Gardiens : Les Trois Frères

Un problème de riche. Voilà en gros comment on peut résumer le choix cornélien auquel est confronté Raymond Domenech concernant le poste de gardien de but. Alors que les Anglais cherchent en vain un portier, Raymond ne sait plus quoi en faire. Il suffit de l'aider...

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Les certains

Hugo Lloris :

Intrinsèquement, le plus gros talent depuis Fabien Barthez. L'homme qui aspire sa lèvre sort d'une grosse saison en club et en Bleu (cf les deux matches contre l'Eire). Quasiment assuré d'être numéro 1 durant le Mondial, le Lyonnais dégage une assurance affolante pour un môme de 23 ans. Convoité par les ¾ de l'Europe, Lloris a tout du gardien moderne. Tonique sur sa ligne, kamikaze dans les duels, le portier est encore un peu léger sur les sorties aériennes et le jeu au pied, mais il a l'avenir devant lui. Le top 10 mondial, facile.




Steve Mandana :

D'aucuns le comparent à Bernard Lama. Ils n'ont pas tort. Véloce, le Marseillais est une bête au sang-froid. Jamais dépassé par les événements, il a su appréhender et apprivoiser le contexte marseillais en moins de trois ans. Champion de France malgré une saison difficile, il a vu Hugo Lloris lui piquer sa place de titulaire sans chier dans la soupe. Le groupe d'abord, les problèmes personnels ensuite. Jamais la France n'avait compté deux gardiens aussi doués et aussi jeunes (25 et 23 ans). Un duo qui vaut de l'or, Raymond le sait. Finalement le problème concerne le numéro 3...

Le choix sportif

Cédric Carrasso :

La logique voudrait que l'ancien Marseillais complète le trio de portiers pour l'Afrique du Sud. Seulement, Carrasso n'est plus dans la forme olympique de 2009. Blessé et moins performant dans ses cages, le gardien bordelais est capable de tout. A l'image de son match contre Montpellier, où homérique, il sort deux penalties avant de gâcher sa copie par une vilaine faute de main dans les arrêts de jeu. Néanmoins, Carrasso est solide mentalement et suffisamment bon esprit pour compléter le triumvirat. Il avait les faveurs du sélectionneur. Jusqu'au bout ?

Le choix presque logique

Mickaël Landreau :

Lorsqu'il signe à Lille, on se dit que la carrière de Micka va repartir après une fin d'aventure parisienne un peu insipide. Et là, c'est le drame. Lors du premier entrainement, Landreau se fait les croisés : six mois. Surhumain, il revient plus vite que prévu et sort une seconde partie de championnat monstrueuse. Serein, autoritaire, très bon dans le jeu au pied, Landreau redevient un mur. Ses performances ne sont pas anodines à la 2e place du LOSC. Habitué au groupe France, Landreau s'immiscerait dans la peau d'un numéro 3 très facilement. Comme en 2006. Expérimenté et travailleur, un choix presque trop évident.

Le choix un peu fou

Stéphane Ruffier :

Si l'on regarde son match au Parc des Princes, le portier monégasque est dans les 23 à coup sur. Seulement, un championnat dure 38 matches et le gardien d'origine basque n'a pas toujours marché sur l'eau. Cependant, il sort de sa meilleure saison. Charismatique, un peu fou, vif sur sa ligne et tout le temps sur ses appuis, Ruffier détonne. Seulement Stéphane est un peu une “grande gueule”. Pas certain que son arrivée dans le trio des gardiens soit vue d'un bon œil. Un peu trop inexpérimenté pour débarquer dans un groupe qu'il ne connaît pas du tout.

Le choix impossible

Sébastien Frey :

La carrière internationale de Sébastien Frey s'est arrêtée en Ukraine. Un projecteur plus tard, le Florentin prenait un but à la con et sciait la branche sur laquelle il avait tranquillement posé ses fesses. Depuis, hormis une incruste durant l'Euro 2008, l'ancien Cannois n'est jamais plus revenu en Bleu (2 sélections). Ses déclarations tendancieuses dans L'Equipe ( « L'équipe de France : elle est désormais composée presque uniquement de Noirs. Ce sont sûrement les plus forts, mais... » . Propos démentis par le joueur) et ses nombreux coups de gueule ne plaident pas en sa faveur. C'est ballot, car sur sa valeur, Frey est mieux qu'un simple numéro 3...

Les choix estampillés Ligue 1

Yohann Pelé et Nicolas Douchez :

Les deux lascars ont eu leur chance. A un moment donné, ils étaient dans les petits papiers du staff des Bleus.




Et puis plouf, plus rien.




Il faut dire que les deux gardiens n'ont jamais franchi le palier. Celui qui sépare un très bon portier français d'un crack. Blessé (Pelé) ou en méforme (Douchez), les deux joueurs ont vraisemblablement laissé passer le train. Étaient-ils au moins à la bonne gare ?

Le choix « {Je suis un dingue, j'ai rien à perdre » }

Jérémie Janot :

Trop petit, trop tatoué, trop barge, trop nul, trop bête, trop vieux, trop Stéphanois, trop Ch'ti, trop déguisé, trop barré, trop perméable...

Pourtant Jérémie a toujours relevé la tête. Niveau force mentale, le gardien de Saint-Étienne est un monstre.

Ça peut toujours servir dans un Mondial un peu fou.



Le choix de la méritocratie

Olivier Sorin :

Olivier Sorin joue en jogging.

Olivier Sorin joue à Auxerre.

Olivier Sorin est le gardien de la meilleure défense de Ligue 1 (28 buts encaissés), Olivier Sorin est un homme tranquille.

Olivier Sorin le mérite.




Le choix de Raymond : Lloris – Mandanda – Landreau


Le choix de So Foot : Lloris – Mandanda – Carasso


Le choix de Football Manager : Lloris – Mandanda - Ruffier


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