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Gardiens : comment se remettre d'une branlée ?

Hugo Lloris peut témoigner. Les lendemains de matchs face à Manchester City font mal à la tête en ce moment. Face aux Citizens la semaine dernière, le gardien de Tottenham est allé chercher cinq fois le ballon au fond de ses filets. Passée l’humiliation, il faut encore trouver les ressources psychologiques pour rebondir derrière.

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Il est là, les yeux dans le vague, le regard rempli d’une tristesse infinie. Cela fait déjà 3, 4, 5 fois qu’il effectue le même trajet. Un parcours d’à peine deux mètres, qui le conduit chaque fois à cet endroit qu’il aurait souhaité ne plus jamais fréquenter. Pourtant, il y est forcé, témoin et acteur privilégié d’une faillite collective. Lui, c’est le gardien de but qui vient de prendre une branlée, une rouste, une baffe à cinq doigts ou plus. Lui, c’est le portier abandonné, parfois fautif, qui a dû allé chercher le cuir plus de fois que de raison dans ses filets maltraités. Lui, c’est le joueur de football victimaire, humilié par les attaquants adverses et à qui le tableau d’affichage rappelle chaque coup porté à son enceinte violée. Mais parce que son poste est capital, ce gardien-là ne peut se résoudre à renoncer ou lâcher les siens. D’où l’importance de savoir se remettre d’une rencontre placée sous le signe de la passoire.

Reconstruction par le travail.

« Tout joueur de foot peut être un jour moins performant. » Comme nombre de ses congénères, Simon Pouplin, le portier de Sochaux, a connu quelques dérouillées. Un 0-6 contre le Werder Brême lorsqu’il évoluait encore à Fribourg, un 5-1 contre Évian en mars 2013… De ces lourdes défaites, qui construisent la carrière d’un gardien, Pouplin a retenu certaines leçons. Pour rebondir, il est nécessaire de retravailler ses fondamentaux : «  Il faut repartir sur des choses simples. Pas forcément chercher à réaliser la sortie dans les pieds exceptionnelle ou l’arrêt fou. Il ne faut pas essayer de compenser la mauvaise période par un match incroyable, parce que c’est la meilleure manière de se planter.  » Pour André Amitrano, entraîneur des gardiens de Monaco, il convient surtout d’aider un joueur qui a vécu une soirée particulière, qui plus est lorsque sa responsabilité est engagée. « Ce qui est vraiment gênant c’est quand le gardien de but en prend un ou 2 par sa faute dans le même match. Il faut essayer de remettre en confiance le gardien par des exercices de base en relation aux buts qu’il a encaissés. De toute façon, chaque match est abordé différemment via une analyse vidéo du match précédent. Lorsqu’on a pris des buts évitables, on analyse peut-être encore plus en profondeur. » Répéter ses gammes, certes. Mais chez un gardien plus que chez n’importe quel autre footballeur, restaurer une confiance ébranlée est un élément déterminant. Car sanctionné à chaque manquement, le portier est soumis à une pression qui ne laisse que peu de place aux doutes.

Un moral d’acier

Pour Simon Pouplin, la posture à adopter est simple : « Ce qui est important quand on a déjà un certain vécu du haut niveau, c’est de s’appuyer sur le fait qu’on n’est pas là par hasard et qu’on a déjà prouvé sur certains matchs qu’on était capable d’avoir le niveau Ligue 1. » Désormais sûr de lui, même dans la difficulté, Pouplin confesse néanmoins ne pas avoir toujours eu ce recul, notamment au début de sa carrière. « Le foot, c’est tellement intense et ça prend tellement d’énergie au niveau mental et physique que ça doit forcément se ressentir un peu à la maison. Après, c’est quelque chose que je n’arrivais pas à faire quand j’étais plus jeune, mais maintenant j’ai appris à relativiser. Si à chaque fois qu’on a des moments compliqués, on rentre à la maison en faisant la gueule, c’est pas correct et assez malsain. » Pour Amitrano, l’équilibre de ses protégés est fragile. Car si les larges déconvenues constituent un « choc » psychologique, elles ne sont pas les seules à déstabiliser le maillon capital d’un effectif. « Vous avez aussi le gardien qui ne fait qu’une erreur dans un match, mais celle-ci coûte trois points. Et ça, c’est le plus difficile. On peut prendre beaucoup de buts et ne pas être directement responsable. Dans ce cas on analyse, on regarde par rapport à la défense. »


Des soutiens indéfectibles

Isolé dans ses buts, le gardien ne doit pas pourtant en être oublié de ses partenaires ou même du staff en cas de coup dur. Parfois coupable ou victime des largesses de ses compères, Simon Pouplin a toujours reçu leur soutien et n’a jamais accablé des partenaires qui ont parfois érigé ses cages en stand de tir. « Tout dépend de la situation de l’équipe, du club, de vos coéquipiers. Si c’est vous qui marchez moins bien, vos coéquipiers vont tenter de vous porter. À l’inverse, si vous marchez bien et que tout le monde est dans le trou, c’est à vous de les soutenir. » Nécessaire, la confiance accordée au portier par l’ensemble d’un club ne doit jamais défaillir. André Amitrano est de ceux qui agissent avec tact, sans jamais porter atteinte à un égo déjà secoué : « J’ai déjà eu des exemples de séries noires avec certains gardiens de but, mais je ne citerai pas de nom. Mais dans ces situations, il faut savoir lâcher du lest. C’est important d’en parler (de l’action et des erreurs commises), mais le fait de revenir sans cesse dessus et lui gonfler la tête, ce n’est pas une bonne chose pour le remettre en confiance. » Et si le coach de Subašić à l’ASM travaille ses compétences de fin psychologue, Pouplin affirme que c’est l’avis d’une autre personne qui lui importe le plus : « Je trouve ça bien d’avoir le soutien des deux. Mais c’est surtout très important d’avoir un mot de l’entraîneur principal, parce que c’est lui le décideur de l’équipe. » Travail, confiance, soutien : tels seraient donc les trois éléments d’une remise en route post-humiliation pour gardiens meurtris. À moins, comme Simon Pouplin, d’adopter une autre stratégie concernant les souvenirs de roustes : « Je les oublie, celles-ci. J’ai une mémoire sélective (rires). » Peut-être LA solution.

Par Raphael Gaftarnik et Martin Grimberghs
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