Ganz : « Avec l'Inter, je n'ai jamais perdu »

Maurizio Ganz a joué sous le maillot de l'Inter de 95 à 97. Puis l'attaquant est passé au Milan, jusqu'en 1999. Il était donc bien placé pour causer du derby de la petite Madonne de ce soir.

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Comment expliquerais-tu à un étranger la différence entre le Milan et l'Inter ?


Historiquement, on peut dire que le Milan a une philosophie d'entreprise. Tous les champions sont à disposition du groupe, donc il est très fort. L'Inter, au contraire, a une tradition différente : celle du joueur symbole. Un seul champion pour qui tout le monde joue. Dernièrement, ça a été Baggio, Ronaldo, Vieri... Et puis l'Inter a compris que ça ne suffisait peut-être pas alors ils ont commencé à avoir eux aussi cet esprit d'entreprise, à faire en sorte que tous les champions se mettent également au service du groupe, et ils ont commencé à gagner.

Le derby, ça représente quoi ?


Ça a changé aussi ça. Avant, l'Inter ne gagnait jamais donc vaincre dans le derby était la chose la plus importante de la saison pour eux, ça permettait de sauver un peu les meubles. Maintenant que l'Inter a gagné des titres, les choses se sont un peu inversées.

Et pour un joueur ?


En 98, quand j'étais au Milan, nous avions battu l'Inter 5 à 0 en quart de finale de coupe d'Italie. J'ai inscrit le deuxième but, une frappe du gauche à ras de terre bien placée. Pour moi c'est simple : marquer dans le derby de Milan, c'est le sommet de la carrière d'un joueur. Bon, il y a quand même la victoire à Pérouse en 99, toujours avec le Milan, qui nous donne le titre. Ça vient au-dessus. Mais marquer dans un derby, franchement, ça vient juste après un titre...



Tu en as beaucoup joué des derbys toi, et de chaque côté.


Je crois que j'en ai joué huit ou neuf, et que j'en ai perdu un ou deux. Avec l'Inter, si je ne dis pas de bêtises, je n'ai jamais perdu. Mon meilleur souvenir, ça reste évidemment mon but en 98. J'avais aussi provoqué un pénalty une fois, avec le maillot du Milan.

Comment les supporters de l'Inter ont pris ton départ au Milan?


Mal, d'autant plus qu'ils m'aimaient bien. Ils ont pris ça comme une trahison, mais ça n'en était pas une. C'est pas compliqué, l'Inter me libérait, et deux clubs me voulaient, dont le Milan. Ce qui se faisait de mieux alors c'était le Milan, j'ai pas hésité, c'était les meilleurs.

T'as un mauvais souvenir de derby?


Honnêtement, non. Je n'ai jamais joué de derby particulièrement tendu, ou moche. Et comme je n'en ai quasiment jamais perdu ! (Rires).

Comment vois-tu celui de ce soir?


On dit ça à chaque fois, mais c'est encore plus vrai aujourd'hui : la saison atteint son paroxysme lors de la stracittadina. Le Milan n'a plus que le championnat et ils ont très envie de gagner à nouveau des titres. L'Inter est encore engagée sur plusieurs fronts, mais le Scudetto n'est pas inaccessible, alors que c'était inespéré il n'y a encore pas si longtemps. Au-delà du derby, quand le premier et le deuxième s'affrontent et qu'ils n'ont que deux points d'écart, tu sais que le match va être super intense.

Justement, tu vois qui ?


Le Milan. 2-1 ou 1-0. Je vois des buts, parce que les deux défenses m'ont l'air un peu en difficulté. Mais oui, victoire du Milan.

Et tu supporteras qui ?


Le Milan.

Propos recueillis par Lucas Duvernet-Coppola.

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Je vois mal ce derby décevoir: Milan joue toujours en avant et Leonardo aussi. Bon pas d'Ibra, Inzaghi, Pirlo, Ambrosini, Zambrotta mais bon! Surement le match de l'année en Italie, et peut-être dans les championnats européens à cause des conséquences qu'il aura!
Zlatan est confiant aussi:

"Même si je ne le joue pas, je serai présent avec mes co-équipiers. J'aurai pu prendre la place de Robinho, mais je suis trop grand. Celle de Pato m'aurait plu aussi mais je ne me vois pas fricoter d'une part avec la petite amie d'un joueur du même club que moi et, d'autre part, je préfère les brunes. Mais si Antonini est nul, et je ne dirai pas comme d'habitude, à la mi-temps, je prendrai sa place."

Si avec ça Milan ne gagne pas...
Même Zlatan est confiant :

"De toutes façons, même si je ne le joue pas, je serai présent avec mes co-équipiers. J'aurai pu prendre la place de Robinho, mais je suis trop grand. Celle de Pato m'aurait plu aussi mais je ne me vois pas fricoter d'une part avec la petite amie d'un joueur du même club que moi et, d'autre part, je préfère les brunes. Mais si Antonini est nul, et je ne dirai pas comme d'habitude, à la mi-temps, je prendrai sa place."


Si avec ça Milan ne gagne pas...
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