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Gameiro, l'heure de l'audition

Double buteur samedi à Las Palmas, Kevin Gameiro pourrait se retrouver titulaire mardi soir au Bernabéu pour la première fois de sa carrière en demi-finale de Ligue des champions avec l'Atlético. Après l'adaptation et quelques doutes, le voilà prêt à prouver qu'il a le niveau d'éloquence pour ce type de rendez-vous.

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L’histoire du foot français retiendra qu’il y aura eu deux générations 87. La première, à qui l’on a souvent trop demandé et qui, au fil du temps, s’est paumée sportivement à l'exception de Nasri et bien sûr de Benzema. Puis, la seconde, celle des oubliés. Celle d’un mec né à Senlis (Oise), qui était loin d’être plus costaud que les autres, souvent snobé pour sa taille et pointé du doigt pour son statut de petit chouchou qui empilait les séances supplémentaires lorsqu'il n’était alors qu’un gosse à l’US Chantilly. Au fond, Kevin Gameiro a longtemps souffert de sa simplicité. Trop timide, trop lisse, trop bonne poire. Une scène a d’abord marqué le caractère d’un mec qui n’a jamais bavé devant les stars de son époque, mais plutôt admiré Ljuboja, Niang, Pagis qui cavalaient devant lui alors qu’il n’était encore qu’au centre de formation de Strasbourg. 21 septembre 2011, un PSG-Nice (2-1), au Parc des Princes. Peu après la demi-heure de jeu, Nenê se vautre dans la surface niçoise. Le maître de conférences en mathématiques de l’université de Lille et policier à sifflet du week-end, Antony Gautier, offre un penalty à la bande de Kombouaré. Gameiro prend le ballon, son pote brésilien se ramène et lui arrache des mains pour le transformer. Comme souvent, le petit format s’est effacé.

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La bascule du caractère


Au moment de revenir quelques années plus tard sur ses années parisiennes (2011-2013), l’international français (13 sélections) ne se cachera pas : « Peut-être qu’à Paris, je ne prenais pas assez mes responsabilités et c’est ce qui m’a bouffé. À Séville, j’ai compris les choses. Je me suis dit : "T’arrives dans un autre pays, prends tout ce qu’il y a à prendre." Séville, c’est là où j’ai le plus montré mon caractère. Même si, lors des deux premières saisons, j’étais souvent remplaçant, je n’acceptais pas ce sort. Alors qu’à Paris, je ne l’acceptais pas plus, mais j’ai lâché l’affaire. » Tout Kevin Gameiro est résumé, et cette rupture a notamment été consommée lors du PSG-Valence de mars 2013 où il avait été laissé sur le banc malgré la suspension de Zlatan Ibrahimović. Ce qui a changé en quelques années est simple : celui qui avait ouvert son histoire avec l’Europe en claquant un doublé avec Strasbourg contre l’Étoile rouge de Belgrade s’est mis à bosser en dehors des entraînements. Comme s’il avait définitivement pris conscience du haut niveau dans lequel il est arrivé sans que beaucoup ne lâchent une pièce sur sa réussite. Résultat, tout a changé. La preuve ? Le 21 août dernier, Gameiro dispute son premier match avec l’Atlético contre Alavés au Calderón. Titulaire en l’absence d’un Griezmann suspendu, le Français gratte un penalty dans les dernières secondes de la rencontre. Torres veut marquer son territoire et vient lui réclamer le ballon. Un regard, une réponse : un non à la légende. « Avec l’âge, tu prends conscience qu’il y a des trucs qu’il ne faut pas laisser passer » , expliquait-il à L’Équipe le week-end dernier.

« Aujourd'hui, tu dois récupérer trois ballons sur le numéro 6 »


Il n’y a plus grand-chose du Kevin Gameiro qui a quitté la France en juillet 2013 pour rejoindre le FC Séville, ni de celui qui rêvait en août 2008 au moment de son arrivée à Lorient de « réussir comme Benzema » . Il ne s’en cache pas, il se sent « plus fort » . Ses progrès sont avant tout physiques, car en Espagne, l’homme a appris la culture du travail et de l’effort invisible. Les qualités de finisseur, il les avait déjà. Mais voilà, venir à l’Atlético était un danger même s’il a dans le même temps refusé le Barça pour éviter de bouffer la banquette. Avec Simeone, Gameiro a déjà retrouvé un système de jeu – le 4-4-2 – où il se sent le plus à l’aise et où il s’éclate avec Griezmann. Était-il assuré d’une place de titulaire ? Non, en aucun cas, mais il s’est adapté dans le roulement organisé avec Fernando Torres après une bonne phase d'adaptation et un hiver dans un doute profond lié notamment au décès de sa grand-mère. Gameiro a fermé sa gueule et s'est remis dans le coup avec un triplé fou à Gijón en février (1-4 aux 80e, 81e et 85e après être entré en jeu à la 62e minute), tout simplement car à l’Atlético, on ne joue pas pour soi, mais pour un ensemble. Diego Simeone déteste tout ce qui dépasse, alors Kevin Gameiro a découvert la notion de sacrifice, comme d’entendre un jour son coach lui fixer comme objectif de « récupérer trois ballons sur le numéro 6 » . Le voilà aujourd’hui à seize buts toutes compétitions confondues avec l’Atlético, mais surtout dans une position parfaite à l’heure d’enfiler un costume de demi-finaliste de Ligue des champions contre le Real. Ce match est son heure et sa revanche, celui où il doit claquer définitivement la langue des sceptiques. Être fan de déco, c’est avant tout soigner les finitions.

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    Par Maxime Brigand
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