 mai 2001, jour de duel divin entre Liverpool et Alavés, en finale de la Coupe de l'UEFA, figure incontestablement au Panthéon. Un match de tous les records : nombre de buts dans une finale de C3, palme du plus beau scénario, avec 4 buts partout à une poignée de minutes des tirs au but. Mais c'est un autre record qui vaut aux potes de Jordi Cruyff de figurer dans cette liste. À la 116e minute, l'Espagnol Delfi Geli marque un but de la tête et délivre une bonne partie du stade. Problème : le défenseur d'Alavés vient de tromper, d'un joli coup de tête, son propre gardien. Et détient désormais une perf inégalée : marquer un but en or contre son camp lors d'une finale européenne. Cruel. Sûr que Delfi Geli n'a toujours pas oublié cette soirée à Dortmund.


66. Pascal Feindouno : PSG - Bordeaux (Championnat de France, 29 mai 1999, 2-3)

Ce soir-là, Pascal Feindouno, inconnu de 18 piges, alors en stage chez les Girondins, trompe Bernard Lama en toute fin de match et offre du même coup le titre à son équipe. L'OM, jusque-là virtuellement champion, prend un sale coup derrière la nuque. Depuis ce coup d'éclat adolescent, Feindouno a pas mal déçu. Intermittent du spectacle, le Guinéen a égrené son grand talent avec parcimonie. Mais il s'en fout, il peut dire qu'un jour il a été ovationné par tout un stade qui a passé son match à pousser les attaques girondines et à se demander comment célébrer les buts de Rodriguez et d'Adailton... Oui, il fut un temps où le Parc des Princes ne sifflait pas chaque match nul de son équipe. Mieux, ce 29 mai 1999, Auteuil et Boulogne ont conjointement applaudi la défaite.


65. Filippo Inzaghi : Milan - Liverpool (Finale de Ligue des champions, 23 mai 2007, 2-1)

Au commencement, il y a le renard. Mais avant le renard, il y a Inzaghi. Un joueur qui, contrairement à ce que Sir Alex peut en penser, n'a pas passé sa vie en position de hors-jeu. Non. Superpippo a juste passé sa vie au bon endroit. Toujours. Un tir repoussé par le gardien ? Il est là pour la foutre au fond. Un tir raté qui se transforme en centre ? Il est là pour la foutre au fond. Un cafouillage devant la ligne de but ? Il est là pour la foutre au fond. Et ainsi de suite. En ce soir de mai 2007, Inzaghi atteint le sommet de sa carrière. Le Milan AC affronte Liverpool en finale de Ligue des champions, pour la revanche de la folle édition 2005. Cette fois-ci, pas question de laisser les Anglais s'offrir une remuntada. Car Pippo est là. Sur un coup franc de Pirlo, qui est là, caché derrière le mur, pour dévier la trajectoire du tir ? Inzaghi, bien sûr. Et en seconde période, qui est encore là pour partir à la limite du hors-jeu, éliminer le gardien et marquer dans le but vide ? Maître Renard, en personne. Deux buts symboles d'une carrière. Deux buts pour l'éternité.


64. Rashidi Yekini : Nigeria - Bulgarie (Coupe du monde, 21 juin 1994, 3-0)

Personne n'a jamais décroché Rashid Yékini des filets du Cotown Ball de Dallas. Marginalisé par ses coéquipiers, Yékini célèbre seul le premier but (un banal plat du pied à deux mètres de la ligne) du Nigeria dans une phase finale de Coupe du monde. Seul mais au cœur du monde, l'attaquant de Sétubal prie autant qu'il pleure, enlacé dans les filets. Des secondes qui paraissent une éternité pour un homme déjà gagné par ses démons intérieurs et cette folie qui pointe. Dix-huit ans plus tard, le Nigérian passera définitivement de l'autre côté des filets. Seul encore une fois.


63. Roberto Mancini : Parme - Lazio (Serie A, 17 janvier 1999, 1-2)

Saison 98-99. Lors de ce dernier match de la phase aller de la Serie A, la Lazio, 3e, rend visite à Parme, leader. Les deux formations sont magnifiques, et à tous les postes, les duels sont dingues. Nesta contre Thuram, Mihajlović contre Cannavaro, Stanković contre Fuser, Mancini contre Veron, Salas contre Chiesa, Vieri contre Crespo. Bref, la folie. Au bout d'une heure de jeu, c'est en toute logique que les deux formations n'arrivent pas à se départager. Crespo a répondu à Salas. 1-1. On joue la 68e minute quand les Romains obtiennent un corner. Mihajlović, d'un pied gauche relativement précis, dépose une parabole au premier poteau. La suite n'est plus du football. C'est de la poésie. Roberto Mancini vient tutoyer les étoiles avec un geste de rare beauté, pur et instantané. Une talonnade qui se passe d'adjectifs, dos au but, et qui termine dans la lucarne d'un certain... Gianluigi Buffon. Pas un geste de taekwondo. Juste du génie. À l'image de l'extraordinaire joueur qu'a été Roberto Mancini. Ah, pour info, la Lazio s'impose finalement 3-1. Presque un détail.


62. Steve Marlet, OL - RC Lens (Championnat de France, 9 septembre 2000, 3-0)

« Si je n'avais pas été l'entraîneur adverse, je me serais levé et j'aurais applaudi. » Par ces simples mots, Rolland Courbis, alors coach du RC Lens, a bien illustré la destinée du ciseau de Steve Marlet, que le public de Gerland risque de garder en tête pour la postérité. Ce soir de septembre 2000, dans un stade vibrant pour la victoire deux à zéro qui se profile face au leader, Steve l'Audonien attend la 87e pour poser sa griffe à jamais. La transversale d'Éric Deflandre est parfaite et l'acrobate de claquer un truc impossible, monstre de coordination et de justesse technique. Le tout dans la lucarne opposé de Guillaume Warmuz, s'il vous plaît. Peut-être le point de départ de l'ultra-domination des Gones au début des années 2000


Sa version “Fugees” de No Woman no Cry

61. Francesco Totti : Inter Milan - AS Roma (Serie A, 26 octobre 2005, 2-3)

Demi-finale de l'Euro 2000. L'Italie a réalisé un match héroïque, à 9 contre 11, contre les Pays-Bas, et est parvenue à tenir le 0-0 jusqu'à la séance de tirs au but. Lors de cette séance, Francesco Toldo est infranchissable. Arrive Francesco Totti, 23 ans. « Mo' je faccio er cucchiaio », dit-il en dialecte romain à son pote Di Biagio. En gros, « Je vais lui faire une panenka ». Et il s'exécute, inscrivant ainsi l'une des plus belles panenkas de l'histoire. Le piqué devient alors son geste. Il le réalisera à plusieurs reprises avec le maillot de sa Roma bien-aimée. Ses deux les plus marquantes ? Un but exceptionnel lors du derby romain de 2001, remporté 5-1 par la Louve, puis, quelques années plus tard, lors d'un match au sommet face à l'Inter, à San Siro, alors que les deux équipes sont à la lutte pour le titre. Un geste de génie, face à un gardien qui répond au doux nom de... Francesco Toldo. Totti est aujourd'hui le troisième meilleur buteur de l'histoire de la Serie A, avec 221 pions. Mais celui-là compte double. Au moins.



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Pour les fous furieux, un forum spécial est ouvert, ici.

Rendez-vous demain à 14h pour la suite du top 100 des buts de légende avec les réalisations classées du numéro 70 à 61...]]>
<![CDATA[Ciccio Lodi, docteur ès coups francs]]> text/html fr SO FOOT Le meilleur pied gauche de la Serie A ne joue ni à la Juve ni à l'Inter. Non, la plus belle patte gauche de la Botte, c'est Francesco Lodi. Milieu de terrain de Catane, il a fait des coups francs en pleine lucarne sa spécialité. Il y a eu le pied droit d'Alessandro Del Piero. Il y a eu le pied gauche de Siniša Mihajlović. Il y a désormais le pied gauche de Francesco Lodi. Moins connu, moins bling-bling, le joueur s'est…]]> Il y a eu le pied droit d'Alessandro Del Piero. Il y a eu le pied gauche de Siniša Mihajlović. Il y a désormais le pied gauche de Francesco Lodi. Moins connu, moins bling-bling, le joueur s'est pourtant imposé lors des dernières années comme le meilleur tireur de coups francs (et de pénaltys) de la Serie A. Mais pas seulement. Lodi est peut-être l'un des joueurs les plus sous-estimés du championnat d'Italie. Pourquoi ? Parce qu'il est, de nature, quelqu'un de discret, parce que son parcours pro n'a rien de transcendant, mais aussi parce qu'il joue désormais à Catane, pas le club le plus médiatisé une fois les frontières italiennes dépassées. C'est simple : en Serie A, Lodi a jusqu'ici inscrit 17 buts. Un seul l'a été sur action. C'était son premier, le 18 octobre 2009, avec le maillot de l'Udinese. Depuis, Lodi, c'est 16 pions avec le maillot de Catane : 8 coups francs directs et 8 pénaltys. Pas de jaloux. Un vrai puriste, puisque l'intégralité de ses buts en première division a été inscrite avec son pied gauche magique. Et peu importe le gardien en face. Le milieu de terrain a déjà trompé Júlio César, Buffon, Handanović ou encore Sébastien Frey. Mais qu'attend donc un grand club pour faire signer ce Napolitain de naissance ?

Buffon s'incline à la 95e

Francesco Lodi a été découvert sur le tard. En réalité, sa véritable explosion a lieu le 13 février 2011. Ce jour-là, son club de Catane reçoit Lecce. Les Siciliens sont menés 2-1 à dix minutes du terme lorsqu'ils obtiennent un coup franc. Dans un angle quasiment impossible, Lodi enveloppe une merveille de frappe qui trompe Rosati, le gardien de Lecce. Mais il n'en reste pas là. Cinq minutes plus tard, Catane obtient un nouveau coup franc, cette fois-ci dans une position idéale pour un gaucher. Lodi prend ses responsabilités et envoie une magnifique frappe dans la lucarne opposée. Catane s'impose 3-2, et l'Italie toute entière découvre ce joueur alors âgé de 26 ans. Quelques semaines plus tard, il récidive. Catane est mené 2-1 sur la pelouse de la Juventus. L'arbitre siffle un coup franc en sa faveur à la 94e minute. La dernière chance avant le coup de sifflet final. Lodi ne tremble pas, regarde Gianluigi Buffon dans les yeux et envoie un coup franc parfait se loger au ras du montant, laissant le portier de la Nazionale immobile. Lors de la saison 2011/12, avec Vincenzo Montella aux commandes (qui le fait reculer de milieu offensif à regista, comme Pirlo dans sa jeunesse), il affute encore son pied gauche. Il claque deux coups francs, face à Novara et lors du derby sicilien contre Palerme, mais inscrit surtout six pénaltys, sur six tentatives.

Et le joueur n'a pas l'intention de s'arrêter en si bon chemin. Depuis le début de la saison en cours, il a déjà inscrit trois « calci di punizione », face au Genoa (le but du 3-2 à six minutes du terme), l'Udinese et Palerme, ce week-end. Pour l'occasion, et c'est une première, d'ailleurs, son coup franc n'a pas permis à Catane de marquer des points, puisque l'équipe de Maran s'est inclinée 3-1. Mais Lodi a gagné sa réputation. Désormais, tout le monde le craint. À commencer par les entraîneurs adverses. « Catane, avec Lodi, a un spécialiste extraordinnaire sur coup franc. Comment le contrer ? Il suffit d'éviter de commettre des fautes aux abords de la surface », déclarait le coach de Cagliari, Ivo Pulga, avant la confrontation face à Catane. Mission accomplie, puisque les Sardes ont réussi à tenir le 0-0. Quant au joueur, il ne tente pas de dissimuler pas la façon dont il prépare ses coups de maître. « Avant toute chose, je regarde le mur. J'étudie où sont placés les joueurs les plus grands. Ensuite, je plie mon corps d'une certaine manière. Pendant l'entraînement, je m'exerce le vendredi et le samedi, avec ou sans mur. Dix tirs à gauche du but, dix au centre et dix à droite. Toujours des frappes enveloppées », explique-t-il sur TuttoCalcioCatania.net. Les gardiens avaient déjà compris, qu'il aimait les envelopper.

Tifoso du Napoli depuis toujours

Qu'a donc fait « Ciccio » Lodi avant d'éclore à Catane ? Et pourquoi a-t-il éclos si tard ? Le joueur est originaire de Naples, ou plutôt de Frattamaggiore, une ville de 30 000 habitants à quelques kilomètres de Naples. Une bourgade dont est également originaire Lorenzo Insigne, l'actuel attaquant du Napoli. Comme tout gamin de la région, Francesco tombe amoureux du Napoli. Il naît d'ailleurs en 1984, l'année où Diego Maradona débarque au San Paolo. Il grandit en même temps que le Pibe fait des merveilles et, enfant, il rêve de tirer les coups francs comme son idole. « Aujourd'hui, à Catane, je porte le numéro 10, le même que celui du plus grand joueur de l'histoire. Je regarde souvent les prouesses de Maradona en DVD. C'est d'ailleurs en regardant ses coups francs que je me suis inspiré pour tirer les miens. Je m'entraînais à tirer des coups francs dans la rue, avec comme but de toucher les enseignes des magasins », raconte-t-il dans une interview à Mediaset Premium. Lodi et Naples. Une véritable histoire d'amour. Le joueur en est tifoso depuis toujours, et ne cache jamais son émotion lorsqu'il s'agit d'affronter les Partenopei. « Nous parlons là de l'équipe de ma ville et de mon cœur, même si Catane m'a déjà conquis. J'ai joué plusieurs fois contre le Napoli au San Paolo. Une fois, c'était avec Frosinone, en Serie B. Le match s'est terminé sur le score de 1-1 et j'ai marqué sur pénalty. Ce jour-là, au stade, il y avait tous mes amis et ma famille... qui supportaient Naples », se souvient-il.

Il y a quelques semaines, il n'a d'ailleurs pas hésité à protester contre le reportage de la Rai, au cours duquel un journaliste avait fait une blague de mauvais goût, affirmant que « les Napolitains puaient ». Après un pénalty inscrit contre la Lazio, Lodi a ainsi mimé le geste d'un homme qui se met du déodorant et du parfum sur les poignets. Joli. Mais une question demeure en suspens : pourquoi n'a-t-il donc jamais joué pour son équipe de cœur ? Tout simplement parce que l'occasion ne s'est jamais présentée. Formé à l'Empoli, après avoir débuté dans les clubs locaux de l'Oasis Club de Frattamaggiore et de l'US San Nicola, il fait ses premiers pas avec les pros le 3 septembre 2000, en Serie B, face à la Pistoiese. Il a alors 16 ans et demi. Il part ensuite à Vicenza, revient à Empoli, se tire à Frosinone, revient encore à Empoli, est prêté à l'Udinese, repart à Frosinone. Le tout avec, toujours, son lot de coups francs magiques. Un parcours de globe-trotter qui le mène finalement à Catane lors du mercato hivernal de janvier 2011. Régulièrement appelé dans les équipes de jeune de la Squadra Azzurra, il attend toujours sa première convocation en Nazionale. Bah ouais… Un coup franc en pleine lucarne, contre le Brésil, en demi-finale de la Coupe du monde 2014, ce serait tout de même beau, non ?

Quelques coups francs :

02.09.2012 - Catania/Genoa 3-2

18.12.2011 - Catania/Palermo 2-0

13.02.2011 - Catania/Lecce 3-2

23.04.2011 - Juventus/Catania 2-2


Serie A - J15 - Catane/Milan AC - Vendredi 30 novembre - 20h45]]>
<![CDATA[La Juve n'a plus le choix]]> text/html fr SO FOOT Ce soir, la Juventus reçoit Chelsea au Juventus Stadium. Les données sont assez simples : en cas de défaite, les Turinois sont éliminés à 99%. En cas de succès, en revanche, tout serait relancé dans ce groupe. Gianluigi Buffon n'est pas le genre de joueur qui joue l'intox. Lorsqu'il dit quelque chose, c'est qu'il le pense. Et surtout qu'il se sent concerné. Juste après le match nul contre la Lazio (0-0),…]]> Gianluigi Buffon n'est pas le genre de joueur qui joue l'intox. Lorsqu'il dit quelque chose, c'est qu'il le pense. Et surtout qu'il se sent concerné. Juste après le match nul contre la Lazio (0-0), samedi, le gardien bianconero n'avait pas envie de parler de la prestation des siens ou des arrêts de son homologue Marchetti. Non. Gigi avait déjà l'esprit tourné vers Chelsea. Et son esprit était inquiet. « Nous sommes en train de parler d'une équipe qui, il y a quatre mois, a remporté la Ligue des champions. Dire que nous pouvons leur être supérieurs me semble un peu présomptueux. Nous allons affronter une équipe qui a déjà une expérience internationale, en plus d'une force technique très élevée » a-t-il affirmé aux micros de Rai Sport. Plus que quiconque au sein de son équipe, le portier de la Nazionale a compris l'enjeu de ce match. Un match à quitte ou double. « Da dentro o fuori », comme on dit en italien (dedans ou dehors). « Juve-Chelsea est le croisement de notre saison, un match qui nous permettra de rêver à quelque chose de grand pour le futur, ou bien qui nous fera revoir nos ambitions à la baisse. Si tu joues à la Juve, tu dois avoir de grands objectifs, toujours. L'important, c'est que la Juve soit redevenue compétitive. C'est ce que nous voulions » a-t-il précisé. Compétitive en Italie, c'est sûr. Sur la scène européenne, il va falloir encore le prouver.

Dominer n'est pas gagner

Le but de Victor Moses, inscrit à la 93e minute du match face au Shakhtar, change la donne. A 2-2, le Shakhtar aurait été seul en tête du groupe avec huit points, la Juve deuxième avec six, et Chelsea troisième avec cinq. Mais la victoire des Blues à la dernière minute propulse le champion d'Europe en tête du groupe, à égalité avec les Ukrainiens. Ce qui change pas mal de choses pour la Juve, qui conserve son destin entre les mains, certes, mais qui va devoir réaliser deux exploits lors des deux derniers tours. Le premier, c'est donc ce soir, face à Chelsea. Deux équipes qui ont marché sur l'eau en début de saison, et qui marquent clairement le pas. Battue par l'Inter pour la première fois depuis 49 matchs, la Vieille Dame a dit adieu à son invincibilité en Serie A. Si elle s'est vite rattrapée en étrillant Pescara (6-1), elle a à nouveau commis un faux pas, ce week-end, contre la Lazio. Une rencontre que la Juve a dominé de la tête et des épaules, mais qu'elle n'a pourtant pas su remporter. La faute au gardien adverse, d'une part, à une certaine stérilité en attaque, de l'autre. L'absence de Pirlo, suspendue pour l'occasion, n'a pas aidé non plus.

Suffisant pour que l'équipe turinoise soit en plein doute ? Non. C'est en tout cas ce qu'affirme son milieu de terrain, Claudio Marchisio. « Nous arrivons à ce match au meilleur moment. Nous sommes bien. Je ne vois aucun problème particulier en attaque. D'ailleurs, nous sommes l'équipe qui avons marqué le plus de buts en championnat. La fatigue ? Non, nous ne la sentirons pas car nous avons une immense motivation. L'important, c'est d'avoir la même mentalité que lors des derniers matchs » a-t-il avancé en conférence de presse. Bon, lorsqu'il parle des derniers matchs, le chouchou du Juventus Stadium parle certainement des rencontres face à Pescara (6-1) et à Nordsjælland (4-0), où la Juve a rendu une copie quasi-parfaite. Il faudra être au moins aussi performant, ce soir, pour venir à bout d'un Chelsea qui reste sur quatre matchs sans la moindre victoire en Premier League. Mais qui conserve l'avantage psychologique de ne pas être dans l'obligation de s'imposer à Turin pour rester dans d'excellentes dispositions en vue de la qualif.

La revanche de 2009

Revenons aux données du problème. La Juve doit gagner. C'est impératif. Gagner pour passer devant Chelsea, et pour pouvoir aller à Donetsk lors de la dernière journée en étant consciente qu'un match nul lui suffira alors pour se qualifier. Une défaite, pour sa part, serait éliminatoire pour la Juve. Le Shakhtar ayant de grandes chances de s'imposer au Danemark (on ne sait jamais, hein, mais c'est tout de même assez probable), Ukrainiens et Anglais se retrouveraient tous deux à dix points, tandis que la Juve resterait à six. Éliminée, donc. Et reversée en Europa League. Voilà pourquoi Antonio Conte, le coach-fantôme de la Juve, veut un stade plein, un véritable douzième homme pour pousser les Bianconeri vers la victoire. « Conte m'a demandé de dire que demain, il veut voir un chaudron au Juventus Stadium » a affirmé hier Angelo Alessio, coach intérimaire encore pendant quelques semaines.

Reste, pour les deux hommes, à trouver la bonne formation pour affronter des Blues en perte de vitesse. En attaque, le gros doute est lié à la présence ou non de Mirko Vučinić. Le Monténégrin n'a plus joué depuis la première mi-temps du match face à l'Inter. Alessio n'a pas donné plus d'indications. « Pour Vučinić, nous verrons » a-t-il seulement lâché, minimaliste. C'est donc, a priori, le même duo que face à la Lazio, Quagliarella-Giovinco, qui devrait être aligné. Pirlo fera son retour au milieu de terrain en lieu et place de Paul Pogba, bon mais pas étincelant contre la Lazio, tandis que sur les ailes, Lichtsteiner et Asamoah prendront leur couloir respectif. A moins que Conte ne fasse une folie, et ne décide de titulariser Simone Pepe, qui a signé son retour contre la Lazio.

Quelle que soit la formation, la Juve va devoir renouer ce soir avec les grandes nuits européennes. La dernière venue de Chelsea avait laissé un goût amer aux supporters de la Vieille Dame. C'était en huitièmes de finale retour de la Ligue des champions 2008/09. Après avoir été battus 1-0 à l'aller, les Turinois menaient 2-1 et faisaient le forcing pour inscrire le but de la qualification. Un forcing détruit par Didier Drogba, qui gela le Stadio Olimpico de Turin à sept minutes du terme. De cette Juve-là, il ne reste plus que Buffon, Chiellini (qui avait été exclu ce jour-là), Marchisio et Giovinco. Une belle revanche à prendre, certes, mais surtout un gros coup à réaliser pour prouver que, oui, après des années de galère, la Juve est bien de retour au plus haut niveau européen. Ça fout une petite pression, non ?]]>
<![CDATA[Buffon va prolonger]]> text/html fr SO FOOT Gianluigi Buffon est un mythe du côté de Turin. Le gardien italien en est à sa douzième saison sous le maillot bianconero, pour plus de 400 matchs à garder les bois de la Juve, pas mal. Gigi est…]]> Gianluigi Buffon est un mythe du côté de Turin. Le gardien italien en est à sa douzième saison sous le maillot bianconero, pour plus de 400 matchs à garder les bois de la Juve, pas mal.

Gigi est amoureux de la Vieille Dame et il ne se voit pas jouer ailleurs, pour rien au monde. Celui qui était resté au club lors de la descente en Serie B, saison 2006-2007, devrait même prolonger, dans les prochains jours, son contrat qui se termine à la fin de la saison, en 2013.

Ainsi, le champion du monde 2006 a déclaré, hier, dans les colonnes de la Gazzetta dello Sport qu'il allait prolonger, sous peu, de trois années supplémentaires : « Il n'y aura pas de surprise. Je vais rester ici trois années supplémentaires. C'est seulement une question de priorité. Les exigences de l'équipe et du club passent avant les miennes. On doit d'abord conclure ce cycle de matchs importants, puis nous penserons à la signature. »

Un nouveau contrat qui l'amènera jusqu'en 2016, Buffon aura alors 38 berges, le bon âge pour ranger les gants au placard. ]]>
<![CDATA[La liste de Prandelli pour Italie/France]]> text/html fr SO FOOT Cesare Prandelli, sélectionneur de la Squadra Azzurra, a dévoilé sa liste de 25 joueurs convoqués pour le match amical contre la France, ce mercredi à Parme. C'est Alessandro Florenzi qui remplacera…]]> Cesare Prandelli, sélectionneur de la Squadra Azzurra, a dévoilé sa liste de 25 joueurs convoqués pour le match amical contre la France, ce mercredi à Parme. C'est Alessandro Florenzi qui remplacera son coéquipier de la Roma Daniele De Rossi (non convoqué pour manquement au code éthique après son expulsion face à la Lazio), tandis que Federico Peluso, latéral de l'Atalanta, a été appelé en secours devant le forfait de Domenico Criscito, blessé ce weekend avec le Zénith. A noter une surprise, avec le retour en sélection de Davide Santon.

Gardiens : Gianluigi Buffon (Juventus), Morgan De Sanctis (Napoli), Salvatore Sirigu (PSG), Emiliano Viviano (Fiorentina)

Défenseurs : Federico Balzaretti (Roma), Federico Peluso (Atalanta), Andrea Barzagli (Juventus), Leonardo Bonucci (Juventus), Giorgio Chiellini (Juventus), Davide Astori (Cagliari), Christian Maggio (Napoli), Davide Santon (Newcastle)

Milieux : Alessandro Florenzi (Roma), Antonio Candreva (Lazio), Alessandro Diamanti (Bologne), Emanuele Giaccherini (Juventus), Claudio Marchisio (Juventus), Andrea Pirlo (Juventus), Riccardo Montolivo (Milan AC), Marco Verratti (PSG)

Attaquants : Mattia Destro (Roma), Stephan El Shaarawy (Milan AC), Sebastian Giovinco (Juventus), Pablo Osvaldo (Roma), Mario Balotelli (Manchester City)]]>
<![CDATA[Parme la française]]> text/html fr SO FOOT Italie-France à Parme, c'est avant tout un match symbole. Jamais depuis l'arrêt Bosman un club italien n'avait autant parlé français que le Parme AC. De Thuram à Biabiany, ils sont plus d'une dizaine à avoir porté le maillot parmesan. Il faut dire que la ville a un faible pour l'Hexagone. À la fin des années 90, le Parme AC était un club à la mode. L'entreprise Parmalat dégueulait de pognon et assurait un confortable train de vie au club de football local. Une équipe où se côtoyaient…]]> À la fin des années 90, le Parme AC était un club à la mode. L'entreprise Parmalat dégueulait de pognon et assurait un confortable train de vie au club de football local. Une équipe où se côtoyaient trois types de joueurs. Les Italiens comme Gianluigi Buffon, Dino Baggio, Enrico Chiesa, Fabio Cannavaro. Les Argentins tels Hernan Crespo, Juan Sebastian Veron, Roberto Sensini ou encore Abel Balbo. Et les Français. De Lilian Thuram à Jonathan Biabiany en passant par Johan Micoud ou Ousmane Dabo, ils sont une grosse dizaine à avoir porté le maillot jaune et bleu depuis 1996. Hasard ou coïncidence ? Un peu des deux en fait. « C'est une ville qui est très attachée à la France. Notamment d'un point de vue historique », se souvient Daniel Bravo qui a débarqué en Émilie-Romagne en 1996. Marie-Louise d'Autriche, qui était mariée à Napoléon, était duchesse de Parme. Dès lors, entre la Ville et la France, il y a toujours eu un lien très fort. Architecturalement, Parme ressemble un peu à Paris avec le Pô qui traverse la cité. C'était d'ailleurs son surnom : "Le petit Paris". Même la langue locale a des expressions similaires avec le Français. »

Avec l'arrêt Bosman, une autre horde de Français débarque en Ville. Plus de Napoléon ou d'Empereur. Juste Lilan Thuram et Daniel Bravo pour commencer. Sabri Lamouchi, lui, est arrivé en 2000. « C'était ma première expérience à l'étranger. La chance que j'ai eue, c'est de pouvoir compter sur des compatriotes pour m'accueillir. À l'époque, il y avait Thuram, Boghossian et Micoud. Ça facilite ton intégration », opine l'ancien milieu de terrain international. De la à dire que les dirigeants parmesans voulaient absolument leur Français, il y a un pas. « Les joueurs français s'exportaient bien à cette époque, on était connus pour notre professionnalisme et notre adaptabilité, étaye Lamouchi. Et je crois que ça correspondait au souhait des dirigeants italiens de l'époque. »

Lilian Thuram et son vélo

Surtout, entre Français, les aides sont précieuses. Dans quelle école scolariser les enfants ? Où se casser le ventre après les matchs ? Quels endroits faut-il visiter ? L'entraide fonctionne. Sans pour autant être clanique. « Que tu sois français ou estonien, quand tu arrives dans un club étranger, tu vas automatiquement vers les gens qui parlent la même langue que toi au départ, détaille Lamouchi. Mais il n'y avait pas de clans. Ça chambrait beaucoup par contre. Et comme on voyait des Français réussir là-bas, on savait qu'on n'allait pas tomber dans un endroit inconnu. C'était une sorte d'assurance. Après, il faut bien se rendre compte que Parme est une ville très particulière en Italie quand tu pratiques le football. Ici, les gens sont très respectueux. » Une anomalie transalpine qui a marqué le petit Prince Daniel Bravo. « On pouvait se balader en ville sans aucun souci. C'était différent de ce que l'on pouvait voir à Naples ou Rome. Les gens étaient toujours gentils. Pendant deux ans, j'allais à l'entraînement en scooter. Lilian Thuram, lui, se déplaçait en vélo. Et comme il habitait à 200 mètres du stade, il débarquait à pied les jours de match. Il n'a jamais eu d'emmerdes. Même au niveau des infrastructures, on était loin des grands clubs italiens de l'époque. Je suis arrivé la première année d'Ancelotti sur un banc de Serie A, en 1996. On devait même s'entraîner dans un parc central au milieu des manèges avec les petits vieux qui venaient nous voir jouer. On prenait un mini-van pour aller du centre au terrain de football. Le club commençait à peine à se structurer. »

Entre une victoire en Coupe de l'UEFA (1999) et des places de vice-champions d'Italie, le club devient une machine à gagner sur le plan national. Et les Français continuent d'arriver : Martin Djetou, Sébastien Frey, Ousmane Dabo, Reynald Pedros. Encore aujourd'hui, ils sont deux Français à squatter l'effectif : Biabiany et Benalouane. Une marque de fabrique. « On a réussi a médiatiser le club avec des bons résultats. On a commencé à s'intéresser à Parme, conclut Bravo. D'autant que niveau bouffe, c'est le paradis. C'est une région riche et qui aime bien manger. Tu as le siège de Barilla, c'est le fief du Parmesan, du jambon de Parme. En tant que Français, tu aimes forcément les bonnes choses de la vie. À Parme, tu avais tout ça. Tu te sentais comme en France. » D'ailleurs, quand Daniel Bravo a su que les Bleus allaient se coltiner un déplacement à Parme, il a décidé d'emmener sa femme pour trois jours dans cette ville qu'il connaît bien et dans laquelle il a gardé des amis. Un Français ne quitte jamais vraiment Parme.]]>
<![CDATA[Buffon : Sirigu, Verratti et Zlatan au crible]]> text/html fr SO FOOT À 48 heures de l'amical Italie – France à Parme, dernier match en 2012 des deux sélections, Gianluigi Buffon a accepté de donner ses impressions à France Football sur… le PSG bien sûr.…]]> À 48 heures de l'amical ItalieFrance à Parme, dernier match en 2012 des deux sélections, Gianluigi Buffon a accepté de donner ses impressions à France Football sur… le PSG bien sûr.

Coéquipier de Salvatore Sirigu et Marco Verratti, le mythique gardien de la Juve ne tarit pas d'éloges sur les deux Italiens de Paris : « (Sirigu) est un super mec et un gardien explosif. Il est encore jeune. Il a eu raison d'aller en France : gardien en Italie, c'est très délicat. Salvatore a coupé le cordon ombilical avec l'Italie et c'est une bonne chose pour son évolution. (…) Aujourd'hui, il (Marco Verratti) est devenu titulaire dans un grand club et joue la Ligue des champions. C'est ce que Paris lui avait promis. En Italie, personne n'a eu le courage de lui faire les mêmes promesses… »

Parce que Zlatan est inévitable, Buffon a dû aussi évoquer le Suédois. Mais n'est pas une légende qui veut, le portier remet les choses en perspective : « Chez nous (à Turin), il y avait Thuram, Cannavaro, Buffon, Trezeguet, Del Piero, Nedvěd ou Vieira. Des grands caractères ! Et Ibra, à côté, c'était un gamin, mais un gentil gamin. Il n'était pas aussi fermé à l'extérieur qu'il doit l'être aujourd'hui pour se protéger », conclut Gigi.

Une époque où Zlatan ne mettait pas des kicks dans le cul de ses partenaires. C'est lui qui les prenait.

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<![CDATA[La liste des 23 pour le Ballon d'or]]> text/html fr SO FOOT Ça y est, on connait enfin la liste des 23 nominés, susceptibles de gagner la plus belle des récompenses individuelles : le Ballon d'Or. Sans surprise, le Barça et le Real sont les deux équipes qui…]]> Ça y est, on connait enfin la liste des 23 nominés, susceptibles de gagner la plus belle des récompenses individuelles : le Ballon d'Or. Sans surprise, le Barça et le Real sont les deux équipes qui comptent le plus de joueurs sélectionnés, avec cinq pour les Blaugranas et six pour les Madrilènes.

A noter la présence d'un Frenchie dans cette liste, en la personne de Karim Benzema. Ainsi qu'un représentant de notre bonne vieille Ligue 1, grâce à Zlatan. Sinon, pas de grosses surprises cette année, même si certains noms peuvent pousser au débat :

Sergio Agüero (ARG/Manchester City)
Mario Balotelli (ITA/Manchester City)
Karim Benzema (FRA/Real Madrid)
Gianluigi Buffon (ITA/Juventus Turin)
Sergio Busquets (ESP/FC Barcelone)
Iker Casillas (ESP/Real Madrid)
Didier Drogba (CIV/Chelsea, puis Shanghai Shenhua)
Radamel Falcao (COL/Atletico Madrid)
Zlatan Ibrahimovic (SUE/Milan AC, puis Paris-SG)
Andrés Iniesta (ESP/FC Barcelone)
Lionel Messi (AR/ FC Barcelone)
Manuel Neuer (ALL/Bayern Munich)
Neymar (BRE/Santos)
Mesut Özil (ALL/Real Madrid)
Gerard Piqué (ESP/FC Barcelone)
Andrea Pirlo (ITA/Juventus Turin)
Sergio Ramos (ESP/Real Madrid)
Cristiano Ronaldo (POR/Real Madrid)
Wayne Rooney (ANG/Manchester United)
Yaya Touré (CIV/Manchester City)
Robin van Persie (HOL/Arsenal, puis Manchester United)
Xabi Alonso (ESP/Real Madrid)
Xavi Hernandez (ESP/FC Barcelone)

Bon, vous dégageriez qui, vous ?]]>
<![CDATA[S'il ne devait en rester que 100... (40-31)]]> text/html fr SO FOOT Dans les kiosques, c'est le numéro 100. Alors sur le site, histoire de marquer le coup aussi, il n'y a pas de raison, So Foot a classé ses 100 meilleurs joueurs de l'histoire. Mais selon ses propres critères. Soit un peu d'objectivité, pas mal de mauvaise foi, beaucoup d'amour et même une dose de grâce. Au fur et à mesure du mois seront ainsi dévoilés, et de manière décroissante bien sur, les heureux élus. Voici donc les meilleurs joueurs So Foot, classés aujourd'hui de 40 à 31. 40. Steven Gerrard Les Pale Fountains plutôt que les Smiths, les La's plutôt que les Stone Roses, les Boo Radleys plutôt qu'Oasis et donc, naturellement, Steven Gerrard plutôt…]]> 40. Steven Gerrard
Les Pale Fountains plutôt que les Smiths, les La's plutôt que les Stone Roses, les Boo Radleys plutôt qu'Oasis et donc, naturellement, Steven Gerrard plutôt que Paul Scholes. La vérité, c'est que sur disque comme sur le pré, Liverpool a toujours été supérieur à Manchester.


39. George Best
On connaît tout de George Best : sa vie, sa carrière, sa mort, ses femmes, ses voitures, ses buts, ses vices, ses courses balle au pied, sa dégaine. On retiendra surtout de lui ses sorties verbales. La moindre interview du « cinquième Beatles » contient plus de punchlines que toute la discographie du boys band de Liverpool réunie. Bootlegs compris.


38. Gianluigi Buffon
Un seul joueur, en 2012, est applaudi sur toutes les pelouses d'Italie, par tous les publics, même ceux hostiles à la Juventus. Il s'appelle Gianluigi Buffon. Pourquoi ? Parce que Gigi n'est pas le gardien de la Juve. Il est le gardien de l'Italie et, par la même occasion, l'ange-gardien de tous les Italiens. Et peu importe s'il parie sur quelques matchs ou s'il dérape sur quelques déclarations. Il a le droit. C'est Gigi.


37. Gheorghe Hagi
« Maradona des Carpates ». Une expression qui n'aura cessé de lui coller au caleçon. Comparaison, piège à con ? Bon d'accord, Gheorghe partageait - toutes proportions gardées - avec Diego un physique râblé, une tendance à la bedaine en fin de carrière, un goût pour le dribble et une technique hors du commun. Le Roumain, comme l'Argentin, a longtemps porté sa sélection sur ses épaules. Mais bon, Hagi, c'était aussi et surtout un as de la minasse. Et dans ce domaine, pas besoin de modèle. Son bijou : une frappe de 30 mètres venue se lover dans la lucarne du gardien colombien lors de la World Cup 1994. La Roumanie atteindra les quarts, en battant l'Argentine en huitièmes, avec un nouveau pion de Hagi… Et au fait, il foutait quoi lors de ce match, Maradona ?


36. Dejan Savićevic
Dejan Savićevic, c'est avant tout un pied gauche et un but. Ce lob de génie, à l'angle droit de la surface catalane. Dejan Savićevic, c'est aussi trois titres de champion de Yougoslavie, trois de champion d'Italie et deux Ligues des champions. L'une avec l'Étoile rouge, l'autre avec le Milan. Aujourd'hui, Dejan Savićevic, c'est même le président de la Fédération du Monténégro. Mais Dejan Savićevic, c'est aussi la concurrence entre les trois joueurs non-communautaires, le destin brisé de la Yougoslavie, et un football qui n'est plus. Dejan Savićevic, c'est tout ça, et c'est surtout Dejo cette incroyable reprise en guise d'hommage du fameux Day-Oh d'Harry Belafonte par les Kuguars, un groupe serbe de comedy-rock.

Les Kuguars - Dejo

35. Ruud Gullit
Gullit a le titre international que Cruijff n'a jamais eu. Il a la fin de carrière que Van Basten n'a jamais eue. Il a la carrière d'entraîneur que Bergkamp n'arrive pas à avoir. Il avait surtout le plus belle dégaine de reggae man de l'histoire de la baballe, et le groupe qui va avec : Revelation Time. Ruud boy.


34. Gabriel Batistuta
26 novembre 2000. Roma-Fiorentina, 0-0, 83e minute. Gabriel Batistuta, maillot de la Roma sur les épaules, expédie un missile sous la barre de Francesco Toldo. Explosion du stade, explosion des joueurs romains. Mais Batigol, le héros, reste de glace. Plutôt que de communier avec tout le monde, l'Argentin ne peut retenir ses larmes, trop coupable d'avoir fait mal à « sa » Fiorentina, celle avec laquelle il s'est affirmé pendant une décennie comme l'un des meilleurs avants-centres de l'histoire. Les stats de sa carrière ? 352 buts en 560 matchs. Et cette mitraillette, putain…


Un but fou contre Arsenal

33. Andrea Pirlo
Sur Terre, il y a des choses qui se justifient, et d'autres non. Comme l'amour, la mort ou la présence, dans un classement des 100 meilleurs joueurs de l'histoire, d'Andrea Pirlo, sa conduite, ses passes tendres et sa gueule d'esthète, à la 33e place. Comme l'âge du Messie.

Pirlo versus 100 hommes

32. George Weah
Premier Africain de l'histoire à avoir reçu le Ballon d'or (le quarantième, succédant ainsi à Hristo Stoïchkov), Mister George a inscrit le PSG parmi les plus grands clubs européens. C'était en 1995. Éliminé cette année-là par l'AC Milan, en demi-finales de la Ligue des champions, le colosse libérien est sacré meilleur buteur de la compétition (huit réalisations). George Weah rejoint l'équipe de Silvio Berlusconi la saison suivante. Montant du transfert : 36 millions de francs (environ 6 millions d'euros). La même somme déboursée cet été par le FC Lorient pour déloger Alain Traoré de l'AJ Auxerre.

Un document pour les bilingues qui retrace l'histoire du personnage

Sur une musique insoutenable, un medley de ses plus beaux buts

31. Paul Gascoigne
Un génie, capable de pleurer pendant une demi-finale de Coupe du monde avant même de la perdre, qui aurait pu prétendre à une meilleure place dans le classement s'il avait un peu moins picolé. Et s'il avait été moins gros, aussi. Surtout lorsqu'il a eu l'occase de prendre sa revanche sur les Allemands en demie de l'Euro 96, à Wembley. En matière d'innovations capillaires, en revanche, il reste le plus grand de tous.


À lire : S'il ne devait en rester que 100 (50-41)
À lire : S'il ne devait en rester que 100 (60-51)
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À lire : S'il ne devait en rester que 100 (80-71)
À lire : S'il ne devait en rester que 100 (90-81)
À lire : S'il ne devait en rester que 100 (100-91)

De même, si vous ne l'avez toujours pas acheté, le numéro 100 de So Foot, avec 16 pages d'interview de Tony Vairelles et les 100 plus gros coups de sang de l'histoire du foot, est dans vos kiosques. Bravez la pluie et allez le sortir de là. ]]>
<![CDATA[De Rossi peut compter sur Buffon]]> text/html fr SO FOOT Malgré son statut de star, Daniele De Rossi vit une période délicate. Dans le collimateur de son coach, Zdenek Zeman, le milieu défensif a perdu sa place de titulaire dans le onze de la Roma.…]]> Malgré son statut de star, Daniele De Rossi vit une période délicate. Dans le collimateur de son coach, Zdenek Zeman, le milieu défensif a perdu sa place de titulaire dans le onze de la Roma. Titulaire indiscutable en sélection italienne, De Rossi fait partie de la liste transalpine pour les matches en Arménie et contre le Danemark. Et c'est un monument qui est venu à sa rescousse en la personne de Gianluigi Buffon, interrogé par France Football : « L'exclusion de De Rossi dimanche m'a surpris. Peut-être que l'entraineur voulait des joueurs plus frais, qui adhèrent à ce qu'il dit (…) Zeman a parlé de son manque d'implication ? Je ne pense pas qu'un entraîneur arrive à donner ce genre d'explications, donc je devrais l'écouter de mes propres oreilles pour me faire une opinion. »

Qu'il s'agisse d'une simple brouille ou d'une vraie cassure, le couple De Rossi/Zeman n'a pas fini de faire parler de lui.

PG ]]>
<![CDATA[S'il ne devait en rester que 100... (90-81)]]> text/html fr SO FOOT Dans les kiosques, c'est le numéro 100. Alors sur le site, histoire de marquer le coup aussi, il n'y a pas de raison, So Foot a classé ses 100 meilleurs joueurs de l'histoire. Mais selon ses propres critères. Soit un peu d'objectivité, pas mal de mauvaise foi, beaucoup d'amour et même une dose de grâce. Au fur et à mesure du mois seront ainsi dévoilés, et de manière décroissante bien sûr, les heureux élus. Voici donc les meilleurs joueurs So Foot, classés aujourd'hui de 90 à 81. 90. Jari Litmanen Jari Litmanen a l'honneur d'être l'un des trois joueurs représentés dans une rétrospective vidéo au musée de l'Ajax Amsterdam. Avec lui ? Johan Cruyff et…]]> 90. Jari Litmanen
Jari Litmanen a l'honneur d'être l'un des trois joueurs représentés dans une rétrospective vidéo au musée de l'Ajax Amsterdam. Avec lui ? Johan Cruyff et Marco van Basten, avec qui Jari partage un amour : celui des reprises de volée. Lors de ses 135 sélections avec sa Finlande et de son tour d'Europe du football, Jari en a calées quelques-unes. Ça, quelques enfumages de défenseurs et une classe innée sur le terrain. Bref, suffisant pour oublier qu'il a eu la même coupe que Jean-Luc Lahaye.

Son top 10

Son but à 40 berges :

89. Gunter Hogge
Si George Best était né en Allemagne de l'Est, il se serait appelé Günter « Jimmy » Hogge. Même art du dribble malicieux et même goût pour les frasques éthyliques. Problème, le feu follet joue chez les mal-aimés du FC Union et commence à faire de l'ombre aux clubs chéris du régime à la fin des 60's. Après une tournée triomphale en Amérique du Sud où il gagne le titre d'El Motorneto avec la sélection, la Stasi décide de régler son cas. Une beuverie de trop suffira à l'épingler pour « manque de sérieux politique ». Hogge ramasse la suspension d'une vie, pour six saisons. Loin des terrains, des bars et des filles faciles, le rêve d'un Best allemand peut prendre fin. La légende de Jimmy, elle, ne fait que commencer.


88. Dragan Stojković
Il a tordu le championnat yougo au milieu des eighties, tordu à lui tout seul le Milan AC de Sacchi en 88 et l'Espagne au Mondial 90. Du crochet, de la feinte, de l'élégance et de l'insolence, Piksi devient l'alternative à Maradona dans les yeux de 'Nard Tapie, mais brise son genou un soir d'août 90, dans l'enfer de Saint-Symphorien. Après une guerre et trois opérations au genou, Dragan part éclairer le pays du Soleil Levant, sous le maillot du Nagoya Grampus Eight. Il y devient un « demi-dieu », dixit Pixsi himself, pour son nombre de chevauchées, de Japonais morts sur le champ de bataille par crochet, pour avoir expulsé un arbitre d'un match, pour s'être réveillé d'un coma de 5 heures et pour avoir joué aux côtés de Franck Durix et même Gérald Passi. Arsène Wenger, intime de la sphère privée de Dragan, aimerait d'ailleurs, dans un coin de sa tête, en faire son successeur à la tête d'Arsenal. Stojković, un joueur qui peut vous faire haïr Metz à tout jamais.

Vidéo plaisir, avec salut japonais à la fin :


87. Andriy Shevchenko
La technique, la vitesse, le flair : le but face à la Juventus de Gianluigi Buffon est un condensé de tout ce que savait faire Andriy Shevchenko sur un terrain. Après avoir fait la misère à l'Europe avec son Dynamo Kiev, l'Ukrainien débarque au Milan AC où il sera capocannoniere dès sa première saison, dans ce qui est le championnat le plus difficile pour un attaquant à l'époque. Comme quoi, la radioactivité, ça a parfois du bon.

Un super top 100 de ses buts avec une musique incroyable :

86. Tony Adams
Tony Adams est une légende et une énigme pour tout spécialiste des addictions. Poivrot repenti, l'Anglais a longtemps titubé dans sa vie privée (une gamelle dans l'escalier, une Ford Fiesta fracassé contre le mur du salon), mais toujours sans rien laisser paraître au grand jour. Dans le back-four d'un Arsenal à mi-chemin encore le « boring » et la respectabilité de l'ère Wenger, Adams était l'âme, le corps et les tripes d'un club pas encore fâché avec la victoire. Sa statue à l'entrée de l'Emirates rappelle aux touristes de passage qu'il a un jour existé un autre Arsenal.

Un documentaire ESPN dédié au joueur :

85. Safet Sušić
Zlatan ? Non. Pauleta ? Non plus. Raï, alors ? Toujours pas. Pour les supporters du PSG, un nom, un seul, est synonyme d'idole : c'est celui de Safet Sušić. Crochets courts, mollets en fonte et ouvertures intérieures, le Yougoslave du Parc – on ne disait pas encore Bosniaque, ni Bosnien – est resté dans les mémoires, mais aussi dans les stats : 287 matchs de D1 entre 82 et 91 avec le PSG, 67 buts, 61 passes décisives. Le tout en fumant deux paquets de clopes par jour.


Portrait du joueur, avec Noël Mamère aux commentaires !

84. Salif Keita
On n'inspire pas un des rares films recommandables (Ballon d'or de Cheik Doucouré) sans une belle histoire. L'histoire du Salif Keita est celle d'un pionner. Celle d'un gamin de Bamako débarqué un jour de 1967 à l'aéroport de Roissy et qui demande au premier taxi croisé de le conduire jusqu'à Saint-Etienne. Le Malien va très vite trouver son chemin et celui des filets en France (42 buts en 71/72). Les Verts n'ont jamais eu à regretter la note de frais.

La remise du Ballon d'or à Salif Keita :

83. Juan Sebastian Veron
Lorsque l'on porte le même prénom que Bach, on est forcément un artiste. Veron en était un. Un homme capable de tirer des corners rentrants, d'inscrire des merveilles de coups francs ou de mettre des prunasses de 30 mètres. Plus heureux en Italie qu'en Angleterre, il connaît son apogée à la Lazio, où il remporte le Scudetto. Et puis bon, on parle quand même là d'un type qui porte le combo bouc + moustache depuis quasiment 20 ans…


82. Enzo Francescoli
Ouais, c'est sûr que c'est un peu plus facile de réussir dans la vie quand on a une bonne gueule et « Enzo Francescoli » en noir sur la carte d'identité, mais bon. L'Uruguayen, c'est quand même un type qui a su, partout où il est passé, être aussi classe que son patronyme. De River Plate à Marseille, du Matra Racing à Cagliari, en Division 1 ou en Copa Libertadores, Enzo a séduit par ses enjambées, ses frappes et sa finition. Et puis, au cas où ça ne suffisait pas, il s'est cloné. Sous le nom de Diego Milito, il a déjà gagné la C1 en inscrivant un doublé en finale. Costaud.



81. Japhet N'Doram
Un physique à faire chialer Daniel Balavoine, mais un coup de patte qui fila des frissons un jour d'été à l'immense Coco Suaudeau : le grand Japhet éblouit le vieux pinceau lors d'un amical entre le FC Nantes et la sélection tchadienne à Saint-Brévin les Pins (44). S'ensuivront sept années de football en suspension durant lesquelles Japh' promènera sa carcasse et ses belles passes. À chaque touche de balle, le temps s'arrête. Ici une ouverture pour Lokouedec, là le plus beau lob du monde. À Nantes, il devient « Le Sorcier » et mène ses fidèles au titre en 1995 sans jamais être reconnu à sa juste valeur. Japhet N'Doram aurait pu faire le 20 heures de TF1, mais il lui manquait sans doute quelques mouches devant les yeux.

Un but contre la Juve :

Un autre contre le Spartak :

Et contre le PSG :



A lire : S'il ne devait en rester que 100 (de 100 à 91)
Le numéro 100 de So Foot, avec 16 pages d'interview de Tony Vairelles et les 100 plus gros coups de sang de l'histoire du foot, est dans vos kiosques. Bravez la pluie et allez le sortir de là. ]]>
<![CDATA[Top 10 : Les deux font la paire]]> text/html fr SO FOOT Brad Friedel - Hugo Lloris (sans parler de Carlo Cudicini et Gomes), Tottenham et André Villas-Boas ont le choix pour le poste de gardien de but. Comme les Spurs, ils sont nombreux en Europe à compter dans leur rang une doublette de qualité. 1 - David de Gea - Anders Lindegaard (Manchester United) Un international espoir espagnol qui a coûté 20 millions d'euros et une armoire normande venue du Danemark et qui…]]> 1 - David de Gea - Anders Lindegaard (Manchester United)
Un international espoir espagnol qui a coûté 20 millions d'euros et une armoire normande venue du Danemark et qui compte quelques sélections en équipe nationale, voilà la recette de Manchester. Depuis le début de saison, les deux tiges mancuniennes font du turnover dans les buts de United. C'est bien la preuve que Sir Alex Ferguson n'a pas encore tranché pour son poste clé. De Gea est plus sexy et sa marge de progression semble plus importante, mais d'un autre côté, Lindegaard ne commet pas d'erreur, même s'il ne dégage rien quand il joue. Un problème de riches. Sauf qu'à un moment donné, il faudra bien confier les clés de la maison à l'un des deux.

2 - Gianluigi Buffon - Marco Storari (Juventus)
Difficile d'exister dans l'ombre de Gianluigi Buffon. Pourtant, Marco Storari a toujours su prendre la relève du génie quand celui-ci était patraque. À 35 piges, Marco a bourlingué dans pas mal de taules de la botte. On ne va pas se mentir, il serait titulaire dans 95% des clubs de Serie A. Cette doublette a pour elle l'expérience, la parfaite connaissance du football italien et une certaine attirance pour les cheveux soyeux. Antonio Conte peut dormir tranquille, il a ce qu'il faut dans les bois.

3 - Salvatore Sirigu - Nicolas Douchez (PSG)
Avant de débarquer dans la capitale, Nicolas Douchez parlait d'équipe de France, de pré-convocations, d'Euro 2012, etc. Aujourd'hui, il regarde Salvatore Sirigu, la doublure de Buffon en équipe d'Italie, sortir des parades décisives chaque week-end. Douchez pourrait faire la gueule. Se retrouver sur le banc à 32 ans, ça fout un coup au moral. Sauf que le PSG a bien changé et que tous les postes sont doublés. Gardien de but compris. Il est loin le temps où Vincent Fernandez officiait en doublure de Christophe Revault.

4 - René Adler - Jaroslav Drobny (Hambourg)
Plus de 100 matchs de Bundesliga, des sélections en équipe de République tchèque quand Petr Čech est aux toilettes et une bonne gueule à faire flipper n'importe quel avant-centre en un contre un, voici Jaroslav Drobny, gardien remplaçant à Hambourg. La faute à René Adler, ancien titulaire au sein de la Mannschaft et idole de Leverkusen. L'an dernier, Adler n'a pas joué un seul match à cause d'une saloperie de blessure. Après six années au Bayer, il a voulu se relancer au HSV. Un souhait qui a dû ravir son nouveau coach, Thorsten Fink, qui se retrouve avec deux bisons dans les cages. Vu sa défense, c'est mieux.

5 - Júlio César - Robert Green (QPR)
QPR a fait tout et n'importe quoi cet été sur le marché des transferts. C'est simple, le club londonien a braqué tous les mecs en délicatesse avec leur temps de jeu dans les grands clubs européens. C'est ainsi que Djibril Cissé a été rejoint par deux gardiens internationaux tricards : Robert Green, un David James caucasien venu de West Ham, et surtout Júlio César, le gardien du triplé de l'Inter Milan de 2010. Un portier avec 64 sélections pour le Brésil. Un mec fragile, mais terriblement doué à son poste. Parce que Robret Green, c'est un CV, mais surtout des boulettes.

6 - Andés Palop - Diego López (Séville FC)
Une transition en douceur. Cela fait 15 ans que Palop garde des buts espagnols et, à 38 ans, il faut savoir tourner la page. Diego López, lui, a été formé à l'école du Real Madrid, mais est tombé sur un os qui s'appelle Iker Casillas. Dès lors, Diego López prend la route de Villarreal et s'offre un septennat de parades avant la chute du sous-marin jaune en deuxième division l'an dernier. Histoire d'allier l'expérience de Palop à un gardien confirmé, Séville décide de débusquer Diego López pour s'offrir un duo 100% ibère qui tient la route.

7 - Carlos Kameni - Willy Caballero (Málaga)
Formé à la belle école du Havre (Revault, Mandanda, Placide) Carlos Kameni a fait les beaux jours de l'Espanyol pendant sept piges. Une réussite. Tout le monde le voulait. Personne ne l'a eu. Il aura fallu l'argent de Málaga (quand il y en avait encore) pour le débaucher de Barcelone. Sauf qu'en Andalousie, le gardien du Cameroun doit vivre avec l'Argentin Caballero, pas forcément le plus sexy de la Liga, mais une valeur sûre. La preuve, Pellegrini ne se cache pas. Sa préférence va à l'Argentin.

8 - Mickaël Landreau - Steeve Elana (Lille)
Après Vincent Enyeama, c'est le chat Steeve Elana qui vient compléter le poste de doublure sexy au LOSC. Dans l'ombre de Mickaël Landreau (un mec qui ne laisse pas beaucoup de place), l'ancien Brestois est venu goûter au haut niveau après de multiples sauvetages à Brest et à Caen. Au regard de la Ligue 1, ce rôle de doublure est un beau gâchis. Du côté de Lille, on appelle ça du luxe. Ils ont bien raison.

9 - Thibaut Courtois - Sergio Asenjo (Atlético Madrid)
À Football Manager, l'avantage de prendre l'Atlético Madrid se situe dans les bois. Même le numéro 3 (Joel Roblès, rien à voir avec le Festival) est une machine. Asenjo est jeune et ambitieux. Pour un numéro 2. Parce que le numéro 1, c'est Thibaut Courtois (prêté par Chelsea depuis 2011). Le Belge est un mur aussi large que long. Longtemps catalogué comme une club de losers par excellence, les Matelassiers peuvent au moins se vanter d'avoir le nez creux. De temps en temps.

10 - Eiji Kawashima - Sinan Bolat (Standard de Liège)
Au départ, Sinan Bolat devait quitter Liège lors du dernier mercato. C'était écrit. Entre-temps, le mec s'est déboité le genou (il a subi une plastie du ligament croisé antérieur du genou droit) et a dû se résoudre à rester couché pendant six mois. Forcément, tout transfert devenant impossible. Dans la foulée, le Standard s'est empressé de faire venir l'international japonais Eiji Kawashima. Au final, le club de Frédéric Bulot se retrouve avec deux très bons gardiens dans son effectif dont un qui fait la gueule. Un classique. ]]>
<![CDATA[La sensation Oscar]]> text/html fr SO FOOT S'il ne mettait pas des doublés quand il en avait envie, Messi aurait pu être le joueur de la journée. S'il n'avait pas été le chanteur du mythique « Thong Song », Isco aurait pu être le joueur de la journée. Auteur d'un doublé pour son premier match en Ligue des champions, le jeune Oscar a bien failli offrir la victoire à Chelsea. Et c'était beau. À Stamford Bridge, quelques mois après le triomphe des Blues en Ligue des champions, on n'a toujours pas fini de faire la fête. Pour le retour des Londoniens en C1, après leur succès à Munich en mai…]]> À Stamford Bridge, quelques mois après le triomphe des Blues en Ligue des champions, on n'a toujours pas fini de faire la fête. Pour le retour des Londoniens en C1, après leur succès à Munich en mai dernier, le speaker se fait un petit kiff. « Petr Čech, champion d'Europe », « John Terry, champion d'Europe », assène t-il, comme si tout le monde avait oublié. Les fans se prennent au jeu, mais trois joueurs présents sur la feuille de match se font zapper. Branislav Ivanović, suspendu lors de la finale, ainsi qu'Eden Hazard et Oscar, les deux nouveaux venus. Bien décidé à connaître les mêmes honneurs que ses partenaires, le Brésilien s'est mis sur son 31 pour sa première sortie européenne. Roulez jeunesse, il faut que ça pète.

Les débuts du gamin

On attend souvent les premières des joueurs sud-américains sur le Vieux Continent pour émettre un très européo-centré « vrai jugement » sur sa qualité. Titularisé pour la première fois depuis son transfert coûteux vers Chelsea (32 millions d'euros), Oscar a eu l'honneur de faire ses débuts dans le onze des Blues en Ligue des champions. Il paraît que Roberto Di Matteo « attendait le bon moment pour le faire débuter ». C'était le bon. Il est 19h45 à Londres, l'heure pour la gueule de bambin et le corps de lâche d'Oscar de se fritter avec la Juventus. Les premières minutes sont classiques. Les Turinois bloquent tous les espaces, le Brésilien s'adapte. Dans un marquage quasi-individuel sur Pirlo, Oscar le morpion emmerde considérablement le maestro italien. Ce n'est que le début. Le gamin met des coups, en prend beaucoup, aussi. Si Hazard aime déjà combiner avec Torres, le Belge commence à bien s'entendre avec le Brésilien. Les échanges de passes font d'aileurs déjà fantasmer les supporters des Blues. Pas plus que cette frappe, venue un peu de nulle part, que Bonucci dévie assez pour qu'Oscar, pour son premier but en Ligue des champions, se paye le luxe de battre Gianluigi Buffon. Costaud.

Mais quel but, bordel !

Mais ce n'est que le début. Deux minutes plus tard, Oscar arrête le temps. Servi par Ashley Cole, le Brésilien mystifie Bonucci et Pirlo d'un contrôle orienté devenu grand pont, et balance une caresse pleine d'amour dans la lucarne d'un Buffon impuissant. Cole, qui n'avait trouvé mieux à dire que « wow, il a l'air jeune » lors de l'arrivée de son partenaire, affiche un sourire incrédule du genre « wow, il a l'air bon ». Premier joueur à inscrire un doublé contre la Juventus depuis Hakan Sükür en 2003, et premier à inscrire un doublé pour son premier match de C1 depuis Smertine, Oscar résume tranquillement au micro de Chelsea TV, avec son sac d'écolier sur les épaules : « Je cherchais juste à me mettre en position de frappe et à m'éloigner de Pirlo. » Connu pour son hygiène de vie irréprochable et pris sous l'aile de Ramires et les cheveux de David Luiz, le gamin prévient : « Je ne marque pas toujours des buts comme ça. » Heureusement, quelque part…

À voir : le résumé de Chelsea/Juventus ]]>
<![CDATA[Une belle première ]]> text/html fr SO FOOT La Ligue des champions, c'est le Graal du football mondial. On n'a encore rien trouvé de mieux pour exciter l'Europe. Alors quand le millésime 2012 prend son départ, on est tout chose. Surtout que la première journée a donné le ton. Ça va envoyer du lourd. Les Français : Trois grilles de lecture pour les clubs français. Une très positive pour le PSG, facile vainqueur du Dynamo Kiev au Parc des Princes (4-1) avec un Marco…]]> Les Français :
Trois grilles de lecture pour les clubs français. Une très positive pour le PSG, facile vainqueur du Dynamo Kiev au Parc des Princes (4-1) avec un Marco Verratti en forme All Star. Sous l'impulsion de son petit gros et d'un Jérémy Ménez très spontané, les Parisiens ont facilement disposé de faiblards Ukrainiens. Mieux, l'affaire était pliée en 30 minutes avec trois buts (le Z, Alex et Thiago Silva pour sa première). En bons gestionnaires, les hommes de Carlo Ancelotti se sont facilement imposés à la maison après huit ans sans Ligue des champions. La deuxième grille de lecture, un poil moins bandante, concerne les Montpelliérains. Opposés à Arsenal à la Mosson, les champions de France se sont inclinés avec les honneurs (1-2) alors qu'ils avaient ouvert la marque par Belhanda. Avec une meilleure maîtrise des moments forts, Montpellier aurait pu au moins arracher le nul. On va mettre ça sur le compte de l'apprentissage. Enfin, la grille lilloise. La plus triste. La plus moche. Complètement dépassés en première période, les Dogues ont pris l'eau face au modeste Bate Borisov au Grand Stade (1-3). C'est une véritable faillite collective. D'autant que derrière, il faut se coltiner le Bayern et Valence. Dur. Moralité, seul l'argent du Qatar permet à la France d'être en vie après cette première soirée.

Le joueur :
Isco. Le Zénith Saint-Pétersbourg peut se la raconter avec ses deux mecs à près de 100 plaques (Hulk et Witsel), mais mardi, c'est Málaga qui s'est fendu la gueule en fissurant les Russes à domicile (3-0). À la baguette, un milieu de terrain de 20 piges formé à Valence. Alors que son club cherche du pognon depuis la banqueroute de son cheikh, l'Espagnol a tenu les siens à bout de crampons contre les Russes. Un doublé, des gestes de génie, une activité permanente et une copie presque parfaite. D'ailleurs, toute la presse espagnole s'est paluchée sur le gamin : « Tremble Europe, c'est ça Málaga », titre d'ailleurs Marca. « Isco atteint son Zénith et fait rêver Málaga » (As), « Isco leader d'une soirée magique » (Diario de Sevilla), « Le tsar Isco met en pièce le Zénith » (El Mundo), « L'Europe connaît Isco maintenant » (Marca). Vous l'aurez compris, Málaga tient son nouveau calife.


La perf' :
100. C'est le nombre de victoires que compte Sir Alex Ferguson en Ligue des champions suite à son petit succès sur Galatasaray à Old Trafford (1-0). C'est simple, personne n'a fait mieux. Okay, l'Écossais a des défauts, mais il a raison de s'accrocher à son fauteuil.

La déclaration :
« Nous n'avons pas bien défendu aux abords de la surface de réparation et nous avons commis des erreurs. Nous ne pouvons pas continuer à défendre de cette façon, il faut résoudre ce problème. (...) Quand vous menez 2-1 à cinq minutes de la fin sur la pelouse du Real, il faut faire plus attention. On ne peut plus continuer à parler de notre manque d'expérience. Nous avons de bons joueurs habitués à disputer des grands matchs. » Vous avez aimé ? Ce n'est pas fini. « Joe Hart devrait rester dans les buts et faire des parades. Si quelqu'un doit critiquer l'équipe, c'est moi, pas Joe Hart. Je suis le juge, pas lui. » Voilà, Roberto Mancini, le coach des Citizens, a la mèche un peu mauvaise après la terrible défaite des siens à Bernabéu dans les dernières minutes (2-3). Surtout, Joe Hart s'est un peu foiré sur la frappe de CR7 dans les arrêts de jeu. On comprend mieux la colère de son entraîneur. Du côté du Real par contre, Cristiano ne fait plus la gueule et José Mourinho a ruiné son costard à 5000 boules en s'offrant une glissade façon « publicité Canal Plus » sur le dernier but.

Le match :
Juventus-Chelsea. L'entrée en lice du champion d'Europe était attendue. Et force est de constater que les 90 minutes contre la Juventus valaient le détour (2-2). Chacun a eu sa mi-temps. Les Blues, bien emmenés par le génial Oscar (un doublé magnifique), ont outrageusement dominé la première période en proposant un jeu rapide, fait de mouvements, dans la lignée des dernières prestations. Malheureusement pour Chelsea, le jeu des Londoniens est beaucoup trop dépendant de la créativité d'Eden Hazard ou d'un Mata - quand il joue, ce qui n'était pas le cas ce soir. Et comme Oscar était cramé à l'heure de jeu, les ouailles de Roberto Di Matteo ont de nouveau connu un énorme trou d'air. Et conséquent. Une mauvaise passe qui a coïncidé avec la bonne période de la Juve. Une Vieille Dame qui alignait sans doute son équipe type via un 3-5-2 sexy chocolat (Vidal-Pirlo-Marchisio au milieu, Vučinić-Giovinco devant). Les Turinois auront eu le mérite de ne pas baisser les bras et de compter sur une perte de balle de Mikel pour égaliser par le joker Quagliarella. Un match où Buffon aura une nouvelle fois assuré le service après-vente. Un vrai régal.

En vrac :
- Gerard Piqué s'est blessé. Dans le même temps, Shakira confirme qu'elle est enceinte. Aucun rapport.
- Bate Borisov a gagné son premier match de Ligue des champions en s'imposant à Lille.
- Manchester United a raté son troisième penalty en autant de match (Van Persie et Hernandez en Premier League, Nani contre Galatasaray).
- Zlatan Ibrahimović a marqué en C1 avec son sixième club (Ajax, Milan, Inter, Juventus, Barcelone et Paris). Personne n'a fait mieux.
- Le joueur du Spartak Moscou Romulo est le premier joueur à marquer un but au Nou Camp le jour de son anniversaire.
- Gianluigi Buffon a joué son 400e match pour la Juventus sur la pelouse de Chelsea.
- Le FC Barcelone est le seul club d'Europe a avoir joué une Coupe d'Europe chaque saison depuis 1955.
- Iker Casillas a gagné son 70e match de C1. Seuls Raúl (79) et Xavi (72) ont fait mieux.]]>
<![CDATA[Chelsea : même partie, nouveaux joueurs ]]> text/html fr SO FOOT Tenants du titre, les joueurs de Chelsea entrent dans la compétition face à une belle Juventus. Quelques mois après être montés sur le toit de l'Europe avec un style de jeu défensif et sans étincelles, les Blues s'apprêtent à relever un tout nouveau défi : gagner en étant sexy. Tout le monde l'a oublié, sauf les supporters de Tottenham, cocus devant l'éternel un soir de mai 2012. Si, ce soir, les joueurs de Chelsea peuvent disputer leur neuvième Ligue des champions…]]> Tout le monde l'a oublié, sauf les supporters de Tottenham, cocus devant l'éternel un soir de mai 2012. Si, ce soir, les joueurs de Chelsea peuvent disputer leur neuvième Ligue des champions consécutive, c'est parce qu'après avoir couru après un sacre européen, laissant en route quelques plumes et des centaines de millions d'euros, les Blues se sont enfin emparés du toit de l'Europe la saison passée. Eux, habitués à briller en championnat, ont sombré à une triste sixième place de Premier League la saison passée, mais ont validé leur ticket de la plus belle des manières, en battant le Bayern Munich chez lui au terme d'une série de tirs au but comme on les aime. Le Graal enfin, presque dix ans après le rachat du club par ce fou de Roman Abramovitch. Pas rassasié, et plutôt du genre jamais content, le propriétaire russe de Chelsea vise désormais quelque chose d'un peu plus dingue : et si son club réalisait le premier back to back en C1 depuis le Milan de Van Basten à la croisée des années 80 et 90, en jouant bien ?

Un nouveau Chelsea ?

C'est le tube de cette fin d'été. « La naissance du sexy Chelsea » fait couler l'encre et la salive en Angleterre et là où la Premier League passionne, c'est-à-dire un peu partout. Oublié le titre de 2009-2010 obtenu avec 86 points et 103 buts inscrits, les Blues, marqués du sceau de leur victoire en Ligue des champions, incarnent la victoire de la défense sur l'attaque, de l'antijeu sur la création, du reste du monde contre le Barça. En fin de cycle et avec tous leurs vieux que sont Terry, Lampard, Drogba ou Čech, les Blues ont finalement accroché ce que leur propriétaire espérait depuis plusieurs années. Une consécration arrivée au creux de la vague. « Avant, Chelsea était toujours l'équipe à battre, et ils perdaient. Quand ils ont commencé à décliner, ils ont remporté la C1 », évoque Gianluigi Buffon, gardien légendaire de l'adversaire du soir, dans les colonnes de La Gazzetta Dello Sport. Cette année, et grâce à son succès – et donc, sa qualification – en C1, Chelsea a pu entamer sa mue, avec Oscar, mais surtout Eden Hazard en figure de proue.

Réaliser « l'impossible »

Au fond, le 4-3-3 « classique » des Blues n'a pas changé. Il a juste été dynamisé. Florent Malouda, du fond de la réserve londonienne, pourrait en attester. Plus esthétique et plus plaisant, ce Chelsea profite d'un joli déclic. Une libération issue en partie de la prolongation d'un Roberto Di Matteo dont le départ a souvent été évoqué avant que les dirigeants des Blues ne reviennent à la raison. Aujourd'hui, pour Fabio Capello, interviewé par La Gazzetta Dello Sport : « Chelsea a changé. (...) Il a plus de personnalité par rapport à l'année passée. » Et plus de caractère, aussi. Interrogé par la presse britannique avant la rencontre au sujet d'un éventuel doublé historique en Ligue des champions, le Che Di Matteo a balancé un cinglant « Réalisons l'impossible ». En ramassant une C1 et en redonnant un semblant d'identité de jeu à une équipe jugée il y a peu sur le déclin, le technicien italien est bien parti.]]>
<![CDATA[La Vieille Dame sur son 31]]> text/html fr SO FOOT De retour sur la scène continentale, la Juventus Turin a tous les ingrédients pour ravir les siens. Et ce petit truc en plus pour en embêter plus d'un en Ligue des champions... Lors de son dernier match de championnat, face au Genoa, la Juve avait décidé de faire tourner un peu, pour justement préparer son entrée en Champions League. Du coup, la Vieille Peau a commencé par…]]> Lors de son dernier match de championnat, face au Genoa, la Juve avait décidé de faire tourner un peu, pour justement préparer son entrée en Champions League. Du coup, la Vieille Peau a commencé par se montrer assez peu convaincante (face, il est vrai, à un bon Genoa), puis totalement dominatrice, suite aux entrées gagnantes de Vučinić (pour Matri) et d'Asamoah (pour De Ceglie) ; les deux ressemblant de plus en plus à des indiscutables au sein de cette nouvelle Juventus. L'intégration du second est d'ailleurs tout à fait remarquable, au point que son transfert ressemble aujourd'hui à l'une des plus belles transactions du dernier été italien. Quant au premier, avec sa superbe moustache, il apporte technique et talent à une ligne d'attaque qui peut parfois sembler un peu trop mécanique, voire limitée quand Matri donne du grain à moudre à ceux qui le jugent trop juste pour un top club. Avec le Monténégrin, l'attaque turinoise gagne en folie et imprévisibilité, d'autant plus quand l'ex-Romain est associé à Giovinco…

Bases solides

Le duo devrait donc débuter le match face aux Anglais, en haut d'un 3-5-2 qui commence, pour les hommes de Conte, à se faire plus classique qu'original. Au milieu, autour de Pirlo, le maître à (bien) jouer de cette équipe, on retrouvera Vidal et Marchisio. Costaud, dynamique, mordant : soit pile-poil ce qu'il faudra pour masquer les quelques signes de fatigue entrevus (et pas uniquement à cause de la barbe) par l'architecte contre le Genoa. Un début de match moins merdique aurait permis de faire sortir un peu plus tôt celui qui n'a pas perdu un match de championnat depuis l'hiver 2010, mais Vidal et Marchisio sont chacun à même de faire les efforts pour deux, ce qui devrait donc mathématiquement compenser un léger coup de mou d'Andrea. Sur les ailes seront ensuite alignés Asamoah et Lichtsteiner ; ça tombe bien : le 3-5-2 de Conte a besoin d'ailiers percutants. Mais plus que tout, il nécessite une base arrière solide, à même d'apporter confiance et sérénité à tout l'édifice. Et au vu de ce que la défense a montré contre le Genoa de Borielle et Immobile, le peuple noir et blanc a de quoi s'inquiéter un peu. Que ce soit Boriello, Chiellini ou Bonucci, il n'y en avait pas un pour rattraper l'autre. Mais bon, il y avait Buffon.

ADN

Aussi, pour peu que la ligne défensive se retrouve et assure les affaires courantes, la Juventus pourrait bien voir venir. De quoi être décisive dans les deux surfaces de vérité, un ensemble joueur, mais surtout travailleur, la Vieille Dame a tous les ingrédients qu'il faut pour faire recette dans une compétition comme la Ligue des champions. En plus sommeille dans son ADN, qui n'attend que ça, ce petit truc en plus qui fait souvent la différence dans une compétition qui est affaire de détails entre membres du plus haut niveau : cette capacité à considérer la chance comme méritée, donc à réussir. Au final, et une fois encore, la Juventus ressemble à la sélection nationale. Ou l'équipe que l'on a pu voir lors du dernier l'Euro. Un duo d'attaque technique et fantasque, un milieu à trois autour de Pirlo, deux ailiers tranchants, Chiellini, Bonucci et Barzagli derrière. Et enfin, Gianluigi Buffon. Cela ne surprendra donc personne si cette équipe parvient à se frayer un chemin jusqu'en finale. Elle la dernière. ]]>
<![CDATA[ Prolongation en vue pour Buffon ]]> text/html fr SO FOOT Cet été, les dirigeants de la Juve ont poussé Del Piero, 37 ans, vers la sortie. Gianluigi Buffon n'est, lui, pas prêt de partir. Cette semaine, le gardien des champions du monde 2006 doit…]]> Cet été, les dirigeants de la Juve ont poussé Del Piero, 37 ans, vers la sortie. Gianluigi Buffon n'est, lui, pas prêt de partir.

Cette semaine, le gardien des champions du monde 2006 doit prolonger son contrat jusqu'en 2016. Il aura alors 38 ans. Avec ce nouveau bail, « Gigi » a même consenti une réduction de son salaire. Selon La Gazzetta Dello Sport, il touchera 4 millions par an contre 6 avec l'engagement actuel.

Ça fera toujours ça de moins à placer dans les paris (Ndlr, en mai dernier, des journalistes avaient révélé que le portier de la Nazionale avait misé la somme de 1,5 million d'euros dans un bar-tabac de Parme). C'est le patron du PMU qui va faire la tronche.

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<![CDATA[L'équipe-type du dimanche ]]> text/html fr SO FOOT Mesdames et messieurs : le retour de l'équipe-type du dimanche. Car il n'y a pas eu que la première journée de Ligue 1, ce week-end. On a également eu droit à une Supercoupe d'Italie, un Community Shield, une Supercoupe d'Allemagne, une Supercoupe du Portugal, du football russe, ukrainien, suisse, néerlandais... Bref, du vrai football, quoi. Gianluigi Buffon (Juventus) : Il n'a pas gagné l'Euro. Non. Par contre, la Supercoupe d'Italie, entre mille polémiques, est pour lui. Du coup, il se fait plaisir et la dédie à tous :…]]> Gianluigi Buffon (Juventus) : Il n'a pas gagné l'Euro. Non. Par contre, la Supercoupe d'Italie, entre mille polémiques, est pour lui. Du coup, il se fait plaisir et la dédie à tous : Conte, Bonucci, Pepe, Del Piero. Gigi : un homme qui a des choses à dire.

Grégory van der Wiel (Ajax) : On l'avait quitté le 17 juin dernier, sur les fesses, souillé par Cristiano Ronaldo. Le revoilà bien plus fringant, buteur contre l'AZ pour la première journée de championnat. Tant qu'il ne rencontre pas le Real Madrid, hein...

Aurélien Chedjou (Lille) : Il est là, le patron de la défense lilloise. En plus d'avoir inscrit le premier but de la saison des Dogues, il a littéralement annihilé Aubameyang. Pendant que le PSG galère défensivement, Rudi Garcia sait qu'il peut compter sur son roc.

Branislav Ivanovic (Chelsea) : Après avoir remporté pour la première fois de sa carrière la Ligue des Champions, le Serbe a souhaité décrocher un autre trophée : celui de l'attentat le plus rapide de la saison. 12 août, et un beau carton rouge. Écarlate.

Vilmos Vanczák (FC Sion) : Depuis que Gattuso est arrivé à Sion, l'équipe suisse n'a pas perdu le moindre match et caracole en tête du championnat helvète. Ce week-end, une petite victoire sur la pelouse de Lausanne, avec un but de son robuste défenseur hongrois. Un défenseur qui n'a pas laissé beaucoup de chances aux attaquants adverses, soit dit en passant.

Ludovic Obraniak (Bordeaux) : Un but sublime, une passe décisive, une victoire à l'extérieur. Bah, c'est toujours mieux de commencer la saison comme ça qu'en faisant 1-1 contre Nancy en entrant en jeu à la 67ème minute comme lors de la première journée de l'exercice 2011-12.

Henrikh Mkhitaryan (Shakhtar Donetsk) : Cinq matches de championnat disputés cette saison, sept buts. Des stats rendues encore plus flamboyantes par deux faits. 1/ Il est milieu de terrain. 2/ Il n'est pas brésilien. Ce qui est rare, au Shakhtar.

Roman Shirokov (Zénith) : Quand le premier du championnat russe rencontre l'autre premier du championnat russe, cela donne quoi ? Un carnage. 5-0 pour le Zénith contre le Spartak Moscou. Le grand artisan, c'est lui. Un doublé, et un niveau monstrueux à ce stade-là de la saison. L'équipe de Spalletti est partie pour une très grande année.

Camilo Zuniga (Napoli) : Le poissard du week-end. Match cauchemar contre la Juve, en Supercoupe d'Italie. Première mi-temps, il subit une faute, l'arbitre ne siffle pas, il gueule. Carton jaune. Deuxième période, il subit encore une faute, l'arbitre ne siffle pas, il se relève et commet une (petite) faute. Deuxième jaune. Carton rouge. Dans la foulée, la Juve s'impose 4-2. Et Naples est folle furieuse.

Zlatan Ibrahimovic (PSG) : Premier match en Ligue 1, premier doublé, et Paris qui prend un point contre Lorient, sa bête noire. Et déjà une première punchline : « Tu ne gagnes pas le championnat en un match, sinon, tu ferais mieux de jouer au tennis ». On va bien s'amuser, avec lui.

Carlos Tevez (Manchester City) : Le golf, c'est terminé. Carlos Tevez est revenu au football, au vrai. Pan. Un missile dans la lucarne de Petr Cech pour le Community Shield. Et un t-shirt dédicace au quartier de Fuerte Apache, là où il a grandi. Le voilà, le vrai renfort de City.

Toifilou Maoulida (Bastia) : Si on lui avait dit un jour qu'il serait meilleur buteur de Ligue 1 à égalité avec Zlatan Ibrahimovic, il l'aurait certainement écrit sur une bandelette. Avec un stylo en or.

Jackson Martinez (FC Porto) : C'est ça qui est bien avec Porto. Avoir le chic pour faire les achats les plus judicieux. Jackson Martinez est arrivé cet été en provenance de Jaguares. Premier match : but décisif à la 90ème minute pour offrir la Supercoupe du Portugal à son club. Il faudra le suivre de près cette saison.

Roman Eremenko (Rubin Kazan) : L'ancien du Dynamo Kiev, payé 13 millions d'euros la saison dernière, va peut-être enfin connaître une saison digne du montant de son transfert. En tout cas, il a bien enfoncé le Dynamo Moscou. C'est déjà ça.

Nicolas Penneteau (Valenciennes) : Zlatan ? Quel Zlatan ? Le mec qui peut aujourd'hui se vanter d'avoir ramené trois points quasiment à lui seul, c'est bien lui. Les attaquants de l'ESTAC n'y croient toujours pas.

Sekou Cissé (Feyenoord) : Djibril ? Édouard ? Papiss ? Non, non. Lui, c'est Sekou. Il joue à Feyenoord, est ivoirien, et a inscrit le seul but du match face à Utrecht. Voilà. Big up.

Luc Abalo (Equipe de France) : Juste pour le plaisir d'écrire les mots "roucoulette" et "chabala".]]>
<![CDATA[Buffon rachète le club de sa ville ]]> text/html fr SO FOOT Gianluigi Buffon a le sens des valeurs. Le gardien de la Juventus et de la Nazionale finaliste de l'Euro vient, en effet, d'acquérir le Carrarese Calcio, club de sa ville natale Carrare, en Toscane.…]]> Gianluigi Buffon a le sens des valeurs. Le gardien de la Juventus et de la Nazionale finaliste de l'Euro vient, en effet, d'acquérir le Carrarese Calcio, club de sa ville natale Carrare, en Toscane.

Gigi avait déjà mis les pieds dans la hiérarchie du club en 2010, où en compagnie de l'attaquant Cristiano Lucarelli, il avait racheté 50% de la société. Désormais, et comme il l'a déclaré sur son compte Facebook, il est le seul maître à bord. Il a tout de même précisé qu'il sera rejoint dans son entreprise par d'autres investisseurs locaux.

Le Carrarese Calcio milite actuellement en Lega Pro 1, le troisième échelon italien. Gigi a d'ores et déjà annoncé qu'il placerait la jeunesse au centre de son projet, avec la volonté de créer rapidement une école de football.

Avant de conclure, dans un élan de joie : « Je l'ai fait pour vous, parce que vous le méritez. Avanti Carrare. Je t'aime ! » Sûr qu'on préfère le voir faire ce genre de pari.]]>
<![CDATA[10 Espagnols dans l'équipe-type de l'Euro ]]> text/html fr SO FOOT Après qu'Andres Iniesta ait raflé le titre de meilleur joueur du tournoi, et Fernando Torres celui de soulier d'or, l'Espagne achève son triomphe en plaçant dix joueurs dans l'équipe type de l'Euro…]]> Après qu'Andres Iniesta ait raflé le titre de meilleur joueur du tournoi, et Fernando Torres celui de soulier d'or, l'Espagne achève son triomphe en plaçant dix joueurs dans l'équipe type de l'Euro dressée par l'UEFA. Un succès tellement incontesté, que la Roja parvient même à insérer de manière un peu scandaleuse un Gerard Piqué pas vraiment à son avantage ces trois dernières semaines. Le reste n'est que talent. 4 italiens, 4 allemands, 3 Portugais, un Anglais et un Suédois complètent cette équipe de Ligue des Masters. Club le plus représenté devant le Barça et ses 6 bonhommes, le Real Madrid place 8 de ses soldats.

Ah, et bien entendu, aucun Français n'a été retenu.

La liste complète :

Gardiens : Gianluigi Buffon (Italie), Iker Casillas (Espagne), Manuel Neuer (Allemagne).

Défenseurs : Gerard Piqué (Espagne), Fábio Coentrão (Portugal), Philipp Lahm (Allemagne), Pepe (Portugal), Sergio Ramos (Espagne), Jordi Alba (Espagne).

Milieux de terrain : Daniele de Rossi (Italie), Steven Gerrard (Angleterre), Xavi Hernández (Espagne), Andrés Iniesta (Espagne), Sami Khedira (Allemagne), Sergio Busquets (Espagne), Mesut Özil (Allemagne), Andrea Pirlo (Italie), Xabi Alonso (Espagne).

Attaquants : Mario Balotelli (Italie), Cesc Fàbregas (Espagne), Cristiano Ronaldo (Portugal), Zlatan Ibrahimović (Suède), David Silva (Espagne). ]]>
<![CDATA[La finale de l'Euro a enflammé Twitter]]> text/html fr SO FOOT La finale de l'Euro a comme prévu déchainé les accrocs des sentences définitives en moins de 140 caractères, hier soir. Une soirée dont le mot d'ordre était : « vous voyez que l'Espagne n'est pas chiante ! ». Pas chiante, certes, mais visiblement pas au point de décrocher de son smart phone. Deux heures avant le coup d'envoi, Joey Barton est déjà hostile : « j'espère que l'Italie l'emportera ce soir. J'en ai marre des Espagnols et de tous les gens qui martèlent à quel point ils…]]> Deux heures avant le coup d'envoi, Joey Barton est déjà hostile : « j'espère que l'Italie l'emportera ce soir. J'en ai marre des Espagnols et de tous les gens qui martèlent à quel point ils sont bons ».



A quelques minutes du début de la rencontre, Vincent Kompany est prêt, Eugénie Le Sommer s'exprime comme ta copine qui n'y connait rien au foot et David de Gea est au taquet.







C'est parti pour les hymnes. Gianluigi Buffon fait flipper l'ex Grenoblois Laurent Courtois tandis que Gary Lineker, toujours aussi fair-play, explique charitablement à Phil Neville et Piers Morgan que ce n'est pas la peine d'être outré que les Espagnols ne chantent pas un hymne sans paroles.





David Silva ouvre le score et règle le débat sur le 4-6-0 espagnol, selon Phil Neville : « vous n'avez pas besoin d'avant-centre quand vous jouez ainsi ! ».



Mikaël Silvestre remercie le live de l'Equipe qui œuvre pour les gens qui ne poussent pas le son de la télé lorsqu'ils quittent leur salon.



Géraldine Nakache est une femme libre.



Jordi Alba plante le deuxième pion espagnol juste avant la pause. Gary Lineker continue à s'inquiéter pour l'avenir des avants-centres tandis que Roberto Soldado est bluffé par le nouveau latéral du Barça. De leur côté, Sébastien Bassong, Tom Cleverley et Gaizka Mendieta se foutent des gens qui s'ennuient en regardant jouer la Roja.



« Regardez comme il vole! Cette saison, il deviendra le meilleur latéral gauche du monde. »



« Ça, c'est pour tous les rageux qui racontaient de la merde à propos de la qualité des Espagnol en disant qu'ils étaient ennuyeux ! »



« L'Espagne ennuyeuse ? Vous êtes fous ? »



« 2-0 en 42 minutes… Personnellement, je ne m'ennuie pas ! »



Gaël Clichy a visiblement autre chose à faire que de regarder le match, mais prend tout de même le temps de se renseigner. Et c'est Joleon Lescott qui joue le liveur en lui apprenant que leur coéquipier à Manchester City, David Silva, a marqué.



A peine entré en jeu, Thiago Motta se claque et laisse ses coéquipiers à dix. Pour Nicolas Dieuze, la qualité de l'échauffement du Parisien n'est pas forcément en cause.



Canadien d'origine italienne, le producteur de hip-hop Marco Polo a l'impression de « regarder un être aimé mourir à petit feu » à quelques minutes de la fin de la rencontre.



C'est fait, l'Espagne est championne d'Europe pour la seconde fois consécutive et chacun y va de son commentaire en moins de 140 caractères.

« Tout le mérite va à l'Espagne, grosse performance en finale ! Iniesta = magicien, Xavi = dictateur. Combien d'équipes essaieront de jouer sans buteur cette saison ? »





« L'Italie aurait facilement pu se mettre à tacler salement et pourrir la fin de match. Ils ont fait preuve de respect et perdu avec intégrité. »





« Gerard Piqué est le meilleur aspirateur à trophées. »



« Grosses félicitations à l'Espagne pour leur victoire. Quiconque dit qu'ils sont ennuyeux a besoin de consulter un médecin dans les plus brefs délais. »



« Je suis très fier de mes camarades. Ils nous ont donné de grandes émotions durant un mois, et pour cela je leur dis MERCI. »



De retour aux vestiaires, c'est le moment des remerciements et des séances photos pour les champions espagnols.









Charlie Davies, l'attaquant américain de Sochaux s'en fout. Hier soir, il a soulevé un autre type de trophée en se mariant.

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<![CDATA[Ils ont marqué la finale de l'Euro ]]> text/html fr SO FOOT Voilà, cette fois, c'est terminé. L'Euro 2012 s'est conclu sur la fessée espagnole infligée à l'Italie. Mais plus que le score, ce sont les hommes qui ont rendu cette finale si particulière... Ceux qui ont bien célébré ce titre et qui ont eu raison parce que même s'ils méritent, ils ne célèbreront rien du tout au moment du Ballon d'Or Xavi Iniesta Xabi…]]> Ceux qui ont bien célébré ce titre et qui ont eu raison parce que même s'ils méritent, ils ne célèbreront rien du tout au moment du Ballon d'Or

Xavi
Iniesta
Xabi Alonso
Sergio Ramos
Casillas
Fabregas

Ceux qui n'auraient jamais été dans le groupe, mais qui sont quand même un peu champions d'Europe, grâce à Cesc Fabregas.

Jarque
Manolo
Puerta
Miki

Ceux qui font partie des gentils ou des méchants, on ne sait pas trop, enfin surtout Christian Jeanpierre.

Vicente Del Bosque
Xabi Alonso
Claudio Marchisio
Andrea Barzagli



Ceux qui ont regardé la finale en se disant que eux ils auraient pu contrer la machine espagnole. Enfin, plus que les Italiens déjà.

Zlatan Ibrahimovic
Samuel Eto'o
Wesley Sneijder
José Mourinho
Karim Benzema (non, ça va, c'est une vanne)

Ceux qui étaient tellement beaux à voir pleurer qu'on s'est demandé si ce n'était finalement pas plus classe de perdre 4-0.

Andrea Pirlo
Gianluigi Buffon
Daniele De Rossi

Ceux qui se disent que, même donnée par Platini, cette médaille n'est pas le plus beau souvenir de leur vie.

Victor Valdes
José Manuel Reina
Juanfran
Raul Albiol
Fernando Llorente



Ceux qui, au vu de la tournure de la finale, ne regrette finalement pas de s'être fait sortir avant par l'Italie, parce qu'ils n'auraient pas pu supporter un 4-0.

Steven Gerrard
Wayne Rooney
John Terry
Sami Khedira
Mesut Ozil

Ceux qui aiment bien le foot attention mais là ils avaient autre chose à foutre que regarder cette finale, désolé.

Didier Deschamps
Vincent Labrune
Luka Rocco Magnotta

Ceux qui sont la preuve vivante que, parfois, un palmarès n'est pas révélateur.

Juan Mata
Fernando Torres
Raul Albiol
Alvara Arbeloa

Ceux qui ont pris le jingle de l'Euro 2012 en sonnerie de portable, tant ça a changé leur vie.

Mickael Landreau
Jordi Alba
Mario Balotelli
Gebre Selassie
Alan Dzagoev
Yohan Cabaye
Mario Mandzukic

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<![CDATA[On a maté Italie-Espagne à Rome ]]> text/html fr SO FOOT Pour le boss de fin, la ville de Rome avait installé un écran géant au Circo Massimo. De quoi accueillir plus de 100 000 tifosi. On y était. Les faubourgs de la ville semblaient plongés dans une profonde torpeur. Il faisait très chaud, les volets étaient fermés. Puis, dans une rue comme une autre de la banlieue sud, peu après 17h, une…]]> Les faubourgs de la ville semblaient plongés dans une profonde torpeur. Il faisait très chaud, les volets étaient fermés. Puis, dans une rue comme une autre de la banlieue sud, peu après 17h, une bombe agricole a explosé. La détonation n'a peu le temps de résonner : « Allez les Bleus, bordel ! » C'était comme le signal du départ. Peu à peu, les grands axes reliant la périphérie au centre se sont noircis de voitures. À chaque voiture ou presque, un drapeau italien. À chaque feu rouge ou presque, des klaxons d'encouragements. Rome ressemblait alors à une bouteille de Prosecco dont on avait retenu le bouchon de sauter pendant trop longtemps.

Aux alentours du Circo Massimo, vers 18h, il y a déjà beaucoup de monde. Le Circo Massimo – Circus Maximus, en français - est un immense terrain vide qui accueillait autrefois les courses de chars. C'est là que se célèbrent les victoires : de la Roma, de la Lazio, de la Nazionale. La ville a placé plusieurs écrans géants pour accueillir les supporters. Et l'ambiance est chaude, chaude, chaude. À plus de deux heures du coup d'envoi, ils sont déjà plusieurs dizaines de milliers à transpirer, à manger et à boire. Certains agitent des drapeaux, d'autres allument des fumigènes. L'hymne est repris par toute la foule, qui y croit fort. Seul Mario Monti, le président du Conseil, dont l'image apparaît à l'écran, est copieusement sifflé. Le reste, tout le reste, n'est que hourras. Pour les joueurs italiens qui se placent sur le terrain, pour Andrea Pirlo, pour Mario Balotelli, pour Gianluigi Buffon, pour Daniele De Rossi, pour Cesare Prandelli.

Et puis ? Et puis, le vide. L'Espagne étouffe les velléités des plus fervents et rend l'endroit étrangement calme et silencieux. Un but, deux buts, trois buts, quatre buts. L'aventure s'arrête ici. « J'aurais dû continuer à insulter Balotelli comme d'habitude, j'ai cru en lui, mais ça marche pas, ce type a besoin d'être insulté pour être bon, si tout le monde se met à l'aduler, il s'arrête », commente un type à la vingtaine. Les dix dernières minutes ressemblent à un baroud d'honneur pour la très grosse centaine de milliers de personnes présentes. « On va pas ramener nos pétards chez nous, on aurait l'air bête », explique un type rasé à son pote. Va pour tout faire péter et pour foutre le feu une dernière fois aux places italiennes dont la Nazionale a tant parlé en se réjouissant qu'elles se remplissent match après match.

Il y eut donc dix dernières minutes émouvantes. Des fumigènes, des drapeaux et des booms, par-ci, par-là. À peine le coup de sifflet final, les écrans géants se sont éteints. Il faisait noir, et l'on n'entendait plus que le son des commentateurs et des amoureux déçus. « Le pays ne va pas sortir demain de la crise, on n'a même plus le football pour prendre une grosse bouffée d'air, commente, dépité, un vieux monsieur. Dis, tu m'entends quand je te parle ? » Las. La personne à laquelle le vieux monsieur s'adresse sert dans ses poings un drapeau de l'Italie et pleure. L'ancien hippodrome s'est vidé en un rien de temps.]]>
<![CDATA[Top 5 : Gardiens révélés à l'Euro ]]> text/html fr SO FOOT Un championnat d'Europe se gagne souvent grâce à sa défense et à son gardien. Ce soir, la finale de l'Euro met aux prises les deux plus grand portiers actuels : Iker Casillas et Gianluigi Buffon. Des hommes parfois intouchables pendant toute la durée de la compétition. À l'image du Polonais Szczesny, certains se loupent dès leur première rencontre. D'autres profitent de l'Euro pour briller et se faire un nom dans le gotha européen. N'en déplaise à Bernard Lama. Antonios Nikopolidis : Euro 2004 Personne ne connaissait son nom avant le championnat d'Europe 2004. Et pourtant, Antonios Nikopolidis est bien le grand artisan du succès grec…]]> Antonios Nikopolidis : Euro 2004
Personne ne connaissait son nom avant le championnat d'Europe 2004. Et pourtant, Antonios Nikopolidis est bien le grand artisan du succès grec de l'époque. Âgé de 32 ans au moment de la compétition, le portier hellène multiplie les exploits. Il n'encaisse que quatre pauvres buts en six rencontres tout en gardant sa cage inviolée en phase finale. Médiocre dans les sorties aériennes, le Georges Clooney du pays compense par une excellente réactivité sur sa ligne. Le genre de mec qui joue au-dessus de son niveau pendant un mois pour retrouver ses capacités quotidiennes dès le lendemain. Ça n'a pas loupé. Élu dans l'équipe type de l'Euro 2004, Nikopolidis ne quittera jamais la patrie, faute de propositions. Son niveau ne cessera de baisser au fur et à mesure des années écoulées. On ne devient pas le meilleur gardien du monde à 32 piges, hein !

Francesco Toldo : Euro 2000
Mais pourquoi n'a t-il pas choisi de mettre son pied en opposition sur la frappe de Sylvain Wiltord le 2 juillet 2000 ? Car Fransesco Toldo avait, jusque-là, réalisé un championnat d'Europe parfait. L'Italien n'est pourtant pas le portier titulaire à quelques semaines de cet Euro. Barré par Buffon, Peruzzi et Pagliuca, l'ancien dernier rempart de la Fiorentina ne pense même pas jouer un seul match de la compétition. Mais un incroyable concours de circonstances le propulse dans la cage pour le premier match contre la Turquie. Très propre, Toldo gère la phase de poules sans sourciller. Il atteint son apogée en demi-finale contre les Pays-Bas, sortant une performance tout bonnement extraordinaire. Rien ne peut lui arriver : le Transalpin sort tout. Un penalty de Frank de Boer arrêté, des frappes de Bergkamp détournées, une séance de tirs au but survolée : Toldo vit sur une autre planète. Wiltord le fera vite redescendre avec son tir du gauche. Mais son match de légende contre les Bataves reste gravé dans l'Histoire.



Andreas Köpke : Euro 1996
Le Fulgure au poing teuton éclabousse de son talent l'Euro 1996. Sacré champion du monde 1990 alors qu'il n'était que remplaçant, le portier allemand est le grand artisan du titre allemand six ans plus tard. Son style spectaculaire plaît aux fans de la Mannschaft qui n'hésitent pas à scander son nom dans les enceintes anglaises. Andreas Köpke atteint la quintessence de sa carrière lors de cette compétition où il se sert de son expérience pour sortir les ballons chauds en phase finale. Contacté par le Real Madrid, l'actuel entraîneur adjoint de l'équipe nationale préfère poser ses valises à Marseille après le championnat d'Europe. Il ne gagne aucun trophée avec l'OM, se faisant chiper sa place par Stéphane Porato à l'aube de sa troisième année en France. Un mec qui n'a gagné que deux titres : Coupe du monde et Euro. Mais quels titres !

Peter Schmeichel : Euro 1992
Inconnu avant cet Euro 1992, Peter Schmeichel devient le plus grand gardien danois de tous les temps grâce, notamment, à cette compétition. Le Danemark est repêché à quelques jours du match d'ouverture à la suite du forfait de la Yougoslavie, enlisée dans une guerre qui va durer quelque temps. Le portier évolue alors à Brondby et se prépare à jouer sa première grande compétition internationale. Contre toute attente, il explose et montre toute l'étendue de son talent. L'équipe danoise souffre au premier tour mais réussit à se qualifier pour les quarts grâce au bon vieux Peter. Sans pression, il fait sensation en demi-finale où il détourne le penalty de Marco van Basten. Le genre d'évènement qui vous accélère une carrière. Schmeichel file à Manchester United un an plus tard où il remportera une pléiade de trophées. À 25 ans, son fils Kasper n'a encore rien gagné. N'est pas Peter qui veut.

Luis Arconada : Euro 1984
Luis Arconada était en avance sur son temps. Un type qui invente un geste technique en finale de l'Euro et qui se rend célèbre dans le monde entier dans la foulée. À l'orée de l'Euro 1984, Luis Arconada est un pilier de la sélection espagnole. Ses trois trophées consécutifs de meilleur gardien de Liga (1980, 1981, 1982) l'amène même à porter le brassard de capitaine. Le gardien de la Roja entre parfaitement dans la compétition, comme l'ensemble de ses partenaires. Solide face à l'Allemagne et au Danemark, il se qualifie pour la finale et affronte la France. Vient ensuite le coup franc de Platoche. Le ballon lui passe sous les abdos, l'Espagne s'incline finalement 2-0. Certainement la pire boulette dans l'histoire des finales des grandes compétitions continentales. Mais Luis Arconada a gagné le droit d'être connu dans le monde entier grâce à ce geste, même 28 ans après. Un précurseur, à n'en pas douter.



Et aussi :
- Lev Yachine pour son Euro 1960 impeccable.
- Dino Zoff pour ses deux titres en 1968 et 1980.
- Sepp Maier pour sa panenka encaissée lors de l'Euro 1976.
- Harald Schumacher pour l'ensemble de sa carrière. ]]>
<![CDATA[Buffon, l'invaincu]]> text/html fr SO FOOT Cette saison, un seul joueur en Europe n'a pas perdu le moindre match officiel. Il s'appelle Gianluigi Buffon. 44 matches, 26 victoires, 18 nuls : c'est avec cette incroyable statistique que le gardien de la Squadra aborde sa première finale d'un Euro. Non, Gigi Buffon n'y aurait certainement pas cru. Si le 2 septembre dernier, au terme du match gagné 1-0 contre les Iles Féroé pour le compte des éliminatoires de l'Euro 2012, quelqu'un lui avait dit…]]> Non, Gigi Buffon n'y aurait certainement pas cru. Si le 2 septembre dernier, au terme du match gagné 1-0 contre les Iles Féroé pour le compte des éliminatoires de l'Euro 2012, quelqu'un lui avait dit qu'il ne perdrait pas un match de la saison, il aurait rigolé. Pourtant, dix mois plus tard, la réalité est là. Buffon est invaincu sur la saison 2011-12. Avec la Juve, le portier a disputé 35 matches de Serie A, sans jamais perdre. La seule défaite de sa saison, la Juventus l'a concédée contre le Napoli, en finale de la Coupe d'Italie. Mais en Coupe, Buffon ne joue pas. C'est Storari qui garde les cages. Avec la Nazionale, carton plein également. Gigi a disputé neuf matches officiels (quatre pour les éliminatoires et cinq pendant l'Euro) sans jamais sortir vaincu de la pelouse. Pour retrouver sa dernière défaite en match officiel, il faut remonter au 15 mai 2011 et à un revers 1-0 sur le terrain de Parme. Son bourreau s'appelait alors Sebastian Giovinco. Ouf, le petit attaquant de poche sera dimanche soir dans son camp... Dimanche soir, tiens. Le dernier match de la saison. L'apogée. Le 45e et ultime rendez-vous de la folle année de Gianluigi Buffon. Gigi le sait : ce serait tout de même sacrément ballot de perdre son invincibilité au pied de la dernière marche, après avoir gravi les 44 précédentes sans défaillir.

De la Serie B au but-fantôme de Muntari

Drôle : Italie-Espagne, c'est, aussi, le match entre les deux plus grands gardiens du monde. Buffon et Casillas. Le champion du monde 2006 contre le champion du monde 2010. Le champion d'Italie 2012 contre le champion d'Espagne 2012. Une motivation en plus pour Buffon, qui avait dû s'incliner face au portier espagnol lors des quarts de finale de l'Euro 2008. Iker était devenu San Iker, en stoppant des pénaltys d'un De Rossi chauve et sans barbe et d'un Di Natale, envoyant la Roja en demi-finales. Gigi, lui, était seulement parvenu à stopper le quatrième tir au but de Güiza, étant impuissant sur les quatre autres. Quatre ans se sont écoulés depuis. Quatre années au cours desquelles le gardien de la Nazionale, qui honorera demain sa 120e sélection, a tout connu. D'abord, la tragique relégation de la Juventus, suite à l'affaire Calciopoli. Buffon, en fidèle serviteur, décide de rester, même en Serie B. Un an plus tard, la Juve remonte en Serie A. D'abord une troisième place, puis carrément une deuxième position. Et puis, la crise. La Vieille Dame nous offre deux saisons dégueulasses, avec deux septièmes positions à la clef. Le rendement de Buffon est décevant, à tel point que l'année dernière, lorsque son remplaçant, Storari, enchaîne les bonnes prestations, on se demande si Gigi n'est pas arrivé en bout de course.

À cela s'ajoute une Coupe du monde 2010 où le gardien est obligé de sortir à la mi-temps du premier match, contre le Paraguay, à cause d'une blessure. Mais dès son arrivée à la tête de la Squadra, Cesare Prandelli est clair : la priorité, c'est Buffon. Et il n'y a pas de Marchetti ou Sirigu qui tiennent. Une confiance que lui réaffirme également Antonio Conte. L'ancien milieu de terrain bianconero, à son arrivée sur le banc de la Juve, assure au gardien qu'il est évidemment le premier choix. Tant pis pour Storari. Il ne faut que quelques matches de Serie A pour comprendre que cette confiance se transforme en énergie positive sur la pelouse. La Juve ne perd pas, encaisse très peu de buts, et Buffon est loin d'y être étranger. À plusieurs reprises, c'est même lui qui permet à la Juve de conserver son invincibilité : en stoppant un pénalty de Totti en fin de rencontre, en réalisant des miracles contre l'Inter, ou, plus polémiquement, en repoussant derrière sa ligne le désormais célèbre but-fantôme de Muntari.

Trois échecs et une nouvelle chance

Alors voilà, Buffon arrive à cette finale avec un moral gonflé à bloc. Le capitaine a retrouvé ses sensations et son plus gros niveau. Depuis le début de l'Euro, il est quasiment irréprochable, hormis peut-être sur le début de match face à l'Allemagne, où il a été hésitant sur deux ballons qui auraient pu coûter cher à la Squadra. Mais à part ça, Gigi a été là quand il a fallu l'être, et notamment sur ce pénalty d'Ashley Cole, qui permet à l'Italie de mettre une jambe en demi-finales. Pas négligeable : l'Euro demeure, avec la C1, la seule compétition que Buffon ne compte pas dans sa vitrine. Le Scudetto, c'est fait. La Coupe d'Italie, c'est fait. La C3, c'est fait. La Coupe du monde, c'est fait. Salement blessé à la main avant l'Euro 2000, il n'avait pas pu prendre part à la campagne des Azzurri en Belgique et aux Pays-Bas. C'est Toldo qui avait défendu (avec brio) les cages de la Squadra, pendant que « Gigi l'Amoroso » avait regardé tout ça, frustré, à la télévision. Éliminé au premier tour en 2004 et en quarts en 2008, le gardien a désormais l'histoire qui se dresse devant lui. Tout ça avec sa solide casquette de seul joueur invaincu en Europe cette saison vissée sur le front. Encore 90 minutes, ou 120, et Gigi pourrait ajouter ce record à sa liste déjà bien fournie. Il suffit, pour ce, de battre l'Espagne. Ou de s'incliner aux tirs au but. Bah quoi ?]]>
<![CDATA[Ce qu'il faut retenir des demi-finales]]> text/html fr SO FOOT L'énorme doublé de Balotelli, la lose de l'Allemagne, l'ennui espagnol et la déception portugaise. Avant la finale de dimanche, qui opposera donc l'Italie à l'Espagne, l'heure est au bilan. La folie Balotelli Il est un peu plus de 23 heures en France et les chaînes de télévision sportive lancent un cri d'amour à l'unisson. « Putain, quel joueur ce Balotelli ! Il…]]> La folie Balotelli

Il est un peu plus de 23 heures en France et les chaînes de télévision sportive lancent un cri d'amour à l'unisson. « Putain, quel joueur ce Balotelli ! Il est vraiment fort. Dans la profondeur et tout, il est costaud. » Sauf qu'avant le coup d'envoi d'un ItalieAllemagne que l'attaquant italien a marqué de son empreinte, tous le prenaient pour un guignol. D'ailleurs, ils n'étaient pas seuls. En inscrivant un retentissant doublé hier, en demi-finale de l'Euro 2012, Super Mario a quitté un instant le monde du spectacle pour celui du football. Un coup de crête et une mine qui laissent Manuel Neuer sans réponse comme pour dire à la face du monde « Vous savez, je suis aussi joueur de foot. » Alors, évidemment, et même si le « petit » italien aime bien le dire, il n'y a pas que Messi qui taquine mieux le ballon que lui sur la planète foot. Mais aujourd'hui, ses fans ont bon espoir que sa prestation de jeudi le fasse basculer dans la classe des « bons joueurs de foot ». Et puis Balotelli, c'est toujours ce côté fou, mais humain. « Le meilleur moment de la soirée, c'est quand j'ai vu ma mère, qui est venue malgré son âge, dans les tribunes à la fin de la rencontre. Ces deux buts sont pour elle », balance-t-il. Avant de prévenir : « Dimanche, il y aura mon papa, j'espère pouvoir faire encore mieux, comme mettre un quadruplé. C'était la plus belle soirée de ma vie. » Ça s'est vu. Il a esquissé un sourire.


La belle Italie

Le Fratelli d'Italia, Gianluigi Buffon l'a entendu plus d'une centaine de fois. Mais la passion est encore là et les yeux sont toujours fermés. Et vas-y que je te braille l'hymne comme si je partais au champ d'honneur et que je te sors mon regard de tueur. Mais la vérité est là, depuis le début de l'Euro 2012, l'Italie fait la guerre à l'Europe du foot qui la disait convalescente, « en reconstruction » ou, pire, morte. Hier, derrière les deux étincelles de Mario Balotelli, ce sont dix joueurs classieux, mais avec un sens du sacrifice inégalé depuis le début de la compétition qui se sont dressés face à une Allemagne sans réponse. Chaque Allemand présent dans la surface de réparation se retrouvait avec trois Italiens sur le dos, et la rare fois où cela n'a pas été le cas, le maestro Pirlo sauvait le ballon sur sa ligne. Tranquille. On annonçait une bataille du milieu de terrain. Elle a eu lieu. Mais la présence de Toni Kroos sur la feuille de match n'a pas changé grand-chose. Pirlo s'est baladé avant de se mettre au boulot avec De Rossi et Marchisio. À défaut d'être belle au premier abord, cette Nazionale a beaucoup de charme. Et ils sont nombreux a être tombés amoureux depuis le début de la compétition. Mais attention, Mario Balotelli prévient : « Franchement, dimanche, si on gagne en jouant mal, ce sera parfait. »


Cette Allemagne qui ne gagne rien

C'est un mauvais sketch que vivent les Allemands du Bayern Munich. Présents en nombre sous le maillot de la Mannschaft, les Bavarois ont vécu une année aussi passionnante que cauchemardesque. Passionnante, car ils se sont longtemps battus sur tous les tableaux. Cauchemardesque, car, au moment de faire les comptes, à la fin du mois de juin, Mario Gómez, Toni Kroos, Thomas Müller et tous les autres n'ont rien gagné. Hier, les ouailles de Joachim Löw ont réalisé un quasi non-match. Très intéressants dans les dix premières minutes, ils n'ont jamais su se relever après le premier but de Balotelli. Pire, avant que Stéphane Lannoy n'offre un pénalty inespéré à Mesut Özil en toute fin de rencontre, les Allemands n'ont jamais paru révoltés. Dominés dans tous les secteurs du jeu, et notamment concernant l'agressivité, l'addition aurait pu être beaucoup plus salée pour les Teutons si Di Natale et Marchisio s'étaient montrés plus réalistes. Au final, ce match face à l'Italie surligne ce que beaucoup de pronostiqueurs avaient oublié au moment de cocher l'Allemagne parmi les favoris de la compétition : c'est difficile de remporter une compétition sans une défense qui tient la route.


L'Espagne au rendez-vous, malgré l'ennui

Elle est là, l'Espagne. Qualifiée pour sa troisième finale consécutive en grande compétition depuis un pénalty de Cesc Fàbregas qui a caressé le poteau de Rui Patrício. Le seul problème, c'est qu'à force de dominer outrageusement le panorama footballistique international depuis 2008, la bande à Xavi commence à agacer. En fait, depuis le début de la compétition, outre le Espagne – Italie et le Espagne – Irlande de la phase de poules, on s'est considérablement fait chier devant la Roja. Passes, redoublement de passes, retriplement de passes, à droite, à gauche, derrière et un peu devant. Derrière son écran, on est à mi-chemin entre Roland Garros et le tennis de table aux JO. Mais à quoi bon se plaindre ? Au final, le résultat est là. Mais du coup, lassés par ce dictat de ce que certains pensent être le « beau jeu », ils seront nombreux à supporter l'Italie ce dimanche. Pas sûr que cela suffise.


Cristiano Ronaldo l'a dans l'os

Il a voulu tirer le cinquième pénalty. Souvent celui de la gloire. Il l'a dans l'os. En voyant Bruno Alves taper la barre d'Iker Casillas, Cristiano Ronaldo a dit adieu à son Euro. Pas de larmes devant les caméras cette fois. C'est certainement moins difficile de perdre face à l'Espagne que face à la Grèce. Cela étant dit, les Portugais n'ont absolument pas démérité lors de cette partie. La star du Real Madrid a d'ailleurs eu l'occasion en toute fin de rencontre d'envoyer les siens au paradis, mais sa frappe du gauche, autant que la mauvaise passe qu'il a reçue (il faut bien le dire), n'ont pas permis aux hommes de Paulo Bento de rejoindre la phase suivante. Une défaite qui ne doit pas effacer la bonne campagne portugaise, qui aurait peut-être mérité une meilleure fin. Au moins, après ce match, on laissera Rui Patrício tranquille.

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<![CDATA[Buffon était vénère ]]> text/html fr SO FOOT Gianluigi Buffon n'a pas donné l'impression d'être joyeux pour la qualification de son équipe en finale de l'Euro. Au coup de sifflet final qui libère l'Italie (victoire 2-1), le gardien transalpin…]]> Gianluigi Buffon n'a pas donné l'impression d'être joyeux pour la qualification de son équipe en finale de l'Euro. Au coup de sifflet final qui libère l'Italie (victoire 2-1), le gardien transalpin ne saute dans les bras de personne, tire une gueule d'enterrement forcément douteuse vu les circonstances. Interrogé à ce sujet, Gigi a expliqué son mécontentement :

« J'étais énervé parce qu'on était en train de jouer pour quelque chose d'unique et de très prestigieux. On ne devait pas souffrir dans les cinq dernières minutes et jouer avec le feu. Si l'Allemagne inscrivait le 2-2 à ce moment-là, elle gagnait 9-2 dans la prolongation. Les matchs doivent être gagnés, quand on le peut, de manière simple et facile. Je fais partie des "vieux" de l'effectif, et nous les "vieux", devons parfois casser les pieds pour ce genre de choses. »

Bon, après, Gianluigi a tout de même admis être heureux, surtout de voir tout son peuple en fête. Heureusement.]]>
<![CDATA[On se souviendra d'eux d'une façon ou d'une autre]]> text/html fr SO FOOT Un bel Euro, ce sont des grosses nations qui répondent présentes, des stars qui éclaboussent les matchs de leur classe et les autres qui se signalent comme ils peuvent. On est en plein dedans. Ceux qui n'ont qu'à se casser s'ils n'ont rien à dire James Milner Ricardo Montolivo Kyriakos Papadopoulos Rui Patrício Anthony Réveillère Ashley…]]> Ceux qui n'ont qu'à se casser s'ils n'ont rien à dire

James Milner
Ricardo Montolivo
Kyriakos Papadopoulos
Rui Patrício
Anthony Réveillère
Ashley Young

Ceux qui, quoi qu'il arrive, ont gagné leur place dans l'équipe-type

Xabi Alonso
Andrea Barzagli
Gianluigi Buffon
Sami Khedira
João Moutinho
Pepe
Andrea Pirlo
Sergio Ramos
Marko Reus
Cristiano Ronaldo

Ceux qui vont traîner cette compétition comme un boulet

Milan Baroš
Florent Malouda
Yann M'Vila
Samir Nasri
Hélder Postiga
Wayne Rooney
Michalis Sifakis



Ceux dont on attendait trop ; mais c'est un peu de notre faute, on n'avait qu'à pas les surestimer

Karim Benzema
Mario Balotelli
Nani
Sotiris Ninis
Scott Parker
Adil Rami
Danny Welbeck

Ceux qui ont été éliminés au premier tour et qui ne peuvent pas s'empêcher de penser qu'ils auraient pu faire 100 fois mieux s'ils étaient tombés dans un autre groupe

Niklas Bendtner
Vedran Ćorluka
Christian Eriksen
Mario Mandžukić
Luka Modrić
Darijo Srna

Ceux qui sont dans le dernier carré, mais qui sentent encore le couteau sous leur gorge

Antonio Cassano
Claudio Marchisio
Bastian Schweinsteiger
David Silva
Gérard Piqué
Xavi



Ceux qui nous manquent dans cet Euro, même si on assiste à un super tournoi

Joey Barton
Marcel Desailly
Didier Drogba
André-Pierre Gignac
Stéphane Guy
Thomas Thouroude

Ceux qui ne vont plus du tout avoir le même statut une fois de retour en club

Federico Balzaretti
Yohan Cabaye
Petr Jiráček
Laurent Koscielny
Marko Reus
Dimitris Salpingidis

Ceux qui s'étaient transcendés pour l'occasion, mais qui vont redevenir médiocres

Leonardo Bonucci
Fábio Coentrão
Alou Diarra
Glen Johnson
Giorgos Samaras
André Schürrle

Ceux qui auraient fini par se bouffer entre eux s'ils étaient restés une semaine de plus ensemble

Petr Čech et Tomáš Sivok
Hugo Lloris et Jérémy Ménez
Florent Malouda et Jérémy Ménez
Hatem Ben Arfa et Laurent Blanc
Samir Nasri et n'importe quel journaliste français

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<![CDATA[On a maté Italie-Angleterre à Rome ]]> text/html fr SO FOOT Pour le quart de finale de l'Euro, la mairie de Rome a installé un écran géant dans le centre historique de la ville, Piazza di San Silvestro. On y était. Il y avait des mains qui tenaient des cheveux, des bras dessus et des bras dessous, des mains jointes en signe de prière et un grand silence. Et puis, il y a eu comme un gros boom. Des gens se sont…]]> Il y avait des mains qui tenaient des cheveux, des bras dessus et des bras dessous, des mains jointes en signe de prière et un grand silence. Et puis, il y a eu comme un gros boom. Des gens se sont sautés dessus, en criant de soulagement et en riant aux éclats. L'air de Seven nation army, qui célèbre les victoires de la Nazionale depuis la Coupe du monde 2006, a retenti, des drapeaux ont été agités, et les premiers klaxons ont commencé à retentir un peu plus loin, dans les zones non-piétonnes. Peu après, la place s'est mise à sauter : « Qui ne saute pas est un anglais ! » Voilà, l'Italie était qualifiée pour les demi-finales, et tout le monde était heureux.

Avant la joie et la délivrance, le petit millier de personne installé Piazza di San Silvestro a beaucoup souffert, les tirs au but représentant sans surprise le paroxysme du supplice. Chaque tireur anglais était accompagné de cris de singe, indistinctement de sa couleur de peau, et de nombreuses insultes. Des lycéens, pâles, comparaient avec inquiétude leurs pulsations cardiaques. « Je crois que je vais claquer », a balancé l'un d'eux, à moitié sérieux, à moitié en rigolant. La panenka d'Andrea Pirlo ? « Santo subito, santo subito », a hurlé un quadragénaire. Soit une invitation à sanctifier sur le champ le meilleur milieu de terrain du monde. Le pénalty arrêté par Gianluigi Buffon ? « Santo subito, santo subito », a hurlé ce même quadragénaire, visiblement porté sur les choses de la religion.

Les gâchis de Balotelli

Pour le reste, du classique. Un match qui commence avec une foule qui chante son hymne, quelques fumigènes et une grosse bombe agricole qui réveille tout son monde et produit son effet. Ce n'était pas l'affluence des grands jours, et l'on pouvait circuler sans trop de soucis sur la place. Pas de gens ivres, du fait de la difficulté de se procurer de l'alcool, en raison de l'arrêt préfectoral qui interdit aux épiciers de vendre de la bière à emporter dans le centre historique après 21h. Une loi évidemment contournable, mais néanmoins gênante. Des jeunes filles arborant des maillots de la Nazionale tentent de faire un classement de l'anglais le plus moche : « Tu dis Rooney ? Sois sérieuse, l'autre avec sa calvitie et sa tête de trisomique est pire, non ? » « T'as raison, ouais. En tout cas, ils sont pas élégants, même si leur coach essaie de faire comme si. » En s'adonnant au même exercice côté italien, l'une d'elle regrette l'absence de Cannavaro, « parce qu'il était sans doute trop petit, mais il était vraiment canon »…

Balotelli divise toujours autant : ceux qui l'aiment l'aiment vraiment très fort, ceux qui le détestent le détestent vraiment très fort. Son début de match et ses quelques gâchis étaient là pour accentuer la fracture. La frappe de Daniele De Rossi, ainsi que sa sortie, se placent en première position à l'applaudimètre. Suivent à égalité Buffon et Pirlo, les deux grands héros de tout un peuple qui commence à se souvenir de son italianité, comme l'attestent les drapeaux tricolores qui fleurissent chaque jour aux fenêtres de la ville éternelle. On a même aperçu, dans le quartier de San Lorenzo avant le match, une banderole accrochée au mur qui disait « God kill the Queen ». « Cette putain de ville met du temps à se réveiller, mais ça va venir, on est en demi bordel !, prédisait un robuste gaillard dont le bras était recouvert d'un tatouage SPQR, la devise de la ville. Je crois que ça commence vraiment, maintenant. » Ce n'est pas encore l'euphorie, mais on s'en rapproche lentement mais sûrement.

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<![CDATA[Photo : Le string de Buffon]]> text/html fr SO FOOT Gianluigi Buffon est tout émoustillé après le but de Mario Balotelli. Mesdames, enjoy ! ]]> Gianluigi Buffon est tout émoustillé après le but de Mario Balotelli. Mesdames, enjoy !

Source ]]>
<![CDATA[Tu sais que tu supportes la Squadra Azzurra quand…]]> text/html fr SO FOOT Tu as quatre étoiles sur ton maillot. Tu adores qu'on te déteste. Tu sais que, dans ton équipe, tu as les joueurs les plus classes du football mondial. Tu aimes souffrir. Tu aimes le bleu. Toi, tu es pour la Squadra Azzurra et tu en es fier. - Tu connais par cœur les commentaires de Fabio Caressa et de Beppe Bergomi lors des deux dernières minutes magiques du Allemagne-Italie 2006. « Andiamo a Berlino Beppe ! » Putain, quelle…]]> - Tu connais par cœur les commentaires de Fabio Caressa et de Beppe Bergomi lors des deux dernières minutes magiques du Allemagne-Italie 2006. « Andiamo a Berlino Beppe ! » Putain, quelle émotion…

- Tu connais aussi par cœur l'ordre des tireurs lors de la séance de tirs au but contre la France, en finale.

- Par contre, tu as essayé tant bien que mal d'oublier l'ordre des tireurs lors de la séance de tirs au but contre la France, en 1998.

- Tu sais très bien que la plus belle course de joie de l'Histoire, c'est celle de Tardelli en 1982.

- Quoique… Celle de Grosso après son but contre l'Allemagne en 2006 te fait pas mal frissonner aussi.

- Le soir du 2 juillet 2000, aux alentours de 23h15, ton téléphone fixe a sonné. Sonné. Sonné encore. Tu sais ce que tes potes voulaient te dire. Tu n'as pas répondu.

- Tu as, tant bien que mal, essayé d'expliquer à tous tes potes qu'on dit « la nutella » et non pas « le nutella », parce que c'est un mot féminin. Mais ça n'a servi à rien. Aujourd'hui, tu te contentes de savoir que c'est toi qui as raison.

- Tu as déjà essayé de te faire la queue de rat de Roberto Baggio. Juste comme ça, pour voir si ça t'allait bien.

- Tu écoutes les Espagnols crier qu'ils sont les meilleurs du monde et de l'univers. Oui. Mais toi, tu as quatre étoiles. C'est bien aussi, une.

- Le soir de la victoire de 2006, tu as fait des tours de scooter avec ton écharpe de l'Italie et en klaxonnant comme un couillon. Par contre, tu as bien fais gaffe à ce qu'il soit débridé. On ne sait jamais, qu'une bande se soit mise en tête de « dérouiller du rital ».

- Après l'Euro 2000, quand tu tirais un pénalty avec tes potes, tu tentais toujours une Panenka. Sauf que t'es pas Totti.

- Il paraît que ton équipe est la plus défensive de l'Histoire. Pourtant, en 1982, tu as gagné un Mondial en marquant 12 buts. Et en 2006, pareil, 12 aussi. L'Espagne, l'équipe du beau jeu, en a marqué 7 en 2010. Juste comme ça, pour comparer.

- Mais de toutes façons, tu t'en fous du score. D'ailleurs, tu as préféré gagner 1-0 contre l'Australie en huitièmes avec ce sale pénalty obtenu par Grosso, que 3-0 contre l'Ukraine en quarts.

- Les scandales des matches arrangés, Totonero et Calciopoli, ça te fait bien marrer. Bah ouais, les deux fois où c'est arrivé, tu as gagné un Mondial juste derrière.

- Tu es bien conscient que « le match du siècle », c'est ton équipe qui l'a disputé, contre l'Allemagne, en 1970. Non, non, ce n'est pas France-Brésil.

- Tu as toujours eu un faible pour les Argentins. Peut-être parce que Sívori. Parce que Libonatti. Parce qu'Orsi. Et même parce que Camoranesi, tiens.

- Par contre, depuis 2002, tu n'aimes plus les Équatoriens. Putain de Byron Moreno.

- Tu as aussi un problème avec les Coréens. Ceux du Nord et ceux du Sud. Pas de distinctions.

- Tes potes revenaient de vacances avec des colliers de perle et les bras décorés de décalcomanies Malabar, toi, tu revenais avec des valises remplies de saucissons. Surtout les salumi abruzzesi. Une tuerie.

- Le Fratelli d'Italia, tu le chantes toujours avec la main sur le cœur. Et ton moment préféré, c'est au milieu de l'hymne, quand quelques notes de musique annoncent la deuxième partie du chant. Tellement patriotique.

- Tu as déjà menacé un mec qui coupe ses spaghetti d'appeler les carabiniers.

- Tu ne veux pas trop le dire de peur de passer pour un péteux, mais, au fond, tu le sais très bien que le maillot azzurro, c'est le plus beau du monde.

- Tu ne commandes jamais un allongé. Un café, c'est court. Basta.

- En soirée, tu écoutes ce qui est à la mode. Mais dès que tes potes dégagent, tu te claques un petit Adriano Celentano. Éventuellement un Lucio Dalla, si t'es un peu en bad.

- Tu sais (ou peut-être que tu ne sais pas, en fait) qu'il n'y a que deux nations au monde contre qui l'Italie a plus souvent perdu que gagné. Le Brésil et la Russie. La France ? Couchée. L'Allemagne ? Couchée. L'Espagne ? Couchée.

- Tu profitais de tes séjours en Italie pour acheter l'album Panini « Calciatori ». Tu sais très bien qu'à côté, l'album Panini « Foot 97 » était tout pourri.

- À la boulangerie, tu ne demandes jamais un sandwich ou un casse-croûte, mais un panino. D'ailleurs, les mecs qui disent « un panini », ça t'énerve au plus haut point.

- Non, monsieur Lamouchi, la ville de Catagne n'existe pas. Catane, oui. Catania, éventuellement.

- Tu sais que tu aurais 5 étoiles sur le maillot si l'avion qui contenait l'invincible équipe du Torino ne s'était pas écrasé, un triste jour de mai 1949, sur la colline de Superga.

- D'ailleurs, tu sais que le catenaccio n'aurait jamais existé si la tragédie de Superga n'avait pas eu lieu.

- Mais tu es quand même fier, un peu, du catenaccio. Ton bébé.

- Tes recordmen de sélections s'appellent Fabio Cannavaro, Paolo Maldini et Gianluigi Buffon. Un défilé Prada.

- D'ailleurs, tu n'y peux rien si les joueurs de la Squadra portent le costard mieux que n'importe qui.

- Tu sais très bien que si la France a gagné le Mondial 1998, le seul de son histoire, c'est surtout grâce à l'Italie. C'est Zidane himself qui l'a dit.

- T'aimes pas vraiment l'eau gazeuse. Par contre, t'as toujours bien aimé commandé une bouteille d'eau "frizzante" au resto. Juste parce que le mot est agréable à prononcer.

- Tu n'es jamais aussi content que lorsque la Squadra bat l'équipe de France. Peut-être parce que la France n'est jamais aussi triste que lorsqu'elle perd contre l'Italie.

- Ça ne te pose aucun problème de te qualifier pour la finale d'une grande compétition grâce à un tirage au sort. D'ailleurs, derrière, tu as soulevé le trophée. C'est beau. ]]>
<![CDATA[Ils ont déjà marqué l'Euro à leur façon]]> text/html fr SO FOOT Ça y est, tout le monde est entré dans cet Euro. De quoi en savoir en peu plus sur les forces en présence et tirer un premier bilan. Ceux qui, quoi qu'il arrive, ne pourront pas dire qu'ils ont réussi leur Euro Mario Balotelli Vicente del Bosque Jean-Marc Ferreri Shay Given James…]]> Ceux qui, quoi qu'il arrive, ne pourront pas dire qu'ils ont réussi leur Euro

Mario Balotelli
Vicente del Bosque
Jean-Marc Ferreri
Shay Given
James Milner
Sokratis Papastathopoulos
Wojciech Szczęsny
Robin van Persie

Ceux dont, désormais, tout le monde connaît la fiche Wikipédia

Claude Askolovitch
Alan Dzagoev
Emanuele Giaccherini
Petr Jiráček
Michael Krohn-Dehli
Mario Mandžukić
Ivan Perišić
Sébastien Tarrago
Andriy Yarmolenko

Ceux qui n'ont pas encore eu vraiment leur chance, mais qui ne s'en font pas : vu la qualité de ceux qui étaient titulaires, ça va tourner

Hugo Almeida
Khalid Boulahrouz
Wilfried Bouma
Andy Carroll
Antonio Di Natale
Darren Gibson
Laurent Koscielny
Toni Kroos
Fernando Llorente
Mathieu Valbuena



Ceux qui figureront dans l'équipe-type de l'Euro s'ils font encore une poignée de matchs comme ça

Andreï Arshavine
Gianluigi Buffon
Alan Dzagoev
Christian Eriksen
Andrés Iniesta
Luka Modrić
Samir Nasri
Simon Poulsen
Andreï Shevchenko

Ceux qui ne sont pas forcément italiens, mais qui ont fait beaucoup de mal au monde des paris sportifs

Johan Elmander
Simon Kjær
Michael Krohn-Dehli
Arjen Robben
Dimitri Salpingidis
Andreï Shevchenko
Roman Shirokov
Silvestre Varela

Ceux qui ne vont pas tarder à voir leur avenir lié au PSG

Mathieu Debuchy
Antonio Di Natale
Kim Kallström
Robert Lewandowski
Thomas Müller
Jesús Navas
Roman Pavlyuchenko
Ivan Rakitić
Darijo Srna



Ceux qui ont gagné, même si leur équipe n'a pas gagné. C'est ce qui s'appelle savoir tirer son épingle du jeu

Keith Andrews
Daniele De Rossi
Alou Diarra
Cesc Fàbregas
Dominique Grimault
Raul Meireles
Václav Pilař
Andrea Pirlo
Wesley Sneijder
Przemysław Tytoń

Ceux qui seront estampillés losers définitivement s'ils ne sortent pas un gros match la prochaine fois

Milan Baroš
Antonio Cassano
Nigel de Jong
Damian Duff
Shay Given
Zlatan Ibrahimović
Giorgios Karagounis
Cristiano Ronaldo
Rafael van der Vaart

Ceux qui auraient mieux fait de trouver une excuse pour ne pas venir parce que là, ça se voit qu'ils n'ont pas le niveau

Álvaro Arbeloa
Niklas Bendtner
Vedran Ćorluka
Valérien Ismaël
Glen Johnson
Christian Maggio
Sokratis Papastathopoulos
Jan Rezek
Fernando Torres
Jetro Willems



Ceux qui n'ont pas prouvé grand-chose, mais rien qu'à leur tête, ou à leur nom, on a envie de les revoir

Mario Balotelli
Hatem Ben Arfa
Giorgio Chiellini
Eduardo
Theodor Gebre Selassie
Alexander Kokorin
Sotiris Ninis
Damien Perquis
Sean St Ledger
Et elle, bien sûr :
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<![CDATA[L'Italie dans de beaux Squadra ]]> text/html fr SO FOOT L'équipe d'Italie a réussi son entrée dans la compétition, en emmerdant au moins autant l'Espagne qu'à l'Euro 2008. Juste avant que cette dernière ne commence son cycle infernal. Belle performance, quand même, que d'avoir regardé, pendant quatre-vingt dix minutes et quelques grains de sable, un champion du monde et d'Europe en titre les yeux dans les yeux. Que d'être passé, à…]]> Belle performance, quand même, que d'avoir regardé, pendant quatre-vingt dix minutes et quelques grains de sable, un champion du monde et d'Europe en titre les yeux dans les yeux. Que d'être passé, à une décision de Balotelli, voire de l'arbitre, près, à peu de choses de l'emporter. Parce qu'entre nous, le jaune de Torres suite à son coup de coude sur De Rossi pouvait tout aussi bien s'avérer orange très foncé. Simples faits de jeu, toutefois, pour un match nul logique et aussi passionnant qu'un 1-1 puisse l'être. Car il s'agissait sans doute là du meilleur match depuis le début de la compétition. Et surtout du plus divertissant, Mario oblige.

Why always him?

Parce que. Parce que franchement, cet atermoiement est venu un peu gâcher la fête. Certes, cette prise de tête prouve, d'un côté, que Balotelli voulait bien faire et sûrement fixer Casillas, en essayant de voir de quel côté le portier du Real allait anticiper, histoire de la lui faire à l'envers. Mais, de l'autre, elle va peut-être coûter à Mario sa place de titulaire. Prandelli aurait peut-être pu le laisser quelques minutes supplémentaires sur le pré, afin que son remplacement n'apparaisse pas de manière évidente pour ce qu'il était : une sanction. Car, quelque part, Balo a vraiment essayé de donner le meilleur de lui-même et a même donné l'impression de se sentir vraiment impliqué dans le destin de son équipe. Un rappel, d'ailleurs : c'est suite à son amour de contrôle tout en aile de pigeon que Motta fut à deux doigts de Casillas et d'ouvrir la marque.

Cassano, de son côté, s'est montré plus à son avantage. Ou, en tout cas, moins à son désavantage. Actif, juste techniquement et très entreprenant pour un mec qui a failli y passer il n'y a pas si longtemps, il a toutefois laissé comme un impression mitigée. Aussi, au regard de sa décisive entrée, il est au moins envisageable de penser Antonio Di Natale tel un titulaire. Surtout que Cassano, voire Mario, pourraient justement en être les principaux bénéficiaires. Car folie et folie, c'est comme moins et moins en maths : ça s'annule un peu. L'un des deux loustics pourrait ainsi pas mal gagner à être aligné aux cotés d'une tête bien faite comme celle de Toto. L'association Cassano-Balotelli est donc à revoir un peu. Mais à revoir aussi, parce que c'est toujours un plaisir d'admirer ces deux fanfarons ; avec eux, l'attaque italienne sera toujours un ravissement. Et peut-être qu'un jour, quand la Terre tournera rond et eux avec, elle s'avérera même à la hauteur de son meneur de jeu.

Les affaires du milieu

Le milieu, en Italie, c'est toujours une question d'honneur et de style. Autrement dit, il y a Pirlo et les autres. Depuis George Harrison, on n'a pas vu beaucoup de types mieux gérer le tempo. Jeu long, passes courtes, cheveux longs, cours de chant : le maestro a une fois de plus livré un véritable récital. Forcément, à côté, Motta est apparu au moins aussi juste qu'au PSG. Nocerino pourrait ainsi finir par lui prendre sa place. Marchisio, en revanche, a bien validé la sienne : Petit Prince est déjà devenu grand. Mais pas encore immense, et c'est peut-être ça le plus bluffant chez lui : sa marge de progression, notamment en terme de compréhension avec son ailier droit, Maggio. Le Napolitain fut d'ailleurs quelque peu en dedans, limite décevant, pendant qu'en face, Giaccherini a bien assuré son couloir gauche. Une belle performance que celle du tout nouveau sélectionné. Et une vraie belle surprise, ou plutôt confirmation des espoirs placés en lui, que ce module en 3-5-2. Un grand bravo à Prandelli pour avoir, semble-t-il, choisi le bon système au bon moment et pour avoir présenté une Squadra tout en cohérence et projet de jeu, tout en contrôle et en sueur. Parce que derrière, franchement, ce fut plus que rassurant.

De Rossi et d'os

Pour son plus grand plaisir, la défense italienne l'a joué au courage et en déviations avec, pour venir barrer la route des Espagnols, toujours un pied, une cuisse, un dos et, surtout, une barbe. Celle de Daniele De Rossi bien sûr, superbe dans ce rôle de libéro à la Clint Eastwood, impitoyable. Bonucci, en revanche, ne s'est pas toujours montré plein de sang froid, et le but de Fàbregas est justement venu de l'une de ses mauvaises relances, relance qui est tout de même censée constituer l'un de ses points forts. L'espéré retour pour le troisième match de Barzagli pourrait ainsi coïncider avec sa mise en touche et, surtout, avec le replacement du barbu de Rome au milieu. Le chantier reste donc ouvert.

En attendant, la défense italienne a tout de même affirmé une solidité toute transalpine, mais devra toutefois se montrer vigilante contre la Croatie, puisque les trois titulaires de la défense plus Maggio ont été avertis. Reste que, derrière eux, veille un homme nietzschéen. Que dire qui n'ait pas déjà été écrit sur le gardien du temple, Gianluigi Buffon ? Rien, alors autant lui laisser la parole : « Lorsque j'ai empêché Torres de marquer ? Je me suis souvenu de l'époque où je jouais libero. » Gigi pète donc la forme, comme il le prouve avec cette autre sortie aérienne : « Ce soir, je suis fier. Nous avions oublié que, parmi nous, il y avait des champions du monde. » Et, en bons champions du monde 2006 qu'ils sont, il leur a suffi d'un match pour le rappeler à tout un continent. ]]>
<![CDATA[On a maté Espagne-Italie à Rome ]]> text/html fr SO FOOT Le Circolo degli Artisti est une sorte de boîte bobo (un mix entre le Point Éphémère et le Batofar, pour les Parisiens) située à l'est de Rome. Pendant toute la durée de l'Euro, les matchs de l'Italie y sont diffusés sur grand écran. Sofoot.com y a maté le premier match de la Nazionale contre l'Espagne. Y-avait-il un autre joueur italien que Daniele De Rossi présent sur le terrain, ce soir ? Pas sûr. Amassés devant l'écran géant placé dans la salle habituellement réservée aux concerts, les deux…]]> Y-avait-il un autre joueur italien que Daniele De Rossi présent sur le terrain, ce soir ? Pas sûr. Amassés devant l'écran géant placé dans la salle habituellement réservée aux concerts, les deux cents supporters de l'Italie n'avaient d'yeux que pour le joueur de la Roma – leur joueur. Placé en défense centrale faute d'alternative, Daniele De Rossi a comblé toutes les attentes de son sélectionneur, mais aussi de son peuple.

De Rossi superstar

Il faut comprendre une chose lorsque l'on regarde un match de l'équipe d'Italie en Italie : l'unité du pays, qui a fêté l'année dernière ses 150 ans, est toute relative. Ne pas s'étonner, dès lors, de voir les autochtones supporter le joueur local plus que le onze de départ. Au Circolo degli Artisti, cette boîte à la mode située dans le quartier du Pigneto (un quartier populaire en voie de boboïsation), les Romains (en l'occurrence une énorme majorité de romanistes) encourageaient plus leur futur capitaine que le reste de l'équipe. À peine l'hymne national terminé, c'est donc tout naturellement un chant en l'honneur du joueur le plus beau de la compétition qui retentit. Chaque tacle, chaque intervention du joueur de la Louve sont salué par les hourras de la foule. Le reste ? Le reste, ce sont principalement des insultes homophobes.

« C'est pas parce que tu t'es coupé les cheveux qu'on va oublier que t'es pédé », hurle en dialecte romain un type arborant un T-shirt à l'effigie de George Best, à l'adresse de Sergio Ramos. « Xavi est vraiment un gay », lui répond un autre. Ne perdons pas de temps à tout énumérer : chaque joueur de la Roja en a eu pour son compte, avec une prédilection pour les joueurs aux cheveux teints (pauvre Fernando Torres…). Le fair-play étant le grand absent de cette fin d'après-midi, l'arbitre, lui aussi, en a pris pour son grade. Accusé de ne mettre des jaunes qu'à l'équipe italienne et de favoriser « ces types qui font couler l'Europe et l'Euro », l'homme en noir a récolté pas mal de quolibets en tout genre.

Di Natale applaudi

À part le fair-play, l'autre grand absent de la soirée, pour le public du Circolo, s'appelle évidemment Francesco Totti. « Faites entrer il Capitano », s'égosille un type cintré d'un drapeau de l'Italie floqué du sigle ASR. Hélas, point de Capitano. Alors, comme une fois tous les deux ans, lors de chaque compétition internationale, les Romains acceptent tant bien que mal l'italianité qui sommeille malgré tout en eux (un pays dont ils sont la capitale politique, ne l'oublions pas). Le grand buteur de la soirée, Antonio « Totò » Di Natale, fut copieusement applaudi. Les passes lumineuses d'Andrea Pirlo également. Les courses de Cassano aussi (« Ça se voit qu'il est passé par chez nous », avance de façon définitive un trentenaire en sueur). Balotelli, comme d'habitude, eut droit a des applaudissements nourris et à de discrètes insultes, témoignant d'un racisme plus ou moins latent.

Autre grand héros de la soirée, Gianluigi Buffon, dernier rempart de la Nazionale devant l'éternel, récolte bon nombre d'applaudissements, et tant pis s'il joue pour la Juventus. L'égalisation de Fàbregas est l'occasion de critiquer sa coiffure douteuse et ses tatouages « tiers-mondistes ». Au coup de sifflet final, l'enthousiasme est de rigueur : « un match nul contre le champion du monde en titre, alors que tout le monde nous donnait finis, ça me paraît un résultat plus qu'honorable », explique une jeune fille à son fiancé. Le fiancé a approuvé, tout en mettant en garde sa douce : « Il faudra battre la Croatie. » La voix de l'amour.]]>
<![CDATA[Buffon réagit au sujet de ses paris ]]> text/html fr SO FOOT Gianluigi Buffon n'échappe pas au scandale du Calcioscommesse, dont la nouvelle vague d'arrestations secoue le football italien. Bon, Gigi n'a pas été arrêté, et n'est pas inquiété pour des rapports…]]> Gianluigi Buffon n'échappe pas au scandale du Calcioscommesse, dont la nouvelle vague d'arrestations secoue le football italien. Bon, Gigi n'a pas été arrêté, et n'est pas inquiété pour des rapports douteux avec des mafieux ou dans un quelconque trucage de matchs. M'enfin, il a parié l'équivalent de 1,5 millions d'euros entre janvier et septembre 2010, période étudiée par la justice. Un chiffre qui ne sort pas au bon moment, donc.

Évidemment, les journalistes l'ont largement questionné sur le sujet, hier, bien plus que pour la performance de la Squadra Azzurra, défaite par la Russie (0-3). Et Gigi s'est défendu avec ses arguments : « Où est le problème ? C'est une histoire qui date d'un an et demi, morte et enterrée. Et qui, hier, a ressuscité. Évidemment, ça a du faire plaisir à certains. Mais je n'ai aucun problème, rien à clarifier. Parce que tout est clair. Je n'ai pas à avoir peur, tout est dans les règles. Si, avec mon argent, j'ai envie de m'acheter de belles montres, d'aider un ami à acheter un terrain ou une maison, je peux le faire, non ? Je n'ai à demander la permission à personne. Je dépense mon argent comme je veux, même si, visiblement, en Italie, on ne peut pas. La prochaine fois, je vous enverrai la note à l'avance. »

Gigi, juste un homme libre. ]]>
<![CDATA[Prandelli a choisi ses 23]]> text/html fr SO FOOT Ce matin, Cesare Prandelli, le sélectionneur, a dévoilé la liste définitive des joueurs qu'il allait emmener à l'Euro. Au beau milieu du scandale des matches truqués, cette annonce passe presque au second plan. 32. Puis 31. Puis 25. Et enfin 23. Cesare Prandelli a enfin fini d'effeuiller sa marguerite, et a livré ce matin sa liste définitive pour l'Euro. Andrea Ranocchia et Mattia Destro sont les deux…]]> 32. Puis 31. Puis 25. Et enfin 23. Cesare Prandelli a enfin fini d'effeuiller sa marguerite, et a livré ce matin sa liste définitive pour l'Euro. Andrea Ranocchia et Mattia Destro sont les deux derniers à être évincés, après que le sélectionneur avait déjà renvoyé à la maison une première charrette de joueurs il y a quelques jours. Surtout, hier, Prandelli avait dû annoncer, très probablement à contrecœur, qu'il allait devoir se priver de Domenico Criscito, chez qui la police est venue perquisitionner au centre d'entraînement de Coverciano. Pour le commissario tecnico, impossible d'emmener un joueur sous le coup d'une enquête à l'Euro. En revanche, Mattia Destro, lui, n'est pas sous le coup d'une enquête. Mais il regardera l'Euro à la maison. Un choix discutable. Certes, le bonhomme est encore très jeune (21 ans), mais il vient de réaliser une excellente fin de saison, et aurait pu amener cette petite folie qui caractérise les joueurs manquant d'expérience. Comme Marco Verratti, d'ailleurs. Rendez-vous en 2014.

Giaccherini, sérieusement ?

Au final, donc, Prandelli n'a pas laissé beaucoup de surprises dans son effectif final. Les seuls joueurs que l'on n'attendait pas forcément sont Emanuele Giaccherini, de la Juve, Alessandro Diamanti, de Bologne, et Fabio Borini, de la Roma. Si pour les deux derniers, la saison a été convaincante, pour le milieu de terrain de poche de la Vieille Dame, l'explication est plus difficile à trouver. Prandelli justifie son choix par le fait que « Giaccherini a montré une condition physique incroyable lors des entraînements à Coverciano ». D'accord, mais cela n'enlèvera pas qu'il n'a été que neuf fois titulaire cette saison, avec un petit but à la clef. Bon, de toute façon, il ne jouera qu'en cas d'absence du milieu de terrain titulaire. Et ce milieu fait plaisir à voir : De Rossi / Marchisio / Pirlo / Montolivo… Avec Thiago Motta et Nocerino en remplaçants de luxe, qui peuvent même espérer truster une place de titulaire à un Montolivo qui n'a pas franchement engrangé de la confiance cette saison. Tout l'inverse de Pirlo et Marchisio, auteurs d'une année monstrueuse conclue par le titre de champion d'Italie. D'ailleurs, Prandelli ne s'y trompe pas : sur ses 23 joueurs, 7 font partie de la Juventus, soit près d'un tiers. La Squadra Bianconera ?

Qui pour remplacer Criscito ?

De fait, la défense va avoir de belles allures de défense turinoise, avec Chiellini, Barzagli et Buffon. En même temps, la Juve vante cette saison la meilleure défense d'Europe, avec 20 buts encaissés en 38 matches. De quoi se rassurer après le fiasco de 2010 (5 buts encaissés contre des cadors comme le Paraguay, la Nouvelle Zélande et la Slovaquie). Le point d'interrogation de l'arrière-garde azzurra va en revanche se trouver sur les ailes. Avec Maggio et Criscito, Prandelli semblait avoir trouvé un parfait équilibre. Raté. Le joueur du Zénith Saint-Pétersbourg étant impliqué dans l'affaire du Calcioscommesse, Prandelli le laisse a casa. Du coup, c'est probablement Balzaretti, seul autre latéral gauche de formation, qui va prendre sa place. Pas beaucoup d'alternatives : Abate et Ogbonna, les deux autres latéraux, jouent à droite. À moins que Prandelli ne tente un truc fou : Bonucci (lui aussi légèrement trempé dans l'affaire des matches truqués) et Barzagli au centre, et Chiellini repositionné sur le côté, comme c'est arrivé de nombreuses fois cette saison à la Juve. Dans les cages, peu d'espoir pour Sirigu et De Sanctis, tant Buffon semble dans une forme olympique. Mais bon, sait-on jamais… En 2010, Gigi avait dû céder sa place à Marchetti. Un Marchetti qui a d'ailleurs réalisé une saison énorme et qui va pourtant regarder l'Euro sur son canapé. Sirigu likes this.

Balo-Antonio, attaque gogo

Enfin, l'attaque. Le secteur offensif sera finalement constitué de Balotelli, Di Natale, Borini, Cassano et Giovinco. Hormis Balo, que des petits formats. Un choix assumé par Prandelli, qui a toujours avoué avoir un faible pour le modèle barcelonais, dont le système de jeu est souvent dépourvu d'avant-centre. Si Di Natale est d'ailleurs le seul véritable « bomber » de cette équipe, l'intégralité du secteur offensif de la Squadra peut tout de même vanter un total de 76 buts inscrits cette saison toutes compétitions confondues. Alors oui, Prandelli aurait peut-être pu appeler un type un peu plus costaud, du style Osvaldo, mais le sélectionneur sait ce qu'il fait et a déjà une idée de qui sera aligné. L'attaque titulaire pourrait bien être un duo Balotelli-Cassano, dont l'entente complice dépasse les frontières du rectangle de jeu. Derrière, Di Natale, qui n'a plus porté le maillot azzurro depuis l'expédition en Afrique du Sud, et Giovinco, auteur d'une fin de saison canon avec Parme, seront prêts à venir filer un coup de main. Tout ça, bien sûr, avec une grosse pensée pour Giuseppe Rossi. Élu jambe en mousse de l'année 2012.

La liste :

Gardiens : Gianluigi Buffon (Juventus), Morgan De Sanctis (Napoli), Salvatore Sirigu (Paris Saint-Germain).
Défenseurs : Ignazio Abate (Milan), Federico Balzaretti (Palermo), Andrea Barzagli (Juventus), Leonardo Bonucci (Juventus), Giorgio Chiellini (Juventus), Christian Maggio (Napoli), Angelo Ogbonna (Torino).
Milieux de terrain : Daniele De Rossi (Roma), Alessandro Diamanti (Bologna), Emanuele Giaccherini (Juventus), Claudio Marchisio (Juventus), Riccardo Montolivo (Fiorentina), Thiago Motta (Paris St-Germain), Antonio Nocerino (Milan), Andrea Pirlo (Juventus).
Attaquants : Mario Balotelli (Manchester City), Fabio Borini (Roma), Antonio Cassano (Milan), Antonio Di Natale (Udinese), Sebastian Giovinco (Parma).

Les exclus : Viviano (Palerme), Domenico Criscito (Zénith), Andrea Ranocchia (Inter), Salvatore Bocchetti (Rubin Kazan), Davide Astori (Cagliari), Luca Cigarini (Atalanta), Marco Verratti (Pescara), Ezequiel Schelotto (Atalanta) et Mattia Destro (Sienne).

Les couillons : Alessandro Matri (Juventus), Pablo Osvaldo (AS Roma), Federico Marchetti (Lazio), Cristian Ledesma (Lazio), Stefano Mauri (Lazio), Fabrizio Miccoli (Palerme), Francesco Lodi (Catane), Simone Pepe (Juventus), Fabio Quagliarella (Juventus).]]>
<![CDATA[Buffon trahit la Juve]]> text/html fr SO FOOT Soirée folle en Italie : la Juve se fait surprendre à domicile par Lecce (1-1) à cause d'une erreur de Gigi Buffon en fin de match. Du coup, Milan, vainqueur de l'Atalanta (2-0), revient à un petit point des Bianconeri. Novara est officiellement relégué. Non, ce championnat d'Italie est loin d'être terminé. A 180 minutes du terme, la situation s'est brusquement renversée. La Juve, qui semblait avoir en main le titre, a fait n'importe quoi contre une…]]> Non, ce championnat d'Italie est loin d'être terminé. A 180 minutes du terme, la situation s'est brusquement renversée. La Juve, qui semblait avoir en main le titre, a fait n'importe quoi contre une équipe de Lecce qui ne veut décidément pas mourir, et a laissé échapper une victoire qui lui semblait promise. Le fautif a un nom. Gianluigi Buffon. Le portier de la Nazionale, redevenu immense cette saison, a commis sa première vraie erreur de l'année. Mais quelle erreur. Alors qu'il manquait quelques minutes, et que la Juve allait tranquillement empocher les trois points, le gardien contrôle mal une passe en retrait, ce qui profite à l'attaquant de Lecce Bertolacci, qui score dans le but vide après avoir chipé le ballon à Buffon. Un but gag, qui ne fait malheureusement pas rire le Juventus Stadium, qui était en fête depuis la 8ème minute et le but de Marchisio.

En revanche, du côté de Milan, on se marre bien. Les Milanais n'attendaient pas un si joli cadeau. Et pourtant, si. Le 2 mai a toujours porté chance aux Rossoneri : en 2004, ils avaient remporté le Scudetto en battant la Roma, en 2007, ils avaient atomisé United en demi-finales de C1. L'histoire retiendra qu'en 2012, tout le peuple rossonero s'est remis à croire à un titre qui semblait envolé. Le match contre l'Atalanta ? Presque un détail. Un succès 2-0, grâce à des buts de Muntari en début de rencontre, et de Robinho dans les arrêts de jeu. Que l'Atalanta soit plusieurs fois passée à côté de l'égalisation, personne ne s'en souviendra. Milan a gardé sa cage inviolée, et ramené (presque) sans trembler une deuxième victoire consécutive en trois jours. Dimanche, pendant que la Juve ira défier Cagliari, l'équipe d'Allegri sera amenée à jouer le quitte ou double : un fabuleux derby milanais l'attend. Soit pour enterrer ses dernières chances. Soit pour faire perdurer encore un fol espoir tricolore.

Le très bon coup du Napoli

Et ce derby sera tout aussi important pour l'Inter. Car ce soir, les Interisti ont vraisemblablement dit adieu à la Ligue des Champions. Andrea Stramaccioni a subi son premier revers sur le banc de l'Inter, mais c'est un revers qui fait mal. Malgré un score favorable de 1-0 à la pause, l'équipe nerazzurra a été terrassée en seconde période par une formation de Parme (3-1) qui enfile là un cinquième succès de rang en championnat. Une défaite qui fait très mal au classement pour l'Inter, qui se retrouve ce soir sixième, avec la Roma qui n'est finalement qu'à trois points. D'où l'obligation de ne pas se planter lors du derby de dimanche soir. La défaite de l'Inter fait évidemment les affaires des trois autres prétendants à la Ligue des Champions. Et en particulier celles du Napoli. Grâce à sa victoire 2-0 hier soir contre Palerme, l'équipe napolitaine s'empare de la troisième position à la différence de buts particulière, et a désormais son destin entre les mains. En effet, avec deux succès lors des deux derniers tours, l'équipe de Mazzarri sera mathématiquement qualifiée pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions, indépendamment des résultats des autres équipes.

Les autres équipes, ce sont l'Udinese et la Lazio. Les Frioulans s'accrochent pour le moment au Napoli, et s'imposent sur la pelouse du déjà relégué Cesena (0-1). Une victoire un peu tirée par les cheveux, puisque Cesena a tout de même foiré un pénalty par Mutu. Pour l'Udinese, la tâche est désormais difficile : il faudra gagner les deux derniers matches, et espérer un faux-pas du Napoli. L'an dernier, l'Udinese s'était qualifiée pour le tour préliminaire de la C1 grâce à une meilleure différence de buts par rapport à la Lazio. Cette saison, ils pourraient bien vivre la même situation, mais dans la place du con. La Lazio, tiens. Le dernier larron a semble-t-il abandonné ce soir toute chance de terminer troisième. A domicile, les Romains n'ont pas été capables de se défaire de Sienne, malgré une domination pendant toute la rencontre. Les Laziali n'ont égalisé qu'en seconde période par Ledesma, sur pénalty, et ont ensuite fait le forcing, sans réussite. Grâce à la défaite de l'Inter, la Lazio est ce soir cinquième, mais n'a pas encore validé son billet pour l'Europa League, puisqu'elle ne conserve que quatre points d'avance sur la Roma. Le Lazio-Inter de la dernière journée pourrait bien valoir très cher. Et, indirectement, favoriser la Roma. Un comble.

La bouffée d'oxygène du Genoa

On en sait un peu plus, ce soir, sur la course au maintien. Pour Bologne, Catane, l'Atalanta, le Chievo et Sienne, c'est bon : le maintien est en poche. Bologne a créé la surprise en s'imposant 1-0 sur le terrain de Catane, avec un splendide but de Ramirez. Une victoire qui va certainement lui permettre de terminer dans la première moitié de tableau. Ce qui intéresse, c'est de savoir qui rejoindra Cesena et Novara en Serie B. Oui, car depuis ce soir, Novara est mathématiquement relégué en deuxième division. Les joueurs de Tesser sont pourtant allés chercher un nul sur le terrain de la Fiorentina (2-2). Pas suffisant, néanmoins, pour empêcher la relégation. Scène ahurissante, d'ailleurs, pendant ce match. La Fiorentina est menée 2-0 en première période. Delio Rossi, le coach, décide donc de faire sortir le jeune Ljajic pour faire entrer Oliveira. Le Serbe, en sortant, applaudit ironiquement son coach… qui pète un câble. Ce dernier se retourne vers lui, le chope par le col, et se met tout simplement à le tabasser sur le banc de touche. Une scène surréaliste qui devrait certainement avoir des répercussions dans les prochains jours. D'autant que la Fiorentina n'est pas encore assurée du maintien. Il lui faut, pour ce, un petit point lors des deux derniers tours.

Même discours pour Cagliari et Palerme. Les deux équipes des îles ont actuellement 42 points. Il leur en faut donc un de plus pour être assurées de rester en Serie A. Ce qui devrait être faisable. Finalement, et comme c'était prévisible depuis plusieurs semaines, la relégation va se jouer entre Lecce et le Genoa. Les Génois, ce soir, se sont donné une énorme bouffée d'air, en s'imposant 2-1 face à Cagliari. Longtemps tenu en échec, le Genoa a inscrit le but vainqueur en toute fin de match par Jankovic. Un but providentiel, qui permet au Genoa de conserver trois points d'avance sur Lecce. Mais trois points, c'est peu. D'autant qu'une donnée est à prendre en compte : si les deux clubs arrivent à égalité, c'est le Genoa qui sera relégué, non pas à cause des confrontations directes qui sont en parfait équilibre (0-0 à l'aller, 2-2 au retour), mais de la différence de buts globale, largement favorable à Lecce (-14 contre -19). Le Udinese-Genoa de la semaine prochaine, avec une équipe qui lutte pour la C1 et l'autre pour ne pas aller en Serie B, risque d'être extraordinaire. Vivement dimanche. Prends ça, Michel Drucker.

Les résultats :

Chievo – Roma 0-0
Napoli – Palermo 2-0
Cavani 16', Hamsik 35'
Milan – Atalanta 2-0
Muntari 8', Robinho 91'
CataniaBologna 0-1
Ramirez 79'
Genoa – Cagliari 2-1
Palacio 12', Jankovic 76' / Ariaudo 13'
Parma – Inter 3-1
Marques 53', Giovinco 55', Biabiany 83' / Sneijder 13'
Juventus – Lecce 1-1
Marchisio 8' / Bertolacci 85'
Fiorentina – Novara 2-2
Montolivo 48' et 71' / Jeda 14', Rigoni 30'
Lazio – Siena 1-1
Ledesma 62' / Destro 27'
Cesena – Udinese 0-1
Fabbrini 4']]>
<![CDATA[Cure de Juventus ]]> text/html fr SO FOOT Après avoir sorti le Milan AC de la coupe d'Italie en milieu de semaine, la Juventus s'offre l'Inter en championnat, et décroche peut-être pour la deuxième fois en trois ans la tête de Ranieri. Juventus - Inter : 2-0 Buts : Caceres et Del Piero pour la Juve La Juve ne parviendra peut-être pas à repasser devant l'Ibrahimovic AC d'ici la fin de la saison. Mais pour les…]]> Juventus - Inter : 2-0
Buts : Caceres et Del Piero pour la Juve

La Juve ne parviendra peut-être pas à repasser devant l'Ibrahimovic AC d'ici la fin de la saison. Mais pour les Turinois, chaque chose en son temps. En une semaine, ils ont dominé les deux ennemis milanais. Cette fois-ci, c'est sûr, ils sont de nouveau des cracks. Pas comme en 2007-08, où de retour en Série A, ils s'étaient certes positionnés directement sur le podium, surtout en brillant contre les petits. Ironie de l'histoire, le Mister à l'époque était Claudio Ranieri. L'homme qui ne sourit pas était sur le banc d'en face ce soir. Peut-être pour la dernière fois.

Pourtant, à la base, il projette déjà son équipe sur la prochaine saison. Au milieu, Obi et Poli sont titulaires. Devant, place au duo Milito – Forlan. D'accord, ça n'est plus tout jeune, mais le talent est tel que ce duo est fait pour galvaniser son équipe, en être la locomotive. Et ça marche. A la pause, l'Inter a frappé six fois au but, ils ont cadré cinq fois. Par contre, zéro but. La faute d'un homme, Gianluigi Buffon, toujours dans le gotha mondial à son poste rien que sur cette mi-temps. Des parades sur des doubles tentatives de Milito comme sur des reprises instantanées de Stankovic aux 25 mètres. Bluffant. Pourtant, on ne peut pas dire que la Juve soit à la rue. Ca joue, elle arrive aussi à se procurer des occasions. Mais là, ce n'est pas une histoire de gardien héroïque, plutôt d'attaquants maladroits. Matri agace toujours autant son public alors que Vucinic préfère se concentrer sur ses éliminations directes. Soit.

Conscient que son équipe n'est pas des plus efficaces, Antonio Conte rectifie le tir au retour des vestiaires. Il attend cinq minutes, et fait sortir Simone Pepe pour … Bonucci. Stupéfaction dans le stade. Non seulement c'est un des pires joueurs du club sur les derniers matchs, mais en plus, bon, il est quand même défenseur central. En fait, Conte change de système. Place au 3-5-2 de manière à voir De Ceglie et Caceres jouer plus haut. Un coup de maître, l'Uruguayen ouvrant le score quelques minutes plus tard. Bon, c'est sur corner de la tête où le transfuge du FC Séville fait mouche mais ça compte quand même, hein... D'autant que dans le même temps, Conte a fait rentrer Del Piero. Et à la 70e, c'est "Alé" qui double la mise d'une très belle balle croisée dans la surface. Une minute avant, Vucinic avait salopé une occase seul face à Julio César. La classe sans l'efficacité, ça ne sert pas à grand-chose.

Pour finir de combler ses tifosis, la Juve fait le spectacle avec Chiellini. Le légionnaire monte pour offrir un caviar à Quagliarella (qui se heurte cependant à un bon retour de Maicon) mais aussi pour placer une tête à bout portant sur coup franc. Comme on est en Italie, comme c'est un Juve-Inter, il chauffe aussi l'ambiance en cherchant des poux à Stankovic, en simulant des coups de coude. De quoi sortir le poing serré, loin des illusions de la période Ranieri. Les supporters de l'Inter ont sûrement quitté le stade en espérant en faire de même très vite. ]]>
<![CDATA[Sorrentino : «Le Chievo est une petite famille»]]> text/html fr SO FOOT Dernier rempart de la solide défense du Chievo Vérone, Stefano Sorrentino, ancien du Torino, se confie avant ce qu'il considère toujours comme un derby face à la Juventus, ce soir. Rencontre avec un ardent défenseur de Gianluigi Buffon. Comment définirais-tu le Chievo Vérone ? Je le définirais comme une petite équipe de quartier qui, à force de travailler et de se battre, parvient à embêter les grosses équipes. Nous…]]> Comment définirais-tu le Chievo Vérone ?
Je le définirais comme une petite équipe de quartier qui, à force de travailler et de se battre, parvient à embêter les grosses équipes. Nous sommes une petite famille. Une belle famille.

On parle souvent de vous comme une équipe assez défensive…
Oui, un peu, c'est vrai. Cela rejoint ce que je te disais avant. De par notre statut de petite équipe qui se bat, nous nous concentrons d'abord sur le fait de ne pas prendre de but. Une fois que cette rigueur défensive est acquise, alors avec notre jeu en contre, nous pouvons réussir à gagner. Nous sommes des battants.

Quels sont vos objectifs pour cette deuxième partie de saison ?
Le maintien. Honnêtement, le vrai objectif que tu peux avoir quand tu goûtes à la Serie A, c'est de s'offrir une nouvelle saison dans ce championnat. Après, il ne faut pas mentir non plus. Prends l'année dernière, nous avons fait ce que je considère être une bonne saison (ils ont fini onzième, ndlr) et l'objectif est de toujours grandir un peu plus, saison après saison. Alors si nous avons l'occasion de faire mieux, nous ne nous priverons pas.

Il y a quelques joueurs français dans ton équipe. Ils se sont bien fondus dans le décor ?
Oui, ils se sont bien adaptés. Tu sais, changer de pays, de championnat, de mode de vie et même parfois, de poste, ce n'est pas facile. Eux, ils se sont vide fondus dans le moule de l'équipe et ils font de gros efforts pour apprendre la langue. Quand tu te mets toi même dans ces bonnes conditions, alors, tu es prêt à prouver ta valeur sur le terrain comme eux le font aujourd'hui.

Peux-tu me dire un mot sur Sergio Pellissier, un joueur que l'on pourrait qualifier de sous-coté ?
C'est notre buteur, le joueur le plus important de notre effectif. A force de faire de telles prestations, toutes les grandes équipes sont venues pour l'acheter. Il aurait pu partir, mais aujourd'hui, il est toujours là. Ca fait de lui un personnage historique du club.

Tu as longtemps joué au Torino, jouer la Juventus doit être quelque chose de particulier pour toi…
Evidemment, c'est un derby ! Ce match, c'est beaucoup d'émotions pour moi, car Turin, c'est la ville où j'ai grandi, en tant qu'homme et en tant que footballeur. Y retourner ce soir, c'est vraiment émouvant. J'espère que ce sera une belle fête pour nous et que nous allons réussir à tirer notre épingle du jeu.

Même après toutes ces années loin de Turin, ça reste un derby pour toi ?
C'est clair ! Quand tu as joué au Torino, c'est comme ça. Même quelques années après, ça reste un derby.

Quelle est l'équipe qui t'a le plus impressionné depuis le début de la saison ?
Oui, le Milan A.C, sans hésiter. Nous perdions déjà 4 à 0 après un peu plus de quarante minutes… Cela étant, je dirais que la Juventus m'a aussi impressionné, même si nous avons obtenu le match nul lors du match aller (0-0). Ils avaient très bien joué. Mais quand même, le Milan m'a laissé une impression plus forte.

Que penses-tu de « l'affaire Buffon » et de ses déclarations après le but non-accordé à Sulley Muntari ?
Je pense qu'il a bien fait de dire ce qu'il a dit, et qu'il a bien fait de faire ce qu'il a fait. Je n'ai vraiment pas compris pourquoi il y a eu une telle polémique à son sujet. Primo, quand tu joues, que tu es dans le feu de l'action, il n'est jamais simple de voir si la balle est entrée, ou non. Secondo, je n'ai jamais vu un attaquant qui a simulé et gagné un pénalty dire à l'arbitre « Monsieur, il n'y a pas pénalty. » Gianluigi Buffon a dit exactement ce que j'aurais dit. Dans cette affaire, je suis clairement de son côté.

Tu penses que la Juventus va accrocher le Scudetto ?
Ca, je ne peux pas encore l'affirmer. La seule chose qui est sûre, c'est qu'ils seront au coude à coude avec le Milan A.C jusqu'à la fin de la saison. Jusqu'à la dernière journée.

Tu as passé quelques saisons à l'étranger, notamment à l'AEK Athènes, quels souvenirs gardes-tu de ces expériences ?
En Grèce, j'ai joué dans un très bon championnat. J'ai eu la chance de disputer la Coupe de l'UEFA et la Ligue des Champions. C'était une expérience fabuleuse. Je suis content d'avoir fait partie de cette équipe, vraiment. En Espagne, j'ai joué dans une petite équipe, le Recreativo Huelva. Nous luttions à chaque journée, mais j'ai découvert le championnat espagnol, qui est extrêmement difficile. J'aime ces expériences. Le fait de voyager, de rencontrer des personnes nouvelles, de découvrir des cultures nouvelles, ça te fait vraiment grandir en tant qu'homme. J'ai apprécié chaque instant passé là-bas.

De nombreux observateurs disent, et cela n'engage qu'eux, que le football italien est mort. Qu'as-tu à leur répondre ?
Mort ? Le football italien ? Ils n'ont qu'à regarder les matchs le week-end et en Ligue des Champions, ils verront que le football italien est loin d'être mort. Les gens peuvent dire ce qu'ils veulent, s'ils disent ça, c'est parce qu'ils ne regardent pas la télé. Après, c'est vrai que les championnats anglais, espagnols, allemands et français sont de bons championnats, mais de la à dire que le football italien est sur la mauvaise pente… ]]>
<![CDATA[Prandelli rate son code ]]> text/html fr SO FOOT Six fautes, 34 sur 40. Si la confiance n'était déjà pas au top, la télécommande elle, ne ment pas. A la tête d'une équipe bis peu convaincante, Cesare Prandelli a raté son code. Battu par les USA de Jürgen Klinsmann, le sélectionneur italien pourra retenter sa chance dans quelques mois. D'ici là, il faudra passer quelques heures en salle de code. Italie - USA : 0-1 But : Dempsey pour les USA Mais qu'est ce que Mario Balotelli pouvait bien faire, pendant que ses compatriotes qui ont passé avec succès le test de…]]> Italie - USA : 0-1
But : Dempsey pour les USA

Mais qu'est ce que Mario Balotelli pouvait bien faire, pendant que ses compatriotes qui ont passé avec succès le test de l'éthique de Cesare Prandelli, foulaient la pelouse pourrie de Gênes ? Quoi qu'il ait pu faire, Super Mario a certainement été plus efficace et entreprenant devant son verre ou sa console de jeu que Sebastian Giovinco et Alessandro Matri devant le but de Tim Howard. En promenade tranquille sur l'étrange verdure de Gênes, les coéquipiers de Gianluigi Buffon n'ont pas convaincu. Pire, la Squadra Azzurra a inquiété. Muette offensivement et statique au milieu du terrain, la sélection italienne a livré l'une des pires prestations depuis la prise de pouvoir de Cesare Prandelli. Inquiétant à quelques mois de l'Euro 2012.

Ce qui est bien, avec l'Italie, c'est qu'au pire des cas, si on s'ennuie, on peut regarder Andrea Pirlo et sa jolie crinière gambader avec élégance sur la pelouse. Ce qui a été moins bien, ce mercredi soir, c'est que la classe du milieu de terrain de la Juventus Turin a été le seul divertissement des tifosi azzurri. Perdu dans l'axe de la pelouse, sans personne à qui donner le ballon, le maître à jouer piémontais a été le seul capitaine à bord d'un navire qui a beaucoup trop ressemblé au Costa Concordia. Il faut dire qu'avec un Matri apathique et un Sebastian Giovinco qui n'a toujours pas compris la règle du hors-jeu, la donne n'était pas facile. Alors bien sûr, l'adversaire n'est pas farouche, et il n'y a guère que Jozy Altidore, qui ne vienne taquiner une charnière pataude Barzagli-Obgbonna. Mais quand même. Sur sa lancée napolitaine du moment, Christian Maggio tentera bien quelques débordements, mais ni Thiago Motta, ni Matri, ne parviennent à transformer ses offrandes. Face à la naïveté des offensives ritales, les Ricains jouent le piège du hors-jeu, et ça marche. L'arbitre siffle la fin de la mi-temps la plus longue de 2012.

Quinze minutes de pause, le temps d'essayer de se dire que l'Italie va reprendre les choses en main. Neuf minutes, le temps pour Clint Dempsey, mis en orbite par Jozy Altidore, pour tromper Buffon du pied droit. La sanction est sans appel, le but pas franchement méritée, mais 1-0 pour les States. Riccardo Montolivo et Giorgio Chiellini sont entrés en jeu, Borini, De Rossi et Pazzini suivront, mais la physionomie du match ne change pas. L'Italie garde la balle, les Américains font un footing. Giuseppe Rossi lui, tweete, mais on aurait plutôt envie de le voir sur la pelouse. Ce dernier match de l'Italie avant l'annonce de la liste de 23 qui iront en Ukraine et en Pologne a juste été l'occasion pour les Américains de décrocher la première victoire de leur histoire sur l'Italie. Et pour les supporteurs de la Squadra de se dire que, peu importe ce qu'il faisait, Mario Balotelli aurait été bien mieux à la pointe de la Squadra Azzurra.]]>
<![CDATA[Top 10 : Mon gardien a une queue de cheval ]]> text/html fr SO FOOT Qu'ils les aient frisés ou lisses, les gardiens de but « qui décoiffent » ont tous au moins un jour succombé à la tentation de s'attacher les cheveux, ne serait-ce que dans le civil. Top 10 des dix plus belles tignasses gantées. José Manuel Pinto La doublure de Victor Valdes a une drôle de dégaine capillaire : des tresses collées, que le Barcelonais a choisi de regrouper au milieu du dos… par une autre…]]> José Manuel Pinto
La doublure de Victor Valdes a une drôle de dégaine capillaire : des tresses collées, que le Barcelonais a choisi de regrouper au milieu du dos… par une autre tresse. Un look de chanteur de reggaeton qui invite à se pencher sur les goûts musicaux de l'ancien du Celta Vigo. En 2006, celui qui composait des instrus de rap depuis belle lurette décide de fonder le label Wahin Makinaciones. Ceci explique donc à peu près cela. Mais à 36 ans, est-ce bien raisonnable ?



Ronan Le Crom
Certaines personnes sont prêtes à tout pour glaner un peu de charisme, y compris à se laisser pousser les cheveux au détriment du bon sens. C'est ce que l'actuel numéro 3 du PSG a fait jusqu'à l'âge de 31 ans. Puis en signant à Troyes à l'été 2005, le Breton a pris la décision d'arrêter les conneries. Au revoir la queue de cheval, bonjour le brushing meringué à l'ancienne.



Bernard Lama
« Et si je me plaquais les cheveux et que je me faisais un petit chignon, tranquille ni vu ni connu ? » Voilà la question que Bernard Lama s'est posée au moment de passer à l'âge adulte, avant d'y répondre en ces termes : « Allez, banco ! » Puis le temps eu la bonne idée de pousser l'historique portier du PSG à abandonner cette variante de la coupe rendue populaire par la famille Hadji. Aujourd'hui, Bernard a le crâne rasé et c'est bien mieux comme ça.



David Seaman
Une queue de canasson greffée sur le faciès de Freddie Mercury. Quand David Seaman raccroche les gants de la sélection en 2002, l'Angleterre perd non seulement le meilleur gardien britannique de ces vingt dernières années mais également un style jamais égalé. A grands coups de teinture jaune et de nattes, David James aura pourtant tout fait pour effacer son prédécesseur des pages de l'Histoire des Three Lions. Mais il lui a toujours manqué un petit quelque chose. La moustache, peut-être.



German Burgos
Quand German Burgos avait onze ans, il en paraissait dix-huit. Un décalage que l'Argentin, pourtant pas atteint de progéria, a traîné toute sa vie. Et qu'il a décidé de combler à coups de gadgets. La plupart du temps, Burgos cohabitait ainsi avec un bandana mal ajusté qui ressemblait davantage à un torchon. Mais s'il y a un objet qui a façonné la légende de l'enfant de Mar del Plata, c'est bien sa casquette rouge, qui, disons le clairement, était de très mauvaise facture. Un look à la Wayne's World pas si anodin que ça, puisque comme Mike Myers dans son chef d'œuvre, Burgos a agencé sa vie autour de cette musique qu'on appelle le rock'n'roll. L'ancien gardien de l'Atlético Madrid sévissait dans le groupe The Garb. The Garb = Le costume. Costume = déguisement.



René Higuita
Les années 90 ont mis trois gardiens latino-américains en lumière. Aussi timbrés les uns que les autres, les lascars avaient leur propre gimmick. Pour Jorge Campos, la folie créchait dans l'amour pour le tissu fluorescent. José Luis Chilavert tirait quant à lui tous les coups de pieds arrêtés de ses équipes. Et puis il y avait René Higuita, qui misait sur l'attitude : inventeur du coup du scorpion, le Colombien se distinguait aussi par une tignasse aussi abondante que grasse. Copiner avec Pablo Escobar donne visiblement tous les droits.



Gianluigi Buffon
Tantôt un serre-tête, tantôt un épais bandeau en tissu qui rappelle celui que portaient les collégiennes des années 90 lorsque le cours d'EPS avait lieu dehors. L'Italien a beau être le gardien le plus raffiné de son époque, il n'empêche qu'en terme de gestion de son cuir chevelu, il n'est ni plus ni moins un type qui boxe dans la même catégorie que Bruno Valencony et Nicolas Penneteau.



Hugo Gatti
Comme environ 95% des footballeurs sud-américains, Hugo Gatti a un jour hérité d' « El Loco » comme sobriquet. Pour le coup, le natif de Buenos Aires l'avait bien cherché. D'une part, il n'a pas attendu Pascal Olmeta pour s'aventurer balle aux pieds en-dehors de sa surface, franchissant un cap dans l'audace en allant jusqu'à régulièrement presser les attaquants adverses… D'autre part, il y a cette allure spectaculaire, dont le refrain était un foulard posé au milieu de front.



Philippe Chrismousse
Passé par Sedan, Lens et Guingamp dans sa jeunesse, « Merry Chrismousse » a finalement posé son baluchon au Luxembourg. La légende vivante de l'Avenir Beggen (qui sévit désormais à 37 ans pour le RM Hamm Benfica) y a installé ses mains fermes et ses généreuses dreadlocks. Fruit d'une idylle entre un père jamaïquain et une mère guadeloupéenne, Chrismousse ne pouvait décemment pas échapper à sa coupe de cheveux : « J'écoute beaucoup de reggae et de ragga », confesse-t-il. Rastafari !



Harald Schumacher
Syn. : Gilles Rousset.

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<![CDATA[Buffon jusqu'à 40 ans ]]> text/html fr SO FOOT A 34 ans, Gianluigi Buffon est toujours considéré comme l'un des meilleurs portiers de la planète. Le champion du monde 2006 a écumé le calcio, où il parade depuis quasiment 20 ans. Mais sans doute…]]> A 34 ans, Gianluigi Buffon est toujours considéré comme l'un des meilleurs portiers de la planète. Le champion du monde 2006 a écumé le calcio, où il parade depuis quasiment 20 ans. Mais sans doute sent-il l'heure se rapprocher, alors il a confié dans l'émission "La iene show" (le show des hyènes, en VF) ses envies pour le futur.

"Où je finirai ma carrière ? D'un point de vue compétitif à la Juventus, mais après je passerai deux ans aux Etats-Unis et une dernière année en Chine, des expériences humaines importantes. A quel âge j'arrêterai ? J'ai 34 ans maintenant, je mettrai un terme à ma carrière à 40".

Tout est minutieusement minuté. Voilà les attaquants d'Italie et d'ailleurs prévenus, Gigi est encore dans les cages pour longtemps.]]>
<![CDATA[Buffon sacré meilleur gardien ]]> text/html fr SO FOOT Première de Série A et actuellement en pleine renaissance, la Juventus est de nouveau à l'honneur. Ce matin, Gianluigi Buffon a été élu meilleur gardien de ces 25 dernières années par l'IFFHS…]]> Première de Série A et actuellement en pleine renaissance, la Juventus est de nouveau à l'honneur.

Ce matin, Gianluigi Buffon a été élu meilleur gardien de ces 25 dernières années par l'IFFHS (International Federation of Football History & Statistics).

Le vote, réalisé par des spécialistes du ballon rond, prend en compte les classements annuels réalisés depuis 1987.

Avec 226 points, le champion du monde italien devance le portier du Real Iker Casillas (213 points). Edwin van der Sar complète le podium avec 201 points. Du beau monde.

Cocorico, le premier Français, Fabien Barthez évidemment, arrive 12e et comptabilise 112 points.

Victor Valdes n'est que 17e. Prends ça le Clasico.

Le 10 meilleurs gardiens :

1 - Gianluigi Buffon 2 - Iker Casillas 3 - Edwin van der Sar 4 - Peter Schmeichel 5 - Oliver Kahn 6 - Petr Cech 7 - Jose Luis Felix Chilavert 8 - Walter Zenga 9 - Andoni Zubizarreta 10 - Claudio André Mergen Taffarel]]>
<![CDATA[Top 10 : Joueurs africains ]]> text/html fr SO FOOT Parce que le continent africain a donné naissance à une chiée de joueurs frissons et des champions, et parce qu'il aurait été trop facile de foutre Eto'o et Drogba dedans, voici les dix (vrais) meilleurs joueurs made in Africa. 1 - George Weah Premier et unique Ballon d'Or venu du continent africain (millésime 1995), Mister George avait tout de l'avant-centre moderne. Début des 90's, le Libérien…]]> 1 - George Weah
Premier et unique Ballon d'Or venu du continent africain (millésime 1995), Mister George avait tout de l'avant-centre moderne. Début des 90's, le Libérien enflamme la France avec la liquette monégasque. La suite ? Une fusée. Il décolle pour Paname où sa campagne en Ligue des Champions 1994/1995 est un bijou. Transféré au Milan AC dans la foulée, il griffe le Calcio à coups d'accélérations, de crochets et de râteaux fantastiques. Un mec au destin présidentiel. Un patron sur et en dehors du terrain. Personne n'a oublié la manière dont il a refait la cloison nasale du défenseur portugais Jorge Costa un soir de C1. Un travail de pro.

2 - Mustapha Dahleb
Avec sa coupe afro et ses crochets courts, Mus' régalait les rétines des puristes. Joueur élégant, technique et efficace (98 buts en 306 matches avec le PSG), l'Algérien fait partie de la belle équipe du bled qui déboite la RFA au Mondial 82 (2-1). Volé par le scandaleux RFA-Autriche qui élimine l'Algérie (malgré deux victoires en trois matches), Dahleb quitte le Mondiale espagnol la rage au ventre. Quoi qu'il en soit, Dahleb restera comme l'un des plus beaux artistes du championnat de France des 70's/80's. So funky touch.

3 - Hossam Hassan
14 championnats d'Égypte, 3 Coupe d'Afrique des Nations, 170 sélections, 83 buts avec son équipe nationale, Hossam Hassan a tout gagné, tout fait et tout connu. On parle d'un mec qui a tiré le charriot jusqu'à ses 42 piges. Par contre, il a raté son dernier match. Et ça a failli lui coûter très cher. Lors de la révolte égyptienne, il soutient ouvertement le président Hosni Moubarak avant de tenter de se joindre aux manifestants de la place Tahrir quelques jours plus tard, mais ceux ci ne lui pardonnent pas son opportunisme et le chassent. Il s'en sort en vie. Un moindre mal.

4 - Abedi Ayew dit Pelé
14 clubs en 20 ans, le génie d'Abedi Pelé s'est éparpillé aux quatre coins du globe. Au Ghana, il reste et restera le meilleur. Milieu de terrain offensif, il est l'un des premiers joueurs africains à avoir eu un réel impact sur les résultats de son équipe, notamment avec l'OM où il rafle tout au début des années 90. On l'oublie souvent, mais personne ne s'est jamais offusqué de le voir prendre le blase de Pelé en tant que surnom. Normal, l'ancien Black Star avait un Brésilien dans chaque orteil. Un homme à tout bien faire.

5 - Salif Keita
Premier Ballon d'Or Africain en 1970, Salif Keita était l'attaquant dont toute l'Europe rêvait au début des années 70. A Saint-Étienne, le Malien va mettre tout le monde au pas à coups de caramels supersoniques. Sans le vouloir, Salif va tout bouleverser. Il sera à l'initiative d'un film – Ballon d'Or –, d'un centre de formation au pays et d'une génétique hors norme. La preuve, il est l'oncle de Seydou Keita et de Mohamed Sissoko. Un précurseur.

6 - Pierre Ndaye Mulamba
Difficile de parler de l'Afrique, sans évoquer le Zaïre des années 70. Celui de Mobutu Sese Seko. Rien que le patronyme de Mulamba doit beaucoup au dictateur. Son blase d'origine était Pierre Mulamba, mais Mobutu a imposé à son arrivée au pouvoir que chaque Zaïrois prenne un deuxième nom africain. Et Pierre est devenu Pierre Ndaye. Puisqu'on est dans l'étymologie, Mulamba était surnommé "Mutumbula" depuis son plus jeune âge car il adorait se déguiser en Léopard pour faire flipper son voisinage et à l'époque, Mutumbula était une raclure notoire (Mutumbula voulant dire assassin). Il restera à jamais le meilleur buteur sur une seule édition avec 9 buts en 6 matches lors du sacre du Zaïre à la CAN de 1974. Ça, c'était avant l'humiliation du Mondial de la même année avec le viol collectif yougoslave (9-0) alors que les joueurs zaïrois ont refusé de jouer pour protester contre Mobutu. Autre époque, autre football.

7 - Rigobert Song
L'homme aux quatre Coupes du Monde. Un monument. On lui pardonne tout : ses drealocks couleur jaune pisse, ses deux expulsions en Coupe du Monde, ses choix de carrière (Salerne, Cologne), son bouc fièrement porté au XXIème siècle et son palmarès un peu léger pour un mec à plus de 130 sélections. Rigobert Song avait pourtant des qualités au-dessus de la moyenne : un coffre de coureur de fond, des épaules à la Shaquille O'Neal et un mental de guerrier.

8 - Thomas Nkono
« À mon fils, le prénom de mon idole Nkono. Ce fils lui est dédié. Au Mondial 90, j'étais un tifoso inconditionnel des Lions Indomptables. Thomas Nkono me fascinait. Ma passion pour le Cameroun découle de ce fait. Le Camerounais avait une façon si exceptionnelle d'interpréter le rôle de gardien de but qu'à la fin, il ne pouvait m'être que sympathique. D'ailleurs, Nkono a changé le cours de ma carrière et forcément de ma vie. De milieu de terrain, je suis devenu portier afin de suivre les traces de mon idole. » Les mots sont de Gianluigi Buffon. Tout est dit.

9 - Rabah Madjer
1987, finale de la Coupe des clubs champions, Rabah Madjer inscrit un but en laissant le ballon passer entre ses jambes et en le reprenant d'une talonnade derrière la jambe d'appui. Depuis, le joueur algérien a donné son nom à ce geste technique. Prends ça, Antonin Panenka.

10 - Bruce Grobbelaar
Un mec qui simule le comportement d'un clodo complètement raide au rouge pour commencer une séance de penalty, c'est géant. Et quand en plus, le mec faussement bourré arrête les tentatives adverses, c'est brillant. Ah oui, le portier originaire du Zimbabwe s'est payé en plus le luxe d'humilier les tireurs romains de la sorte, en finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions, à Rome. Oui, un putain de génie.

Et aussi : Didier Drogba, Samuel Eto'o, Jay-Jay Okocha, Rashidi Yekini, Anthony Yeboah, Joseph-Antoine Bell, Roger Milla, Salah Assad, Stephane Keshi, Francçois Oman-Biyik, Mustaphe Hadji, Ali Boumnijel, Patrick Mboma, Frédéric Kanouté, Michael Essien, Samuel Kuffour, Nii Lamptey, Lucas Radebe, Nwankwo Kanu... ]]>