JO 2012 - Femmes - Groupe G - France/Colombie
Quentin Moynet
Gaëtane Thiney, l'ambassadrice
Mardi, les féminines de l’équipe de France de football affrontent la Colombie avec l’ambition de s’imposer pour assurer leur qualification en quarts de finale. Gaëtane Thiney sera une nouvelle fois l’une des pièces maîtresses du secteur offensif français. Douée d’une grande technique et d’un sens du but rare, l’attaquante de Juvisy est également une militante de son sport.
Gaëtane Thiney
On peut être jolie, féminine et être une tueuse sur le terrain. Tel pourrait être le slogan de Gaëtane Thiney. Révélée en 2007 à Compiègne où elle inscrit vingt buts en dix-huit matches de deuxième division, la native de Troyes rejoint Juvisy, club majeur du foot féminin français avec Lyon et Montpellier, la saison suivante. Elle devient rapidement l’une des joueuses phares du club francilien, inscrivant plus de dix buts par saison (55 buts en 110 matches). Pourtant, Thiney n’évolue que très rarement en pointe, Sandrine Mathivet préférant l’utiliser derrière Corinne Lebailly ou Julie Machart. Sa qualité technique, sa pointe de vitesse et sa frappe de balle, font d’elle une joueuse de couloir redoutable. « Sa qualité première, c’est de pouvoir éliminer facilement son adversaire sur son contrôle orienté, explique Christophe Martinez, son entraîneur à Compiègne, joint par téléphone. C’est quelque chose d’exceptionnel dans le football féminin. On le voit encore aujourd’hui avec l’équipe de France. Quand elle reçoit un ballon dos au but, elle arrive à se défaire de son adversaire sur le contrôle. »
Un temps positionnée en pointe par Bruno Bini qui louait son sens du but (32 réalisations en 73 sélections), la joueuse de 27 ans joue désormais sur le côté gauche de l’attaque française, et ce, depuis l’éclosion de Marie-Laure Délie. Une position qui lui permet de repiquer dans l’axe et de faire parler sa patte droite. « Ça lui permet de rentrer à l’intérieur et de frapper avec son pied droit, ce qui est aussi une de ses qualités, commente Martinez. Elle peut tenter des tirs lointains. » Son but contre les États-Unis en ouverture des Jeux Olympiques (2-4) est un résumé de ses qualités : vitesse, technique, percussion, frappe lourde.
Footballeuse à temps partiel
Contrairement à de nombreuses joueuses de Lyon, Thiney n’est pas professionnelle. Les primes de cent euros à chaque victoire de Juvisy ne suffisant pas à la faire vivre, l’ancienne joueuse de Saint-Memmie est également professeur de sport et travaille auprès de la FFF. Une situation qui semble lui convenir et qui reflète son caractère. « C’est une fille adorable en dehors d’un terrain de foot, assure Martinez. Elle est attachante, d’une gentillesse incroyable et d’une grande amitié. Ça ne m’étonne pas que ça colle parfaitement au projet de vie que prône haut et fort Juvisy. » Alors qu’elle pourrait signer dans un club professionnel lui permettant de gagner sa vie et d’avoir plus d’ambitions sportives, Thiney a donc fait le choix de concilier football et travail. « Elle fait des choix en fonction de ce qui l’inspire et de ce qu’elle est, justifie Martinez. Juvisy c’est un club familial. Elle est prête à faire des sacrifices. Lyon aura beau la contacter je pense qu’aujourd’hui Juvisy lui convient bien parce qu’elle a son poste sur Paris. Et Juvisy est quand même une belle équipe qui joue la Champions League. C’est un bon compromis pour elle. »
Thiney est également une ambassadrice du football féminin. En 2009, elle accepte de se dénuder avec trois coéquipières pour une campagne initiée par la Fédération visant à sensibiliser les gens au football féminin. Dans toutes les interviews qu’elle accorde, elle répond aux critiques et aux moqueries pour vanter les mérites de son sport. « Ça fait partie de son nouveau job, commente Martinez. C’est une belle ambassadrice. C’est une fille irréprochable à tous les points de vue. C’est une belle icône. Elle ne peut faire que du bien au foot féminin. » Une icône qui tentera d’emmener les Bleues sur le podium des JO. Pour qu'enfin, elle n'ait plus besoin de tomber le maillot pour promouvoir sa discipline...
Un temps positionnée en pointe par Bruno Bini qui louait son sens du but (32 réalisations en 73 sélections), la joueuse de 27 ans joue désormais sur le côté gauche de l’attaque française, et ce, depuis l’éclosion de Marie-Laure Délie. Une position qui lui permet de repiquer dans l’axe et de faire parler sa patte droite. « Ça lui permet de rentrer à l’intérieur et de frapper avec son pied droit, ce qui est aussi une de ses qualités, commente Martinez. Elle peut tenter des tirs lointains. » Son but contre les États-Unis en ouverture des Jeux Olympiques (2-4) est un résumé de ses qualités : vitesse, technique, percussion, frappe lourde.
Contrairement à de nombreuses joueuses de Lyon, Thiney n’est pas professionnelle. Les primes de cent euros à chaque victoire de Juvisy ne suffisant pas à la faire vivre, l’ancienne joueuse de Saint-Memmie est également professeur de sport et travaille auprès de la FFF. Une situation qui semble lui convenir et qui reflète son caractère. « C’est une fille adorable en dehors d’un terrain de foot, assure Martinez. Elle est attachante, d’une gentillesse incroyable et d’une grande amitié. Ça ne m’étonne pas que ça colle parfaitement au projet de vie que prône haut et fort Juvisy. » Alors qu’elle pourrait signer dans un club professionnel lui permettant de gagner sa vie et d’avoir plus d’ambitions sportives, Thiney a donc fait le choix de concilier football et travail. « Elle fait des choix en fonction de ce qui l’inspire et de ce qu’elle est, justifie Martinez. Juvisy c’est un club familial. Elle est prête à faire des sacrifices. Lyon aura beau la contacter je pense qu’aujourd’hui Juvisy lui convient bien parce qu’elle a son poste sur Paris. Et Juvisy est quand même une belle équipe qui joue la Champions League. C’est un bon compromis pour elle. »
Thiney est également une ambassadrice du football féminin. En 2009, elle accepte de se dénuder avec trois coéquipières pour une campagne initiée par la Fédération visant à sensibiliser les gens au football féminin. Dans toutes les interviews qu’elle accorde, elle répond aux critiques et aux moqueries pour vanter les mérites de son sport. « Ça fait partie de son nouveau job, commente Martinez. C’est une belle ambassadrice. C’est une fille irréprochable à tous les points de vue. C’est une belle icône. Elle ne peut faire que du bien au foot féminin. » Une icône qui tentera d’emmener les Bleues sur le podium des JO. Pour qu'enfin, elle n'ait plus besoin de tomber le maillot pour promouvoir sa discipline...
Quentin Moynet
Modric au Real, pourquoi ça coince ?

















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QU'EST-CE QU'ELLES SONT BO..Belles !
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mais le niveau des défenses et des gardiennes est d'un faible....
Bon en même temps pour relativiser elles ne sont pas préparés comme des pros ...
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En même temps, l'une des dernières campagnes lamentables de la fédé n'a pas aidé en misant sur le côté "sexy" de ces sportives.
Dommage, car c'est un combat utile pour tout le reste de notre société.
http://www.respectmag.com/2012/06/28/fo … types-6500
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De plus les photos sont belles, et les femmes qui y figurent aussi.
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D'autant plus d'ailleurs qu'en cette période de JO, tu vois des itw de sportifs peu médiatisés, et tu te dis que les footeux, qui captent malheureusement toute l'attention médiatique sans avoir rien à dire, sont souvent les plus gros incultes du sport moderne.
Enfin... Allez les petites bleues, et vas-y Tatane, claque-moi encore quelques belles mines de 25m, histoire de montrer à tous les machos-blaireaux que le Foot (comme le Basket et le Hand), ça peut aussi être terrible quand c'est joué par des filles!
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Après, je pense qu'il y a aussi un problème d'éducation (des parents?) car pour reprendre ta parabole, dans la vie vaut mieux avoir plusieurs cordes à ton arc. Et puis, comme le montre le petit Yannick Agnel, c'est pas parceque tu t'entraines 6 heures par jour que ça t'empêche d'ouvrir un bouquin, non? ;-)
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C'est juste ce n'est pas super télégénique, et plus précisemment pour le public traditionnel du football.
C'est juste pas le bon "produit" pour nous, consommateurs de football. Après ça peut trouver son public, un autre public(je parle d'un vrai public assidu, suiveur et passionné) car le "consommateur" de football (masculin...pléonasme) aujourd'hui ne peut pas trouver son bonheur dans le football féminin.
Alors après, ils peuvent faire des efforts en repensant deux trois trucs.. au hasard, le packaging tiens. Paye ta bombasse en shorty et après on en reparle.
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Sinon l'idée des filles en shorty, je valide!
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Sinon pas besoin de shorty, il suffit que Gaëtane finisse ses matchs comme Iniesta finit les siens.. :p
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