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Gareth Bale le patriote

Ce soir, le pays de Galles va encore une fois tout miser sur Gareth Bale pour renverser son grand rival anglais. Et ça tombe bien, parce que l'ailier du Real Madrid a l'air tout particulièrement motivé.

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« Nous avons beaucoup plus de fierté et de passion que l'Angleterre et on va le prouver. Je me souviens quand j’étais jeune et que je regardais du rugby ou du foot au pub avec mes parents. Tout le monde était ensemble et chantait. C’est comme ça que nous sommes élevés. Lors du tirage au sort, je ne vais pas vous mentir, j’ai eu un petit rire. C’est le match que nous attendons avec impatience. Il n’y a pas de pression sur nous. Ils se félicitent déjà alors qu’ils n’ont encore rien fait. » Il y a quelques jours, la star de l'équipe galloise, Gareth Bale, a mis le feu au poudre en conférence de presse. Une déclaration « irrespectueuse » selon Roy Hodgson, une simple question de point de vue pour le joueur du Real Madrid.


« Une victoire signifierait beaucoup pour le peuple gallois. Ce serait sûrement le plus gros résultat de l'histoire du pays. » Rory Sheehan
D'ailleurs, il en a rajouté une couche avec son coéquipier Aaron Ramsey en affirmant qu'ils « ne prendraient aucun joueur anglais dans leur équipe, car ils étaient meilleurs » . Une manière de se motiver, avant l'un des plus grands rendez-vous de l'histoire du football gallois. « Une victoire signifierait beaucoup pour le peuple gallois. Ce serait sûrement le plus gros résultat de l'histoire du pays. Les célébrations continueraient pendant tout l'été » , s'amuse Rory Sheehan, journaliste pour The Leader. Et c'est loin d'être la première fois que le gamin de Cardiff se la joue patriote.

Il aurait pu jouer pour l'Angleterre


En 2007, alors qu'il était encore un modeste arrière gauche à Tottenham, le Gallois se faisait déjà remarquer pour sa fibre patriotique.
« C'est un honneur de jouer pour mon pays. J'aurais pu jouer pour l'Angleterre parce que ma grand-mère est anglaise. » Gareth Bale
À Southampton, les sélections jeunes des Three Lions l'ont déjà approché plus d'une fois. Mais cela fait longtemps qu'il a choisi le pays de Galles. « C'est un honneur de jouer pour mon pays. J'aurais pu jouer pour l'Angleterre parce que ma grand-mère est anglaise. Jamais quelqu'un de la Fédération anglaise ne m'a contacté directement, ils sont toujours passé par mon agent, et ça leur a suffi pour comprendre. Je voulais jouer pour le pays de Galles, Ryan Giggs était mon idole, et point » , expliquait Bale à l'époque. Depuis, l'ancien joueur de Tottenham ne s'est pas contenté d'être un simple joueur de la sélection galloise, il en est devenu le joueur star, le porte-drapeau, le héros. « Sa confiance aide à inspirer le reste de l'équipe et les fans. Il est adoré au pays de Galles. Les fans sentent que Bale représente leur ferveur sur et en dehors du terrain. Il y a déjà eu des joueurs de classe mondiale avant – Hughes, Rush, Giggs... –, mais aucun n'a été aussi bon que lui pour notre pays » , juge Rory Sheehan.


Mais au-delà de son talent, Bale se doit d'assumer le rôle de symbole de l'identité galloise.
« Ressentir en plus cette haine pour le maillot anglais était la preuve de mon amour pour mon pays. » Gareth Thomas
Et l'identité galloise dans le sport, c'est avant tout la volonté de botter le train du voisin anglais. Sauf que pendant longtemps, seul le rugby pouvait servir d'exutoire. « Quand j’affrontais l’Angleterre, je ressentais de la haine pour le maillot anglais. J’adorais vraiment jouer pour le pays de Galles, mais ressentir en plus cette haine pour le maillot anglais était la preuve de mon amour pour mon pays. Je l’ai écrit dans Proud, mon autobiographie : "Je haïssais Matt Dawson, Will Greenwood, Richard Hill et Lawrence Dallaglio quand je les voyais sous le maillot de l’Angleterre. Ils incarnaient physiquement l’arrogance de l’Angleterre" » , avouait le mythique rugbyman Gareth Thomas au Times il y a un an. En football, les Gallois ont trop longtemps dû compter sur les autres pour prendre du plaisir devant des matchs de sélection. Le slogan « Je supporte toute équipe opposée à l’Angleterre » fait toujours rage dans les pubs gallois pendant chaque compétition internationale. Sauf que cette fois-ci, les Gallois vont pouvoir s'en charger eux-mêmes. Et ce, grâce à Bale.

Mettre le pays de Galles sur la carte


« Gareth Bale est important. Avant, on ne parlait que de rugby au pays, puisque c’est le seul sport dans lequel nous avions de très bons résultats. Maintenant, le football est devenu gros. Et on parle de nous partout » , s'enthousiasme James, supporter gallois.
« Les Anglais nous considèrent vraiment comme des petits, donc ce serait bien de leur rendre. » James, supporter gallois
Un besoin de reconnaissance, de lumière face au rival anglais tout-puissant, c'est ça le leitmotiv des supporters gallois. « Les Anglais nous considèrent vraiment comme des petits, donc ce serait bien de leur rendre. Tout ce que nous avons dans les journaux, c'est "l’Angleterre ici, l’Angleterre là…" Si nous les battons, je suis sûr qu’il n’y aura pas grand-chose dans les journaux britanniques. Mais s’ils nous battent, on va encore en entendre parler » , continue James.


Comme le disait Gareth Thomas, le pays de Galles a besoin d'exister : « La signification d’une victoire contre l’Angleterre était énorme. Cela voulait dire que le pays de Galles existait, que sa voix existait aux dépens des plus grandes nations, et dans le cas de l’Angleterre, dans la plus grande de toutes. Les gens ne comprennent pas le pays de Galles ni sa raison d’être. Ils ne connaissent que l’Angleterre. Que Londres. Battre l’Angleterre, c’était donner une voix à la nation. C’était prendre part à l’histoire. » Et ce soir, si le pays de Galles finit par l'emporter, la nation galloise existera pendant quelque temps. Grâce à un autre Gareth, cette fois-ci.

Par Kevin Charnay Propos de James et Rory Sheehan recueillis par Raphaël Gaftarnik
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