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Gaitán en emporte le vent

Cinq ans après, il est toujours là. Malgré de nombreuses rumeurs de transfert le concernant, l'Argentin aérien reste cloué à la Luz. Repéré à 9 ans par Madoni sur les potreros de Buenos Aires, Nicolas Gaitán a pourtant tout pour franchir un palier. À 27 ans, il serait temps d'essayer de passer le cap. Car bientôt, il sera trop tard.

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Le coup de rein et les débordements d'un ailier, la vista et la fragilité physique d'un 10 et le sang-froid d'un numéro 9. Sur un terrain, il est difficile, pour ne pas dire impossible de situer Nico Gaitán. Cela a sans doute à voir avec la volonté de l'intéressé de ne pas être mis dans une case ou une autre. « Je ne me considère pas comme étant ailier. Je suis un joueur à la disposition de l'équipe. Quand l'un de mes coéquipiers marque un but et que j'ai la chance de lui délivrer la passe décisive, je suis satisfait de mon travail » , racontait-il la saison dernière sur le site de l'UEFA. Mieux, l'Argentin fête carrément ses plus belles offrandes, comme le 21 avril 2013 contre le Sporting. Après un show individuel de folie et une fin d'action en tiki-taka, Gaitán sert Lima en première intention pour le but du Brésilien. Ce dernier part fêter son pion à peu près seul pendant que son pote se dirige vers le point de corner célébrer son action en compagnie de la moitié de l'équipe et des remplaçants. Fou. Celui qui a vu le jour à San Martin, un 23 février 1988, a un goût prononcé pour la chose bien faite. Évidemment, il se contente bien d'un but sur une frappe contrée quinze fois par la défense, mais il préfère mille fois mettre deux défenseurs dans le vent avant de distiller un caviar à un de ses attaquants. Rien d'étonnant quand on sait que le feu follet a été élevé à adorer Boca Juniors et joué avec ces magiciens que sont Juan Roman Riquelme ainsi que Pablo Aimar. « Quand tu as des joueurs comme Riquelme et Aimar dans ton effectif, tu te tais, tu regardes et tu apprends forcément. »

Des potreros de Buenos Aires à la lumière


Quand il débarque à Lisbonne dans la peau du remplaçant d'Ángel Di María, la zurda maravilla a encore beaucoup à apprendre, mais il a déjà parcouru quelques kilomètres, notamment sur les potreros de la banlieue ouest de Buenos Aires où il esquive autant les cailloux qui encombrent le terrain que les coups des gamins qui désespèrent de lui subtiliser la balle. À l'aise dans les périmètres réduits, le jeune Nico n'est jamais aussi heureux que quand il a plusieurs défenseurs à dribbler à la fois. Les un-contre-un ne sont pas pour lui. Plus rapide avec le ballon que sans, il se faufile entre les défenseurs pour marquer ou passer. Ramon Maddoni, le chasseur de talents de Buenos Aires ne tarde pas à le remarquer et l'envoie à Boca. Le petit garçon n'a alors que neuf ans (ce qui reste un vieil âge pour un élu de Maddoni), mais ne se laisse pas impressionner par l'enjeu. Mieux, il est transcendé par l'amour qu'il porte aux Bleu et Or. En 1999, il fait partie de la génération dorée qui rafle la Danone Cup au Parc des Princes. Neuf ans plus tard, et après avoir refusé les avances d'Alméria au début de l'année 2008, Gaitán fait ses débuts professionnels dans la Bombonera contre l'Arsenal de Sarandi. Il n'attendra pas plus d'un mois pour ouvrir son compteur but avec le maillot de Boca, le 31 août 2008, contre Huracán. Sur la pelouse du stade Diego Armando Maradona, le zurdo y va même de son doublé. Le petit milieu offensif devient grand et traverse l'Atlantique en 2010, direction la Luz, la lumière. Pour remplacer Di María, donc. Ou pas. À part le passeport et le pied gauche, les deux hommes n'ont rien en commun, pas même le poste. « Je n'aime pas trop jouer sur les ailes, il faut courir tout le temps » , expliquait-il dans les colonnes de La Nacion, avant de partir de Buenos Aires. Digne héritier de Juan Roman.

Toujours désiré, jamais transféré


Après avoir pris son courage à deux mains et couru un peu, Gaitán finit par faire oublier son prédécesseur parti au Real Madrid. Meilleur techniquement mais moins complet, il réussit à s'affirmer grâce à sa singularité et ses qualités de numéro 10 moderne. Et s'il est aujourd'hui capable d'évoluer au même niveau toute une saison, ce n'était pas le cas au début de l'aventure benfiquista. Comme tout Sud-Américain ou presque, l'ancien de Boca a du mal à s'adapter au jeu et à la vie européens. Dans les moments de nostalgie, voire de déprime, il s'appuie sur ses potes Aimar, Saviola, mais surtout Maxi Pereira. L'Uruguayen, sa femme et leurs quatre enfants considèrent Gaitán comme faisant partie de la famille et accueillent toujours avec enthousiasme la venue de celui qu'ils appellent tonton. En voyant le latéral droit faire ses valises pour Porto, le brillant milieu offensif a donc perdu plus qu'un coéquipier. D'autant que ce n'est pas le premier joueur proche de lui qui se barre de la Luz. Avant Maxi, Saviola, Aimar et Cardozo se sont fait la malle. Paradoxalement, celui qui a fait l'objet du plus grand nombre de rumeurs de transfert, c'est bien de Gaitán dont il s'agit, est toujours à Lisbonne. Depuis trois ans, Valence, Manchester United, le PSG et l'Atlético Madrid se bousculeraient pour recruter le bonhomme. Pourquoi personne ne réussit à le faire bouger de la capitale portugaise ? Nul le sait. Toujours est-il que le club formateur du zurdo attend inlassablement la revente de ce dernier afin de toucher un petit pactole (la somme pourrait avoisiner les dix millions d'euros). Gaitán a aujourd'hui 27 ans. Les occasions de récolter une belle marge sur le dos du milieu créatif se feront forcément de plus en plus rares...



Par William Pereira
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