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  1. // CAN 2012
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  3. // Ghana/Tunisie (2-1)

Ghananarama

Au bout de la nuit, le Ghana s’impose face à la Tunisie (2-1) grâce à un but de filou d’André Ayew. Les Black Stars continuent leur marche en avant. Prochaine étape, la Zambie. Et ça ne déplairait pas aux Ghanéens de se la jouer façon Star Wars, l’Empire contre-attaque.

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Ghana - Tunisie: 2-1
Buts: Mensah (10è), Ayew (101è) / Khalifa (42è)

Plus les minutes passent au Gabon, et plus il montre que c’est lui le patron. Aujourd’hui, il n’est que le troisième capitaine du Ghana, mais un jour viendra où il mènera les siens, aidé par un bout de tissu. En attendant, André Ayew montre match après match disputé sur le continent africain qu’il est bien le digne héritier d’Abedi Pelé. Dans sa tête, une mission: retrouver la Côte d’Ivoire en finale et venger son père, qui l'a perdue en 1992 face aux Éléphants. En attendant, c’est la Zambie qui se pointe sur la route des demi-finales, suite à une qualification difficile face à une Tunisie vaillante, mais qui a complètement craqué sur la fin.

Avant la rencontre, beaucoup de gens s’interrogeaient sur la qualité de l’équipe de Tunisie. Hormis sa brillante victoire sur le Maroc lors du premier match de poule, il est vrai que les Aigles de Carthage n’ont pas montré grand-chose durant la compétition. C’était donc légitime d’affirmer que le Ghana était favori de ce dernier quart de finale, disputé dans un stade de Franceville qui sonnait un peu creux et que les organisateurs ont tenté de remplir à l’arrache, en distribuant des billets à la population gabonaise. Du coup, on est en mesure d’affirmer que la minute de silence relative aux événements de Port-Saïd a été respectée.

La révolte sauce harissa

Les premières minutes se déroulent comme attendu: le Ghana construit, en utilisant notamment son point fort qu’est le milieu de terrain de buffles, tandis que la Tunisie, elle, joue souvent vers l’arrière, quand elle ne balance pas de ballons vers l’avant, là-bas, au loin, en espérant un miracle de Youssef Msakni, le seul joueur tunisien qui a vu sa cote monter au cours de la compétition. Forcément, ce genre d’attitude finit par se payer: le premier corner du Ghana est prolongé au premier poteau, et voilà que Capitaine Mensah, oublié par Abdennour, se retrouve seul dans l’axe, ce qui lui permet de catapulter le ballon de la caboche dans les filets (10è). Deuxième match de la compétition pour le salarié de l’Olympique Lyonnais, deuxième but, le deuxième de la tête.

La Tunisie n’y arrive pas, et ça l’énerve, à l’image d’Aymen Mathlouthi qui s’embrouille avec Muntari. Pour jouer contre des équipes du Maghreb, il y a du monde, mais pour le reste… Touchés dans leur orgueil, les Aigles ravalent leur fierté, se rappelant petit à petit qu’ils ne jouent pas que pour eux, mais pour tout un peuple qui attend d’eux qu’ils soient les représentants de leur révolution. Ça a bien marché lors du ChAN l’an dernier, alors pourquoi pas cette fois-ci ? Profitant de l’oisiveté ghanéenne en fin de première période, les Aigles fondent sur les Étoiles Noires, et ça finit par marcher. Khalifa s’écroule dans la surface, mais l’arbitre ne bronche pas. Pas grave. Quelques minutes plus tard, Dhaouadhi sert Khalifa (ou Khelifa, c’est pareil, de toute façon). Tel Khalifa Airways, Saber s’envole et place une tête imparable dans les filets de Kwarasey. Tel Khalifa Airways, Saber se casse la gueule en retombant et se fait bobo. Comme s’il avait été puni, comme s’il n’avait pas eu le droit de marquer ce but.

Le même genre de punition qui arrivera à John Mensah en début de seconde période, sauf que lui, pour le coup, sera obligé de se faire remplacer par Isaac Vorsah. Une deuxième mi-temps assez étrange, d’ailleurs: autant ça jouait relativement bien durant les quarante-cinq premières minutes, autant les quarante-cinq dernières, c’est une partie d’échecs: tout le monde ou presque joue arrêté, et les fautes se multiplient au milieu du terrain. Côté ghanéen, Gyan essaye bien d’apporter le danger, mais il est trop esseulé; et André Ayew, au four et moulin en première, baisse le pied en seconde, un peu à cause de fautes répétées sur lui. Goran Stevanovic tentera de lui rendre service en faisant entrer son frère Jordan à l’heure de jeu. Ce à quoi Sami Trabelsi réplique en lançant Jemaa à la place de Saihi.

La boulette de Balbouli

Avec l’entrée de joueurs offensifs des deux côtés, la rencontre s’ouvre un peu. Msakni voit sa frappe détournée en corner (70è); à l’autre bout du terrain, Mathlouthi sauve les siens coup sur coup, suite à un corner direct d’Ayew qui atterrit sur la barre (72è) puis suite à un duel remporté devant Asamoah (75è). Comme en première, la Tunisie finit mieux la deuxième mi-temps, à l’image de cette frappe violente de Jemaa qui oblige Kwarasey à se déployer (87è). Ça ne suffit pas, et tout ce joli monde se voit dans l’obligation de jouer trente minutes de plus.

La prolongation apparaît débridée, les deux équipes donnant soudain l’impression qu’elles veulent très vite en découdre. Avant de sortir, Gyan Asamoah lâche son brassard à André Ayew (brassard qu’il a lui-même hérité de John Mensah un peu plus tôt). Symbolique, puisque c’est du numéro 10 que viendra la délivrance. Sur un centre à l’arrache venu de la droite, Mathlouthi, irréprochable jusqu’alors, attrape la balle et la relâche sans que personne ne comprenne trop pourquoi. Le double A se saisit de l’opportunité, et pousse la boule dans les filets (101è). La Tunisie aura beau tout faire pour revenir au score, elle aura beau latter le héros de la soirée, il n’en sera rien. Dans la nuit de Franceville, ce sont les Black Stars qui brillent au firmament.

Par Ali Farhat
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