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Gérard Houllier/Bernard Lacombe, round 2

C’est désormais acté, Gérard Houllier est de retour à Lyon. Avec son étiquette de manager général, l’ancien coach des Gones revient bouleverser un organigramme établi et fragiliser la position de Bernard Lacombe. Un come back qui ne devrait pas apaiser les relations entre les deux hommes.

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« Vous savez, ici, je ne suis pas sûr que je pourrais avoir mon mot à dire sur l’acquisition d’une poubelle ! » Le 17 décembre 2006, Gérard Houllier ne peut contenir sa colère. Alors qu’il souhaite recruter un attaquant supplémentaire pour l’Olympique lyonnais lors du mercato hivernal, le conseiller spécial du président, Bernard Lacombe, le désavoue publiquement : « Fred, Benzema, Carew et Wiltord seront de retour pour les prochaines joutes européennes. Il n’est donc pas nécessaire de recruter un joueur auquel il faudrait du temps pour s’acclimater. Et puis je ne suis pas partisan de ces changements. » Les jours passent et les deux hommes ont alors de plus en plus de mal à cacher leur inimitié. Jean-Michel Aulas, en arbitre, ne parvient pas à les amener à un compromis, et, alors qu’il ne lui reste qu'un an de contrat, Gérard Houllier quitte le club en mai 2007. Bernard Lacombe peut souffler, sa situation est clarifiée. Plus personne ne viendra marcher sur ses plates-bandes. Le premier round dans la poche, le conseiller spécial du président espérait sans doute ne plus jamais devoir mener de grandes batailles. Jusqu’au retour annoncé de son Némésis, Gérard Houllier, dans l’organigramme lyonnais. Prêts pour le deuxième round ?

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Lorsqu’on évoque la discorde Lacombe/Houllier, on parle avant tout de désaccords professionnels, basés sur une mauvaise définition des rôles de chacun. Lorsque Gérard Houllier débarque à l’OL, en 2005, il vient de mettre un terme à son aventure avec les Reds de Liverpool. Une longue histoire de six ans pendant laquelle il a occupé le poste de manager général. Outre-Manche, il ne se contentait donc pas d’entraîner, mais avait la main mise sur le sportif et le sportif-économique (transferts, contrats, etc). Problème, à Lyon, ces considérations sont laissées à la discrétion du super-président Jean-Michel Aulas et de son « conseiller spécial » , Bernard Lacombe, qui ne voit pas d’un très bon œil l’arrivée d’une nouvelle forte personnalité au club. Si les résultats sportifs suivent (sur le plan national, tout du moins), la situation se détériore lentement, mais sûrement, en coulisses. La faute à des frontières qui auraient sans doute méritées d’être un peu mieux dessinées pour éviter les conflits d’intérêt à répétition.


Le plus gros point de tension se situe bien évidemment au niveau de la gestion des mercatos. À cette époque, le conseiller spécial du président est déjà en charge du recrutement, ce qui n’est pas du goût de Gérard Houllier. Comme à son habitude, Jean-Michel Aulas fait d’abord tout ce qui est en son pouvoir pour étouffer l’affaire. À Lyon, contrairement à Paris ou à Marseille, il est de coutume de tenir les médias écartés des agissements de chacun derrière le rideau. Mais au courant de la saison 2006, la situation devient incontrôlable. Houllier ne supporte plus de devoir se soumettre constamment aux idées arrêtées de Lacombe en matière de recrutement et une guerre froide par médias interposés se met doucement en place. « S’il reste, je pars » , assurerait même Bernard Lacombe à Jean-Michel Aulas, mis face à ses responsabilités. L’élimination en huitième de finale face à la Roma en 2007, les clashs avec Alou Diarra et Fabio Santos et les caprices de Fred facilitent la prise de décision du président. Gérard Houllier quitte le club et laisse à Bernard Lacombe la gestion de ce dernier.

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Neuf ans plus tard, la situation semble encore plus compliquée. On voit mal comment Gérard Houllier, « manager général » , pourrait ne pas empiéter sur les prérogatives du « conseiller spécial du président » , surtout à la vue des dernières déclarations de Jean-Michel Aulas. « Il [le prochaine manager général] sera responsable de l’équipe masculine, de l’équipe féminine, de l’académie et des transferts » , expliquait récemment le président au Progrès. Autant dire que Gérard Houllier sera à peu près responsable de tout. Mais qu’adviendra-t-il de Bernard Lacombe ? Se verra-t-il confier une nouvelle place dans l’organigramme du club ou sera-t-il simplement poussé vers une pré-retraite ? Une dernière option difficile à envisager pour le président Aulas, qui a toujours avancé avec son fidèle conseiller à ses côtés, dans les bons comme dans les mauvais moments. Monsieur le président aurait-il réussi à convaincre les deux hommes d’enterrer la hache de guerre pour le bien du club ? Difficile à croire, même si Jean-Michel Aulas affirme le contraire : « Bernard Lacombe, qui va m’accompagner au conseil de surveillance, est un garçon intelligent. Tout ce qui facilite l’émergence du club devient raisonnable pour Bernard. Qu’au départ il ait des remarques à faire, c’est possible. Je lui en ai parlé il y a quelque temps. Et il n’y a pas de raison que ça se passe mal. »


Pourtant, il est très difficile d’imaginer Lacombe et Houllier collaborer. Et cela n’a rien à voir avec des considérations humaines. Jean-Michel Aulas n’a aucun intérêt à créer une nouvelle strate dans son organigramme, sans en détruire une autre auparavant. Agir ainsi ajouterait de la confusion là où tout le monde attend de la cohésion. Près d’une décennie après le dernier passage d’Houllier à Lyon, tout va donc reposer sur la définition des droits et des devoirs de chacun. S’il y en a un qui peut se sentir lésé par cette réorganisation, c’est bien Bruno Génésio. Confirmé, comme le lui avait promis le président en cas de deuxième place en championnat, son influence ne sortira jamais du vestiaire. Mais au fond, c’est peut être ce qui lui convient le mieux. Quoiqu’il arrive, la nomination de Gérard Houllier ne laissera personne indifférent entre Rhône et Saône.

Par Gabriel Cnudde
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