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Gazon maudit (2)

À Birmingham, le football va souvent de pair avec une légende des plus folles : Saint Andrews, l'antre des joueurs du BCFC, aurait été maudit par des gitans pendant un siècle. En 2006, la malédiction aurait été levée...

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De tout temps, football et superstition sont allés de pair. Tel joueur aime mettre sa chaussure gauche avant la droite, tel entraîneur aime porter telle cravate les jours de match, tel supporter doit vêtir son maillot porte-bonheur pour encourager son équipe... Si les victoires sont souvent du fait des seuls joueurs, il n'est pas rare que les défaites soient expliquées de manière plus « surnaturelle » . Tout supporter de football connaît cette sensation d'injustice profonde lorsque son équipe est en proie à une série de défaites. Ce sentiment d'inutilité de l'action qui se résume en une phase simple : « Quoi qu'on fasse aujourd'hui, on ne marquera pas. On est maudits. » À Birmingham, les supporters ont dû prononcer et entendre cette phrase des centaines de fois. D'autant que là-bas, le Birmingham City Football Club a été vraiment maudit pendant un siècle. Jusqu'à ce qu'un coach se décide à lever la malédiction en allant uriner aux quatre coins du terrain...

La légende de Saint Adrews


Si le BCFC a été créé en 1875 – c'est l'un des plus vieux clubs d'Angleterre – l'équipe n'a emménagé à Saint Andrews qu'en 1906. À cette date-là, le stade de Muntz Street ne peut plus accueillir les fans toujours plus nombreux du club. Les dirigeants décident alors de construire une nouveau stade à Bordesley. Encadré par Cattell Road, Coventry Road, Tilton Road et Garrison Lane, le terrain était assez grand pour y voir se construire un stade. Seulement, cet emplacement était, d'après la légende, occupé par une colonie de gitans depuis des décennies. En février 1906, alors que les travaux devaient commencer, il a bien fallu que le club déloge ces personnes avant de pouvoir commencer à creuser. Et c'est alors qu'ils quittaient les lieux contraints et forcés que les gitans de Bordesley auraient maudit le stade en construction. Une malédiction censée compromettre forcément les victoires éventuelles du BCFC dans sa nouvelle demeure.

Pour son premier match à Saint Andrews, le 26 décembre 1906, le BCFC a eu un avant-goût de cette malédiction. La neige est tombée sans arrêt pendant les 24 heures précédant la rencontre, retardant son coup d'envoi de plusieurs heures. Le match ne fut pas une partie de plaisir et s'acheva sur un score nul et vierge. Après plusieurs matchs, la malédiction prenait de plus en plus de poids dans le cœur des dirigeants, des joueurs et des supporters. À tel point que bien plus tard, dans les années 1980, le manager Ron Saunders a essayé de lever cette malédiction. Comment ? En plaçant des crucifix sur les projecteurs et en demandant à ses joueurs de peindre leurs crampons en rouge. La tentative de Ron Saunders s'est avérée infructueuse. La malédiction devait durer 100 ans, et rien ne pouvait l'entraver avant 2006. Même la tentative exceptionnelle du manager Barry Fry dans les années 1990.

Barry Fry et les poteaux de corner


À la tête de l'équipe de Birmingham de 1993 à 1996, Barry Fry n'a pas pour réputation de mâcher ses mots et était plutôt connu pour ses envolées verbales tout sauf poétiques. En 2009, il accorde au magazine britannique FourFourTwo une interview dans laquelle il explique comment il a tenté de se débarrasser de la malédiction. « Pendant un temps, on enchaînait les défaites. J'étais dans le bureau et je disais à notre secrétaire, Alan Jones, que tout était de ma faute. Et il m'a dit : "Ce n'est pas de ta faute, le terrain est maudit par les gitans." Les gitans ? Maudit ? Mon cul ouais ! » Prêt à tout pour faire gagner son équipe, Barry Fry, intrigué, demande à son secrétaire de contacter un gitan pour l'aider à lever la malédiction. « Il se trouve qu'il connaissait un mec plutôt calé niveau gitan et malédiction. Il m'a rendu visite et m'a dit que le seul moyen de lever la malédiction, c'était d'aller pisser sur chaque poteau de corner » , explique Barry Fry.

En homme sensé, Barry Fry est donc allé uriner sur les quatre poteaux de corner de Saint Andrews. « Est-ce que ça a fonctionné ? Vu qu'on a commencé à gagner après ça, je me suis d'abord dit que oui. Mais après, ils m'ont viré, donc je pense que non » , explique-t-il en 2009. Ce n'est que le 26 décembre 2006 que la malédiction a vraiment pris fin. À cette époque, Steve Bruce, le coach, avait d'ailleurs tenu à présenter la rencontre du Boxing Day comme un événement crucial : « La malédiction sera levée pour ce match, puisque cent ans seront passés. Nous avons besoin de gagner » , expliquait-il alors au Daily Mirror. Résultat ? Le club de Birmingham a remporté son match deux buts à un. Quelques années plus tard, il gagnait même la deuxième League Cup de son histoire (en 2011, face à Arsenal). Un match pendant lequel c'est Laurent Koscileny qui avait été maudit.

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Par Gabriel Cnudde
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KingMastre Niveau : CFA2
J'me suis arrêté au 1er chapitre tellement j'ai ri en imaginant un coach pisser au 4 coins du terrain...
Message posté par KingMastre
J'me suis arrêté au 1er chapitre tellement j'ai ri en imaginant un coach pisser au 4 coins du terrain...


j'ai du faire une pause de 5min avant de reprendre la lecture!
C'est toujours marrant ces histoires de malédictions. Un peu similaire meme si pas en foot, ca me rappelle qu'en Irlande il y en a une qui concerne l'équipe de football gaélique de Mayo, qui est quand meme une grosse cylindrée dans ce sport (genre inter, bayer, tottenham)
Ils gagnent la plus prestigieuse coupe nationale en 1951 et sur le chemin du retour ils vont de patelins en patelins célébrant bruyemment. Le hic c'est que des funérailles avaient justement lieu dans un de ces villages, et le curé local a maudit le comté de ne plus jamais gagner la coupe tant qu'un des membres de l'équipe est encore vivant.
On est en 2016, depuis 1989 l'équipe a disputé sept finales, les deux dernieres en 2012 et 2013, et bien d'autres demis finales. Mais elle n'a jamais gagné la coupe depuis ce jour.
Il ne reste plus qu'un survivant de l'épopée 1951.
KingMastre Niveau : CFA2
Par contre, j'ai beaucoup moins ri en lisant cette coquille: "...construire une nouveau stade...".
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