1. // Coupe du monde 2014
  2. // Groupe F
  3. //

Fernando Gago: « J'étais qui, moi, à côté de Redondo ? »

Double champion d'Espagne avec le Real Madrid, auteur d'une belle saison à la Roma, mais indésirable à Valence, Fernando Gago a rompu avec la logique économique et fait l'été dernier son grand retour à Boca Juniors, à seulement 26 ans, dans un championnat mal en point. Une anomalie qui ressemblait fort à un choix du cœur, mais qui n'était pas dénuée de logique sportive. Titulaire indiscutable de Sabella, le voilà prêt pour son premier Mondial.

Modififié
Fernando, tu es rentré d'Europe, tu es encore jeune et titulaire en sélection. Un profil unique en Argentine.
Ma façon de jouer et mon statut d'international et d'ancien joueur du Real Madrid attirent l'attention, mais moi, je ne pense pas à tout ça, je suis épanoui ici et ça me suffit. Je suis venu pour jouer comme je sais le faire, pour porter le maillot de Boca et pour garder ma place en sélection. D'ailleurs, je ne suis plus le seul en Argentine, puisque Banega est rentré lui aussi, même si c'est dans un contexte un peu plus particulier. On ne comptait plus sur lui à Valence, le mercato allait se terminer et il lui fallait à tout prix un club qui lui garantissait du temps de jeu. Et Newell's est apparu. C'est une bonne nouvelle parce que c'est un copain, parce que c'est un nouveau grand joueur dans le championnat argentin, et parce qu'on a besoin de lui en sélection (il a finalement été écarté au dernier moment, ndlr).

Pourquoi revenir à Boca Juniors à seulement 26 ans ?
C'était le moment. Quand Boca s'est manifesté sérieusement, je n'ai pas hésité. Ici, je connais tous les employés, je connais par cœur chaque coin du stade et de la Casa Amarilla (le camp d'entraînement, ndlr). Au centre de formation, et même avant au Club Social Parque avec Ramon Maddoni (l'homme qui a découvert Gago, Tévez, Riquelme, Cambiasso, Sorín, entre autres, ndlr), on m'a enseigné les fondamentaux et transmis les valeurs nécessaires pour mener la vie d'un footballeur de haut niveau. Toutes ces années d'apprentissage, on ne les oublie pas. Je sais ce que je dois à Boca.

C'était pesant d'être systématiquement comparé à Redondo à tes débuts ?
Je le dis souvent, c'est vrai qu'on a un style de jeu et peut-être un physique assez similaires, mais pour moi cette comparaison n'avait pas de sens, tout simplement parce que Fernando était mon idole, ma grande référence au poste de milieu récupérateur. Donc je ne pouvais pas me comparer à lui, c'était un niveau bien trop élevé, tu comprends ? Le mec avait une carrière impressionnante, il avait super bien joué au Real Madrid pendant des années. J'étais qui, moi, à côté de Redondo ?

Ce retour à Boca, la presse en parlait depuis des années sans que personne n'y croie vraiment. Tu avais déjà sérieusement pensé revenir plus tôt ?
Jouer pour Boca, j'y pense tout le temps. Mais ce n'est qu'au mois de juin dernier que les conditions étaient réunies pour que ça se fasse. Les négociations ont été très faciles. Ernesto Valverde m'avait annoncé qu'il ne comptait pas sur moi à Valence.

«  L'argent n'était pas ce qui m'intéressait  »

Les Argentins sont généralement très attachés à leur club. Peut-on dire que dans ton cas, cette attache a fini par l'emporter sur les gros salaires que l'on te proposait en Europe ?
Oui, parce que je savais où je mettais les pieds, je savais ce que je venais chercher et je savais que j'allais être heureux ici. Boca Juniors est un peu plus que l'équipe que je supporte depuis toujours, c'est le club qui m'a élevé. L'argent n'était pas ce qui m'intéressait, je gagne déjà très bien ma vie et le club a fait un gros effort pour me recruter.

La Bombonera t'a dignement reçu pour ton retour. À chaque apparition, ton nom et celui de Riquelme, les deux idoles locales, sont scandés par les fans.
Uuf, et à chaque fois ça me donne la chair de poule. Ce stade, c'est quelque chose qui ne peut pas s'expliquer. La sensation qu'il te procure, le voir plein à tous les matchs, avec ces fans qui t'encouragent même quand tu perds et que tu joues mal, c'est réellement une force et une motivation supplémentaires. Je n'ai jamais retrouvé ça en Europe.

C'est à la Bombonera qu'un jour, Maradona himself t'a demandé ton maillot.
Oui, c'était un match contre Quilmes, je jouais bien et Diego était dans les loges avec un joueur anglais de son époque dont je ne me souviens plus le nom là (c'était Gary Lineker, ndlr). Sur une vidéo, on voit Maradona lui montrer les cinq doigts de la main pour parler de moi, parce que je portais le numéro 5. À la fin du match, il m'a fait appeler pour que je lui donne mon maillot. Et quelques semaines plus tard, il nous a invités chez lui avec Rodrigo Palacio. J'avais 19 ans, je dis à Rodrigo : « On fait quoi, on y va ?  » , il me répond «  Non, non, t'es fou, moi j'y vais pas.  » C'était Diego Maradona, putain, l'idole de tous les Argentins, on était timides et on se faisait dessus (rire) ! Mais finalement, on y est allés, et évidemment, c'était un moment inoubliable.


Désormais, tu évolues aux côtés de l'autre grand Diez de l'histoire de Boca, Roman Riquelme. C'est facile de jouer avec lui ?
Très facile. Roman est un joueur magnifique, qui représente beaucoup pour tous les supporters de ce club. C'est un peu comme Raúl au Real, ou Totti à la Roma. Des légendes. Son talent, c'est quelque chose dont il n'y a même plus besoin de parler. Même s'il n'est plus au top physiquement, ses passes, ses décalages, ses buts débloquent souvent nos matchs. Il est dans ses dernières années, donc il ne nous reste plus qu'à profiter de chacun de ses matchs, parce que des joueurs de cette classe, on n'en voit pas si souvent.

« Être champion avec Boca, le club dont je suis fan, a été l'un des plus grands moments de ma carrière »

Le niveau du football argentin a beaucoup baissé ces dernières années. Carlos Bianchi disait qu'aujourd'hui, en Argentine, on ne joue plus, mais on se bat. Tu partages son avis ?
Je crois qu'au-delà du fait que le niveau ait baissé ou pas, le football argentin a changé. Dans la façon de voir le jeu, dans l'organisation des équipes. Effectivement, aujourd'hui, il est plus physique, plus dur, et peut-être moins construit offensivement. Il faut beaucoup courir, travailler l'adversaire, il y a moins de prises de risque, les équipes sont plus en place. Mais le foot en général est de plus en plus tactique et fermé. En Argentine, il y a une réalité économique derrière tout ça. Le foot ici n'a pas, ou n'a plus, les stars qu'il y a en Europe. Messi est argentin, mais le voir dans notre championnat est quelque chose d'inimaginable.

Ton ami Gaby Heinze disait que le titre remporté l'année dernière avec Newell's, le club dont il est supporter, a plus de valeur pour lui que tous ceux gagnés avec Manchester United, l'OM et le Real Madrid. Toi aussi, tu ressens ça ?
Oui, c'est un sentiment différent. Gagner chez toi, dans ton pays, dans ton club te procure une émotion et un plaisir un peu plus forts. Mais dans une carrière, tu profites de tous les titres remportés. Bien sûr, pour moi, être champion avec Boca, le club dont je suis fan, a été l'un des plus grands moments de ma carrière, et l'objectif est de répéter ça. Mais je ne néglige pas les deux titres avec le Real Madrid, loin de là.


Comment s'est passée ton arrivée au Real Madrid ?
C'était fort, intense. Je n'avais que 20 ans, c'était le transfert le plus cher de l'histoire du football argentin (20,5 millions d'euros, ndlr). C'est aujourd'hui, avec le recul, que je me rends vraiment compte d'où j'étais. Sur le moment, on ne vit pas vraiment le truc à fond, même si en arrivant, je me rappelle comprendre ce que signifiait « l'institution Real Madrid » . Les installations, le confort. C'est un truc de fous. Moi, j'arrive au mois de décembre, en même temps qu'Emerson et Mahamadou Diarra (ils signent en fait six mois plus tôt au Real, ndlr). Il y avait de la concurrence, mais Capello me titularise dès le premier match, je joue beaucoup et on termine champions à la dernière journée alors que l'on est menés à la mi-temps par Majorque, je crois (0-1 à la pause, 3-1 score final, ndlr). Le Real ne remportait plus rien depuis plusieurs années, et là on remonte le Barça sur la fin. Niveau émotion, j'étais servi.

Tu te souviens de ton premier Clásico ?
Un 3-3 au Camp Nou, avec trois buts de Messi. Sur la dernière action du match, Leo a une de ses inspirations bien à lui, il efface trois ou quatre joueurs et égalise alors que l'on avait joué toute la deuxième mi-temps à onze contre dix. Mais bon, pour nous, l'important était de ne pas perdre pour rester dans la course (cette année-là, les deux équipes terminent à égalité de points, mais le Real est sacré champion à la différence particulière, grâce à sa victoire 2-0 à l'aller, ndlr).

Tu débarques dans un vestiaire un peu bordélique. Capello annonce qu'il ne fera plus jouer Beckham, Cassano et Ronaldo ne jouent pas et les relations sont tendues avec le coach. Comment se vivait tout ça de l'intérieur ?
Déjà, pour moi, c'était très impressionnant de me retrouver d'un coup à partager le vestiaire avec toutes ses stars. J'étais très tranquille, très discret, je me contentais d'essayer de bien jouer. Mais ces tensions avec Capello se sont vite apaisées, et c'est parce que le groupe était fort que l'on a fait cette incroyable fin de saison et que l'on a terminé champions. Évidemment, on n'était pas tous potes dans le vestiaire, il y avait un paquet de nationalités différentes, mais ça, c'est le commun des grandes équipes européennes. Et puis à cette époque, le Real avait comme capitaine un emblème de la maison, Raúl, qui donnait beaucoup de confiance et de tranquillité au groupe, sur et en dehors du terrain.

« José (Mourinho), je n'ai pas pu construire une vraie relation avec lui »

Ta deuxième saison au Real est la plus aboutie, tant sur le plan individuel que collectif.
Oui, on se sentait forts. Il y avait beaucoup de nouveaux joueurs (Robben, Sneijder, Drenthe, Pepe, Heinze, Metzelder, ndlr), des mecs très professionnels et déterminés. L'objectif était clair, il fallait conserver notre titre. On avait des grands joueurs et un bon vestiaire, donc à chaque match l'objectif était de gagner bien sûr, mais aussi de proposer du jeu, de régaler le public, d'imposer notre puissance. Cette saison-là, notre niveau était très élevé. On termine avec 18 points d'avance sur le Barça, il n'y avait pas photo. D'ailleurs, on gagne les deux Clásicos de l'année. Lors du deuxième, au Bernabéu, à deux journées de la fin, on venait d'être sacrés champions sur la pelouse d'Osasuna, c'était donc très spécial. Presque gênant, en fait. Il y avait cette drôle de réception du champion qui existe en Espagne : les Barcelonais nous applaudissaient en formant un couloir humain. J'étais plus mal à l'aise qu'autre chose, je ne savais pas vraiment quoi faire en passant au milieu.

Vous remportez ce match 4-1 et au milieu Diarra et toi éteignez complètement le trio Xavi-Yaya Touré-Messi, ce qui n'est pas rien.
À l'image de la saison, on a fait un grand match, on a la chance de marquer deux buts rapidement, et à partir de là on déroule, en attaquant sans arrêt. On était supérieurs dans tous les secteurs du jeu. Moi, avec Mahamadou, je devais maintenir l'équilibre de l'équipe, très offensive, mais Schuster me demandait aussi d'accompagner les attaques, de ne pas rester planter au milieu. C'est un peu mon rôle actuel en sélection.

Vidéo

Tu n'en veux pas à Mourinho de t'avoir laissé de côté ?
Non, parce que c'était logique. J'ai été longtemps éloigné des terrains, il y avait une forte concurrence à mon poste avec les arrivées de Lass Diarra et Khedira, et quand je suis revenu, l'équipe tournait bien, avait de très bons résultats et la confiance de Mourinho. Moi, je n'avais plus qu'à m'entraîner dur pour essayer d'avoir une opportunité. José, je n'ai pas pu construire une vraie relation avec lui, mais c'est un gagnant, un entraîneur qui pousse ses joueurs à aller puiser au fond d'eux-mêmes, pour en tirer le meilleur. Gagner est la seule chose qui l'intéresse.

Le groupe souffrait beaucoup de la domination du Barça de Guardiola ?
Oui, c'était dur. Et frustrant. On faisait de très bonnes choses, on terminait la saison autour des 100 points, et eux nous battaient avec toujours deux ou trois points de plus. Tu te dis que ce n'est pas possible. Mais bon, cette lutte contre ce Barça, qui proposait un très beau football, était aussi quelque chose d'intense à vivre. Ce duel Real-Barça était devenu la plus grande attraction médiatique du football mondial.

Benzema s'est bien intégré dans le groupe ?
Ouiiii, c'est un super mec Karim ! En plus d'être un joueur incroyable. Il m'a beaucoup surpris en arrivant. Ses déplacements, la qualité de ses appels, sa capacité de finition. Franchement, c'était impressionnant. Je m'entendais très bien avec lui dans le vestiaire. C'est vrai qu'au début, il parlait très peu, parce qu'il ne comprenait pas l'espagnol, mais peu à peu il s'est libéré. Pour nous au milieu, avoir devant nous deux buteurs de la classe de Karim et Pipita (Higuaín), c'était un régal.

Dans la vie de tous les jours, c'est plus facile d'être joueur de Boca ou du Real ?
C'est à peu près pareil. J'essaye de vivre ma vie de footballeur partout de la même façon, même si c'est vrai qu'ici en Argentine, on me reconnaît plus, parce que je suis d'ici et parce que le football se vit avec plus de passion qu'ailleurs.


Ton expérience à la Roma, tu en retiens quoi ?
Un excellent souvenir. J'étais heureux à Rome, une ville magnifique. Et j'étais très bien dans l'équipe, où j'ai découvert l'un des meilleurs entraîneurs de ma carrière, Luis Enrique, avec qui j'avais une excellente relation. Malheureusement, il a été démis de ses fonctions à la fin de la saison, et Zeman, son remplaçant, ne comptait pas sur moi. La Roma n'a donc pas levé l'option d'achat. Après Raúl au Real, j'ai connu Totti à la Roma. Et franchement, Francesco est encore plus grand que ce que l'on croit. Ce n'est pas seulement un très bon joueur de foot, c'est un mec génial.

Tu disais être rentré en Argentine aussi pour la sélection, te voilà solide titulaire dans le milieu à trois de Sabella, avec Mascherano et Di María. Comment se présente cette Coupe du monde pour vous ?
Il y a un grand projet, et beaucoup d'espoir autour de cette sélection. On sait qu'on a une belle équipe, qu'on fait partie des favoris, mais on est loin d'être les seuls. Le Brésil, l'Espagne, l'Allemagne, l'Italie, c'est très costaud. C'est une Coupe du monde, tout le monde la veut. Il va falloir prendre les matchs les uns après les autres, et ne pas faire comme si cette phase de poules était déjà réglée. L'équipe mise en place par Alejandro depuis plusieurs mois tourne bien et nous permet de laisser beaucoup de liberté aux quatre joueurs de devant, Angel, Gonzalo, le Kun et Leo. Ces joueurs-là sont très, très forts et peuvent faire la différence à n'importe quel moment. C'est donc à nous, avec Mascherano, de fournir un gros travail et de donner un équilibre à l'équipe au milieu de terrain. Avec Javier, on joue ensemble depuis plusieurs années maintenant, on est complémentaires sur le terrain, donc ça se passe bien à ce niveau-là.

La puissance offensive de l'Argentine est effectivement impressionnante, mais c'est justement l'équilibre de l'équipe et la fébrilité de la défense qui préoccupent, surtout quand des grosses écuries vont se présenter à vous.
Derrière, on a des noms moins ronflants que devant, mais ce n'est pas un problème défensif, c'est un problème d'équipe, qu'il faut essayer de régler match après match. C'est comme ça avec toutes les équipes offensives. On va attaquer, et forcément cela va créer des espaces pour l'adversaire. Les joueurs de devant vont devoir aussi jouer leur rôle défensif, mais l'idée est d'exploiter au maximum leur talent, notamment celui de Leo. C'est ce que l'on travaille depuis un moment déjà, et on a eu de très bons résultats.

« Sabella a trouvé une formule qui fonctionne bien, sans Tévez. C'est le foot. »

Cette bonne dynamique vous a donné la confiance qu'il vous manquait après les échecs de 2010 (4-0 face à l'Allemagne) et 2011 (élimination en quarts lors de la Copa América à la maison) ?
Oui, parce que le football aujourd'hui est basé sur les résultats. Ce n'est plus le projet ou les idées qui comptent, mais les matchs que tu gagnes. Actuellement, l'Argentine a les deux à la fois, on travaille notre plan de jeu, on l'améliore peu à peu, et on obtient des résultats satisfaisants depuis deux ans. Donc nous sommes dans une dynamique positive. Il va falloir en profiter désormais.

Tévez, qui clame régulièrement son envie de revenir à Boca mais qui, contrairement à toi, n'a pas l'air prêt à abandonner son salaire européen, ne fait plus partie de ce groupe. Et il semble assez évident que ce n'est pas pour des raisons sportives.
Ce sont des choix de l'entraîneur, nous, on n'a pas vraiment notre mot à dire. Bien sûr, c'est un joueur argentin important, talentueux, qui marque beaucoup de buts en Italie. La presse parle de problèmes avec le groupe, mais c'est faux, au contraire, les relations sont très bonnes avec Carlos. C'est dur de se faire une place devant en Argentine. Sabella a trouvé une formule qui fonctionne bien, sans Tévez. C'est le foot.

Il paraît que tu adores lire.
J'aime ça, oui. (Carlos Bianchi entre dans la salle et lance en français : « Vous avez vu cette pluie ? On dirait Paris ! Ou pire, Reims. Sauf que là-bas, c'est tous les jours comme ça. Allez, je vous laisse, profitez-bien ! » ) (Gago sourit et poursuit) J'aime lire, mais depuis que mon fils est né, j'ai un peu laissé mes livres de côté. Mais dans les concentrations, j'en ai toujours un sous la main.

Avoir Bianchi comme entraîneur, ça a pesé dans votre décision de revenir à Boca ?
Oui, c'est l'entraîneur qui a remporté le plus de titres dans l'histoire du club. Toute cette expérience, toutes ces années à Boca, c'est forcément quelqu'un qui a beaucoup à m'apprendre.

Ton objectif, c'est quand même de retrouver l'Europe plus tard ?
Franchement, je ne sais pas. Je ne me projette pas au-delà du mois de juillet prochain. Je veux bien jouer ici, profiter de Boca et aller à la Coupe du monde. Pour l'instant, je n'ai que ça en tête.

Et rejoindre ton ami Lavezzi au PSG, ça te dirait ?
Qu'ils m'appellent, et vamos !


Propos recueillis par Léo Ruiz à Buenos Aires
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Note : 2
Très intéressant le mec
Du très bon SoFoot : Redondo, Raul, Riquelme, Totti. Beaucoup de classe dans ces lignes.
le type est frais, le discours n'est pas trop aseptisé, interview sympa
Ahmed-Gooner Niveau : National
Note : 3
Très intéressant ce qu'il dit, il montre vraiment que c'est un bon type, j'espère qu'il retrouvera son niveau du Real car depuis sa blessure il m'a plutôt déçu.
Realsymphony Niveau : CFA
"il avait super bien joué au Real Madrid pendant des années. J'étais qui, moi, à côté de Redondo"

"Toutes ces années d'apprentissage, on ne les oublie pas. Je sais ce que je dois à Boca."

"avec ces fans qui t'encouragent même quand tu perds et que tu joues mal, c'est réellement une force et une motivation supplémentaires. Je n'ai jamais retrouvé ça en Europe."

"C'était Diego Maradona putain, l'idole de tous les Argentins, on était timides et on se faisait dessus (rire) ! Mais finalement, on y est allé, et évidement c'était un moment inoubliable."

"être champion avec Boca, le club dont je suis fan, a été l'un des plus grands moments de ma carrière, et l'objectif est de répéter ça. Mais je ne néglige pas les deux titres avec le Real Madrid, loin de là."

"José, je n'ai pas pu construire une vraie relation avec lui, mais c'est un gagnant, un entraineur qui pousse ses joueurs à aller puiser au fond d'eux-mêmes, pour en tirer le meilleur. Gagner est la seule chose qui l'intéresse."

"Ce sont des choix de l'entraineur, nous, on n'a pas vraiment notre mot à dire."

"l parait que tu adores lire.
J'aime ça, oui."
quel mentalité ! sa semble un personnage trés interessant et trés honnete
"Cette saison-là, notre niveau était très élevé. On termine avec 18 points d'avance sur le Barca, il n'y avait pas photo. D'ailleurs, on gagne les deux clasicos de l'année."
"les Barcelonais nous applaudissaient en formant un couloir humain"
bon par contre ces deux phrases sont pour mon propre plaisir hein
quel humilité, j'aime
Sacré Gago ... quel chemin parcouru depuis ses premiers missiles avec Boca ... dire que je m'étais floqué mon maillot de 2006 avec son nom, certain qu'il irait au mondial ... finalement son premier mondial sera 8 ans après ... ^^
C'est toujours intéressant de lire des interviews d'argentin, on voit que leur passion et leur culture football en font des footballeurs pas comme les autres.

Ce Gago, je pourrais l'écouter pendant des heures à parler football. Enorme.
Intw digne d un bon numéro de Sofoot
MindTheGap Niveau : CFA
J'ai connu personnellement Gago il y a quelques années et c'est peut être une des pires personnes que j'ai pu rencontrer dans ma vie. Un vrai connard, prétentieux et qui n'a pas vraiment la lumière a tous les étages. Higuain a l'époque devait souvent s'excuser pour lui et assumer ses conneries, même avec le club d'ailleurs. Mais bon s'il faut il a changé, hein.
Message posté par MindTheGap
J'ai connu personnellement Gago il y a quelques années et c'est peut être une des pires personnes que j'ai pu rencontrer dans ma vie. Un vrai connard, prétentieux et qui n'a pas vraiment la lumière a tous les étages. Higuain a l'époque devait souvent s'excuser pour lui et assumer ses conneries, même avec le club d'ailleurs. Mais bon s'il faut il a changé, hein.


et tu l'as connu ou ce Gago mdr ?? chaque article ya toujours un mec avec une histoire hors norme
MindTheGap Niveau : CFA
Message posté par okocha59


et tu l'as connu ou ce Gago mdr ?? chaque article ya toujours un mec avec une histoire hors norme


Ta vie doit être quand même sacrément excitante si tu conçois de rencontrer Gago comme une histoire hors norme mec? Je parle pas d'être pote d'Obama ou Poutine là hein. C'est Gago.

Sinon pour te répondre, à Madrid.
Message posté par MindTheGap

Ta vie doit être quand même sacrément excitante si tu conçois de rencontrer Gago comme une histoire hors norme mec? Je parle pas d'être pote d'Obama ou Poutine là hein. C'est Gago.


Ba toi t'es peut être habitué à cottoyer les grands noms de ce monde et a être inviter dans les soirées mondaines à la mode, mais bon là le gars il vient du 59, il a peut être jamais croisé ne serait ce que Florent Balmont, alors là tu parles de Gago moi je comprends que cela puisse vendre du rêve ...
DoucementAvecLaCristaline Niveau : National
MindTheGap, approcher un joueur lambda(pour aller plus loin qu'une photo ou un autographe) représente quelque chose pas commun, encore plus à Madrid avec un joueur du Real (tu les croises pas tous les jours en touriste sur Gran Via).

Là, tu nous balances sans plus d'explications que tu le connais (l'a connu) personnellement.
D'ailleurs, j'en profite pour caler une petite question perso : tu lui as dis en face que c'était "un vrai connard, prétentieux et qui n'a pas vraiment la lumière à tous les étages"? Non j'imagine.

Pis merde*, connaitre un footeux, si c'est hors-norme. A moins d'être pote d'enfance avec, c'est pas donné à tous les supporters d'entrer en relation avec un joueur.

Pour finir, Obama et Poutine, désolé mais comparaison à deux sesterces, comme si je te disais "je joue bien au foot je suis champion de France" et que tu me répond "mouais enfin ça va mais tu n'es pas non plus champion du monde!".
Cela étant dit, tu as aiguisé ma curiosité avec tes histoires hors-norme.
Message posté par MindTheGap


Ta vie doit être quand même sacrément excitante si tu conçois de rencontrer Gago comme une histoire hors norme mec? Je parle pas d'être pote d'Obama ou Poutine là hein. C'est Gago.

Sinon pour te répondre, à Madrid.


Moi je pense que tu l'as connu dans ta tete le Gago surtout :)
Message posté par Matt78400


Ba toi t'es peut être habitué à cottoyer les grands noms de ce monde et a être inviter dans les soirées mondaines à la mode, mais bon là le gars il vient du 59, il a peut être jamais croisé ne serait ce que Florent Balmont, alors là tu parles de Gago moi je comprends que cela puisse vendre du rêve ...


je viens du 59 et donc ?? et puis raté je viens pas de ch'nord mais jvoulais quand meme savoir ce que tu insinuais en disant ça ;)
footchampagne Niveau : Ligue 2
Note : 3
@Mindthegap : tu pourrais nous raconter un peu ton ou tes anecdotes sur Gago parce que ça m'intéresse et j'ai pas l'air d'être le seul ;)
en attendant, arrogant ou pas, sur un terrain c'est du velours. Il le prouve encore ce soir (et Di Maria est dans une forme...)

étant peu friand de championnat italien, je découvre Palacio qui malgré sa dégaine de Yohann Rivière en punk à chien, montre aussi de belles choses. Ceux qui regardent souvent l'Argentine, c'est jouable de voir Agüero-Palacio-Messi et Lavezzi en joker ? ça enverrait du lourd.
Clemuntinho Niveau : CFA
Note : 2
J'ai cliqué vraiment par hasard, je pensais vraiment pas le lire en entier mais franchement, je suis vraiment frappé par le discours, classe, humble.

Depuis le temps, je le pensais vraiment plus âgé mais en fait il a commencé tellement jeune... Bonne chance à lui pour la Coupe du Monde !
il y a 6 heures NOUVEAU : 100€ offerts pour miser chez BetStars ! il y a 4 heures Un match arrêté par des jets d'oeufs 5
il y a 8 heures Des lions sur les murs d'un vestiaire 28 Hier à 21:30 La belle ouverture du score de Liverpool 16
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
Hier à 17:57 Macron s'est invité à la Commanderie 29 Hier à 11:20 Un mercato raccourci en Premier League ? 26
Hier à 11:16 Gignac donne son nom à un tigre 22 Hier à 08:48 Déjà un doublé pour Gomis en Turquie 6 lundi 14 août Ribéry défait les lacets de l'arbitre en plein match 41 dimanche 13 août Le premier but de Neymar avec Paris 10 dimanche 13 août La banderole guingampaise pour Neymar 33 dimanche 13 août Gignac claque son premier pion de la saison dimanche 13 août La douceur de Bendtner 11 dimanche 13 août L'expulsion invraisemblable de Kaká 29 samedi 12 août Un joueur expulsé après 39 secondes 3 samedi 12 août Les Farc veulent une équipe professionnelle 23 vendredi 11 août Sneijder présenté à l'Allianz Riviera 11 vendredi 11 août 340€ à gagner avec Bordeaux & Caen-Saint-Etienne vendredi 11 août Watford annonce une recrue via Football Manager 13 vendredi 11 août L'énorme raté de Van Wolfswinkel 6 vendredi 11 août Burnley s'intéresse à De Préville 25 vendredi 11 août Botafogo et le Club Nacional voient rouge en Libertadores 5 vendredi 11 août La photo de Fellaini en street-art à Melbourne 11 jeudi 10 août Un club estonien marque sans avoir touché le ballon 7 mercredi 9 août La drôle de vidéo de présentation de Boudebouz au Betis 9 mercredi 9 août Taye Taiwo s'exile en Suède 23 mercredi 9 août Peux-tu résoudre l'énigme de Geoffrey Jourdren ? (via BRUT SPORT) mercredi 9 août Il se blesse en enjambant un panneau publicitaire 36 mercredi 9 août La mine exceptionnelle de Tierney pour le Celtic 7 mercredi 9 août Et si c'était la saison d'Arsenal ? (via BRUT SPORT) mardi 8 août Patrick Montel s'indigne du transfert de Neymar (via BRUT SPORT) mardi 8 août Maradona est prêt à se battre pour Maduro 61 lundi 7 août Nainggolan, Strootman et Cafu s'essayent au drone challenge 12 lundi 7 août Djourou finalement à Antalyaspor 13 lundi 7 août Ils remboursent leurs supporters après une défaite 8-2 18 lundi 7 août Bricomarché partenaire de la Coupe de la Ligue 83 lundi 7 août David Villa plante un triplé dans le derby new yorkais 4 dimanche 6 août Le PSG aurait dépensé 50 000€ pour illuminer la Tour Eiffel 28 dimanche 6 août Une reprise de volée monumentale en Russie 9 dimanche 6 août Aboubakar Kamara : appelez-le "AK 47" 9 dimanche 6 août Quand Buffon rend hommage à Bolt 32 dimanche 6 août La praline de Drogba 5 samedi 5 août La merveille de Graziano Pellè 28 vendredi 4 août 400€ à gagner avec Neymar meilleur buteur de la Ligue 1 ! 1 vendredi 4 août Le vrai salaire de Neymar au PSG (via BRUT SPORT) jeudi 3 août En direct devant l'hôtel de Neymar à Paris (via BRUT SPORT) jeudi 3 août Comment accueillir Neymar à Paris ? (via BRUT SPORT) jeudi 3 août L'ouverture du score du Videoton contre Bordeaux 2 jeudi 3 août La Premier League interdit les dessins sur ses pelouses 10 jeudi 3 août L'ancien boss de Disney s'offre Portsmouth 14 jeudi 3 août Le Real Madrid accroché par les All-Stars MLS 16 jeudi 3 août Domenech : « Les entraîneurs français ont un déficit d'image » 88 jeudi 3 août La lettre du maire d'Ostende aux supporters de l'OM 69 jeudi 3 août Un tifo du Legia revient sur la révolte de Varsovie 53 jeudi 3 août La franchise MLS de Beckham prend forme 35 jeudi 3 août 200€ à gagner avec PSG & FC Bâle jeudi 3 août Lampard embrasse la carrière de consultant 11 jeudi 3 août Aly Cissokho rejoint un promu turc 18 mercredi 2 août Kylian Mbappé souhaiterait quitter l'AS Monaco 114 mercredi 2 août Le super but collectif qui libère Nice 15 mercredi 2 août Le tifo en l'honneur de Nouri 2 mercredi 2 août Un joueur rémunéré en huile d'olive 39 mercredi 2 août Dundee met en vente son gardien sur Twitter 6 mardi 1er août Schweinsteiger trolle la presse US 7 mardi 1er août Les supporters bâlois s'invitent en conférence de presse 3 mardi 1er août Un cycliste parodie le tweet de Piqué 6 mardi 1er août Nainggolan met un coup de tondeuse à des supporters 5 mardi 1er août Excuse-toi comme Echouafni ! (via BRUT SPORT) mardi 1er août La formule « ABBA » lancée pour les TAB 33 mardi 1er août Klopp répare le micro de Simeone 22 lundi 31 juillet Adu testé en Pologne 26 lundi 31 juillet Les joueurs de Colo-Colo rentrent sur la pelouse avec des chiens 30 lundi 31 juillet "On peut te tuer dans la rue pour un téléphone portable" (via BRUT SPORT) lundi 31 juillet Giovinco claque encore un coup franc 16 lundi 31 juillet Dybala ridiculise Nainggolan 38 dimanche 30 juillet Le plus vieux derby du monde (via BRUT SPORT) dimanche 30 juillet La jolie praline de Kaká 16 dimanche 30 juillet Griezmann en saucisse sur Twitter 15 dimanche 30 juillet L'énorme boulette de la gardienne danoise 19 dimanche 30 juillet Un gardien égalise en dégageant 7 samedi 29 juillet Le derby de Soweto endeuillé 2 samedi 29 juillet Podolski débute par un doublé 5 samedi 29 juillet Laszlo Bölöni oublie le nom d'un joueur recruté la veille 15 samedi 29 juillet Kondogbia inscrit un superbe but... contre son camp 23 vendredi 28 juillet Les frangins dos Santos réunis aux Los Angeles Galaxy 23 vendredi 28 juillet Jermaine Pennant va signer en septième division anglaise 20 vendredi 28 juillet Le fils de Rivaldo claque une mine devant les yeux de son père 8 vendredi 28 juillet Metz veut rapatrier Emmanuel Rivière 27 vendredi 28 juillet Ángel María Villar démissionne de ses postes à la FIFA et l'UEFA 25 vendredi 28 juillet Brandão retrouve Anigo en Grèce 15 jeudi 27 juillet Le triplé de Valère Germain 20 jeudi 27 juillet La boulette de la gardienne portugaise 29 jeudi 27 juillet Bob Bradley va revenir en MLS à Los Angeles FC 2 jeudi 27 juillet Leroy Sané se tatoue son portrait dans le dos 103 mercredi 26 juillet Le Dynamo Kiev et Astana rigolent, Ludogorets et le Celtic font la moue 30 mercredi 26 juillet Les supporters niçois déjà bouillants 2 mercredi 26 juillet Un joueur quitte son club à cause de la croix catholique sur l'écusson 139 mercredi 26 juillet Siniša Mihajlović enquille les lucarnes à l'entraînement 22 mercredi 26 juillet Les fans de San Lorenzo reprennent Despacito (via Brut Sport) mardi 25 juillet Ederson atteint d'un cancer des testicules 67 mardi 25 juillet Marca annonce un accord pour Mbappé au Real Madrid 164 mardi 25 juillet Droit de réponse "Mistral Gagnant" 33 mardi 25 juillet La praline de Castillo au Mexique 4 lundi 24 juillet Reading présente ses maillots en réalité virtuelle lundi 24 juillet Entraînement arrêté à Leipzig après un pétage de plomb de Keïta 53 lundi 24 juillet Le maire de Mont-de-Marsan mange un rat à cause du PSG 26 lundi 24 juillet Quand des joueurs s'essaient aux glissades à plat ventre 6 lundi 24 juillet Ronald McDonald donne le coup d'envoi de Real-MU 28