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Georges, père et guide

Bénévole durant l'Euro à Toulouse, Georges Boyer n'est pas une aide comme les autres. Car s'il a eu pour mission de guider les arrivants et fans de toutes origines, son office de tous les jours est bien différent : Georges Boyer est prêtre. En plus d'être attaché au football.

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Prospectus à la main, polo de l’UEFA sur les épaules et baskets aux pieds, Georges Boyer déambule sur la place du Capitole avec l’apanage du bénévole parfait. À 74 ans, il interpelle les supporters dans un anglais plus qu’approximatif : « I’m a father » . Derrière la barbichette blanche se cache en réalité un prêtre. Sans croix apparente – « la rue doit être laïque » –, mais porteur d’un message. Car le père Georges Boyer est convaincu de l’importance de son rôle en marge de la compétition. Initié au football lors de son séminaire, où sa vitesse en faisait un apôtre dans le couloir, l’homme d’église était déjà là en 98 lors de la Coupe du monde. Pour porter son message, et surtout, montrer la voie : « À un moment dans l’évangile, il est dit que Jésus a guéri quelqu’un, l’a ressuscité en lui disant : "Va en paix, relève-toi." Récemment, lors d’une messe, j’ai donc joué sur le mot "lever". Je leur ai dit que j’étais devenu volontaire, que je m’étais donc "levé" pour la Coupe d’Europe. En plus, nous, les chrétiens, nous avons un entraîneur commun, c’est Jésus Christ ! Il nous entraîne depuis 2000 ans sur le chemin de la vie. »

Guide suprême


En attendant, Georges Boyer s'est contenté de guider les fans à la sortie de l’aéroport de Toulouse. Plans de la ville à la main, sourire aux lèvres, le père a accueilli les hordes étrangères qui ont débarqué dans la ville pour l'Euro. Et il a croisé certaines vieilles connaissances. Ici, une fille dont il a fait la communion. Là, un garçon qu’il a baptisé. Alors forcément, au centre des bénévoles de cet Euro, le grand homme a détonné : « Comme je suis sur le terrain, les jeunes m’ont trouvé un surnom. PTT, pour prêtre tout terrain.  » S’il tient à sa présence en marge de l’Euro, Georges Boyer a toutefois quelques réserves sur le football et ses dérives. Originaire d’un petit village de l’Aveyron, celui qui entend rapprocher les peuples et admet « avoir été inconsciemment raciste avant de découvrir les diversités de la ville » , ne peut s’empêcher de prononcer quelques critiques : « Je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il se passe, à l’UEFA, la FIFA » , tonne-t-il avant d’avouer un penchant pour les petites choses. « Quand j’ai vu que l’Islande a tenu tête au Portugal, j’ai dit bravo. Je ne suis pas pour la gloriole. Alors quand je vois ces grands joueurs français qui foutent le camp ailleurs pour gagner des millions… Ou par exemple, il est bien gentil le Ibrahim (sic). Il a des jambes en or, mais est-ce qu’il a un cœur d’abord ? »

L'ami Ibrahim


S'il n'a pas pénétré l’âme du Suédois, Georges Boyer a décidé d’agir. D’abord, en faisant parvenir au pape un texte intitulé « Notre père du footballeur » , sorte de prêche dans lequel son engagement pour l’union des nations autour des valeurs du sport se décline. Ensuite, il confesse sa dernière idée : « J’ai fait comme un rêve, à la lumière du rêve de Luther King, "I am a dream" (sic). Pourquoi, à l’entrée des stades, il n’y aurait pas un grand panneau avec "Fraternité" ? Peut-être que c’est trop idéal, mais ça pourrait changer un peu l’esprit. » En attendant de voir cette illumination se matérialiser, il continue son périple dans les rues de la ville rose. Une ville qui avec lui, a vibré quelques semaines plus tôt avec le sauvetage inespéré du TFC en Ligue 1. D’ailleurs, Georges Boyer y a toujours cru, la foi chevillée au corps. Et résume son espoir en une formule messianique : « Comme je dis souvent, il ne faut pas mettre l’évangile hors jeu ou sur la touche. » Lui compte bien rester sur le terrain.

Par Raphael Gaftarnik
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